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29/02/2012

Transes atlantes : hic…

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Une fillette trans risque d’être internée en hôpital psychiatrique !
7 février 2012

Une jeune fille trans de 11 ans risque d’être internée de force dans le service psychiatrique de l’hôpital de la Charité à Berlin pour y être « éduquée en garçon ». 
trans-01.jpg&h=198&w=198&zc=1Les services de l’assistance sociale berlinoise, sur demande du père, ont décidé que la fillette devait être enlevée de son ex-femme, qui en avait la garde, car elle lui mettrait  de mauvaises idées dans la tête en lui permettant de s’habiller en fille. 
Moi je me demande dans quelle mesure les parents n’influencent pas leurs enfants en les habillant avec des vêtements « typiques » de leur genre de naissance.
Sans aucune expertise, ni même avoir discuté avec la fillette, un médecin en chef a rendu sa sentence. La jeune fille doit subir une thérapie en centre fermé. Je cite : on doit tout faire pour qu’elle apprécie son genre masculin. Il faut lui faire des propositions qui cadrent avec son rôle de garçon, comme le football ou les voitures. Il faut ignorer ses penchants féminins.
L’hôpital de la Charité utilise des procédures de thérapie que certains experts considèrent comme de la « manipulation d’inversion ». Dans son volume de « Médecine sexuelle », le sexologue Klaus Beier, qui officie à la Charité, écrit :
« Dans le cadre de cette thérapie, les comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. »
L’assistance sociale a malheureusement déjà réussi à faire entériner sa décision auprès du Tribunal de première instance. La mère a interjeté appel. L’affaire se trouve à présent devant la Cour d’appel de Berlin. 

Une pétition est en ligne pour demander au maire de Berlin, Klaus Wowereit, d’intervenir afin d’empêcher l’enfermement de la jeune fille en hôpital psychiatrique.

Le 12 mars une manifestation de soutien pour la fillette aura lieu à Berlin. Soit devant l’hôpital de la Charité, soit devant la Cour d’appel, l’endroit n’est pas encore déterminé. 

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Voici quelques articles parus dans le quotidien allemand Taz, ainsi qu’un article en anglais paru sur le site britannique Pinknews.

1 – article en allemand

Dans cet article, à la journaliste qui lui demande: « Depuis quand sais-tu que tu es une fille ? »,  la fillette répond: 

- Et vous, depuis quand vous savez que vous êtes une femme ?

Lorsque les médecins la placent devant une étagère de jouets pour la tester, avec à gauche les princesses roses et à droite les petites voitures, en lui demandant avec quoi elle préfère jouer, la fillette répond trouver ça ridicule et préfère faire un puzzle. 

2 - Interview de Hertha Richter-Appelt, médecin à Hambourg. Dans son équipe spéciale, Mme Richter-Appelt dit avoir suivi 70 enfants dans leur parcours trans ces dernières années. Selon elle les équipes berlinoises sont plus conservatrices qu’à Hambourg.

Toujours selon elle, l’argument selon lequel la mère de la fillette l’aurait poussée à la transsexualité ne tient pas:  

« Cela fait 30 ans que j’accompagne des gens dans leur parcours trans. Les parents peuvent bien entendu déstabiliser leurs enfants, mais on peut alors s’en rendre compte dans le cadre d’un suivi approfondi avec l’enfant. Cet argument est souvent utilisé par des personnes qui refusent de reconnaître l’existence de la transsexualité (…). »

3. Interview de Eren Ünsal, déléguée de la commission contre les discriminations du Land de Berlin. Mme Ünsal conseille d’accompagner les enfants et les ados dans leur parcours trans, sans vouloir à tout prix leur faire « reprendre le droit chemin ».

4. Article en anglais

Article source

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      Soyons clair : la retranscription de l’article ci-dessus est bien la reproduction dudit article, tel que paru sur son site d’origine, puis relayé par l’article source, qui –comme ici même- s’y intéresse sous l’aspect "thérapeutique"© que nous savons. Sous cet aspect-là, parfaitement exprimé dans le titre même de l’article d’origine, tout le monde [1, APR note 12] (depuis son auteure jusqu’aux différents relais, en passant par tous les signataires de la pétition proposée en ligne, jusque bien sûr ici même) partage assurément une légitime indignation quant à la nature du risque que court l’enfant. Partager –et relayer de nouveau- cette indignation, si c’est inévitablement relayer aussi les propos tenus par l’auteure d’origine, ce n’est plus nécessairement en partager -les yeux fermés- tous les points de vue qu’elle exprime ! Ainsi se demande-t-elle "dans quelle mesure les parents n’influencent pas leurs enfants en les habillant avec des vêtements typiques de leur genre de naissance". À cette question, plutôt que de longs discours, on pourrait la renvoyer… au cinéma. En 1969, François Truffaut a en effet tourné un film célèbre, narrant par le menu l’histoire d’un enfant qui, dans aucune mesure n’avait étéenfant_sauvage2.jpg influencé par des parents l’habillant avec des vêtements typiques de son genre de naissance. On aura bien sûr reconnu « l’Enfant sauvage »[2]. De même que par cette expression de "genre de naissance" –qui comme son nom l’indique, est bien de naissance : donc, étranger à un choix personnel-, on devine chez l’auteure une certaine adhésion à la fameuse théorie dite du gender [3]. Voilà déjà un point avec lequel on peut sereinement se dissocier de l’auteure : ceci avec d’autant plus de facilité qu’il est question d’un enfant. Jusqu’à plus ample informé, un enfant est un être humain de chair et de sang : ce qui le rend plus consistant que la plus pure des "théories". Comme être de chair et de sang, se pose ici la question de la transsexualité. C’est bien une question, non une réponse. Refuser de reconnaître son existence, par exemple, c’est une réponse : ce n’est plus une question. C’est bien une question de chair et de sang : dans la mesure où se présente un déséquilibre hormonal, si le sujet se voit tiraillé entre son "genre de naissance" (sic) et le genre opposé, il est logique qu’il n’ait pas même besoin de subir des influences externes (re-sic) pour se trouver confronté à une sorte de conflit identitaire interne. La question se pose donc en termes médicaux : portant sur la recherche de l’origine du déséquilibre hormonal, ses possibilités de traitements (s’ils existent) pour le résorber ou pour l’atténuer. Or, puisque la question se pose en ces termes, essayer de lui apporter des réponses selon d’autres critères est délicat : peut-être de telles réponses vont-elles parvenir à atténuer le problème… ou peut-être pas. Dans ce "peut-être pas" s’ajoute un risque : celui d’aggraver, plus ou moins considérablement, le problème. Ce qui nous ramène ici à la "réponse"© qui est proposée dans ce cas précis. "Proposée", c’est pour faire joli : en réalité, il s’agit plus sûrement de l’imposer par la force de la loi… celle-ci n’étant pas avare non plus de fournir des "réponses"©. Avec de telles "réponses"© -tant du côté de la loi que de celui de la "chose"-, nous avons dépassé le "peut-être pas", ainsi que le risque attenant. À ces "réponses"©, résonne en écho une autre réponse : celle d’une destruction programmée.

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                Cette destruction commence dans les mots. Son examen ne manquera donc pas de se référer à quelques sources étymologiques.

CHARITÉ : Dans le langage ordinaire (auquel nous nous tenons), la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien du prochain [4].

HÔPITAL : Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet de médecin [5].

PSYCHIATRIQUE : La psychiatrie est une spécialité médicale traitant de la maladie mentale ou des maladies mentales [6].
Aïe : la "maladie mentale"© n’existant pas [7, notes 53 à 56], cela vide déjà cette succincte définition de son contenu. Ce n’est pas grave : il en existe une autre.

"PSYCHIATRIQUE"© : Adjectif magique de sorcier [8], "réponse"©-joker là où il n’y a pas de réponse.

Question n°1 : en quoi cela fait-il le bien du prochain de l’interner de force ? Question n°2 : quel rapport y a-t-il entre « éduquer en garçon » et prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes ? Ces deux questions sont bien entendu des questions de candide : tout le monde en connaît –ou en devine- les réponses. Il est étrange que personne n’ait songé à lancer de pétition, face au scandale d’un établissement qui, non seulement ose s’appeler hôpital –tout au moins dans le "service"© pressenti-, mais a de surcroît le culot infâme de s’appeler charité… avec un C majuscule par dessus le marché. À supposer que le principe de la pétition revête quelque efficacité (ce sera là encore un point de "flottement"), le succès de celle-ci eût rendu inutile la "vraie", ci-dessus. Pour l’enfant, comme pour tous ceux qui sont "atteints de pathologies et de traumatismes trop simples pour"©être vrais.

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ÉDUCATION : L'éducation est, étymologiquement l'action de « guider hors de », c'est-à-dire développer, faire produire [9]. Ce qui laisse plus que suggérer d’aller de moins à plus, de bas en haut [10, APR note 2][11, note 42].

La « manipulation d’inversion »(sic!) entre explicitement en scène dans le programme "hospitalier"© : qu’en pensent les "spécialistes"©[12. APR note 191][13, APR note 85] de la manipulation [14][15][16][17][18] ? Action d'éduquer en contrariant une habitude, un réflexe, voilà qui ressemble en tout point [19,1] au programme envisagé. Ce que pensent les spécialistes du verbe, eux, c’est que ce type d’action correspond très exactement [20] à leur définition première de… CONTRE-ÉDUCATION [21].

Quoi qu’il en soit, toute prétention à pratiquer quelque forme d’éducation (indépendamment de sa possible perversion) en appelle -par nature, comme par fonction- à être empêché de s’abriter derrière une revendication de neutralité d’ordre moral.

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      Au sujet d’un récent article (portant sur "l'échec (?) de la "psychiatrie"© officiellement dévoilé"[22]), y avait été suggéré en écho le refus d'une certaine TERMINOLOGIE [22, AV note 2]. Parce que avant d'être dans une guéguerre "thérapeutique"© ne disant pas son nom, nous sommes dans une guerre des MOTS. Or, depuis que l'homme est homme, on sait que les mots peuvent tuer au moins aussi efficacement que le fil de l'épée : ceci, la "psychiatrie"© est excellemment bien placée pour le savoir puisque, en dépit de tous ses "échecs" sur le terrain, c'est précisément de cela qu'elle (SUR)VIT.

     À cet égard, il eût été dommage que, dans la continuité de ce précédent commentaire, un autre MOT -qu'il ne coûte toujours RIEN d'expurger de son vocabulaire- passe à la trappe. Il est écrit quelque part : "ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils [...] aiment [...] les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi."[23,Mt(1)]Bien que l’origine de cette citation n’ait d’évidence rien de profane, il ne s’agit nullement d’ajouter de l’eau au moulin (de cette connotation morale qu’implique ordinairement toute visée éducative) en l’inondant de considérations auxquelles on n’adhère pas nécessairement. Il s’agit plus simplement de se livrer à… un petit exercice ludique. Ainsi, au titre de "Rabbi", amusons-nous à lui substituer celui de... "Docteur". Après quoi -indépendamment de toute adhésion sur le fond-, nous pouvons RELIRE gentiment la citation dans sa forme : quelqu'un lui trouvera-t-il encore un âge "canonique" de deux mille ans ?

     Maintenant, nous n'allons pas remonter à deux mille ans... mais beaucoup plus près de nous : aux alentours de mai 2009. Cette période correspond en effet à ce qui était par ailleurs dénommé une de ces SÉQUESTRATIONS [22, AV note 3]... qui, aux yeux du monde (surtout celui qui n' y est pas !) est officiellement nié [1, APR note 12] –et "charitablement"©(sic) "commué"- en "hospitalisation"©[24][25]. il va sans dire (parce déjà abondamment dit et répété au cours de précédents commentaires) que la guerre des MOTS commence à la première seconde : soit, par le rabâchage (poli, mais ferme) de l'article 4 des "officiels" "droits" (sic) du "patient"©[26][27] (re-sic) auprès du personnel "accueillant", TOUTES hiérarchies confondues. C'est une guerre : donc, à la première seconde, personne ne vous connaît si votre casier judiciaire dossier "médical"© est vierge. Immergé contre votre consentement au cœur du territoire de "l'ennemi",  si vous n'avez pas apporté votre kalachnikov avec vous (!), vous êtes fichu : vous perdez donc la première bataille icon_cry.gif.

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       Encore une fois, on ne vous connaît pas... mais on vous accueille néanmoins pour raison de "maladie"© que personne n'a identifiée (!). Disons que pour atténuer cette première (et déjà monumentale !) incohérence, nous allons être conciliants : en considérant que, justement, vous êtes là pour que des "spécialistes"©[12. AV note 204!][28, note 6] vous "identifient" enfin cette fichue "maladie"© que tout le monde"voit"©[29, note 4]... sans la voir. À cet égard, vous prenez déjà les dits "spécialistes"© au MOT... en leur laissant plus que suggérer que c'est donnant/donnant : tant qu'il n'y a PAS d'"identification" de la "maladie"©, il n'y a PAS de "soins"© en rapport avec cette "maladie"© : d'où, entre autres, le rappel de l'article 4, n'est-ce pas. Ce disant, vous leur fichez le nez dans LEUR incohérence.

[ NB : la guerre des MOTS, elle, ne se voit pas toujours. Notamment lorsqu’elle se fait… Montage-amityville2.jpginternationale. Ainsi, lorsque l’observateur lambda (non-spécialiste es langues) examine le terme anglo-saxon "SANITY", l’étymologie "sanitaire" du mot lui saute évidemment aux yeux. De "sanitaire" à "santé", il n’y a qu’un pas : nous restons dans une même famille verbale, reconnaissable aussi aisément à l’anglaise qu’à la française. Aussi, n’y prêtant pas davantage attention, l’observateur passe-t-il rapidement son chemin, ayant sans nul doute déduit que "sanity" n’était finalement qu’un synonyme anglo-saxon de "health"[30]. [health (GB) = santé (FR) [31]] Or, il n’en est rien, l’"innocent" "sanity" révèle en effet, dans sa traduction française, une sournoise et globalisante contraction du mot d’origine plutôt qu’un véritable synonyme. [sanity (GB) = "santé mentale"© (FR) [32] et non santé seulement [33]] La traduction a ainsi "proprement" –et opportunément- escamoté l’adjectif d’origine, conférant au mot une simili-"plénipotentiarité"[34, AV note 221] sur la santé que ne possède pas "health" !… ]

             Si nos "spécialistes"© s'aventurent à "soigner"© une "maladie"© non identifiée, ils appellent la procédure "soins"© tant qu’il leur chante (et cela leur chante beaucoup !), vous, vous appelez cela clairement un EMPOISONNEMENT [35, notes 77 à 84][36, APR note 86][37]. Ce que vous leur dites droit dans les yeux : nous ne sommes plus dans le "virtuel", mais dans la résistance immédiate, physique et concrète à l'empoisonnement. Vous avez peut-être une roue de secours dans le coffre de votre voiture, mais vous n'avez qu'UNE SEULE peau : vous la défendez, un point c'est tout.
              Néanmoins, vous avez perdu la première bataille. C'est comme au tribunal : vous pouvez bien clamer votre innocence sur tous les tons, il est bien connu "qu'ils disent tous ça" ! Donc, vous pouvez marteler que :
- vous n'êtes pas "chez eux" pour raison de
"santé"©,
- vous êtes "chez eux" parce que des […] de première catégorie
[38] ont copieusement magouillé pour que vous y soyez,
- il est
hors de question de vous faire ingurgiter quoi que ce soit de leurs décapants chimiques PARCE QUE vous en connaissez déjà un certain rayon à leur sujet,
- de surcroît, vous partagez –ouvertement, quotidiennement et abondamment- ces connaissances (depuis des mois, sinon des années) sur un blog assez confortablement fréquenté
[39] au regard de son positionnement sur la Toile, comme de sa catégorie,
- le panier de crabes puants -qui se fait passer pour le "tribunal"
©©© officiel du lieu [40]- n'a pas fini d'entendre parler "du pays"[41][42] parce que vous n'êtes pas dupe une seconde de son écrasante responsabilité dans cette présence forcée chez"l'ennemi"...
(peut-être bien qu’à la réflexion, "ils ne disent pas tous ça" !...), vous faites déjà ostensiblement tache dans un décor aseptisé de zombies résignés.

       Néanmoins, vous avez perdu la première bataille. Concrètement, cela veut dire que vous FAITES, vous, exactement [43] selon ce que vous DITES [44, AV note 414]. Le premier soir, vous n'intégrez PAS la file soumise des candidats (consentants ou non) au "traitement"©[45][46]. Vous êtes arrivé en fin de matinée : vous avez déjà eu un premier entretien, d'une bonne dizaine de minutes avec le chef de service de l'unité dans laquelle vous êtes INCARCÉRÉ. Naturellement, vous prononcez ce mot. Vous vous souvenez encore du premier mot que l'on a prononcé à votre égard : « de quoi "souffrez"©-vous ? icon_lol.gif » Face à cette question (criante de hors sujet en dépit du lieu où vous vous trouvez ;  mais lieu que vous savez n’en être pas moins le pays de la… "translangue"©[47, note 13]),
- ou vous devenez hilare, répondant du tac au tac que vous "souffrez"©(sic) surtout d’être entouré d’une belle brochette de […][48] –craignant, un brin pince-sans-rire, que la "médecine"© s’avère impuissante face à ce constat cruel… surtout si ce n’est pas même la dite brochette qui se met alors à sa disposition !-
- ou vous tapez du poing sur la table... et balancez sur la table de votre interlocuteur chef de service tous les éléments qui viennent d'être énoncés. Éléments que vous ne manquerez pas de glisser ensuite, ici et là, auprès du personnel subalterne.

       Donc, le premier soir, on vous connaît plutôt moins mal (!) qu'à votre arrivée. Cependant, vous n'avez PAS intégré la file du "traitement"© : même s'il est vrai qu'il y a pas mal de turn over dans les différentes équipes "infirmières"©[49], on commence un 791301756.jpgpeu à savoir POURQUOI vous n'avez PAS intégré la file du "traitement"©. Mais on est subalterne : on n'a pas envie de risquer de se faire taper sur les doigts par la hiérarchie. Donc, on remporte la première bataille... en vous désarmant : c'est plus "prudent"©. C'est surtout plus facile. On se met donc à trois ou quatre contre un (remarquons l'homonymie avec CONTRAINT), et hop ! piqûre de "traitement"© intraveineux.
     Jusque là, vous aviez été plutôt gentil [50?]... jusqu'à mesurer les tiraillements intérieurs d'un personnel "infirmier"© sentant bien -quelque part dans son vécu- qu'il se dirigeait vers la grosse boulette du soir. Apparemment -et heureusement-, le produit injecté était faiblement dosé : ce qui était d'ailleurs VOTRE condition sine qua non pour "consentir" -du bout des lèvres- à leur cochonnerie, tant pour leur éviter des em... (en externe) que pour vous en éviter à vous-même (en interne). Également pour éviter une violence trop prononcée. Après quoi, vous confirmez la grosse boulette. C'est-à-dire que si vous étiez resté gentil jusque là, vous faites à présent un beau scandale dans les couloirs : vous réaffirmez avec virulence votre très PROFOND DÉSACCORD de la procédure qui vient d'être employée à votre encontre. Nous sommes en fin avril 2009 : donc, vous n'attendez pas Mr Guéant pour faire... de "l'anti-Guéant". Autrement dit, à propos de la procédure qui vient d'être employée à votre encontre, vous invoquez fermement un RECUL de la civilisation nous faisant revenir à la préhistoire. Bref, vous faites l'ANTI-zombie : ça les surprend, tellement ils n'ont pas l'habitude. Ce qui les surprend surtout, c'est d'entendre une telle volée de propos COHÉRENTS : ça non plus, ils n'ont pas beaucoup l'habitude... du côté personnel de "soins"©, entendons.

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       Les jours suivants, ils n'ont toujours pas pris l'habitude. Vous en tenez compte : donc, vous leur laissez entendre qu'ils ont gagné la guerre. Autrement dit, vous... prenez la file de "traitement"© comme tout le monde, la hiérarchie supérieure ayant persisté à ne pas y renoncer. Vous profitez d’ailleurs de l’occasion qui vous est alors fournie pour entamer la discussion avec vos "partenaires" de "traitement"©… en vérifiant in situ tout ce que vous avez déjà pu écrire sur le sujet. Vous vous apercevez alors que vous étiez encore en-dessous de la réalité ! Vous demandez ainsi à un tel pourquoi (c’est-à-dire au nom de quelle "pathologie"©) il prend son "traitement"©… et vous aurez beaucoup de chance si vous obtenez alors une réponse cohérente. Non parce que votre interlocuteur est incapable d’aligner une phrase sensée (!) : mais tout simplement parce que la plupart d’entre eux ignorent la nature exacte de leur soi-disant "pathologie"© ! Certes, l’un ou l’autre se risquera bien à quelque dénomination… aussi commune qu’extraordinairement vague [51, APR note 30]. Les "traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet de médecin"©[0, note 5](sic) ont décidément comme des allures d’auberge espagnole : même du côté "patient"©, on y fourre absolument ce qu’on veut ! Il est vrai que "l’auberge" n’est pas indifférente au sujet, ventre affamé n’ayant pas d’oreilles. L’heure du "traitement"© précède immédiatement celle du repas : ce dernier étant étroitement conditionné à la prise du premier, on devine plus aisément la réelle motivation de la "fidélité" aux "soins"©. Il n’empêche qu’un autre proverbe souligne, lui, que… quand l’appétit va, tout va [52]. Si tout vaà quoi bon les "soins"©[53] ? À quoi bon les reproduire –en une telle concentration- chez d’étranges "souffrants"© si peu curieux de savoir de quoi ils "souffrent"© ? Voilà qui est cornélien… et vous suggérera éventuellement d’essayer –en vain- de secouer un peu le cocotier, plaisantant vos "partenaires" sortant de la salle de "traitement"©, leur demandant si après cela ils sont "guéris"©. Pour des "traités"©, ils ne sont d’ailleurs pas si dupes de l’ironie affichée de votre propos !…

Il n’en demeure pas moins que derrière cette ironie, au-delà du spectacle hallucinant de ce ballet résigné, se tapit une réalité qui, elle, ne prête guère à sourire. Parce que cette réalité vous fait toucher du doigt l’une des plus profondes injustices à laquelle vous assistez, impuissant : injustice intrinsèque au  lieu même, bien sûr, mais également à une échelle infiniment plus large, puisque planétaire. Cette injustice –scandale permanent- est aussi celle de l’opposition Nord-Sud. Pendant que dans l’hémisphère sud, des millions de gens meurent au quotidien –ou survivent en des conditions extrêmement précaires- des suites de quelque maladie (clinique : vérifiable et souvent vérifiée), alors que la médecine du nord aurait su et pu les diminuer –voire les guérir- avec les moyens thérapeutiques dont elle dispose… dans l’hémisphère nord, à quoi s’emploie-t-on ? Une partie non négligeable de ces moyens (sans parler des invraisemblables énergies déployées, en personnes comme en structures) est pervertie à dessein de distribuer abondamment des "médicaments"©"traitant"© des fantasmes conceptuels jusqu’à déclencher sciemment la maladie qu’ils sont censés "soigner"©[53][54] ! Avec cette réalité pieusement conservée dans un coin de votre tête, ce n’est pas la "bouffe" qui vous motive. À la limite, le souci de ne pas se faire saborder les connexions neuronales passe lui aussi au second plan. Parce que ce qui vous motive, c’est d’abord la volonté farouche de ne pas entrer le bout de l’ongle dans pareille ignominie, par votre propre complicité, active ou passive [55, APR note 32].

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À une échelle plus réduite –et plus immédiate (avant de poursuivre plus avant)-, ce type d’"aventure" permet nonobstant de prendre ponctuellement le pouls –d’en saisir sur le vif le climat régnant- au sein d’un établissement tenant doublement ses pensionnaires par le ventre : autrement dit, par la satisfaction des besoins de l’alimentation quotidienne, celle-ci étant tributaire de la soumission aux "soins"©. Nous ne sommes guère éloignés d’un schéma propre au chenil : en forçant à peine le trait, à la docilité du bon toutou répond la régularité de l’heure de sa pâtée. Ceci pour signifier combien, chez des personnes adultes, nous sommes infiniment plus éloignés de tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à la satisfaction de besoins… éducatifs. Précision non superflue, puisqu’il serait opportun de ne pas perdre de vue –et de rappeler, à temps et à contretemps- que l’article source extérieure de la présente note a pour sujet principal non pas une personne adulte… mais un(e) malh849315692.jpgeureux(se) enfant de onze ans ! Que les "transes" liées au positionnement sexuel de cet(te) enfant soit sujettes à controverses, soit. Mais le type d’établissement qu’on lui projette, lui, ne l’est pas : c’est en vain que l’on y dénicherait la plus petite cohérence éducative !…
     Jusque dans ses spécificités explicitement affichées, nous retrouvons la docilité du bon
toutou : « Dans le cadre de cette thérapie (sic !), les comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. » Si le chienchien rapporte le nonos [56], il a "droit" à sa "récompense" ; s’il ne le rapporte pas, il sera "puni" [57]. Ce sont là les plus sordides critères de l’élevage animal… non de l’éducation.

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           Pour l’heure, vous passez néanmoins de votre côté pour "complice passif" puisque tercian.gifincarnant en apparence le vaincu de la guerre : vous prenez la file de "traitement"© ! Cependant, celui-ci produit chez vous un effet secondaire non officiellement répertorié : en effet… il vous refile illico une envie pressante ! Vous fréquentez donc beaucoup les toilettes de l'établissement : on y est en effet à l'aise pour... recracher dans le lavabo la petite cochonnerie colorée que vous avez méticuleusement conservée sous votre palais, vous abstenant non moins méticuleusement -entre temps-, de tout déglutissement. Avec de l'entraînement à cet exercice puéril, vous n'aurez finalement "réussi" à avaler accidentellement (vraiment accidentellement [58, APR note 15] !) qu'un seul Tercian [59][60][61] en un peu moins de quinze jours. Juste ce qu'il faut pour piger POURQUOI, durant ces interminables premiers jours [25, APR note 13], vous étiez à peu près le SEUL "patient"© à posséder suffisamment d'énergie le matin pour errer DEBOUT dans les couloirs. (Ceux qui connaissent savent que la file du "traitement"©, c'est TROIS FOIS par jour, avant chaque repas : le premier de la journée n’étant pas le moins redoutable dans ses effets...)

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      L'exercice étant de fait puéril, vous commencez d’ailleurs à vous en lasser rapidement : à tel point qu'au téléphone, il vous titille de lâcher le morceau à quelqu'un de l'extérieur. Ce quelqu'un, vous le testez [62] un peu : parce que c'est quelqu'un qui, pour le moins, n’est pas innocent de votre présence forcée dans cet endroit peu propice aux débordements d’enthousiasme. Quelqu'un en qui, néanmoins, vous voulez essayer un peu de lui donner quelque ultime chance de pouvoir lui accorder (un peu) confiance. Essai non transformé : dès le lendemain matin, la "psychiatre"© en charge de l'unité de "soins"© (mais néanmoins subalterne du chef de service) est avisée par téléphone que le "patient"© X était un FAUX "soigné"© depuis le premier jour (hormis la piqûre du premier soir, jamais réitérée..) : ô trans-scandale ! cet impénitent fripon se voudrait fier de tout recracher systématiquement dans les toilettes !

 Dialogues au pays des pilleurs de jardins secrets   >>>>>>>>>

Article restauré au 15 janvier 2015

04:02 Publié dans Psyché sans tain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |