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16/03/2012

Dialogues au pays des pilleurs de jardins secrets

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>>>>>>>>>  Transes atlantes : hic…  

« Qu'apprends-je, Monsieur X ? Y vient de me prévenir que vous lui auriez avoué hier soir ne pas prendre vos "médicaments"© ! C'est vrai, cette histoire ?
- C'est vrai, MADAME : depuis le début, tout fiche le camp dans les siphons de VOS lavabos.
- Ah zut alors ! Et moi qui faisais remarquer à Y -qui m'a prévenue- que vous me sembliez "aller mieux"
©
ces derniers jours. Je lui ai même dit que ce devait sûrement être "grâce" aux "médicaments"©, qui produisaient enfin leurs effets !...

[  NB : phrase croustillante, entendue de la bouche même d'une  "psychiatre"©, résumant à elle seule la haute "scientificité"© de sa "discipline"© !!! Monsieur X"semblait aller mieux"©... "grâce" aux effets de "médicaments"© QU'IL NE PRENAIT PAS !!!!  ]

- MADAME, je vais comme je vais : ni "mieux" ni "moins mal". Je ne suis PAS ici pour raisons de "santé"©... ce que TOUT LE MONDE SAIT, vous la première puisque vous avez accès à mon dossier... et que vous m'avez présentement sous les yeux.
- Mais enfin, Monsieur X, pourquoi persistez-vous ainsi à ne pas prendre vos
"médicaments"
© ?
- Madame, ôtez-moi un affreux doute. Vous ne croyez tout de même pas que ce sont vos…"médicaments"© qui vont dissoudre comme par enchantement les véritables raisons qui m’ont fait atterrir "chez vous" ???
- Euh… sans doute que non, évidemment. Mais vraiment, je vous assure qu'ils peuvent au moins vous
"apaiser"© !...
- "M’apaiser"©, Madame ? Ai-je dévoré quelqu’un jusqu’à présent, ou seulement menacé de le faire ? D’ailleurs, vous l’avez dit vous-même à l’extérieur : je vous "semblais aller mieux"© ! Et ce… sans même vos "apaisants"© ! Alors, êtes-vous bien certaine qu’il ne s’agirait pas plutôt d’"apaiser"©… ceux qui ne les prennent pas, vos "apaisants"© ?
- …
-
À ce propos, et puisque je vous ai sous la main, permettez que je vous pose une question qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps ?
- Euh… allez-y…
- Mais je vous préviens : ce doit être une question difficile. Des années que je la pose autour de moi :
personne n’a encore réussi à m’y répondre. Il est vrai que je ne la posais pas à des "spécialistes"© non plus !
- Dites toujours : nous verrons bien !
- Eh bien, voilà. Voyez : je serais même prêt à prendre vos "apaisants"
© si vous m’apportiez une réponse satisfaisante… et scientifiquement vérifiable, bien sûr.
- Ah ?…
- Oui mais ne vous réjouissez pas trop vite. Parce que ma question est la suivante : comment pouvez-vous m’expliquer que dans votre… système, lorsque X souffre c’est Y que l’on soigne [63, AV note 29] ? Par quel prodige le "médicament"© de Y va-t-il produire des effets bénéfiques à X puisque il est ingéré par l’organisme de Y… et non par celui de X ? Pour moi, c’est là un grand mystère, voyez-vous. C’est pourquoi je suis heureux de pouvoir soumettre la question à une "spécialiste"©
- Oh mais, c’est que vous êtes compliqué, vous !
- Compliqué ? Pas du tout ! C’est compliqué de penser que si vous avez un seul sandwich pour deux personnes, celle qui le mangera à elle seule sera repue alors que celle qui la regardera manger aura toujours faim ?
- Euh, non.
- Eh bien, ma question est du même ordre. Alors ?
- Alors… je n’ai pas vraiment de réponse. Mais tout de même, vous vous sentiriez plus
"apaisé"©si…
- MADAME,  je vous répète que je n'ai pas besoin de vos..."apaisants"© pour trouver la paix. Parce que la paix, voyez-vous [ ici, vous vous frappez ostensiblement la poitrine ], c'est de L'INTÉRIEUR que je la trouve : en aucun cas, de l'extérieur. Et pas -SURTOUT PAS !- de vos "produits"© dont je vous rappelle que je pense le plus grand mal. À leur sujet, c'est la confiance 0 : Z-É-R-O, vous m'entendez ? Dans ces conditions, comment pouvez-vous encore associer une logique de "soins"© à quelqu'un n'en ayant AUCUNE confiance ? Vous rendez-vous compte que vous ne pouvez PAS même miser sur un éventuel effet placebo ! Alors que si j’en crois le décor, nous sommes chez les psys : si l’on ne peut escompter un tel effet chez eux, alors où, n’est-ce pas ? »

 ____________________________________

        À l'issue de cet échange surréaliste, bien que mal parti, Monsieur X est... bien arrivé : ce qui veut dire que, provisoirement, l'obligation de suivre trois fois par jour la file des "traitements"© lui a été LEVÉE. Provisoirement, parce que la "psychiatre"© devait en référer au plus tôt à son chef de service ; à celui-ci, revenait en effet la responsabilité de :
1°) soit rendre définitive la LEVÉE temporaire de sa consœur, mais néanmoins subalterne
2°) soit lever la LEVÉE ; donc, faire prendre à Monsieur X la file des "traitements"©... avec évidemment une surveillance plus étroite à la sortie de la file !

       C'est le 1°) qui a prévalu : une sacré belle bataille vient d'être gagnée ! Ce qui n'empêchera pas l'étrange "patient"© de demeurer encore plusieurs semaines au sein de l'établissement. Presque jusqu'à la dernière, nous aurons quelque "infirmière"© distraite qui lancera :
«  Monsieur X :  "traitemeeeeeeeeent "© !
- Mais non : vous savez bien que je ne suis pas ici pour raisons de "santé"© ! (lance haut et fort le non-intéressé à qui peut l'entendre : encore plus croustillant lorsque quelque visiteur traîne dans les parages !)
- Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié ! Excusez-moi... »
       Ah, les habitudes ...

     Plusieurs semaines D'OBSERVATION, par conséquent.... sauf que c'est le "patient"© qui observe, pas le "médecin"©. (un "patient"© à qui PERSONNE ne pourra PLUS JAMAIS dire : "tu vas trop sur le net, tu ne sais pas de quoi tu parles, tu écris n'importe quoi," etc...) Tant qu'à faire, puisque c'est le "patient"© qui observe, et non pas le "médecin"©, devinons quoi... eh bien, le "patient"© observe le "médecin"© lui-même ! Est-il utile de rappeler que nous sommes chez les "fous" ?... (du côté "patients"©, beaucoup de gens malheureux ; et finalement très peu de malades… si on élimine l’aspect iatrogène) Depuis le temps qu'il en cause sur le net, justement ! Depuis le temps qu'un autre avait causé de lui -CONTRE lui- sans JAMAIS l'avoir vu ni entendu (ce qui est TOUJOURS le cas à ce jour) produisant -à long terme- la présence du "patient"© en ce lieu, voilà que l'OBSERVATEUR malgré lui avait de quoi observer, toucher, scruter... VÉRIFIER par le menu tout ce qu'il avait déjà écrit jusqu'à présent à ce sujet. De tout cela, c'est rigolo : il n'a RIEN MODIFIÉ. Depuis lors, il en a même beaucoup ajouté...

____________________________________

     En plusieurs semaines de DÉTENTION-OBSERVATION, puisqu’on est sans "traitement"©, on garde l’esprit clair. Histoire de passer le temps, on entretient la conversation : avec le chef de clinique, par exemple, on a plusieurs fois l’occasion de bénéficier de substantiels entretiens privés en tête à tête.
    
Celui-ci n’est pas mauvais bougre : n’oublions pas que c’est à celui-là que son interlocuteur du moment doit d’avoir gardé l’esprit clair. (S’il n’avait tenu qu’à l’un ou l’autre de ses confrères, il n’est pas certain que l’interlocuteur en question eût été aujourd’hui en état d’en témoigner…) Lui, il est plutôt réputé être mal à l’aise avec l’application de la
"loi"© de 1990 [64, note 15] : il n’empêche que son interlocuteur du moment est bel et bien un "appliqué" de cette… "loi"© !  De plus, notre chef de clinique n’est pas le premier, loin s’en faut, à être mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990 : quelques années avant lui, l’un de ses confrères se sera fait remarquer -à l’échelle nationale, s’il vous plaît- pour être si mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990 que sa confrérie l’a momentanément exclu [65, APR note 16>66]. Le pauvre homme dérangeait pas mal de monde : cela constitue même le titre de l’article, toujours en ligne malgré le temps écoulé depuis cette anecdote. Bien sûr, cet article ne précise pas quelque détail moins médiatique, n’étant intervenu qu’environ quatre ans après sa parution… et trois ans avant ces petites conversations entre DÉTENU-OBSERVATEUR et chef de clinique. Ce détail, plus personnel, c’est tout simplement qu’entre le "dérangeant" de 2004, et cet "autre ayant causé contre le DÉTENU-OBSERVATEUR sans le voir ni l’entendre"… eh bien, en réalité il n’y en a pas d’autre ! Parce que c’est le MÊME DÉTENANT-le-pouvoir-d’OBSERVER… sans voir : le prototype du mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990… mais tellement plus à son aise lorsqu’il lui est demandé de lire dans sa boule de cristal ! On peut donc être "mal à l’aise" tout en appliquant : ce ne sera pas là le scoop du jour.

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      Revenons à notre chef de clinique : celui-là au moins, on le voit, on l’entend, on cause… et ce, d’ailleurs de manière tout à fait détendue et décontractée. Il faut être une "tête" pour être chef de clinique ! Déjà, dans ce type d’établissement, on est obligatoirement "psychiatre"© : donc, dix ans d’études au bas mot. Sans compter les à côtés. Les à côtés, ce sont des approfondissements en fonction de "l’école" dont on se réclame plus volontiers. Encore une chance pour le DÉTENU-OBSERVATEUR : "son" chef de clinique n’appartient PAS à "l’école" des prescripteurs à tout va de "médicaments"©. Son "école" à lui, c’est plutôt celle de la psychanalyse : il avoue d’ailleurs en avoir suivi une… dont il n’est pas certain qu’elle soit achevée. Ce qui l’est davantage, c’est qu’il s’agit là d’un cursus classique pour qui prétend soi-même à pratiquer la psychanalyse sur d’autres. Donc, notre homme est vraisemblablement "psychiatre"© ET psychanalyste : sans doute est-ce d’ailleurs ce bagage qui le distingue de ses confrères de l’unité… et lui a conféré, par conséquent, le rang de chef de clinique. La psychanalyse… oui, bon : son interlocuteur ne lui cache pas sa légère défiance sur le truc : se grattouiller le nombril depuis son enfance, bof. (Et encore : Michel Onfray n’avait pas encore sorti à cette époque son pavé explosif [67] étrillant Freud [68] et ses pompes !)

« - Oui mais, n’est-ce pas, cela permet de mieux se comprendre, soi,… afin de mieux comprendre les autres ensuite. Il ne s’agit pas de les juger, hein ? Juste de se donner les outils [69] afin de mieux les comprendre : en toute neutralité morale, voyez-vous ?…
- Eh non, MONSIEUR. Vous m’en voyez désolé. Mais non : je ne vois pas. Pas parce que je ne veux pas voir -ou que je ferme les yeux-, mais parce que j’estime au contraire que sitôt que vous êtes entré en relation avec l’autre, vous émettez OBLIGATOIREMENT un jugement de valeur sur son compte. Pas nécessairement un jugement négatif, d’ailleurs : qui le "condamne" de quelque manière ; ce peut être au contraire un jugement extrêmement valorisant à son endroit. Mais dans un sens ou dans un autre, quelle que soit "l’école" dont on puisse se réclamer, votre proposition d’entrer en relation avec l’autre "en toute neutralité morale" est philosophiquement intenable ! C’est pourquoi, d’ailleurs -et vous le savez- que pas un instant je ne nourris la moindre illusion [51, APR note 44] sur la portée de ce que "chez vous" on appelle un "diagnostic"©[70][71][72][73]. Parce que ce que vous appelez ainsi, que vous le vouliez ou non, n’est rien d’autre qu’un jugement moral. Et dans votre "métier"©, j’aime autant vous dire qu’il n’est pas souvent positif, ce jugement moral !!!
- Attendez : il y a des tas de gens qui "souffrent"© pour de bon, qui sont rudement contents de nous trouver… et de trouver avec nous du soulagement à leur détresse intérieure. Regardez autour de vous, ici même et ailleurs ! Je suis évidemment bien placé pour en voir tous les jours, et…
430155285.jpg- Vous voulez rire ? Elle vient d’où, d’abord, leur détresse intérieure ? Autrement dit… déjà, quelle est leur passif "pharmaceutique"©[74] à ces gens-là ? Vous trouvez cela neutre, vous, que nous soyons le troisième pays au monde consommateur de psychotropes [75][76][53][77] ? Cela n’a aucune incidence, peut-être ? D’ailleurs, je vous ai répété cent fois que c’est aussi pour cela que je ne veux pas prendre vos fichus "médicaments"© dont je n’ignore pas les effets [78][79]… et dont je ne manque pas, par ailleurs, de me faire modestement l’écho sur mon blog. Quelle serait la cohérence, en effet, si d’un côté je passais mon temps à dénoncer cette effarante surconsommation chez moi… et si de l’autre, je venais –béatement, et comme si de rien n’était- y apporter ma contribution personnelle chez vous ?..
- À propos, je serais bien curieux de le visiter, votre blog : vous voulez bien me donner son adresse exacte… et bien sûr la permission d’aller y jeter un coup d’œil ?
- La permission ? pour quoi faire ? C’est un blog d’accès tout ce qu’il y a de public, sans mot de passe ni rien de la sorte. Mais je vous en prie : vous pouvez y aller à votre guise, sans ma "permission" ! Pour tout vous avouer, vous m’amuseriez presque à me la demander ainsi, cette permission : elle offre en effet un singulier contraste avec l’un de vos éminents "confrères"©[0/2, notes 65,66]
- Ah ? Lequel ?
- Tout simplement celui sans lequel je ne serais sans doute pas là aujourd’hui [80]. Un qui n’a apparemment pas eu autant de scrupules que vous ! Un qui, non seulement, ne me demande pas la permission de consulter de mes écrits publics… mais qui la demande encore moins pour aller interpréter -à sa sauce [12. AV note 204!]- de mes écrits d’ordre strictement privé. Un à qui je ne l’aurais certes pas accordé s’il me l’avait demandé, puisque cela ne le concernait en aucune façon, ni de près ni de loin. Un enfin, qui, par le fait et passant outre, commettait alors un forfait prévu et réprimé par la loi [47, note 70].
- Oui mais, vous savez : ici nous ne sommes pas des spécialistes de la loi. Chacun son métier : dans l’immédiat, c’est votre situation qui…
- Et après ? suis-je un spécialiste de la loi, moi ? Ne dit-on pas que nul n’est censé l’ignorer ? Ce qui est d’autant plus facile que, de nos jours, on y accède d’un clic de souris…
- Hum bon… mais avec le net, il y a de tout [81, APR note 6]
- Eh oui : il y a même des sites estampillés « République Française »[82] ! Ce qui, a priori, devrait nous offrir une certaine garantie, non ?
- …
- Cela dit, je vous préviens : avec le mien (pas du tout estampillé !) vous risquez fort de faire quelques bonds sur votre siège… parce que vous imaginez bien que je ne frotte pas franchement votre
"discipline"© dans le sens du poil.
- Ce n’est pas grave : au moins suis-je prévenu. C’est juste histoire de me rendre compte, n’est-ce pas ?
- Et de "mieux me comprendre", non ?…
- Pourquoi pas ?
- Après tout, hein ? Si cela vous amuse, ce n’est pas moi qui vais vous en empêcher ! En passant, je souligne à ce propos que c’est moi qui, pour l’heure, suis empêché depuis déjà plusieurs jours. Étant donné que j’ai habitué mes lecteurs à un rythme de parution quasi quotidien, ils doivent être aujourd’hui quelques-uns à s’interroger sérieusement au sujet d’un blog qui a brutalement cessé toute édition du jour au lendemain. Or, il leur est impossible de porter le moindre soupçon sur quelque défaillance technique liée au serveur qui héberge le dit blog : celui-ci est toujours en ligne, n’a pas été supprimé. La myriade des autres blogs hébergés chez le même serveur est elle-même également en ligne… et chacun peut constater d’un clic que ceux-là sont régulièrement "alimentés", sans anicroche notable. Le mien ne l’étant plus depuis plus de quinze jours –ce qui "ne me ressemble pas" à leurs yeux-, il est évident pour tout le monde que si défaillance il y a, celle-ci est d’ordre humain, non technique. « Qu’est devenu le "capitaine" dudit blog ? », c’est la seule question qui, logiquement, peut se poser. Tôt ou tard, il faudra bien qu’il y réponde… ne serait-ce que pour les rassurer sur son compte. Plus ce sera tard… et plus cette réponse se fera lourde. Vous voyez ce que je veux dire ?…
- Hum… oui, bien sûr. Mais c’est que, d’une certaine manière, nous aussi sommes responsables de vous…
- Comment cela, responsables ? Mais vous êtes la dernière roue de la charrette, vous le savez bien ! Les vrais responsables, les premiers responsables, ce sont précisément ceux qui ont magouillé pour me faire entrer "chez vous".
- Je ne dis pas. Simplement, ils vous ont matériellement fichu à la porte de chez vous [83, notes 97 à 107]. Et nous autres, nous nous devons à notre tradition d’asile. Non au sens péjoratif de la "maison de fous", bien sûr, mais dans son sens premier : celui qui "fournit asile" à qui se trouve momentanément dépourvu de toit. Là-dessus, vis à vis de la loi, nous sommes tenus à un minimum d’obligations…
- Vis à vis de la… QUOI ? Vous rigolez ou quoi ? Les vrais responsables, les premiers responsables dont je vous parle, ce sont tous des assermentés officiels de la loi [84][85][86][87][88][89, notes 27 à 34] !!! Vous croyez que je serais ici, face à vous, si eux s’étaient tenus à leur strict minimum d’obligations ?…

[>15]                                                                                                                                [*]


- Non, sans doute. Simplement, ce qui est fait est malheureusement fait : objectivement et à court terme, vous n’avez nulle part où aller. Il y aurait faute de notre part si nous vous laissions sortir en l’état… Évidemment, si vous aviez un point de chute, je serais prêt à signer tout de suite.
- Je vous en sais gré… comme je salue par ailleurs votre préoccupation de "fournir asile" : tant par l’aspect matériel et immédiat de la chose, que par votre remarquable souci de revenir au sens premier de certains mots. Disons qu’à cet égard, je prend bonne note d’une certaine… exception. Maintenant, avouez que c’est un comble !
- À quel propos ?
- À propos de ce que je ne suis ni le premier ni le dernier à fustiger publiquement le sens des "responsabilités" de votre "discipline"©[90][91] : à géométrie variable, dirons-nous. Et voilà que vous êtes en train de me dire vous sentir "responsable" d’une situation qui n’est pas de votre fait, mais objectivement du fait de ceux qui, précisément, se défaussent lamentablement de leurs responsabilités sur vous. Responsabilités écrasantes, pour le moins… qui, encore une fois, ne sont pas de votre ressort. Si nous n’étions pas là où nous sommes, je dirais que c’est le monde à l’envers ! Mais comme nous y sommes, je ne le dirai pas : ce serait un pléonasme. En revanche, je dirai que votre raisonnement comporte de sacrées limites !…
- Lesquelles ?
- D’abord, il me semble que je suis un grand garçon, à présent. On m’a fichu à la porte, d’accord. Mais ça, pour parler crûment, c’est mon problème : pas le vôtre. C’est d’autant moins le vôtre qu’il y a à peine quelques semaines, vous n’aviez jamais entendu parler de moi : comment être soi-disant "responsable" de quelqu’un que vous ne connaissiez pas même la veille ? Ça ne tient pas debout ! Mais votre serviteur, lui, y tient, debout : assez pour avoir à répondre de ses propres actes. Alors évidemment, à l’arrivée vous vous êtes senti "responsable" en ce qu’on vous aura fait croire à des pulsions "suicidaires"©[92, APR note 63] de ma part. En passant, drôle de "suicidaire"© qui, non seulement ne prend pas son Risperdal [93][94][95] (parce qu’il sait que c’est un "apaisant"©(sic)), mais aura vivement interpellé votre consœur -les yeux dans les yeux-, pour lui demander ce qu’à son avis produirait un "antidépresseur"© sur quelqu’un qui n’est pas "dépressif"©[96]… et ne lui démontre pas si mal au travers de questionnements un tantinet dérangeants (J’attends toujours sa réponse, d’ailleurs icon_razz.gif !). Bref, on vous a copieusement menti à cet égard et, si je puis me permettre, vous aussi êtes un "grand garçon" : il ne vous a pas fallu si longtemps pour vous apercevoir qu’au seul regard de ce que tout ce qui recoupe la préconisation de ce que vous dénommez "antipsychotiques"©[97], mon comportement était pour le moins atypique ! En somme, pas de chance pour vous : vous auriez eu davantage de succès à "déceler"© des "épisodes maniaques sévères"© chez ceux qui m’ont balancé "chez vous" que chez moi… Ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, vous balancent à la figure leur infâme "mythomanie"©[98, note 49] sur mon compte, et dans mon dos.
velo-insolite-top-saint-france-152748.jpg- Admettons. Il n’empêche que le résultat est là : de notre côté, nous vous devons asile…
- Ça, ce sont justement les autres limites de votre discours : stricto sensu, vous ne me "devez" rien, puisque vous n’y êtes pour rien ! Maintenant, j’entends bien votre propos : d’une certaine manière, je suis bien obligé d’y adhérer… à mon corps défendant. Parce que moi, je n’ai jamais sollicité votre "aide"©[99][100][101][47,10!]. Et je ne la sollicite toujours pas à ce jour (sinon à unique dessein de m’extraire de ce sac de nœuds !…) : simplement, vous êtes coincé de votre côté ; pour des raisons différentes, je le suis du mien.
- Bon. Ça, vous voyez bien que vous le comprenez, au moins…
- Bien sûr. Comme je comprends qu’à partir de dorénavant, ma présence en ce lieu n’a absolument rien de "médicale"© (si tant est qu’elle l’ait jamais été icon_lol.gif !)… même pour vous, et même pas en faisant semblant. C’est de l’assistance sociale, rien de plus. J’en profite pour vous faire remarquer que chez les plus apparemment "atteints"© de vos "patients"©, on ne vous a d’ailleurs pas attendu pour le savoir aussi. Dès les premiers jours, quelques-uns d’entre eux n’ont pas manqué de me demander ouvertement… ce que je fichais parmi eux : c’est dire qu’ils ne sont pas aussi "atteints"© qu’ils le montrent, mais passons ! En attendant, vous me "devez" asile… jusque à quand ? Jusqu’à ce que soit trouvée une solution d’hébergement autre que la vôtre, je vous l’accorde. Mais vu d’ici, on fait comment ? Je n’ai quasiment rien : pas de portable, pas d’internet, peu d’argent. Et bien sûr, pas de trousseau de clefs non plus, ne faisant pas vraiment partie du personnel de "soins"© : pour tout dire, je suis un peu enfermé, non ? À partir de là, on fait quoi ? On claque les doigts ?
Mais comme je vous l’ai déjà suggéré au début de notre conversation, vous ne POUVEZ PAS faire en sorte qu’un jugement moral n’en soit plus un.
- Oui, et alors ?
- Alors, que nous soyons –entre nous- dans le cadre de l’assistance sociale, l’affaire est entendue. Mais cela, c’est entre nous, aujourd’hui… et à l’intérieur de l’établissement. Ce qui ne présume en rien de ce qui se passe à l’extérieur : hier, aujourd’hui… et demain.
- Que voulez-vous dire ?…
- Hier, à l’extérieur, le jugement moral était patent. Il court toujours, puisque amplifié et officiellement assorti d’un jugement institutionnel. Jugement à vomir, mais néanmoins institutionnel. Il court toujours puisqu’à cause de lui je suis là, devant vous.
Aujourd’hui, vu de l’extérieur, suis-je ? À l’issue d’un passif aussi minable de la part de ceux qui m’ont expédié ici, lequel d’entre eux aurait intérêt à répandre la nouvelle (pour peu qu’il la connaisse !) de ma présence physique dans une sorte de "centre d’hébergement social" ?
Aujourd’hui, vu de l’extérieur, suis-je… chez un certain de nombre de personnes qui, la larme à l’œil, m’ont –plus ou moins discrètement- fait passer pour un fieffé taré auprès des leurs… et ce depuis des années, sans jamais en avoir démordu ? Dans un "centre d’hébergement social", vous croyez vraiment ? Le joli "triomphe" que voilà, pour ceux-là ! Leur grand intérêt n’est-il pas plutôt de l’entériner en criant sur les toits cette magnifique et inespérée "confirmation"©[12. APR note 191] de leurs salades nauséabondes ? Pour eux, un "hôpital"© à tarés, voilà qui sauve la face !
- Je vous ai dit qu’en revanche, je n’avais pas "confirmé"© votre… "violence"©[102][93][103, note 78] auprès de "qui de droit" ? Je me suis plutôt attaché à l’infirmer autant qu’il m’était possible !
- Oui, oui : vous me l’avez effectivement rapporté, l’autre jour. Pour cela aussi, sur la forme je vous en sais gré, bien sûr. D’autant que chez la personne à qui vous avez confié cela, votre parole de "spécialiste"©[104][105] a infiniment plus de valeur que la mienne. Cependant -sans vouloir vous peiner en dépit de ce louable effort de votre part-, cela change quoi, là, tout de suite ? Vous le voyez aussi bien que moi : rien du tout [106, APR note 74] ! Sans compter que sur le fond… est-ce du ressort de la "médecine"© de distinguer qui est violent de qui ne l’est pas ? Naturellement, je sais bien que vous subissez à cet égard d’énormes pressions du dehors, personnes ou institutions : finalement, que vous y croyez ou non à titre perso (à votre capacité de soi-disant déterminer de la "dangerosité"©[20] chez autrui), vous y cédez bon gré mal gré, à ces pressions. Sur ce plan, pour l’heure je suis peut-être votre "prisonnier"…
- Mais non [107,com.5/6] !
- Ah mais si : quand il faut chiner après une de vos "infirmières"© (avec son trousseau de clefs !) dès que l’on veut pouvoir mettre un peu le nez dehors, je suis navré. Maistrousseau-st-pierre.jpg chez moi, ce n’est pas exactement là une situation répondant beaucoup aux critères de la liberté ! Passons : nous y survivrons, pas vrai ? Concernant les critères de la prétendue "dangerosité"©, la plupart du temps, il suffit d’ouvrir un peu les yeux, c’est tout. On aurait demandé à mes propres enfants si leur père était "dangereux"© ou violent, ils auraient parfaitement pu être en mesure d’apporter une réponse fiable à la question puisqu’ils le voyaient au quotidien : ce ne sont plus des bébés, loin s’en faut. Aucun n’est "médecin"© non plus, évidemment ! Et après ? Ce sont eux qui, jusque là, vivaient, en pratique et au quotidien, avec "le grand méchant loup"© sous leurs yeux… (si "grand méchant loup"© il y a !) ; pas le "médecin"©, que je sache ! J’ajouterai même : pas même quiconque de leur parenté (ou de leurs connaissances) moins immédiate. (Ce qui n’aura pas dissuadé grand monde d’exercer quelques pressions… mais glissons : ce sont là davantage mes affaires que les vôtres…) Ah, les enfants… quand ça vous arrange, on s’en fout, n’est-ce pas ?
Bref, et pour en revenir à mon côté "prisonnier", je suis néanmoins infiniment plus libre que vous sur cet aspect de la "dangerosité"© : je n’ai pas à me plier à l’une ou l’autre de ces demandes orientées à la Madame Soleil dont on vous abreuve à jets continus ; je suis libre d’en penser ce que je veux, sans crainte d’en subir quelques représailles au titre de ma fonction. En attendant, coucou ! le beau singulier contraste [0/2, AV note 81] que revoilà !
- Ah ? Lequel, encore ?
- C’est plutôt limpide, non ? Je suis devenu "officiellement" "violent"© très exactement depuis l’immixtion dans ma vie privée de votre éminent "confrère"© -toujours le même [80]- qui, rappelons-le, ne m’a jamais ni vu ni entendu. Vous pigez déjà qu’en soi, cela m’offre matière à me fournir une dent acérée contre votre "discipline"© ! Maintenant, vous qui –avec le regard [108] de la même "discipline"©- avez disposé (et disposez encore) de plus qu’il ne vous est nécessaire pour vous livrer à vos analyses comportementales à mon propos (eh : je suis votre "prisonnier" !), vous qui me voyez –et que je vois-, vous qui voyez –et que voit- quelque personne "voyant"©[29, note 4] chez moi un fieffé taré, vous donc avez en main –aux yeux du monde- l’autorité requise à "infirmer"© une "violence"© aussi "officiellement" qu’elle avait été "confirmée"© (sic) par l’un des vôtres ! Et pourtant, vous le constatez avec moi… rien ne bouge, alors même que vous avez des éléments autrement plus consistants que le premier. Il n’y aurait pas un gros lézard quelque part ?…
- …

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- Alors évidemment –et là où vous êtes également plus coincé que moi-, c’est que (bien que, pour ma part, je pourrais presque –d’un claquement de doigt !- vous servir à la louche des "épisodes maniaques sévères"© icon_wink.gif chez un certain nombre de personnes…) vous n’allez pas non plus vous "désolidariser" d’un confrère, en abondant dans mon sens plutôt qu’au sien. Ce serait la dégringolade icon_redface.gif ! Pas tant vis à vis de celui-ci, d’ailleurs, que de tout un ensemble. Par conséquent, vous comprenez bien que pour ma part, non seulement je n’adhérais déjà en rien à la thèse des bienfaits de vos "médicaments"©, mais je récuse FONDAMENTALEMENT ce que vous faites passer pour un "diagnostic"©. En clair, c’est inéluctablement l’ensemble de votre "discipline"© que je récuse. Je ne vous oblige pas à me suivre là-dessus : cela vous contraindrait à apprendre à aller planter les choux [109] ! Il n’empêche que de mon côté -même à s’en tenir à un plan purement philosophique-, ceci me rend complètement et définitivement "INSOIGNABLE"©. Au moins pouvez-vous déjà assimiler cet état de fait : point que vous avez d’ailleurs acquis –et je vous en remercie encore-, puisque ayant levé à mon sujet cette stupide obligation d’intégrer le troupeau du "traitement"©.
C’est comme votre chef "infirmier"©. Il s’accroche, le pauvre !
- Ah ? Et à quoi ?
- Eh bien, à la même chose que vous, en définitive : une problématique de "soins"© à mon propos. Chez lui, faute de chimie sonnante et trébuchante, entrer en relation avec l’autre, discuter le coup, c’est déjà le "soigner"© !... Et ça, c’est SON jargon (sans doute aussi le vôtre) : PAS le mien ; il ne le sera JAMAIS. Ce que je lui ai dit, d’ailleurs. Mais bon, après tout : si cela le rassure, hein ?
Tout cela n’est au fond que du concept : on y croit ou on n’y croit pas. Eh bien moi, souffrez (si vous me passez l’expression
icon_wink.gif) que je sois tout simplement de ceux qui n’en croient rien ! »

DOC' hume en terres (lointaines)

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« - Oui mais, n’est-ce pas, cela permet de mieux se comprendre, soi,… afin de mieux comprendre les autres ensuite. Il ne s’agit pas de les juger, hein ? Juste de se donner les outils afin de mieux les comprendre : en toute neutralité morale, voyez-vous ?…»
[0/2, APR note 68]

« Sans aucune expertise, ni même avoir discuté avec la fillette, un médecin en chef a rendu sa sentence. »
« Dans le cadre de cette thérapie, les
comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. »
[-0, AV note 1]

     Avec le recul du temps… plus une plongée au cœur d’une dépêche si récente 1884717932.jpgqu’elle concerne une situation en cours, les solides arguments plaidant (éventuellement !) en faveur de la thèse de toute neutralité morale réclament une bouée de toute urgence, tant ils inclinent à couler à pic.
     "Comportements adéquats" : qu’est-ce qu’un "comportement adéquat" ? avec quoi doit-il entrer en "adéquation", ce comportement ? avec le bon fonctionnement du foie, du pylore, du cœur, des poumons ou autre [28,  APR note 22] ? Parce qu’il semble bien avoir lu, juste avant : dans le cadre d’une "thérapie" ;
   "récompensé" : voilà un bien curieux langage "thérapeutique", décidément. Cf. le chienchien à qui on refile le nonos parce qu’il a bien rapporté la baballe [-0, note 56] ;
    "comportements atypiques" : sans blague ? Qui donc va prétendre imposer un "type"… au nom de quoi ? Nous baignons là dans une dictature déclarée. Mieux encore : chaque être humain étant UNIQUE, chaque être humain adopte un comportement UNIQUE. Ce qui veut dire que le comportement de l’un va NÉCESSAIREMENT être -peu ou prou- atypique du comportement de l’autre. Ceci hors de toute considération de sexe. Avec une telle considération, c’est peut-être un autre problème… qui n’entre CERTAINEMENT PAS dans le cadre d’une soi-disant "thérapie" ;
    "ignorés, voire réprimés" : au moins le vocabulaire a-t-il le mérite d’être clair ! À l’opposé de "récompensé", c’est de nouveau en VAIN que l’on cherche quelque rapport avec le cadre d’une "thérapie".
   En revanche, on le retrouvera plus facilement avec un chef de clinique jurant ses grands dieux -en 2009- que la "discipline"© à laquelle il est affilié cultivait le souci de la "neutralité morale" ! Ou, si on ne voit vraiment pas le rapport, il faudra nous expliquer comment on peut nous parler de "réprimer" ou de "récompenser"… en toute neutralité morale

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      Achevons avec lui, précisément :  au titre de chef de clinique, il est plutôt sollicité : tant dans sa propre unité que dans le reste de l’établissement… voire à l’extérieur, en ville. Notamment en CMP [110] puisque le DÉTENU-OBSERVATEUR aura contribué de l’observer jusque là, en vue de quelques rencontres supplémentaires durant les semaines qui auront suivi sa DÉTENTION. (Il va sans dire qu’à cette période-là, il n’était heureusement plus qu’un EX-DÉTENU… mais toujours OBSERVATEUR.)
       Restons cependant dans le cadre même de la DÉTENTION. Lorsqu’on est chef de clinique sollicité, on l’est autant par le personnel "soignant"© -ou para"soignant"© - que les "soignés"© : on est en quelque sorte le "petit roi" du lieu. Pas même dans l’esprit de prétendre à un tel titre (ce qui n’est pas son cas), mais justement parce que tout le monde vous court après : c’est en quelque sorte le "Messie" du lieu, véritablement perçu comme tel. Courbettes, supplications et folles espérances, tout y passe. Néanmoins, il semble parvenir à se préserver une certaine modestie de sa personne -un abord affable- en dépit de ce ballet permanent de laquais autour de lui : chez beaucoup, il y aurait plus qu’il n’en faut pour se prendre "la grosse tête".

       Maintenant, pourquoi ce long développement à propos de ce qui n’est, somme toute, qu’une expérience noyée parmi… 69 999 (!) autres [110] ? Pour mieux situer auprès de tout le monde une atmosphère, un climat… un cadre de "thérapie"© (!), la fréquentation -en face à face et en direct- de ce qu’on pourrait qualifier d’éminences grises de par leur fonction… sans oublier, justement, de distinguer cette fonction du bonhomme qui l’incarne : faire éventuellement piger à quelqu’un que son truc relève d’une somptueuse imposture [111][112], ce n’est pas nécessairement le traiter d’imposteur, brut de fonderie ! Enfin, s’être assez imprégné de tout ceci avant de prendre l’ascenseur : pour remonter au tout début du présent commentaire (soit à "l’épisode" précédent [-0]) Précisément à l’endroit où est écrit qu’il eût été dommage que, dans la continuité d’un précédent commentaire [-0, AV note 23], un autre MOT -qu'il ne coûte RIEN d'expurger de son vocabulaire- peut être à son tour cité à comparaître. Ce mot, on l’entend beaucoup autour de soi, durant cinq semaines de CAPTIVITÉ : on n’entend presque plus QUE lui ! Ce mot n’aura été reproduit QU’UNE SEULE FOIS au cours de ce commentaire. Ce mot, l’EX-DÉTENU ne l’a JAMAIS prononcé sur place : ni parmi les "patients"© ni même en entretiens privés. Ce mot, on ne le voit nulle part au sein des quelques dialogues qu’il se sera amusé à rapporter ici même : il lui a en effet substitué d’autres mots, ceux qu’il a réellement prononcés sur place… et qu’il aura délibérément écrit en lettres capitales afin qu’ils attirent davantage l’attention. Ce mot, les quelques interlocuteurs à qui il aurait dû -ou pu- s’adresser savent parfaitement POURQUOI il ne l’a JAMAIS employé à leur endroit. Il ne me souvient plus vraiment leur avoir expliqué ouvertement POURQUOI, mais ce n’est pas si grave : dans un contexte très explicite de non-adhésion radicale (de sa part) à toutes leurs pompes, aux principes régissant leur fonction, ce n’est pas très difficile à comprendre. Ce qui n’empêche pas par ailleurs d’être un garçon "bien élevé" (de crainte d’atterrir dans une structure de redressement "thérapeutique"© de "comportements atypiques"© !…). Aussi, afin de rester courtois et d’éviter de sottes barrières d’incompréhension, avons-nous donné (avec le sourire, pourquoi pas) dans le "MADAME" ou dans le "MONSIEUR". Mais du "DOCTEUR", cela non : JAMAIS !

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            Parce que s’il existe des "lois"© iniques pouvant vous obliger à vous "soigner"©, il n’en existe AUCUNE qui puisse vous obliger à appeler quelqu’un d’une dénomination que vous avez d’excellentes raisons d’estimer illégitime. Ou alors… dans les dessins animés, peut-être


 

P.S. : c’est là un autre sujet, mais le principe est tout à fait valide pour "MAÎTRE"… avec cependant une difficulté particulière : face à des HORS LA LOI assermentés, on peut se demande si "MADAME" ou "MONSIEUR" n’écorcherait pas la bouche ?…
Mais c’est comme pour le reste : à vérifier en face à face, certes pas avec des gens qui fonctionnent "par correspondance"

 

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 (fichier Word 14 pages, sans les images)
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Article restauré au 16 janvier 2015

20:01 Publié dans Psyché sans tain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |