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17/01/2013

Comme on demande un septième ?

Montage le septième commandement.jpg

Minute 7 : « le syndrome du PP, c’est quoi ? »

3385480989.jpgSouvenons-nous : Laetitia Boutry, psychologue agréée Paris V [1][1bis][2], nous avait "décrypté"© en son temps (et en sept nains_[3>3/3] minutes) le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous avait notamment appris à "reconnaître"©[4] les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »© : autrement dit, à nous les « confirmer »©[5/5,AV note 202] discrètement, puis à nous fournir1577670305.jpg subséquemment quantité de ruses et mécanismes [6] de « protection »©[7, notes 36 à 38] contre de telles personnes qui, d’ailleurs, n’en étaient plus [8, notes 260,268][9][10][11] : ce qui nous était extrêmement re-stabilisant [3/6]. Parallèlement, nous disposions d’un détecteur qui, lui, nous avait permis de décrypter le « décryptage »©.

Si la mémoire nous faisait défaut à cet égard, ce n’est pas si grave ; nous disposons présentement des liens de rappel ci-dessous :

[0] [1] [2] [3] [4] [5] [6] [C]

Ce que je vous dis… sans RIEN avoir "oublié" :

          Coucou mes p’tits lapins [12], me revoilà : décidément, j’adôôôôre vous concocter des méga-surprises [3/5, notes 1]: avouez que celle-là, vous ne vous y attendiez pas, hein ? D’une part, nous avions de toute manière épuisé notre sujet à l’époque ; d’autre part, vous vous demandez sûrement : « ça alors : elle est où, sa vidéo ? ». Eh bien, ce n’est pas compliqué : il n’y en a pas, et toc ! D’abord, j’en avais marre de me faire "décrypter"© en douce ; ensuite je n’ai plus de monteur sous la main, depuis que j’ai répondu à la question que j’avais formulée à l’une de nos dernières séances. Mais si : rappelez-vous : « lui aussi est atteint, ou quoi ? »[3/6, AV note 1]. Alors, inutile de vous dire [3/C, AV note 13] que j’ai fait comme vous : parce que tout comme vous, j’adôôôôre poser de fausses_questions qui soient autant de "vraies"© réponses. Par conséquent, vu que le monteur était atteint [13, notes 120,121], je m’en suis bien sûr débarrassée en vertu_[14, APR note 5] des pouvoirs [15] qui m’ont été conférés. De ce fait, il n’y a rien à voir [16, notes 23] aujourd’hui. Et là, vous vous dites que cela ne va pas être de la tarte pour l’auteur, pas vrai ? Que va-t-il bien pouvoir trouver à écrire s’il n’a rien à "décrypter"© ? Il l’a dans le baba [17][18,Nc4], et nous sommes sauvés !
Zero-papa-MPT.jpg      Ah mais… vous n’avez pas une tronche de sauvés, dites donc : pourquoi pleurez-vous ainsi ? Comment ? Vous êtes hyper-déçus [19][20] ? Une minute de Madame Boutrypède avec zéro support visuel, contrairement à maman (avec les mêmes pouvoirs [15]) sans papa [21, note<33/3>(>46)], ça l’fait pas ? Bon, arrêtez de râler [22] comme cela : puisqu’il en est ainsi, il ne sera pas dit que j’aurai tiré à blanc ! Dans ce cas, permettez que je m’éclipse une minute afin de céder la place à mon "ange gardien". Mais attention, hein : pas une minute de plus ! Parce que tout de même : nous ne sommes pas là pour rigoler, sans blague…

Une minute plus tard...

       Bien : trêve de para [23] bel homme, si nous passions aux choses sérieuses ? Or, de telles choses ne consisteraient-elles pas à vous faire connaître les raisons de mon retour impromptu ? On m’a en effet demandé de répondre à une question que personne d’entre vous ne s’était jamais posée… jusqu’à votre arrivée ici même. Du coup, vous vous en posez une deuxième : « bon sang, quelle peut bien être cette question que nous nous posons, à propos d’une question que nous ne nous étions jamais posée jusqu’à notre arrivée ici même ? » Vous remarquerez que si nous devions continuer à ce train-là, vous finiriez par sortir d’ici infiniment moins savants que lorsque vous y être entrés. Je sais bien que nous détenons le monopole de la comprenette [24], mais tout de même : si je ne mets pas un holà à cette escalade interrogative, vous finiriez par ne plus vous poser de question du tout. Et alors, vous savez quoi ? (Oups : encore une question ; vite, la réponse avant qu’ils ne fuient [3/C, notes 1 à 3] !…)J’aurais l’air maligne, moi, avec toutes mes "réponses"© ne trouvant pas preneur ! Ah mon Dieu qu’ce serait embêtant [25, APR note 22]

      Certes, j’en vois bien deux ou trois dans le fond [26, note 2][27]. Ah, ah : eux n’ont Montage-mal-etres.jpgpas l’air malin, mais ils font les malins. Parce qu’ils ne se posent PAS la deuxième question, occupés qu’ils sont à s’en poser une… troisième : doivent-ils battre en retraite, de crainte de se choper de l’Alzheimer ? En effet, s’imaginant me couper l’herbe sous le pied, ils croient avoir déjà répondu à la première : celle-là même qui vous vaut le plaisir de me revoir… enfin, sans me revoir. Ce qui n’a d’ailleurs aucune importance : vous savez bien que nous autres n’avons besoin ni de voir ni d’être vus [28, notes 187 à 193] pour savoir "répondre"© aux questions que vous ne vous posiez pas, autrement plus intéressantes que les autres [21, notes 6 à 9]… même s’il nous arrive aussi de "répondre"© à ces dernières, bien sûr : tant que l’on nous demande pour de la "prédiction"© post-événementielle [29, notes 88 à 90][5/8, APR note 258][30, note 62][31,com.2§2], nous sommes toujours partants ! Car vous le savez bien, l’important, c’est de vous faire connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi nous irions nous étioler ; ou ce sans quoi nous n’irions pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre [32, APR note 30/2] : vous permettre de mettre des noms sur ce que vous ne connaissiez pas ou vous rendait malheureux ; des noms inquiétants [33, note 2][34, APR note 21][35][36][37][38] ou rassurants [33, note 3][12][39][40], faux ou archi-faux bien sûr, mais suivant néanmoins les nécessités du service : l’essentiel étant que nous ne vous abandonnions pas à une cruelle situation anonyme (à moins évidemment que vous ne viviez en société à revenus limités !). Pas besoin de chercher bien loin : avec ma "personnalité manipulatrice"©[41], n’avions-nous pas -sur mesure, SVP !- un groupe nominal carabiné aux petits oignons ? (Allez comprendre pourquoi : je préfère les oignons aux choux [3/2] icon_rolleyes.gif…) Je n’ai pas parcouru tout ce chemin pour vous refaire un topo sur la "dangerosimétrie"©[3/C, notes 4,5][42, notes 43>56][43/4, notes<123>] du bidule : d’autres l’on fait aussi bien que moi [44][43/1] ; et puis après tout, ce n’est pas compliqué d’aller relire mes anciennes notes, zut ! Rassurez-moi : vous savez encore lire, j’espère ? Comment cela, la question est idiote [45] ? Ça, c’est vous qui le dites : parce qu’à l’ère où le non-écrit prévaut sur l’écrit [21, note 46], pourquoi voudriez-vous qu’il en aille autrement au sujet du non-lu [5/2, note<100>] ? Comment ? Ce n’est pas cela, le problème ? Alors, c’est quoi le problème ? (…à part "le seul"[46,§1][47][48, note 55][49/12, notes<376>], évidemment ) Ah : il est que vous avez parfaitement percuté au sujet du volet inquiétant de mon groupe nominal… mais que son volet rassurant, vous le cherchez encore icon_eek.gif ? Ça alors : franchement, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! Avec les critères –pourtant de taille [3/3, APR note 1][3/6, note 6/4(>46)][50, notes<381>] !- que je vous ai définis il y a bien longtemps, vous ne trouvez pas rassurant, peut-être, d’appartenir encore à la catégorie des gens relativement normaux [3/6, APR note 3][51][5/3, note 39] icon_idea.gif ?

Ne-sait-pas-lire.jpg

Supplément au 26 janvier 2015 :

 

[ « Ça alors : elle est où, sa vidéo ? »[0, APR note 12] , vous disiez-vous en vos lapins intérieurs. Eh bien, vous savez quoi ? J'ai craqué ! Eh oui : pourquoi ne pas profiter de la présente réédition (toute en couleurs [3/7]) pour ne pas craquer en vous en collant [52] une, finalement, de vidéo ? Comme dit l'autre, il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis : les "personnalités manipulatrices"©[3/C, note<23>], par exemple .
Ce qui, par ailleurs, me permet de nouveau (et vous avec moi) de me placer au-dessus714745596.jpg du lot en vous "prouvant"©[53/18, note<663>] par a plus b que je sais changer d'avis !…

Mais attention, je préfère vous prévenir : cette vidéo n'est là que pour meubler, hein ? Parce qu'il est inutile de vous dire [3/C, AV note 13] que le thème retenu (le "choix du partenaire dans un couple") ne manque pas de piquant : il est non seulement hors-sujet par rapport à la présente note, mais il l'est tout autant sur la plupart des interventions à lesquelles je vous ai habitués jusqu'ici : celles-ci étant essentiellement axées sur les justifications les plus subtilement injustifiables [54, note<5>(55)] de pratiquer la fuite catégorique [3/C, notes 1 à 3] à l'encontre du partenaire (dans un couple [56][57] comme ailleurs), d'y trouver à foison du soutien victimaire [58,[6] notes 27>39] tout en restant "propre sur soi"[59] en chaque circonstance, vous pensez bien que pour le coup, nous sommes là pour rigoler, ah, ah !
Par conséquent, gardez surtout en ligne de mire que le seul véritable choix [60, note 9] qui s'impose à vous reste celui de l'étiquette à accoler dans le dos_[58/22, AV note 880][61][62][63] du partenaire : ce, afin de pouvoir vous dédire la tête haute de votre choix premier à son égard ! Il y a plus que jamais celle de la "personnalité manipulatrice"©, comme de bien entendu… Mais si elle s'avère insuffisante à l'usage, ce ne sont pas les bêtes [64][65][66][67][68] têtes qui nous manquent [3/C, notes 34 à 37][54, APR note 11>69][70] !… 2865912161.jpgComment ? S'il y a rejet de la greffe ? Eh bien, c'est simple : il nous reste la guillotine [71][72][73][74][75], voilà tout ! Mais de grâce : n'en abusons [76][77][78, notes 115, 116] pas ; d'abord, parce que la seule vue du sang [79] nous fait tourner de l'œil ; ensuite parce que le recours à cet outil pose évidemment une énorme difficulté particulière [53/3, note 198] à se voir correctement déguisé [80][81] en "accident thérapeutique"©[82, note 20][58, notes 257 à 260] !
Par ailleurs, imaginez-vous trois secondes chez votre charcutier [83][84] : si vous lui demandez de vous découper quelques tranches de jambon, vous n'allez pas ensuite exiger de l'artisan –au prétexte_[85] que vous auriez changé d'avis en cours de route (ce qui, assurément, "prouverait"© néanmoins par ailleurs que vous n'êtes pas une "personnalité manipulatrice"©…)- qu'il vous recolle les morceaux jusqu'à redonner vie au cochon [86][87][88][89][90][91][92][93][94][95][96] ! Eh bien nous autres, c'est un peu la même chose, finalement : dans un raïhel [97][42][98] qui est là pour tous les lapins [32, AV note 41], si je vous fournis le choix des armes [99] pour abattre le partenaire (ou pour le fuir [3/C, notes 1 à 3][100][101], de crainte qu'il ne vous abatte le premier !), ce n'est pas à présent pour le dorloter ! D'où que si vous interprétiez la vidéo ci-dessus au premier degré, ce serait quelque chose de dangereux. De dangereux psychiquement [3/C, notes 5], voyez-vous.

Montage le choix des armes.jpg

Alors, puisqu'il est plutôt question d'étiquettes à accoler dans le dos du partenaire (et qu'à titre personnel, je ne donne pas spécialement dans le cochon), revenons, si vous me le permettez, à nos moutons [39][102][103][104][105][106][107][108][66][109][110][111][112][113][114][115][116] ! ]

Fin du supplément

     Eh bien, voyez : n’est-ce pas merveilleux ? En dehors du "seul problème", pfuit ! fini : vous n’en avez plus . Ah mais si, voilà de nouveau que vous en avez deux ou trois, à présent ; vous êtes gourmands, dites-moi : j’ai rudement bien fait de revenir ! Comment ? Ce ne sont pas vraiment des problèmes ? Ce sont quoi, alors ? Les deux ou trois du fond qui faisaient les malins, bien sûr : où avais-je la tête ! C’est malin, en effet : non seulement ils ne se posaient PAS la deuxième question, occupés qu’ils étaient à s’en poser une troisième, mais ils vous induisent à vous en poser une quatrième, se greffant sur leur troisième : pour quelle raison devraient-ils battre en retraite, de crainte de se choper de l’Alzheimer ? Mais nous n’en finirons donc jamais, avec vos interrogations à valeur ajoutée ? Alors, de deux choses l’une : ou vous voulez me faire tourner en bourrique, ou bien vous voulez me rendre dingue, ou… comment ? la rotation a déjà commencé ? Dites : vous ne confondriez pas avec mon chat-qui-tourne [3/4][117], par hasard ? C’est que ce n’est pas du tout le même gabarit ; et pas le même syndrome non plus. Sans compter que les deux ou trois du fond, ils vont moins faire les malins quand ils vont apprendre qu’il ne fallait pas se fier à la phonétique de mon beau syndrome tout neuf, sur lequel ils louchent [118][53/9] depuis mon retour : celui-là même que je viens vous présenter en avant-première, qui n’exclut peut-être pas le pépé mais est loin de lui être exclusif. Figurez-vous que les premières bouffées peuvent apparaître dès le berceau : je suis bien placée pour le savoir, étant très demandée en maternité !
      Non mais, regardez-moi encore ces deux ou trois du fond qui, dépités, nous refont les malins : évidemment qu’il est interdit de fumer dans une maternité… surtout dans un berceau ! Ce sont des bouffées "symptomatiques"© dont il est question, pas d’autre chose .

      Alors le syndrome du PP, c’est quoi ? Taratata : pas si vite ! D’abord, est-il cumulable avec un autre syndrome ? C’est brai[119] que nous adôôôôrons cumuler les syndromes [120, APR note 68] sur une seule tête, nous autres. Hélas, contrairement à vos interrogations, ces derniers finissent parfois à l’usage par se révéler à valeur retranchée, s’annihilant l’un l’autre [121, note 10]. Heureusement qu’il faut être un éminent "spécialiste"©[120, APR note 48][121, notes 7 à 9]pour s’en apercevoir… d’où que je ne saurais vous rappeler combien les non agréés Paris V [1][1bis][2][7, notes 167 à 171] n’ont pas le droit de s’en rendre compte, tenez-le vous pour dit : je ne vais pas non plus vous refaire un topo sur ce qui pend au nez de tout contrevenant à la règle [42, APR note 67] ! Par conséquent, en dépit de notre prédilection à cumuler les couches de syndromes comme de la pâte feuilletée [122], il nous faut faire (un peu) attention : il arrive que nous marchions sur des œufs [123][124][125][126][127][128] .
       Alors justement, voyons ce qui pourrait vous faire marcher [129][130][131][132] :
Capitaine-syndrome.jpg- peut-on marier le syndrome du PP avec "l’autre syndrome du capitaine Haddock"©[133], par exemple ? Eh bien, la réponse est non [134?][135, APR note 123>136?] : parce que ce dernier est "l’enfant naturel" du premier, un tel mariage serait tout bonnement incestueux. Notons cependant que mon nouveau syndrome est l’heureux papa de celui-là : de ce point de vue, il y a pour tous une réelle [32, AV note 41] filiation qui marche très bien, et ça l’fait.
- peut-on marier le syndrome du PP avec celui du poirier [42, notes  70] ? Ici, je vais de nouveau me permettre d’être catégorique là-dessus les yeux fermés [3/C, APR note 42] : non seulement on peut, mais on  le doit ! Sans le syndrome du poirier, celui du PP n’est en effet pas viable. Avec toutefois cette nuance que le premier immunise automatiquement des effets désagréables du deuxième
- peut-on marier le syndrome du PP avec… eh bien avec le mien , tout simplement : celui du chat-qui-tourne [3/4][117] ? Ici, je vais subdiviser en deux catégories (mais toujours les yeux fermés, évidemment) : oui et non. Oui, en ce que le syndrome du PP n’est pas viable non plus sans celui du chat-qui-tourne. Non, en ce que la personne atteinte du syndrome du PP ne peut pas être la même que celle atteinte du chat-qui-tourne : on observe une opposition entre ces deux syndromes. Celle-ci était déjà latente entre le PP et le poirier, comme nous venons de le voir : ici, elle se fait plus radicale. Alors, vous imaginez bien que nous n’allons pas nous amuser à marier deux opposés : ça ne l’ferait pas !

Poirier-syndrome.jpg

     Allez : je vous laisse un peu souffler, d'accord ?

 [Madame Boutrypède vous attend par ici (provisoirement encore dans le noir …)]

____________________

Article restauré (et augmenté) au 26 janvier 2015

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02/01/2013

L’empathie dans le pâté.

Montage-Harry-solo-2-Empathy.jpg

          « Dans les sciences humaines [?], l'empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l'autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral. »[1, note<34>>2]

        Auto-érigée en vertu cardinale [3, APR note 5] (avec la tolérance [4] ?) par tout ce que la planète compte de gentils lapins [5][5bis][6] néo-penseurs [7][8][9], l’empathie ne méritait-elle pas un petit détour ? Anomalie numéro un : hors même toute considération quant à la validité de l’appellation non contrôlée de sciences dites humaines [9, note 204][10], l’expérience et la pratique nous désignent une attitudeenvers autrui comme envers nous-mêmes- caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle [11!!!] du mélange [12][13, APR note 21] entre objectivité, rationalité, compréhension intellectuelle [14][15][16][17][18][19][20][21][22][23]… et ressentis [24][25, AV note 182] : a fortiori, ceux de l’autre [26, notes<84>] ; a hyper-fortiori [27], ceux de l’autre qui n’y est pas [26, notes 187 à 193][28, notes 2,3][29][30][31] ! Ce dernier cas exclut assurément tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) : particulièrement lorsque le "pressenti" télé-ressenti [32, note 54][33, APR note 82] est un parfait inconnu. Malheureusement [34, APR note 30/2], il devrait aller de soi que ce "bel effort" est aussitôt réduit à néant quand il répond manifestement [35] à un demandeur [36] très entraînant de sympathie affective personnelle [37,com.10]. Quant à l’exclusion de tout jugement moral [38][38bis][39][40, APR note 69], elle désigne sans doute une belle attitude… que l’on serait bien en peine de dénicher jusque dans le conte le plus farfelu icon_razz.gif, tant elle relève d’une supercherie si criante [41][42][43][44] qu’il serait préférable de la redéfinir en plaisanterie de mauvais goût icon_redface.gif. Encore qu’il ne soit pas acquis que celui qui aura été désigné comme rien de moins que l’"incarnation du mal"©[45][46] aie quelque goût à plaisanter à ce sujet icon_mad.gif : en dépit d’un suprême effort -objectif et rationnel- de compréhension d’une pareille désignation sans jugement moral, c’est la panne intellectuelle ! icon_sad.gif

      [(rappel)>55]>>>L’empathie : la belle ancre que voilà, si délicieusement consensuelle [47]dans notre culture qu’elle semble s’amplifier à notre époque ! Ainsi nousAncre-crane.jpg explique-t-on au détour d’une phrase (si on l’ignorait encore !) que « les personnalités narcissiques […] sont incapables d’empathie [48,(7)]». Ce qui, dans le cadre d'une psychothérapie (mais s’arrête un tel cadre… et qui en décide ?) est une manière subtile d’éliminer le paragraphe n°8 [48,(8)] dans sa totalité. Exit le "besoin d’éveiller le sentiment affectif", exit "le trésor à faire grandir", exit "l’apprentissage à ressentir vraiment", exit le "travail à faire sur l’amour", exit "l’exploration" (exigeante ou non) : rien de tout ceci ne vaut plus la peine… aux yeux d’un "psychothérapeute"© qui, par ailleurs, est de ceux qui lèvent les sourcils et plissent le front [48,(1)] lorsqu’on fait montre d’un enthousiasme trop débridé à leur goût. "Être incapable d’empathie", ce n’est rien d’autre qu’"être incapable d’amour" ; mais c’est exprimé de manière moins exigeante… et moins suspecte aux yeux du "patient"©, voire de l’entourage de ce dernier. Simultanément -côté "psychothérapeute"©-, c’est passer pour "étant capable" d’une telle empathie que c’est finalement comme si on avait "ressenti vraiment dans son corps" (?)… ce qu’on répute l’autre "incapable de ressentir". « En amour, on souffre avant même de le savoir », observe la philosophe [48,(4)] ? « En "incapacité d’amour", on "souffre"© sans le savoir [49] » lui répond en écho le "psychothérapeute"© … bien que ne disposant d’aucun moyen de l’observer. (D’où, sans doute, qu’il ne lui soit pas toujours indispensable d’avoir quelqu’un à observer [0, notes 27 à 34] : ceci sans que grand monde ne s’en désole…) []

     [(autre rappel)>108,109]>>> « "pathos" : du grec ancien πάθος, páthos qui signifie passion (et souffrance que l'on trouve dans des termes médicaux).[50]». Chez Aristote, le pathos est également « une méthode de persuasion par l'appel à l'émotion du public [51] » [] Ce n’est jamais que rappeler combien "il n’y a rien de nouveau sous le soleil"[52,Ec(1)][53, note 30], le philosophe grec n’étant pas exactement un enfant du siècle…

         Comparaison étymologique entre l’empathie… et la compassion :

     Compassion : du latin compassio (« souffrir avec, sympathie, compassion »), composé de com- et passio. Ici comme ailleurs, le préfixe désigne un minimum de deux réalités existantes [54, APR note 88] : en solo, le com- reste définitivement fermé à tout effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle. Le suffixe passio exprime sans doute une réalité sémantiquement très proche du páthos grec (passion et souffrance que l'on trouve dans des termes médicaux), mais il est latin. Remarquons que le synonyme de la compassion est la sympathie, et non l’empathie. De fait, le préfixe grec syn- [55] peut être considéré comme l’exact équivalent du com- ("avec"latin) ; on ne saurait en dire autant du préfixe en-, ne faisant qu’"intérioriser" verbalement le suffixe qu’il précède : ce qui n’exclut pas absolument  toute notion d’altérité, mais rend sa possibilité extraordinairement plus vague [34, APR note 30/2][56] que les préfixes com- et syn-. En dépit de ce fort handicap sémantique, l’empathie s’offre un capital de… sympathie (!) supérieur à celui de la compassion. icon_surprised.gif
    
Les rhéteurs antiques donnaient le nom de pathos aux mouvements, aux figures de rhétorique propres à toucher fortement l’âme des auditeurs ; ils opposaient le pathos à l’ithos
[50]. Mais ils étaient grecs.

686801959.jpg

          N’en déplaise aux décrocheurs de lune [57][58][59] –et autres enfonceurs de portes ouvertes- qui semblent découvrir avec stupéfaction que l’amour, cela peut faire mal [48>60][61, APR note 64>62]-, voilà pourtant qui existe pourtant depuis toujours : décidémentMontage-nounours-vehement---ange-fleche2.jpg rien de nouveau sous le soleil. Le risque zéro [61,[3], APR note 222][63] existe bien en la matière [64?] : mais il faut alors s’attendre à zéro amour [65][66]. Cependant, le latin creuse ici l’écart avec le grec : même le dernier des imbéciles penchera plus volontiers vers le passio latin que le pathos grec… pour exprimer l’amour. Et pour cause : il n’y en a en effet pas un gramme dans le pathos, exclusivement orienté sur la souffrance. Ce que n’ignorent pas en aval la plupart des "invités" à quelque "consultation"©[67, APR note 221][61,[5,9], notes 74][68, APR note 20][69, notes 220 à 225][70, notes<151>], qui -notamment dans les circonstances les plus ouvertement violentes [71, note 82][72, APR note 20][69, APR note 204] - ont au moins l’avantage de ne courir aucun risque de confusion entre compassion et empathie : tout langage de l’amour [73] y est hors-sujet, dusse-t-on en redoubler à l’usage [69, AV note 171]. En revanche, on ne présente plus la passion qui, elle, ne lui est pas exclusive : il arrive même que jusque dans son acception la plus redoutable… elle exprime plus que jamais l’amour [74, notes 57,58]. Inversement, il arrive aussi qu’elle adopte une telle acception, tout en tordant le cou à l’amour : cf. le "crime passionnel", qui est en soi un non-sens puisque il fait alors "sympathiser" deux termes antipathiques l’un à l’autre.
          La compassion ? Non seulement elle exprime d’entrée l’altérité [54][75], mais –à l’image du pardon [54, APR note 32]-, elle agit comme de l’amour "à valeur ajoutée"[76].

         L’empathie ? Soit elle exprime d’entrée l’altérité : dans ce cas, elle joue les bernardlermite.JPGbernard-l’ermite en se confondant avec la sympathie dont elle constitue un faux ami ; soit elle exprime une altérité négative : le préfixe en- demeure en effet assez vague pour ne pas exclure une souffrance "intérieure" héritée de l’extérieur, soit imaginaire [77, notes 53 à 56][78][79] soit iatrogénique [80, APR note 86][81][82][83]… la deuxième hypothèse n’étant d’ailleurs pas étrangère à la première. Car, si ce en- désigne toujours une "intériorisation", elle n’interdit en rien que celle-ci fusse une projection [84, note 16], puisque ne désignant personne en particulier. In fine, l’empathie s’avère moralement "neutre", pouvant indifféremment exprimer l’amour comme servir de paravent aux égoïsmes les plus obtus. Autrement dit, il n’était pas nécessaire d’attendre que certaine discipline "spécialisée"©[85][86] s’empare du mot [72, note<12>] -afin d’en égrener ses discours toutes les trois phrases [87]- pour savoir :
1°) que dans sa pratique [88], celle-ci privilégie de loin la seconde option : peu importent les intentions
2°) que le seul examen étymologique suffit à relativiser fortement la valeur vertueuse de l’empathie : en soi, elle ne vaut que ce que l’on y met : ni plus ni moins. Encore une histoire d’auberge espagnole [89] icon_rolleyes.gif

Montage-auberge-espagnole.jpg

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