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18/02/2013

Des grues hier, ou du lait mental ?

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Nantes : à court de vivres, le premier père reste retranché
ico-f.gifPar lefigaro.fr


Serge Charnay, qui occupe une grue géante depuis vendredi matin, réclame la révision de la décision de justice qui lui interdit de voir son fils. Un deuxième père, qui avait également investi un engin, est quant à lui redescendu.



(1) Il est redescendu aisément du haut de la grue géante des anciens chantiers navals nantais qu'il occupait depuis samedi matin. Une fois au sol, Nicolas Moreno a levé les bras et a crié: « Pour tous les papas qui aiment leurs enfants ». Ce « papa privé d'enfant », selon une proche, s'était enfermé dans la grue « par solidarité avec le premier » père, Serge Charnay, qui est retranché sur un engin similaire depuis vendredi matin.

(2)Ce père, qui a déjà passé une nuit à quarante mètres du sol, est privé depuis deux ans de droits de visite et aussi d'autorité parentale sur son fils à la suite d'une condamnation. Ancien ingénieur informaticien, il avait profité du brouillard vendredi matin pour s'introduire dans une grue géante jaune, conservée à Nantes en souvenir des anciens chantiers navals, fermés à la fin des années 1980. Il y a déployé une banderole blanche proclamant: « Benoît (le nom de son fils, ndlr), 2 ans sans papa ».

(3) Samedi soir, il n'était pas question qu'il descende à son tour.  « Je resterai le temps qu'il faudra pour obtenir quelque chose de significatif », a-t-il expliqué par SMS à l'AFP. « La remise en cause de la décision de justice (...) qui a détruit ma famille et nos vies ! », a-t-il ajouté.

« Je suis assiégé par les forces de l'ordre »

(4) Dans un communiqué diffusé dimanche et émanant d'une adresse mail au nom de Nicolas Moreno, Serge Charnay indique qu'il « n'a pas bu depuis hier matin », samedi, « et n'a plus de nourriture », puisque « tout ravitaillement de nourriture et médicament lui est refusé » par les autorités. « Je ne fais pas une grève de la faim et de la soif, je suis assiégé par les forces de l'ordre », y explique-t-il, envisageant « un dépôt de plainte pour mise en danger de vie d'autrui si la situation perdure ». Mais la préfecture de Loire-Atlantique lui a répondu qu'elle attendait une demande officielle de sa part pour lui livrer eau et vivres. « Samedi, lors d'un contact, il n'a parlé ni d'eau, ni de nourriture. Nous ne sommes pas hostiles à lui faire porter de l'eau et des vivres mais je voudrais qu'il confirme cette demande », a déclaré Christian Galliard de Lavernée, préfet de région.

(5) Serge Charnay a par ailleurs tagué en début d'après-midi sur le haut de la grue « sauver nos enfants de la justice ». Peint en bleu et rouge, ce message est assorti d'un cœur. Il est descendu en rappel de 4 ou 5 mètres pour inscrire ces quelques mots, selon des journalistes, avant de remonter et de s'asseoir au sommet de l'engin. Ce père de famille avait promis aux médias, en début de journée, une « animation ».

(6) Des négociations avaient été engagées avec lui vendredi soir, à l'aide d'une nacelle au bout de la grande échelle des pompiers, pour tenter de le convaincre de descendre. « Nous lui avons présenté une requête expresse qu'il peut déposer auprès de la justice, qui peut être audiencée le 28 mars, ce qui est extrêmement rapide, avait expliqué le préfet. Les magistrats se sont mobilisés, c'était la seule réponse de droit possible, mais après réflexion il est revenu avec de nouvelles demandes. »

« Je ne demande pas de favoritisme, juste la justice et l'égalité »

(7) « C'est une action de solidarité avec le premier papa retranché dans la première grue et en solidarité avec tous les papas qui veulent s'occuper de leurs enfants », a expliqué Brigitte, la mère du deuxième retranché, qui est depuis redescendu de sa grue. Nicolas Moreno, 34 ans, est lui-même « privé de ses deux garçons », leur garde ayant été confiée à leur mère. Celle-ci habite le département des Landes, tandis que lui vit dans l'Isère, raconte Brigitte.

(8) « Je ne demande pas de favoritisme, juste la justice et l'égalité entre la mère et le père», affirme au parisien.fr Brigitte, pour qui son fils a été lésé au profit de son ex-femme, qui a « préparé son déménagement en cachette » et « n'est jamais revenue ». Depuis Noël, cette grand-mère et son fils n'ont plus vu Evan, 14 mois, et Luca, 2 ans. La garde des enfants a été accordée à leur mère « sans domicile et sans travail » au moment de la décision des juges, rapporte enfin Brigitte, dénonçant une « discrimination ».

L'association SVP Papa se désolidarise, SOS Papa non

(9) Le président de l'association SVP Papa, Yann Vasseur, a indiqué samedi que son association se désolidarisait « malheureusement » de l'action menée par ces deux pères, dont l'un est membre de l'organisation. Cette décision est motivée par le fait qu'il ne peut cautionner que ces deux hommes mettent leur vie en danger. De plus, selon lui, ces hommes prennent en outre le risque de passer pour des « forcenés ». « Et nous risquons de perdre les autorisations de manifestation que nous avions obtenues pour le 20 février et ils ne pourront plus faire passer leur message démocratiquement », a-t-il ajouté. « Il reste néanmoins scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales: la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas », a souligné Yann Vasseur.

(10) L'association SOS Papa, qui défend les pères séparés, soutient en revanche les deux hommes. «Ces deux papas sont des victimes de la justice familiale en France. Aujourd'hui, 1,3 million de papas sont privés de leur enfant dans ce pays et il n'est pas surprenant que des papas aillent jusqu'à faire des coups d'éclat afin de se faire tout simplement entendre», a estimé samedi son président, Fabrice Mejias. « L'association SOS Papa soutient et accorde toute sa sympathie à Serge et Nicolas. On connaît leur histoire, on ne peut que soutenir leur action, même si nous ne sommes pas à l'initiative de cette action et que nous ne les avons en aucun cas encouragés », a-t-il ajouté.

(11) Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a demandé dimanche à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, et à celle déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, de recevoir la semaine prochaine l'association « SOS Papa et d'autres associations de défense des droits des pères ».


Source : Lefigaro.fr

Lire aussi :

Père dans la grue : pas d'intervention :

(12) […] "La justice doit faire son travail sereinement", a affirmé le représentant de l'Etat à propos de M. Charnay qui réclame le rétablissement de son droit de visite à son fils. […]

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         Non mais c’est brai [1], quoi : laissons la"baby-droit-et-justice"©[2, notes 126,127] faire son travail de démolition sereinementen espérant qu’elle aussi aura les moyens de retrouver un minimum de cette sérénité qu’il lui arrive de souhaiter à sa clientèle [3, APR note 15] : tant que les papas se laissent tranquillement ASSIGNER, CONSTATER, DIRE, CONDAMNER et SUCCOMBER [4, notes 147,148] (pour les clients moins sereins, existent également les options "découpe en tranches, lapidation, immersion dans un bain d’acide sulfurique, guillotine, hachage menu comme chair à pâté, laminage au rouleau compresseur, pâture aux requins ou ratatinage à la kalachnikov"[5, notes 269 à 275]…), tout va bien. Jusqu’à présent, le must de la "la justice faisant son travail sereinement" n’avait pas besoin du moindre "représentant de l’État" pour être "affirmé" ; il suffisait en effet que le papa soit non comparant [6][7, APR note 110] pour que la "baby-droit-et-justice"© puisse se livrer à quelque exquis "auto-débat"©[5, notes 114 à 118][8][9] : même "contradictoire"©, force est de CONSTATER que sans contradicteur [10] c’était toujours pour elle un régal de sérénité !…

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Avant j'étais une juge.jpg       Mais ça, c’était avant [11]. Maintenant, si les "justiciables"© à leur tour se mettent à revendiquer le must en se hissant aux sommets, où va-t-on ? En attendant, il s’agit là assurément d’un tout autre haut de gamme. Certes, il se trouvera toujours une journaliste pour s’essayer à une descente… au moins virtuelle. Ainsi, dès lors qu’il est DIT que le quidam s’est haut perché afin de réclamer la révision d’une décision de "baby-droit-et-justice"© le concernant, notre homme se fait d’ores et déjà "suspect" puisque ayant eu affaire à la "justice"© : en conséquence, on va titrer sur son "passé trouble"[12]. Un principe très comparable à l’ex-"hospitalisé"©, quoique moins effarouchant : comme on le sait, celui-là fournit le haut de gamme du "passé trouble"©[13, APR notes 18][14, APR note 55]… même sans grue. (L’engin de levage, entendons : pour ce qui est de croiser le modèle à plumes [15, note<63>][16], il aurait sans doute de quoi fournir une usine d’édredons…)

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                      [N]                                    [L]                          [Z]

  "La justice doit faire son travail sereinement""… avec des femmes ? À ce propos, notons le commentaire suivant, sous ce flash : « à quand la "parité" dans la "justice" composée de 90% de femmes (juge, greffières et avocates) ? [17(20:40)] » Une question que l’on aurait tôt fait de balayer d’un revers de la main -en la taxant de sexisme ou de parti pris-, si le commentateur n’était pas… une commentatrice.
       "La justice doit faire son travail sereinement"… avec Christiane Taubira [18](11), pasionaria de l’"auto-débat"© que nous savons [19, notes 23], aussi allergique à la justice [20, notes 34 à 36] qu’à certains chiffres [21, notes 47 à 50] ??? Sans parler d’un mot [22, note<12>] que parmi d’autres, elle a fait rageusement biffer de documents nationaux les plus officiels ? Ce mot est "père".« Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots. [23] »… les femmes n’étant en reste ni à cet égard ni pour remplir les vides abyssaux qu’elles creusent avec des mots sa1855976510.jpgns chose, dont la seule vertu [24] est leur caractère incantatoire [19, notes 76 à 79][20, APR note 5] : le "haut de gamme" de l’airain qui sonne ou de la cymbale qui retentit [4,(1Co)], en quelque sorte… D’où que finalement il soit relativement normal [25] qu’au « houba ! houba ! » du moment, vienne à présent répondre -comme en écho- : « à grue ! à grue ! » ; "baby-droit-et-justice"© oblige, sans doute.
       Ce qui ne laisse pas, par ailleurs, de laisser un tantinet rêveur : de fait, comment peut-on parvenir à occuper des députés vingt-quatre heures sur vingt-quatre durant des semaines entières de "débats"©©©©©© à marche forcée ?… De quoi y parle-t-on exactement, dès lors qu’il apparaît que :
1°) le langage articulé appartienne à une espèce en voie de disparition ?
2°) les dits "débats"©©©©©© consistent manifestement à accélérer cette disparition en biffant les mots les plus insupportables, à la mesure de ce qu’ils ont le malheur infime d’être les plus compréhensibles ?
       Nonobstant, "Christiane Taubira, et la ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, devraient recevoir la semaine prochaine l'association SOS-Papa, qui soutient les pères en détresse, ainsi que d'autres associations de défense des droits des pères"[18] !!!! "Qui soutient QUI" ? "De défense des droits de QUI" ? Pour la ministre de la suppression du langage articulé, le mot "n’existe plus"©[26!] : de quoi va-t-on alors parler ??? À quand la promotion ministérielle au grade de colonel en chef des sapeurs-pompiers… décerné au plus invétéré des pyromanes ?
       "La justice doit faire son travail sereinement" : "sereinement" ou non, sait-elle seulement encore ce qu’est "faire son travail" ? "Sereinement" ou non, sait-elle seulement encore quel est son rôle [27, notes 7 à 9] ? Dans la légalité [27, notes 10 à 16], entendons. Ah ? Trop tard : ce mot-là a déjà disparu !


       "De plus, selon lui [ NB : le président de l'association SVP Papa], ces hommes prennent en outre le risque de passer pour des « forcenés »"(9). « Il reste néanmoins scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales : la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas », ajoute le même un peu, plus loin. Tétanisé par le "risque de perdre les autorisations de manifestation obtenues pour le 20 février"(9), Mr Vasseur ménage la chèvre et le chou… et déménage la question qui fâche : au-delà de ce qui "passe pour « forcené » ", QUI adopte très concrètement la conduite « forcenée » première… en veillant jalousement à ce qu’elle ne passe PAS pour telle ? Lorsqu’on préside ce type d’association, ou on a vécu soi-même certaines situations douloureuses, ou on est aux premières loges pour avoir été informé de telles situations : ce "ou" n’est d’ailleurs pas exclusif, rien n’empêchant que le fait de les avoir soi-même vécues aiguise naturellement une certaine empathie, mais surtout la compréhension de celles que vivent les autres. Chez les commentateurs de la plupart des articles sources relatant cette affaire, on ne manque cependant pas de rappeler que chaque cas est unique, que toutes les affaires conflictuelles de cet ordre sont différentes les unes des autres. Ce qui signifie qu’à pousser ce genre de constat jusqu’au bout, il devrait être impossible de plaquer les arguments liés à une affaire sur une autre affaire : celle-ci fusse-t-elle de même nature. Est-ce bien ce que nous observons ? Posons la question autrement… en reposant la question ci-dessus : QUI adopte très concrètement la conduite « forcenée » première ?

[Suite ->]

07:37 Publié dans Droit tordu..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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