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20/02/2013

Des grues hier, ou du lait mental ? (4)

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         [>>>>>] Alors, inutile de vous dire [50, AV note 13] que "l’auteur de violences"© moins ordinaire apporte déjà une sacrée zone d’ombre à cet idyllique tableau du bonheur "judiciaire"©©© : ah mon Dieu qu’c’est embêtant [65, APR note 22] les "auteurs de violences"© qui ne tombent pas dans le panneau… voire en rajoutent, proclamant à qui veut les entendre qu’au sujet de leur caution personnelle à un système qui n’est pas le leur, c’est dé-fi-ni-ti-ve-ment bernique : ils ont tiré la chasse…
podcast...et
la loi est partie avec. Ce qui signifie accessoirement que toute poursuite de bonheur "judiciaire"©©© après proclamation –et toute décision de "baby-droit-et-justice"© résultant directement de cette poursuite- n’a nullement à être "remise en cause"… tout simplement parce qu’elle n’a aucune cause autre que celle de l’expression hystérique de "coups de force répétés hors enceinte judiciaire"(13). Ceci particulièrement lorsque les dits "auteurs de violences"© se sont bien gardés d’user leurs semelles à mettre un pied dans ce type d’enceinte [6]. D’une part, il convient a minima d’avoir de la loi à comparer pour être comparant ; d’autre part, éviter de l’être évite avantageusement à l’"auteur de violences"© la tentation de se muer en auteur de violences face à des grues surmontées de têtes à claques : déjà qu’elles peuvent avoir l’"outrage"©[106, APR note 6][52, notes 230 à 232] facile à distance, on n’ose [107] imaginer sur site !…
         Ah mon Dieu qu’ces "auteurs de violences"©-là sont déjà embêtants ! Mais s’ils se piquent à présent d’ameuter les médias par des actions plus spectaculaires, cela devient plus embêtant encore. D’abord parce qu’il n’y aura jamais assez de grues pour tout le monde :P (quoique nombre de commentateurs un brin malicieux n’aient pas manqué de suggérer que tout perchoir un peu élevé (I) pouvait convenir…) ;  ensuite parce que de telles actions donnent de sévères coups de projecteur (A) en direction de zones que certains préféreraient sans doute qu’elles demeurassent dans l’ombre :x : bonheur "judiciaire"©©© oblige…
      Projecteur égale projection [108, note<16>] : il convient donc de passer "en urgence"(15) la seconde couche, non moins sévère ; la première –celle du "passé trouble"[12]- est sèche.


podcast

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Brève note explicative sur ce titre.

L’avocate se voyant acculée à sortir de l’ombre, elle tient beaucoup moins que son anti-client à bénéficier d’une large audience médiatique (A). Cette audience se devant de rester polarisée sur ce dernier, il convient donc qu’elle sorte de l’ombre… mais sans lui en faire. Publiquement s’entend. Afin que cette sortie de l’ombre passe plus aisément inaperçue, il convenait d’accentuer le contraste en "éclairant"… les zones d’ombre ; celles du "méchant du film"©[109, AV note 19], s’entend. Telle était la mission [110] des médias, afin qu’ils puissent enfin divulguer l’identité de la "gentille"©. Il semble qu’ils s’en acquittent plutôt bien…

(A) Qui est Serge Charnay ? Ce père de 43 ans a bénéficié d'une large audience médiatique après s'être retranché, depuis vendredi 15 février, sur une grue de Nantes (Loire-Atlantique). Après quatre jours et trois nuits juché sur l'engin, cet ancien ingénieur informaticien a mis fin lundi à son action, sans obtenir le droit de visite de son fils, mais en ayant réussi à imposer le sujet de la garde alternée dans les débats. Des associations ont même été accueillies par le gouvernement durant son acte de protestation. Francetv info revient sur les zones d'ombre de l'action de Serge Charnay.

Ses antécédents
Très bon intertitre, ça, coco ! En un seul mot (et en gros caractères, SVP), nous obtenons une touche délictueuse, mode dramatisation et accentuation du "passé trouble". Mais que n’a-t-il braqué une banque, ou ne s’est-il livré à des exactions honteuses sur une soubrette d’hôtel international : ça vous aurait eu plus de gueule ! Mais bah : faute de grives, contentons-nous de faire siffler les merles…

(B) Serge Charnay est privé depuis deux ans des droits de visite et d'autorité parentale sur son fils, à la suite d'une condamnation. Selon l'avocate de la mère de l'enfant, Sandrine Caron, il a tenté à deux reprises d'enlever son fils, pendant quinze jours en 2010 et pendant deux mois et demi en 2011, avant d'être à chaque fois retrouvé par les forces de l'ordre. Il se serait aussi montré menaçant à l'égard de la mère et violent contre son ancien beau-père.

(C)À la suite de ces soustractions, il a été condamné à un an de prison dont quatre mois fermes, et "la cour d'appel de Rennes a suspendu le droit d'accueil du père", selon l'avocate. Sandrine Caron précise que, "jusqu’aux menaces d’enlèvement qu'il a formulées, la mère s’est toujours attachée à ce que le droit d’accueil élargi de Serge Charnay soit scrupuleusement respecté". Pour sa part, l'homme "ne regrette absolument pas" la soustraction de 2011 : "car sinon, je n'aurais pas vu mon fils", se justifie-t-il.

Ses liens avec les associations

(D)À sa descente de la grue, Serge Charnay a confirmé sa participation à la manifestation pour les droits des pères prévue mercredi à Nantes, dont il dit être l'organisateur. Il est ainsi lié à l'association SVP Papa, qui assure la communication de l'événement et qui lui a apporté son soutien avant de se désolidariser de son action samedi. L'association, créée en 2011, compte une quarantaine d'adhérents.

(E) Autre association à accorder "toute sa sympathie" à Serge Charnay et à être reçue par les ministres Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, SOS Papa revendique 16 000 adhérents après vingt-trois ans d'existence. Dans Le Monde, le cinéaste Patric Jean lie ce type d'actions au mouvement "masculiniste" ou "anti-féministe", qui propose le "rétablissement de valeurs patriarcales sans compromis". Sans se revendiquer de ce mouvement, Serge Charnay a affirmé lundi que "les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas".

Ses revendications

(F) "À l'origine de tout ça, il y a une décision absolument abominable de la magistrate, qui a fait voler en éclats ma famille, qui a détruit mon gamin et qui a détruit ma vie, a affirmé Serge Charnay, samedi, au micro de France Info. Je veux que cette décision soit remise en cause." Pourtant, lors de son action, il a repoussé le réexamen en urgence de son dossier. Plusieurs propositions concrètes ont été faites à Serge Charnay, comme celle de revoir son fils et de lui proposer un logement alors qu’il vit dans un camping. Sans succès, selon Europe 1.

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(G) "Serge Charnay est seul responsable de la dégradation de ses droits parentaux et son prétendu combat ne doit pas être confondu avec celui de nombreux pères injustement éloignés de leurs enfants", a déclaré l'avocate Sandrine Caron. Selon elle, "la question de ses droits sur son fils dépend de la seule compétence du juge aux affaires familiales qu’il refuse de rencontrer".


         Alors, alors, alors… le "message" est-il bien passé ? Certainement pas celui de Serge Chamay, bien sûr : l’autre. Celui de Sandrine Caron [111] et de toute sa clique : ce "message"-là n’est-il pas en effet d’une insoutenable limpidité ? N’évoque-t-il pas de la pâte feuilletée, tant on n’y compte plus les couches… et surtout les courants d’air entre les couches ?

         D’abord les courants d’air : "à l’origine de tout ça", afin que les affaires tournent rondement il est impératif de disposer du "beau-salaud-de-service"©[112, notes<323>](G) ; Serge Chamay n’est-il pas tout indiqué pour remplir ce rôle à merveille ? Incarnant l’"auteur de violences"© de premier choix, ses revendications sont nulles et non avenues. Ce qui tombe à point nommé, permettant agréablement d’éclipser "l’origine de tout ça" selon son point de vue. Il est bien connu qu’une magistrate ne sait prendre que des décisions de "justice"©©©©©©©©©©©©, et que seul l’ASSIGNÉ,CONSTATÉ, DIT, CONDAMNÉ et SUCCOMBÉ [4, notes 147,148] présente le portrait craché de l’"absolument abominable". Poursuivons : la ville de Nantes est apparemment jumelée avec le doux et joli pays de Raihël [113]. Les mœurs y sont en effet en tout point [66,1] comparables ; on peut bien être surpris quatre-cents fois [114, note 223] la main dans le sac de son tort [115][116] tout noir, peu importe : à Nantes, c’est Sandrine Caro qui a "raison"[117, notes  25 à 30]. Pour sa part, l’avocate "ne regrette absolument pas" aucune de ses soustractions (C) : sinon elle aurait tôt fait de changer de métier…

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         Examinons à présent de plus près les ingrédients de la pâte : ils sont moins surfaits que tous ces courants d’air, ne trompant guère que ceux qui nourrissent quelque "intérêt supérieur" à s’y laisser tromper.
        À tout seigneur, tout honneur : à savoir, le bénéficiaire d’une large audience médiatique (A). Oublions un instant le courant d’air : son rôle ASSIGNÉ de croquemitaine. Faute de fréquenter personnellement l’intéressé, nous ne connaissons de lui que ce que nous en indiquent les médias. Ces derniers ont essentiellement glané leurs informations auprès de deux sources : Serge Chamay lui-même, et Sandrine Caron. De la mère de l’enfant, nous ne connaissons RIEN de lui. De la même, nous n’en connaissons QUE ce que Sandrine Caron nous laisse filtrer : entre autres, qu’elle "s’est toujours attachée à ce que le droit d’accueil élargi de Serge Charnay soit scrupuleusement respecté"(C). "Largesses", "scrupules", "accueil", "respect" : le vocabulaire employé est assez choisi pour que le monde sache interpréter le "message" comme il convient. Nous avons d’un côté la victime croulant sous le poids de sa vertu [24], de l’autre celui qui "incarne"© l’inverse de ces épithètes. La "preuve"© en est que "Serge Charnay est privé depuis deux ans des droits de visite et d'autorité parentale sur son fils, à la suite d'une CONDAMNATION"(B) : pouah !icon_mad.gif (Il est bien connu qu’une magistrate ne sait prendre que des décisions de "justice"©©©©©©©©©©©© icon_rolleyes.gif, etc.) La "preuve"© de l’"hôpital"©[0, notes 13,14], version soft...

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09:00 Publié dans Droit tordu..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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