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27/02/2013

Des glus et déguisées

Montage Superdonild3.jpg[*][*] - [*][*]

Des grues hier ou du lait mental (15)

 

      [>>>>>] "Remettre en cause" un décisionnaire, ce n’est pas nécessairement prôner le retour au Far West… avec lynchage à la clef ! C’est précisément pour cette raison que ce n’est pas davantage laisser libre cours à cette loi non écrite [69][20, note 46] voulant que "l’honnête homme" se prosterne [316] inconditionnellement devant la décision du desperado (ce qui ne vaut pas moins chez celui que la dite décision n’atteint pas –ou ne concerne pas- à titre personnel [317, APR note 19]). Particulièrement lorsque ce dernier aggrave son cas en agissant sous couvert de "la loi actuelle"(9) : c’est-à-dire sous "l’autorité" de "la loi actuelle", quelles qu’en soient les "fantaisies" de ses "interprétations". On observe d’ailleurs à cet égard le premier transfert implicite d’une autorité qui brûle les doigts : c’est bien la loi qui est promue comme "faisant autorité", non plus l’"interprète" qui se retranche alors derrière elle. Or, passée, actuelle ou future, la loi ne possède en elle-même aucune autonomie, aucune existence propre : n’étant rien d’autre qu’une suite de mots s’appliquant aux choses, comment pourrait-elle répondre d’elle-même aux effets qu’elle produit sur les choses ? À l’évidence, "la loi faisant autorité" décroche le gros lot en matière de forfaiture : c’est une aberration sémantique, étymologique, mentale, morale et juridique. C’est dire que l’expression ne peut être de mise qu’au titre d’alibi commode protégeant l’"interprète" qui en use afin d’obtenir le beurre et l’argent du beurre [318][319]sans avoir à répondre du fruit de ses "interprétations". Il y a celui qui sert la loi… et celui qui s’en sert (en la desservant) afin de satisfaire soit ses ambitions personnelles soit ses rancunes personnelles : dans ce dernier cas (particulièrement féminin…) comme dans le précédent, "la loi" pourrait être la plus parfaitement "équitable" que ce n’est déjà plus la question : elle est hors-jeu.


      Le déguisement également "fait autorité"… mais il n’est qu’un déguisement : "les loups au milieu desquels sont envoyés les agneaux"[320, APR note 19/2][321,(§10)] est une métaphore aussi ancienne que le monde, ne manquant pas de mettre chacun en garde contre les déguisements ad hoc [322, APR note 315][323, notes 55>71>]. "Les lois actuelles" pourraient bien prétendre jouer les garde-fous en s’enflant jusqu’à la démesure : où voit-on qu’elles aient jamais détenu la plus petite "autorité" à éventer de tels déguisements ? Combien d’entre elles n’ont-elles pas au contraire comme objet d’en "perfectionner" leurs illusions [131, APR note 44] ?…
      Ainsi, la belle affaire "qu'une discussion ne pouvant s'engager « hors enceinte judiciaire »"(13) ! C’est qu’en effet, l’essentiel de la garde-robe des déguisements se trouve à l’intérieur de la dite "enceinte" : non en dehors. Elle existe cependant un peu en dehors ; mais en dedans de garde-robes qui, elles, "font autorité"… en faisant vitrine [324][44, notes 202 à 206]. "Faire autorité" en faisant vitrine, voilà qui est de nouveau particulièrement féminin. Mais pour que le déguisement "fasse autorité" en vitrine, il faut naturellement qu’il renvoie une image honorable et convenable [210] ; ce qui élimine sans doute quelques vitrines ayant pignon sur rue au cœur de certaines villes du Nord ou de Belgique, mais appuie le contraste à propos des autres : celles qui surenchérissent du titre de "maître" toutes les deux lignes [111][325] afin que leur déguisement n’apparaisse pas immédiatement aux yeux du public comme ce qu’il est : le modèle grand luxe faisant de l’ombre aux bas de gamme du Nord ou de Belgique, ces derniers n’étant finalement que des pis-aller "tolérés". Après tout, chacun est libre de faire ce qu’il veut dans l’enceinte de sa propre vitrine, réelle ou virtuelle : ici comme ailleurs, ne s’y laissent tromper que ceux –et celles !- qui le veulent bien… ou nourrissent quelque intérêt à feindre de s’y laisser tromper. C’est dire qu’hors cette même enceinte, chacun n’est pas moins libre de refuser de s’y laisser tromper : une discussion ne pouvant s'engager « hors enceinte » ressort en l’espèce de la vente forcée [326, APR note 147]… l’enceinte fût-elle « judiciaire ». (Au contraire, une telle étiquette ne renforce-t-elle pas prodigieusement la gravité de l’infraction ?)
      Nous ne sommes toujours pas en Amérique… passée ou actuelle [327][32][328] : le Montage-la-joie-de-vivre2.jpgrefus de se laisser tromper, voici donc un premier élément concret, qui économise la corde afin de pendre haut et court le vendeur forçant la main, l’un ou l’autre de ses acolytes… voire l’un ou l’autre de ses clients moins forcés qui, lui, s’est copieusement laissé tromper. Autre élément économiseur de chanvre, déjà évoqué précédemment à l’occasion de quelque confrontation avec d’autres "autorités"© : peu chaut le titre officiel du moment ; dès lors que se vérifie –en creux- le déracinement étymologique examiné plus haut à propos du "magistrat" -et tous mots dont l’essence gravite autour de la "croissance" ou de la "grandeur"[0/14, APR note 310]-, le dit titre ne correspondant [315/2] plus qu’à un vide d’autorité, il devient légitime –voire impératif pour qui aime à cultiver la cohérence- de s’abstenir ouvertement d’en désigner le détenteur officiel [329, APR note 112]. Ce qui n’empêche pas de rester courtois : un exercice parfois périlleux, n’étant pas toujours aisé à mettre en application [252][330] lorsque les nerfs sont à vif [331], face à quelque interlocuteur dont la mauvaise foi abyssale le dispute à un titre fantôme qu’il persiste à arborer tel un étendard. Ainsi par exemple de "Serge Charnay qui a affirmé lundi que "les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas"(E)" : s’il a assurément raté le coche de la courtoisie (!), rappelons qu’il l’a plus discrètement raté en validant malgré lui des "femmes qui nous gouvernent"[0/12, APR note 303]. Ce qu’il réitère de manière plus incisive en "adoubant" implicitement une "magistrate" en tant que telle, la rendant de facto "inTOUCHable"[332][333] en dépit de ce qu’elle ait "fait voler en éclats sa famille, détruit son gamin et détruit sa vie"(F)[0/4] : cette légitimation du mot-titre "détruisant" –ou déconsidérant- la portée des choses [0, note 23] détruites, "l’économie" se transfère insidieusement de la corde à pendre… à la non-réponse de la responsable de la destruction.

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05:04 Publié dans Droit tordu..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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