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04/03/2013

Des grues hier, ou du lait mental ? (22)

Montage grue a tue et a toi.jpg[*][*][*][*]

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Nantes : à court de vivres, le premier père reste retranché
ico-f.gifPar lefigaro.fr
(Simple rappel : il est bien sûr redescendu depuis lors !…)

(9) Le président de l'association SVP Papa, Yann Vasseur, a indiqué samedi que son association se désolidarisait « malheureusement » de l'action menée par ces deux pères, dont l'un est membre de l'organisation. Cette décision est motivée par le fait qu'il ne peut cautionner que ces deux hommes mettent leur vie en danger. De plus, selon lui, ces hommes prennent en outre le risque de passer pour des « forcenés ». « Et nous risquons de perdre les autorisations de manifestation que nous avions obtenues pour le 20 février et ils ne pourront plus faire passer leur message démocratiquement », a-t-il ajouté. « Il reste néanmoins scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales: la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas », a souligné Yann Vasseur.

Bandeau francetvinfo zones d'ombres.jpg(A) Qui est Serge Charnay ? Ce père de 43 ans a bénéficié d'une large audience médiatique après s'être retranché, depuis vendredi 15 février, sur une grue de Nantes (Loire-Atlantique). Après quatre jours et trois nuits juché sur l'engin, cet ancien ingénieur informaticien a mis fin lundi à son action, sans obtenir le droit de visite de son fils, mais en ayant réussi à imposer le sujet de la garde alternée dans les débats. Des associations ont même été accueillies par le gouvernement durant son acte de protestation. Francetv info revient sur les zones d'ombre de l'action de Serge Charnay.

Ses antécédents

(B) Serge Charnay est privé depuis deux ans des droits de visite et d'autorité parentale sur son fils, à la suite d'une condamnation. Selon l'avocate de la mère de l'enfant, Sandrine Caron, il a tenté à deux reprises d'enlever son fils, pendant quinze jours en 2010 et pendant deux mois et demi en 2011, avant d'être à chaque fois retrouvé par les forces de l'ordre. Il se serait aussi montré menaçant à l'égard de la mère et violent contre son ancien beau-père.

(C) À la suite de ces soustractions, il a été condamné à un an de prison dont quatre mois fermes, et "la cour d'appel de Rennes a suspendu le droit d'accueil du père", selon l'avocate. Sandrine Caron précise que, "jusqu’aux menaces d’enlèvement qu'il a formulées, la mère s’est toujours attachée à ce que le droit d’accueil élargi de Serge Charnay soit scrupuleusement respecté". Pour sa part, l'homme "ne regrette absolument pas" la soustraction de 2011 : "car sinon, je n'aurais pas vu mon fils", se justifie-t-il.

Ses liens avec les associations

(D) À sa descente de la grue, Serge Charnay a confirmé sa participation à la manifestation pour les droits des pères prévue mercredi à Nantes, dont il dit être l'organisateur. Il est ainsi lié à l'association SVP Papa, qui assure la communication de l'événement et qui lui a apporté son soutien avant de se désolidariser de son action samedi. L'association, créée en 2011, compte une quarantaine d'adhérents.

(E) Autre association à accorder "toute sa sympathie" à Serge Charnay et à être reçue par les ministres Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, SOS Papa revendique 16 000 adhérents après vingt-trois ans d'existence. Dans Le Monde, le cinéaste Patric Jean lie ce type d'actions au mouvement "masculiniste" ou "anti-féministe", qui propose le "rétablissement de valeurs patriarcales sans compromis". Sans se revendiquer de ce mouvement, Serge Charnay a affirmé lundi que "les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas".

Ses revendications

(F) "À l'origine de tout ça, il y a une décision absolument abominable de la magistrate, qui a fait voler en éclats ma famille, qui a détruit mon gamin et qui a détruit ma vie, a affirmé Serge Charnay, samedi, au micro de France Info. Je veux que cette décision soit remise en cause." Pourtant, lors de son action, il a repoussé le réexamen en urgence de son dossier. Plusieurs propositions concrètes ont été faites à Serge Charnay, comme celle de revoir son fils et de lui proposer un logement alors qu’il vit dans un camping. Sans succès, selon Europe 1.

(G) "Serge Charnay est seul responsable de la dégradation de ses droits parentaux et son prétendu combat ne doit pas être confondu avec celui de nombreux pères injustement éloignés de leurs enfants", a déclaré l'avocate Sandrine Caron. Selon elle, "la question de ses droits sur son fils dépend de la seule compétence du juge aux affaires familiales qu’il refuse de rencontrer".

 

ico-f.gifDivorce : les juges aux affaires familiales sous pression


1743917885.jpg(16) Des affaires récentes de pères en colère ont braqué les projecteurs sur les juges aux affaires familiales. Ces « JAF », qui sont presque toujours des femmes, avantagent-ils systématiquement les mères ? Reportage au tribunal de Paris.


(17) Quand un père s'estimant spolié par la justice revendique la garde de ses enfants, confiés à leur mère, il devient un « papa en colère » et, à l'occasion, grimpe au faîte d'une grue. L'acrobatie porte ses fruits, puisqu'un Nantais a, récemment, obtenu...

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        Au seul regard de ces désillusions, la grue se fait également inutile afin de "passer le message" : que ces psychologues "considèrent si unanimement que les enfants ont besoin de leurs deux parents" ne les dissuade en rien de se faire néanmoins les premiers à "considérer" (puis faire pression de leur "considération") que, si l’un ou l’autre "de leurs deux parents" est  "à éviter"©[66,6,8][430, notes 82,83] [sic], "les enfants" peuvent alors s’asseoir sur leur "besoin"[90, notes 55 à 59], et enfiler leur mouchoir [431] par dessus. N’ayant alors que leurs yeux [432] pour pleurer [433, APR note 22][434, APR note 36][435], il sera toujours temps de leur faire rencontrer [107!] quelque psychologue consolateur, celui-là leur "expliquant"©[85] le "mystère de la souffrance"©[436, APR note 105][316, notes 85 à 89] en deux coups de cuiller à pot… On peut d’ores et déjà noter que celui-ci gagne ainsi sur deux tableaux, en amont comme en aval : il fait germer [322, note 315] ET il récolte les fruits (tout au moins ceux qui sont à son avantage [322, APR note 315] !), il sème ET il moissonne [437][438, APR note 20]. Éventuellement, l’illusion se poursuit plus avant en ce que ce "il" se subdivise : en "elle"[439][36][37][39][411,com.3,4] immanquablement, mais surtout en plusieurs individus [197, notes 90 à 95] ; ce qui contribue à noyer le poisson -et brouille [440] apparemment les cartes-, mais procède néanmoins solidairement de la même_discipline [441, note 22bis], modèles soft ET hard confondus.

Montage moissonneuses-batteuses.jpg
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         Pour en revenir aux deux coups de cuiller à pot en direction des enfants, à ceux-là on peut leur faire avaler du cheval pour du bœuf ; mais des couleuvres, beaucoup moins icon_mad.gif. N’étant pas en position de force –et ne disposant pas du bagage intellectuel… ou "intellectuel"©[442]- pour discuter à propos des "explications"© éplorées qui leur sont fournies, ils feignent de gober le morceau mais ne sont nullement dupes [443, APR note 28][444, APR note 29] de… disons, cette "crème à la vanille"(pour la distinguer de celle "au chocolat" icon_wink.gif !) à la mode psychologue. S’ils sont friands du fameux « c’est pas moi, c’est l’autre », la formule est justement si fameuse qu’elle ne trompe guère les adultes… notamment lorsque ces derniers les appréhendent "la main dans la confiture"[445, APR note 14] icon_redface.gif ; mais surtout parce que cette formule reste chez eux simple et basique. Pour autant, parce qu’ils la connaissent bien, ils savent parfaitement la reconnaître là où elle se niche -chez plus grands qu’eux-, dans les attitudes au-delà des mots employés -évidemment plus sophistiqués- qu’ils ne maîtrisent pas. Par ailleurs, ils disposent d’un atout que ne possèdent plus les adultes : un atout maître qui, précisément, compense ce qui leur manque à l’échelle de la verbalisation. Les enfants sont des enfants : en tant que tels, ils portent sur leurs épaules un poids de responsabilités [0/14, note 315] infiniment moindre que celui des adultes. Étant donc plus "légers" sur cet aspect, ils le sont également davantage sur un autre : celui de cultiver le souci d’esquiver les responsabilités –voire de les projeter [0/4, note 108] sur autrui- lorsque sonne l’heure d’en supporter quelques inconvénients.

 

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07:24 Publié dans Droit tordu..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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