Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/07/2013

La manipulomanie "expliquée"© par Mamie

Arc-en-ciel2-manipulateur.jpg
[*] - [*] [*]

_______

"Nul n'est plus esclave qu'une personne acceptant de subordonner à autrui sa compréhension du monde sous prétexte d'une complexité apparente." "Réflexion philosophique ou signe de déséquilibre ?"[1,§5>2 (et suivants)[3, notes 1,2] Signe d’enfance aussi, pourquoi pas ? Chez l’enfant en effet, il est légitime d’accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde : moins sous prétexte d'une complexité apparente que parce qu’a priori, il est plus dépourvu des outils de cette compréhension que ne l’est l’adulte. Ce qui fait l’esclave chez celui-ci, c’est précisément lorsqu’il accepte de subordonner à autrui sa compréhension du monde alors même qu’il est censé disposer des outils ad hoc. Sil y a signe de déséquilibre, il n’est à chercher ni chez l’auteure [4] de la phrase citée ni chez l’enfant. Chez celui qui dispose des outils de compréhension ad hoc, mais ne s’en sert pas, ou chez celui –parfois le même- qui, plutôt que d’user ses propres outils, va subordonner cet usage à ceux d’autrui, un tel signe sera plus facile à dénicher… à moins qu’il ne s’agisse de réflexion philosophique. Dans ce cas, en effet, c’est plutôt un signe d’équilibre que de se confronter à différents auteurs et à leur compréhension du monde_[[5].
       Cependant, un tel exercice peut assez rapidement conduire à une certaine complexité qui, elle, n’est pas toujours qu’apparente. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas non plus péril en la demeure –ou signe esclave de déséquilibre !- si les appétences personnelles poussent davantage à aller cultiver son jardin (celui d’autrui fournissant parfois quelque exception [6]…) qu’à la réflexion philosophique. Une réflexion dont il n’est pas monstrueux d’accepter que l’enfant lui-même y trouve plus rapidement encore ses propres limites : sa compréhension du monde étant ce qu’elle est, l’adulte y subordonne sa pédagogie en l’adaptant à ce qu’il peut en comprendre ; tel est le travail habituel de tout éducateur "bien né"[7, notes 9>21][8, notes 2,3][9, notes 313,314].

       La médaille a cependant son revers : pour peu que l’éducateur soit lui-même plus ou moins esclave dans sa compréhension du monde, il a tôt fait de prétexter d'une complexité apparente pour se livrer à quelque pédagogie parfaitement étrangère à la moindre réflexion philosophique : moins parce que celle-ci s’adresse à l’enfant que parce qu’elle s’adresse… apparemment à l’enfant.  De fait, la simplicité est au rendez-vous… mais la compréhension du monde s’en réduit comme peau de chagrin. Parce qu’il s’agit d’amener autrui à accepter de subordonner sa compréhension du monde à la sienne. Une attitude qui répond assurément aux canons de l’éducation, mais à deux conditions : qu’elle ne s’inscrive pas dans la durée, et que la subordination ne s’inscrive pas dans le souci de rendre autrui aussi esclave que soi, sinon plus. Dans ce cas, l’éducation se fait hors-sujet (tout en conservant les apparences), celui-là relevant plus volontiers de la manipulation. Voire de la double manipulation, dès lors qu’on s’adresse apparemment à l’enfant (première manipulation : la plus évidente) mais que l’on vise en réalité un autre que l’enfant : deuxième manipulation, plus subtile.

"La manipulation expliquée aux enfants"©(!)

       Alors que se propose-t-on d’"expliquer"©[10] aux… enfants, à propos de "la manipulation"© ?

Pousser-a-faire-qq-chose-0.14.jpg

Depuis la Genèse, il y a toujours eu des "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" [0:14] : il est à craindre que cela ne dure jusqu’à la fin du monde ! S’il s’agit là d’un critère essentiel de "détection"©[11], passons directement à la bombe atomique, faisons péter le bazar une bonne fois pour toutes et pfuit ! enfin tranquilles : finies les "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" ; finis les "manipulateurs"© : elle n’est pas belle, la vie ? La vie ? QUELLE vie ?…
       Avec cette vidéo, par exemple, nous avons des personnes qui vous poussent à vous méfier comme la peste des "manipulateurs"©parce que ça leur sert à elles… de vous manipuler. À vous aussi, si ça vous sert également d’en manipuler d’autres, etc. ; sinon vous avez déjà passé votre chemin, haussant les épaules devant des considérations aussi peu "complexes" qu’elles se font simplettes et mauvaises. Le graphisme est d’ailleurs à l’avenant (!), mais ce n’est pas le plus grave : des goûts et des couleurs…

oh-mais-c-est-mentir-1.08.jpg

"Oh, mais c’est mentir ! C’est pas bien !"[1:08]. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? Une vérité qui, elle non plus, n’est pas "complexe" pour un sou : au menu, "mensonge" et "pas bien" (le "pas gentil" du papy n’est pas mal non plus !) ; en somme, ce qui figure depuis toujours au catalogue du péché "ancienne version"[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30]. Et c’est tout :ce qui est en plus vient du Mauvais [14]. À commencer par la mystification "manipulatrice"©, en tête de gondole du catalogue de néo-péchés [15, APR note 94]masculins à 99 % [16, APR note 111] !

quelqu-un-change-comportement-3.08.jpg

"Quelqu’un qui manipule change de comportement en fonction des personnes qui sont présentes" [3:08] ? Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! [17, APR note 26]C’est en effet que chez beaucoup, on change de comportement en fonction de ce qu’on a en face de soi sa boulangère… ou le premier ministre ; quelqu’un que l’on apprécie particulièrement… ou quelqu’un au sujet duquel on se retient à grand peine de ne pas lui tourner le dos ; quelqu’un auprès duquel on est de nature volubile… ou quelqu’un auprès duquel on devient mystérieusement muet [18, notes 7 à 13], etc. Damned, nous sommes faits :ne serions-nous pas cernés de partout par d’affreux "manipulateurs"© ?… icon_eek.gif

Inverse-les-roles-3.37.jpg

"J’ai inversé les rôles !" [3:37]. Pour être certain que personne ne rate rien, le "dessinateur" a souligné juste ce qu’il fallait : à savoir, le mode archi-basique de fonctionnement du dénonciateur de "manipulateurs"© ! Depuis la Genèse également :191514767.jpg après le sale coup du fruit défendu [19,Gn] -« la femme que tu m’as donnée… » (…qui redonne au serpent [20,Gn])-, puis avec Caïn et Abel [21,Gn][22]… et ainsi de suite, jusqu’à la consommation des siècles. Par conséquent, ou le dénonciateur de "manipulateurs"© est Dieu, ou… il est inutile de faire un dessin : avec ceux-là, ne sommes-nous pas abondamment servis ?
       Autres exemples, plus proches de nous ; en extrayant quelques éléments de la prose de Laura [23] : le "monstre"©[24] démontre une incapacité à comprendre la signification et le sens de son comportement pour d'autres personnes et à juger leurs réactions probables à son comportement. Il est souvent étonné de constater que les gens sont vexés par ses exploits [16, APR note 103] ; ou encore : les "monstres"© nieront non seulement le passé et le banaliseront, mais éviteront de répondre à vos questions directement et même s'ils semblent leur répondre - vous pouvez être sûrs que ce n'est pas la réponse que vous cherchiez [16, APR note 116][25, note 26>26] ; etc., que remarque-t-on ? De l’attitude plutôt typiquement… féminine [27] : pour éviter de répondre à votre question directement, entre autres, il suffit de répondre que cette question est trop "complexe", et le tour est joué ! Simplement, afin que ce côté féminin ne soit pas trop visible, hop ! on le bascule vers le côté masculin. On braque alors le projecteur sur ce côté masculin : on l’éblouit à 99 % [16, APR note 111]. C’est justement ce que lesMontage-ptites-filles-ecole-des-fans-1-.jpg psychologues nomment la projection [28, APR note 16], qui inverse les rôles par la magie du péché "ancienne version" dont ils s’emparent afin de lui ôter son aspect le plus peccamineux. Après quoi, à cet aspect ils lui substituent leur aspect "pathologique"©[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30] de manière à forger un néo-péché [15, APR note 94] qui, lui aussi, se fait fort d’inverser les rôles… ceci dans les proportions éblouissantes énoncées à l’instant. D’où que, grâce à cette réserve inépuisable de néo-psyvérités à sa mesure,la femme en soit simultanément une insatiable productrice (les "spécialistes"©[29] les plus pointus [30, APR note 88] de la "manipulogie"©[31] sont le plus souvent de grandes "spécialistes"©[23][32][33][34]…) et une consommatrice gourmande [35]. Ce qui lui permet de prétendre être du côté du privé de droits civiques et du piétiné [16, APR note 81], mais de se rendre incapable de voir au-delà de son propre intérêt ou d'adopter des normes de bien par rapport à mal [16, APR note 95], de ruiner votre réputation en étendant le mensonge, ou bien vous pouvez vous attendre à un tas de manipulation ouverte (une tentative finale de gagner le pouvoir et le contrôle) [16, APR note 112], etc. ; ce qui nous ramène dans les rails de la "manipulation"© explicite… et "expliquée"©.

Montage-Panophilix-pathessence.jpg
[*]

Parler-s-exprimer-3.45.jpg

"Et il faut arriver à parler et à s’exprimer."[3:45]. Bonne chance aux femmes "enfants"© qui se seront précédemment offert une petite "gourmandise"©, ayant plongé tête baissée dans les entrailles d’un article leur ayant "conseillé"©de "renforcer leurs protections [36, notes 36 à 38] en dressant un mur de silence"[15,[5]>37] !!! (Si les hommes viennent ensuite se plaindre que les femmes soient trop bavardes, ne seront-ils pas "manipulateurs"© icon_mad.gif ?…)

Emotions-pas-tete-4.44.jpg

"Elles ont réagi vivement, avec leurs émotions… pas avec leur tête."[4:44]. Absolument superbe ! À recouper succinctement quelque simple état des lieux des différences entre l’homme et la femme [27][38][39], le doute quant à la cible privilégiée de cette vidéo se fait particulièrement succinct, lui aussi… et les enfants peuvent aller se coucher. Pas facile de cacher une femme derrière un "enfant"© : de ce point de vue, les zélateurs(trices ?) de la chose se sont donnés beaucoup de mal…

TPE-2013.jpg

Mal-a-la-tete-vrai-faux-5.18.jpg

"Ça fait mal à la tête vos histoires !"[5:18]. Le rythme étant lancé, pourquoi ne pas continuer sur la même ligne ? Le "dessinateur" n’a-t-il pas une étrange manière de tirer le portrait d’une femme ? À cet égard, ne manquons pas de démêler le vrai du faux : ce n’est pas de la mamie dont il est question… mais de la "femme"© tout là-haut : celle qui, au grand bonheur des humoristes de tout poil,  aime à saisir le prétexte de la "migraine" à certaines occasions !  

Penser-par-toi-meme-5.25.jpg

"Penser par toi-même, te poser des questions… Quand tu entends quelque chose le vérifier par toi-même"[5:25]. Sinon, ce qu’on peut faire, c’est souligner ce que le "dessinateur" a lui-même de nouveau souligné (!) : sans surprise, juste ce qu’il fallait ! C’est-à-dire que ce qu’on peut faire, c’est alors de prendre très exactement le contre-pied de ce que cette vidéo distille depuis la première seconde : penser à votre place, vous encourager à ne plus vous poser de questions… et vous en tenir là quand vous voyez et entendez quelque chose ; à cette vidéo, notamment : comme "auto-vérifiante"©. La concernant, comme son nom l’indique, vous la voyez. Avons-nous remarqué qu’il n’y a RIEN à y entendre : pas même une petite musique de fond ? À croire que son auteur a voulu polariser toute notre attention sur l’image, sans nous distraire avec du son. Ce qui est dommage : les ânes [40, notes 90>98] aiment bien le son

Plus-on-est-concerne-directement-6.03.jpg

"Plus on est concerné directement, plus on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile… difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Nous atteignons ici des abîmes d’inexactitude, vraisemblablement dictés par le souci de maintenir le feu sous la marmite toujours fumante [41] du "complexe". Plus on est proche de la personne qui manipule, plus on s’aperçoit qu’elle est manipulée. Plus on est concerné directement par les fruits de sa manipulation, plus il est d’une facilité déconcertante de s’en rendre compte ! De fait, quand on est du mauvais côté de la massue, on se rend parfaitement compte qu’un coup sur le crâne fait super bobo [42][43]. Du bon côté de la massue -chez la personne qui la manipule-, c’est plus difficile… qu’elle s’en rende compte. Plus symboliquement, quand la personne qui manipule vous fait passer pour le taré de la maison (et d’au-delà) en cotisant à l’UNAFAM [44][45][45bis], non seulement on est concerné directement… mais il est décidément très facile de démêler le vrai du faux. Ce l’est encore pour vous (si ce ne l’est pas pour le fonctionnaire de service) quand la personne qui manipule va ensuite faire enregistrer une main (!) courante [46, notes 218>230] contre vous, etc.

Imaginer-que-cette-personne-fasse-mal-6.11.jpg

          "Quand tu aimes quelqu’un, tu as du mal à imaginer que cette personne puisse te faire du mal…"[6:11]. Navré, papy : mais si tu as mal au crâne parce que cette personne t’a fichu un coup de massue, c’est au crâne que tu as mal : pas à ton imagination !!! Et sans doute préférerais-tu que ce ne soit qu’à ton imagination : ça te ferait moins mal ! Navré, mamie : ce n’est pas parce que toi tu sais que tu ne ferais pas ça que le coup de massue te fera moins mal. Donc, c’est finalement assez facile pour toi d’imaginer que cette personne que tu aimes fasse quelque chose que toi tu ne fais pas. Idem : sans doute eusses-tu préféré de beaucoup ne pas avoir eu à pouvoir l’imaginer !

Se-servir-de-toi-pour-6.25.jpg

        "Oui, et quelqu’un que tu aimes peut se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes."[6:25]. Et non, papy : ça ne peut pas arriver que "quelqu’un qui m’aime puisse me manipuler". S’il "me manipule", c’est qu’il ne m’aime pas : pas plus "complexe" que cela icon_rolleyes.gif
         Quant à "se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes", il est évident qu’en s’étant servi de toi comme gibier de l’UNAFAM -ou/et d’une main courante-, on peut ensuite se servir de ces "preuves"© "auto-vérifiées"©" pour manipuler quantité d’autres personnes que tu aimes". "Moins on est concerné directement, moins on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile…difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Aucune importance chez les "autres personnes que tu aimes", c’est "vrai"© sans se poser de questions, sans le vérifier par soi-même, sans rien démêler mais en s’en mêlant [47, APR notes 113][48, APR note 51] : simplement parce qu’on l’a entendu [5:25] ! icon_confused.gif

tu-te-sers-de-ta-tete-7.08.jpg

          "Tu te sers de ta tête."[7:08]. Cf.[5:25] et autres soulignements ! Pour le reste, "comment faire pour ne pas se tromper" ? (Afin de ne pas contrarier la non envie,Tout-le-monde-peut-se-tromper-de-tete.jpg s’entend) Trois "solutions"© : le naufrage sur une île déserte, le refuge définitif dans le fond d’une grotte perdue… ou le suicide. Il existe bien l’autre solution -augmenter sa capacité de démêler le vrai du faux en se posant un maximum de questions par soi-même-, d’ailleurs exprimée par mamie : la vérité-béquille [49, AV note 396][50, note 468] de l’image qui, par sa présence la mêlant au faux, met en confiance le spectateur. Mais ici comme ailleurs, la béquille ôtée, tout concourt à ne surtout pas se servir de sa tête, à vérifier un minimum -sinon rien- par soi-même, à exciter vivement les émotions et bien sûr endormir la raison.

pas-avec-de-bonnes-intentions-7.18.jpg

       "C’est un peu être détective !"[7:18]. Un peu, oui : de fait, on se "détecte"©[11] du "monstre"© à tour de bras ! Ou aussi on peut dire que quelqu’un qui manipule c’est comme un magicien [51][52]… option sorcellerie [53][54][55][56][57][58], comme il se doit.
Montage-Harry-Docteur.jpg     "Oui… mais pas un avec de bonnes intentions". Ne nous la confirme-t-on pas, cette option sorcellerie ? Blague à part, cela change quoi, exactement ? Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? Mamie n’est-elle pas précisément en train de se ménager (à peine) discrètement une honorable et convenable [59] porte de sortie… en suggérant à demi-mot que quelqu’un qui manipule avec de "bonnes" intentions, c’est différent ? C’est en effet comme de la magie : on avoue implicitement que toute la trame de cette vidéo est constituée de manipulation ! Mais celle-ci est "légitime", puisque "avec de bonnes intentions" : celles de se servir de ce support pour "dénoncer"© l’autre, "l’illégitime", celle qui n’est "pas avec de bonnes intentions".
     Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? "Plus tu te pose de questions par toi-même, plus tu es capable de démêler le vrai du faux"[7:08]. Pas de chance : bien que plutôt essentielle, cette question des produits de la manipulation ne semble guère à l’ordre du jour. Dans la mesure où elle contribue beaucoup à aiguiser la capacité de démêler le vrai du faux, voilà qui fait désordre dans le paysage.

    Mamie ne connaîtrait-elle pas le vieux dicton : « l’enfer est pavé de bonnes intentions »[60] ? Une phrase simple, courte… mais qui demande de s’y arrêter un instant afin de la décortiquer un peu. Déjà, ce ne sont pas de mauvaises intentions qu’est pavé l’enfer : mais de bonnes. Il en est pavé : le pavé exprime la base au sens du fondement, mais également à celui du sol sur lequel on marche sans y prêter attention.Moi-je-pense.jpg On y marche ? Le pavé exprime également le trajet d’un point à un autre, le cheminement : ce qui ne date pas d’hier, puisque évoquant volontiers les pavés de la via romana. Et en effet, les intentions elles-mêmes expriment ce déplacement : elles ouvrent potentiellement aux actions, mais elles ne sont pas ces actions. Celles-ci sont en quelque sorte le but du voyage, leur objectif. On peut cependant inscrire une mauvaise intention dans le cadre même d’une action. Mais il faut au moins être deux : ce qui implique précisément de la manipulation. Soit X qui demande son chemin à Y : un chemin bien intentionné.     Mais Y, lui, est mal intentionné : ce qu’il exprime immédiatement par la mauvaise action d’indiquer à X une fausse route. Ayant fait confiance à Y, X suit cette route : jusqu’au bout, il ne se sera jamais départi de sa bonne intention. Pourtant, son arrivée au bout de la route se solde par une mauvaise action de sa part  (il n’avait aucunement l’intention de parvenir à cet endroit ; mais bon gré mal gré, il s’y trouve quand même !). De sa part, oui : parce que c’est tout de même lui qui a effectué le trajet, non Y. Ce qui n’enlève rien à la part de ce dernier : mais s’étant bien gardé d’accompagner X sur le chemin de perdition qu’il lui a lui-même indiqué, il s’en tire moins mal… à court terme.

Avant-je-savais-me-servir-de-ma-tete.jpg

Chez X, quelle que soit la valeur de sa bonne intention de départ, en cours de route il s’est néanmoins "fait un avis sur un seul élément ou sur des apparences" [3:45]. Ce qui, en soi, relève de la mauvaise action : il en récolte les fruits amers.
moniliose.jpg       L’enfer est pavé -de long en large- de bonnes intentions : nous sommes toujours au sol, à l’horizontale. Nonobstant, l’enfer ne serait pas l’enfer sans mauvaises intentions : où sont-elles ? À la verticale : elles constituent le ciment qui lie entre elles les pierres des mauvaises actions. L’enfer est bâti -de bas en haut- de murs [15,[5]] constitués de mauvaises actions + mauvaises intentions. En résumé, l’enfer n’est pavé ni de mauvaises intentions ni d’actions, bonnes ou mauvaises… et il n’est bien sûr bâti d’aucune bonne action. Le vieux dicton, quant à lui, ne parle pas de bâti : c’est sur le pavé qu’il porte l’accent ; comme pour signifier que la via, c’est la vie… mais que c’est aussi la voie. Autrement dit, jusqu’au bout aucune voie n’est tracée d’avance ; jusqu’au bout… les "bonnes intentions" n’en tracent non plus aucune.
          Pour autant, il n’est pas même certain que cette vidéo soit si mal intentionnée -en reflétant le Y de notre exemple- ; mais lorsqu’une mamie en est encore -à son âge !- à s’arrêter aux intentions sans porter la moindre attention aux résultats concrets de l’action, il est moins douteux que ceux-là s’avèrent très décevants auprès de tout X se laissant "expliquer la manipulation"© sans… s’être "musclé le cerveau" (!)[7:38].

Muscler-le-cerveau-7.38.jpg

     "Plus tu t’entraînes à être musclé du cerveau, plus tu te protèges de la manipulation ?" Tout à fait, mamie ! Alors, commence donc par toi-même, pose-toi des questions, vérifie par toi-même [5:25] -de quoi sont pavés les vieux dictons bien de chez nous, par exemple-, sers-toi de ta tête [7:08] : en somme, regarde donc où tu marches avant d’y faire marcher les autres. Ce qui évite d’une part les manifestations précoces d’Alzheimer, d’autre part de confondre (et d’entraîner à confondre) la musculation avec le lavage ; c’est ben vrai, ça

Mere-Denis-tous-les-jours.jpg

[*]

Que le dernier commentateur de la vidéo (sur le site d’origine) se rassure : après lui, les personnes auront si bien fait attention à ne pas écrire des choses qui puissent heurter de futurs jeunes lecteurs… qu’elles auront surtout fait attention à ne rien écrire de plus : sans doute auront-elles été juste assez musclées du cerveau pour se rendre compte que de futurs jeunes lecteurs auront été plus volontiers se heurter à des choses qui les intéressent plutôt qu’à des langueurs d’adultes frustrés mal déguisées [61] en "explications"© pour "enfants"©… en dépit d’une "très belle vidéo bien adaptée aux enfants" (!). De fait –et nonobstant l’enthousiasme du premier commentateur- il n’aura pas été assez communicatif pour en générer davantage que ces deux-là !

Tous-les-commentaires.jpg

     Ce qui en est presque étonnant dans le contexte, celui-là ne pouvant pas "penser"©[62] la manipulation sans l’associer instantanément à ce qui relève d’une néo-mystique [15, notes 82 à 85][63, note 65][64, note 4][35] très en vogue chez le cœur vibrant très longtemps [39,(§6)] aux creux affectifs qu’il subit [65,[6]]. D’où la relative surprise se rattachant à cette rareté des commentaires sur ce thème, la dite néo-mystique sachant habituellement drainer beaucoup de monde autour de sa "cause"©. Une "cause"© que les enfants subissent également, mais qui n’est pas davantage à leur portée de compréhension rationnelle. Une "cause"© particulièrement… perverse en ce que, pour le moins, elle inverse les rôles [3:37] en jouant à fond la carte de l’émotion, les mots de la raison [4:44] ne lui servant en définitive que de ciment [0, APR note 60] pour le reste. Une "cause"© encore, dont la défense transparaît aussi bien chez nos deux commentateurs que dans le seul intitulé de leur hôte virtuel du moment : sans parler, a fortiori, de celui de la plupart de ses autres vidéos. Une "cause"© enfin, sur laquelle il conviendra de se pencher ultérieurement… au moyen d’une combinaison étanche, ses eaux étant singulièrement acides.

_________________________

Devinette n°1 :

Quelle est la différence entre un support pédagogique à destination des enfants… et un support "pédagogique"© à destination des "enfants"© (toute considération de différence typographique à part) ?
Réponse :
- le premier s’adresse aux enfants ; il est éducatif [0, notes 7 à 9] en ce qu’il contribue à accroître leur compréhension du monde qui les entoure
- le deuxième s’adresse à tout le monde [66, note<12>]sauf aux enfants (!) icon_twisted.gif ; il surfe sur ce qui était déjà abrutissant et idiot, ou contribue à rendre abruti et idiot [67, APR note 251][68] ce qui ne l’était pas… s’il parvient à capter son attention jusqu’à l’amener à accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde. Les enfants n’étant d’ailleurs pas si abrutis ni idiots, leur attention est spontanément assez peu attirée par un support pour adultes féminins : d’où que, cherchant à compenser ce handicap –selon le mode inversion des rôles [3:37]-, le "dessinateur" ait choisi de mettre en scène un jeune garçon plutôt qu’une fillette, son challenge étant de chercher à séduire cette tranche d’un public naturellement réticent.

_________________________

Devinette n°2 :

Quelle est la différence entre une mouche et une femme (toute considération d’évidente différence anatomique –peu flatteuse icon_redface.gif- à part) ?

- si elle pouvait parler, la mouche -devenue esclave du ruban collant sur lequel elle s’est3877562895.jpg agglutinée- dirait à ses consœurs : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » ; bien que plutôt abrutie et idiote, la mouche est peu encline à inverser les rôles [3:37] : à redéfinir [69,6][70, notes<155>] son esclavage du moment en "soulagement"© ou en "libération"©
- se rendant
esclave du ruban collant sur lequel elle s’agglutine, alors même qu’elle peut parler –et qu’elle pourrait entendre (ou avoir entendu) : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… »-, la femme est très encline au syndrome du "ménonpadutou"©[71]. Il s’agit là d’un syndrome malin (au sens du mal, non de la compréhension du monde…) qui agit avant et pendant son esclavage du ruban collant. Avant, c’est : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » Si la femme est déjà sensibilisée à la praxis de la "manipulation"©, ah, ah : on la prend pour une abrutie et idiote, mais on ne lui fait pas ; gourmande, elle fonce avec émotion [4:44] sur le ruban collant auto-redéfini en piste de décollage par la  vertu_[72] du syndrome du "ménonpadutou"©. Mais ça, c’est avant [73]. Pendant, c’est : « dites donc, les filles ! si je viens par ici afin –au moins d’essayer- de vous décoller un peu les pattes et les ailes de la glu [61][74] dans laquelle vous vous êtes fourrées, qu’en pensez-vous ?… » Le syndrome du "ménonpadutou"© parvenant ici à son apogée, la femme y "reconnaît"© là une bouffée cinglante de violence psychologique [15, APR note 87][75] :  il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer

       Et c'est ainsi que les esclaves opèrent : aucune faille dans leur "liberté"©, pas besoin de décoller. Ils nieront la réalité jusqu'à ce que leurs "bourreaux"©[76] aient une dépression nerveuse [16].

Blonde-pas-manipulable.jpg

Télécharger une version imprimable de la note
fichier Word 10 pages, avec les captures écran du sujet traité (3,79 Mo)

10:51 Publié dans Intox..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.