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06/01/2014

"JE" dés(re)constructions…

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[*][>26][*][*][*][*] – [*]

Détruire :


Étymologie [1] : de l’ancien français destruire, du latin destruere (« abattre »).
=> Destruere
[2] : infinitif présent de destruo => de struo (« entasser, bâtir ») avec le préfixe de-.
De-[3] : du latin de- => préposition de employée en préfixe.

« Aucun être vivant ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n'y aura plus de déluge pour ravager la terre. » (Gn 9, 8-15)[4, APR note 16][5, APR note 18]

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »(Lc 21, 5-11)[6][7]

« Celui qui injurie [8, APR note 16] et insulte, détruit l'amour, et quand l'amour est détruit, toutes les vertus disparaissent [9] avec lui. »[10,22§3][11, AV note 19][12, AV note 7][13, note 52][14, note 7][15, note 116][16, notes 93 à 97][17, note 93]

« Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments en feu seront détruits, la terre, avec tout ce qu'on y a fait, sera brûlée. »(2P 3, 8-14)[18, APR note 114][19, note 276/2]

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Construire :

Étymologie [20] : du latin construere (« construire »).

=> Construere [21] : infinitif présent de la voix active de construo => de struo (« bâtir ») avec le préfixe con-.

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Instruire :

Étymologie [22] : du latin instruo (« assembler, élever, bâtir, munir, outiller »)=> de struo (« bâtir ») avec le préfixe in-.

« Alors, il se mit à les instruire longuement. »(Mc 6, 34-44)[23][24][25][26]

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Structure :

Étymologie [27] : du latin structura, de struere (« assembler »).  [ NB : struere = struo ]

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De- [28] : du latin de- => préposition de employée en préfixe privatif indiquant l’action contraire => (1): Dé-, marque un mouvement de séparation, d’éloignement ; (2): Dé-, renforce le sens du verbe, marque l’achèvement, la plénitude ou l’intensité ; (3): Dé-, sens contraire, marque le manque ou la cessation.

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Con- [29][30][31, APR note 13][32, note 41] : du latin con- [33] (« avec, tous ensemble, tout ») => (1): Con-, re-, préfixe augmentatif [34], qui intensifie le sens du mot préfixé ; (2): Con-, syn- [35, note<55>], préfixe exprimant l’adjonction, la réunion [36], le parallélisme, la simultanéité, l’identité.

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[…] Et malgré tout construire une vie
de chien
[37] d'homme, malgré ça. […] icon_biggrin.gif [38, APR note 76]

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         Sans doute cette introduction aura-t-elle paru_[39, notes 1 à 3] un peu rébarbative icon_sad.gif, se faisant fort de graviter autour de quelques rappels étymologiques basiques. Précisément : ce qui est basique est par définition nécessaire_[14,2][40, APR note 44] à établir [41] les bases –soit les fondations- d'une note assez construite pour que le premier argument contraire ne vienne pas la détruire. Il n'est du reste pas besoin de creuser plus avant –sinon les fondations !- pour savoir que le cœur étymologique latin –le struo- s'applique en premier lieu -et le plus visiblement- au secteur de la pierre : soit, du bâtiment ; après tout, quoi que l'on se destine à construire par-dessus (villa de prestige ou centre d'épuration des eaux usées), les fondations ne sont pas plus aguichantes les unes que les autres, fosses et tranchées étant sensiblement les mêmes pour tout le monde ; sans elles, rien ne se construit durablement. Nous pouvons également remarquer que le struo d'origine, lui aussi, est commun à tout le monde : en positif comme en négatif ; accompagné de la préposition con- comme de la préposition de-. Ce qui est relativement normal [42, APR note 3][43] : toute destruction ne pouvant s'effectuer que sur du déjà construit icon_razz.gif ; en soi, l'inexistant est "indestructible" !…

        De même qu'il n'est pas interdit de combiner entre eux plusieurs matériaux différents afin de parachever –voire de la renforcer- une construction en dur (le bois de la charpente, le fer du béton armé, etc.), et bien qu'il ne soit évidemment pas apparenté à notre précieux struo, n'hésitons pas à rappeler l'étymologie du pervers [44, note 1>45] :  (xiie siècle) du latin perversus (« renversé », au figuré : « appliqué à contre temps, vicieux »), participe passé adjectivé de pervertere à voir pervertir. À l'appliquer telle quelle au bâtiment, nous en déduirions l'absurdité suivante : "la construction s'amorce avec le toit, et s'achève avec les fondations" icon_eek.gif. Gageons qu'au-delà des mots employés sur le terrain (comme en dehors), la préposition de- l'emportera sur la préposition con- ; à moins naturellement que celle-ci soit dis-qualifiée… en épithète "autonome", sans son trait d'union [30][31, APR note 13][32, note 41] icon_redface.gif.

        Ce détour linguistique restera cependant mineur [46], attendu que nous revenons immédiatement au struo… non sans garder sous les yeux le résultat obtenu avec "pervers" : n'eût-il pas été regrettable de passer sous silence une autre combinaison étymologique ?
     Déconstruire : De construire, avec le préfixe dé- [47]. Au seul regard étymologique, qu'observons-nous ? Un mot présentant une singulière étrangeté… pour ne pas dire une pure anomalie verbale.(Si celle-ci se distingue ici justement à propos du verbe lui-même, il va de soi qu'elle se reproduit avec ses dérivés nominaux et adjectifs.) Officiellement, prévaut en effet le préfixe dé-… avec le sens qui lui est imparti, comme énoncé plus haut [28]. Or, si le struo est bien au rendez-vous, s'annonce comme une sorte de "ménage à trois" icon_eek.gif : notre substantif latin étant en effet déjà pourvu de la préposition con-, le préfixe dé- vient par conséquent se greffer sur un mot déjà "fini" en soi. Ce n'est pas tout : comme également rappelé plus haut, de- et con- sont deux préfixes indiquant chacun une action contraire de celle de l'autre. Quelles que soient certaines subtilités de la langue –parfois facétieuses icon_rolleyes.gif-, il ne semble pas qu'aucune académie (officielle ou officieuse) aie jamais admis une règle d'exception concernant le sens à apporter à de-, con-, struo et tout ce qui vient graviter autour d'eux. Qu'un préfixe vienne renforcer une action donnée en se greffant sur un mot déjà préfixé, pourquoi pas ? Qu'il soit différent du préfixe déjà en place, pourquoi pas non plus ? (D'autant moins que la redondance est rarement la bienvenue.) Mais ici, nous sommes hors sujet : le deuxième préfixe ne renforce en aucun cas l'action du premier, puisqu'il lui est sémantiquement contraire. Comme tel, il ne le chasse même pas afin de se substituer à lui. En clair, notre constatation est que [48, APR note 112] trop de préfixes tuent le préfixe icon_cry.gif ; ils le tuent ici d'autant mieux qu'ils s'annihilent l'un l'autre. Le struo "croyait" remporter la mise avec deux préfixes au lieu d'un ? Voilà qu'il se retrouve isolé_[44, note<65], livré à lui-même (!) ; livré surtout aux "constructions" interprétatives du premier venu icon_confused.gif, façon auberge espagnole [49]. Pour enfoncer le clou, ajoutons que dans son domaine [48, APR note 159] propre -comme depuis son origine-, le struo embrasse sémantiquement tout et le contraire de tout : moyennant quoi, une telle anomalie passe plus aisément sinon inaperçue du moins_[51, note 0/1] anodine. La porte est pourtant ouverte… à la perversion du mot icon_surprised.gif.

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[*] [*]

     En premier chef, ouvrons-la aux définitions succinctes qui nous sont fournies avec déconstruire :
1°) -(Philosophie) Démonter un texte afin d’en extraire les postulats implicites [47]. Ce qui n'est pas sans évoquer une certaine forme de… lecture entre les lignes [44, note74>][52, notes 29 à 32] icon_rolleyes.gif. Pas de quoi crier haro sur le baudet, tant qu'il s'agit de ce travail honorable et convenable [53], qui consiste à se livrer à l'exercice traditionnel de l'analyse de texte. Aucune arrière-pensée ne nourrissant l'analyste du moment, son sujet n'est pas davantage de nuire à l'auteur du texte qu'à lui tresser des lauriers : la question est bien d’en rechercher les postulats implicites –s'ils existent-, de les extraire et rien de plus… sinon de pouvoir éventuellement approcher de plus près la pensée de l'auteur. Remarquons cependant que pointe déjà une certaine tentation de mêler la sienne à celle de ce dernier (particulièrement en matière de philosophie), la captant à son propre profit afin de lui "faire dire" ce qu'il n'a pas dit… voire le contraire de ce qu'il a voulu exprimer. La volonté de rester neutre et impartial ajoute sans doute à la difficulté relative d'un exercice dont l'objet est a priori l'inverse : confronter sa propre pensée avec celle de l'auteur, jusqu'à l'enrichir de cette dernière… sans l'appauvrir frauduleusement, lui [54][55, notes 232/1,233]. (Le schéma de la perversion fait de nouveau signe icon_twisted.gif… mais il n'est pas un passage obligé.icon_evil.gif )
Par ailleurs, s'il s'agit de "démonter un texte", la formule demeure précisément textuelle et ne sollicite aucun outillage matériel ; le texte n'étant en réalité "démonté" que de manière intellectuelle, virtuelle et individuelle, il ne réclamera pas de "remontage" icon_smile.gif d'ordre technique afin de pouvoir être servi au suivant : hors de son "déconstructeur" ponctuel, il se présente évidemment dans son intégrité chez tout autre lecteur. Moyennant quoi, un tel "démontage" n'offre aucune incidence immédiate (positive ou négative) dans l'existence concrète de tout un chacun.

Dans un sens plus large, cependant, il serait néanmoins difficile de ne pas observer de Montage-Harry-solo-3-Empathy.jpgtelles incidences, souvent cruelles ; c'est-à-dire, lorsqu'il est finalement moins question de s'exercer à une analyse "estudiantine" de texte qu'à prétendre aller plus loin dans l'investigation : nous n'en finirions pas d'énumérer nombre de "philosophies" passées et présentes qui, dans leurs applications concrètes, auront émaillé l'Histoire –à rebours de certaines sagesses d'antan [56]- de postulats (très explicites, ceux-là) de "démontages" fort concrets sur le terrain… sans que ces derniers ne se soient guère soldés par le moindre "remontage" ; il est vrai qu'à "couper des têtes" –parfois au sens non figuratif du terme-, on ne saurait exiger que l'on puisse ensuite les recoller sur leurs épaules respectives : au moins n'osera-t-on pas (ou pas encore) parler de déconstruction à cet égard. On ose davantage [57!(?)] en se proposant –textuellement, s'il vous plaît- rien de moins que de déconstruire quelque "mythe" "philosophique"[58][59, note 55>60][61, notes 1 à 3][62, notes 23]. Une manœuvre "intéressante" dans l'usage explicite de ce verbe, puisqu'elle permet d'en mesurer la teneur, comme le résultat. De- et con- restent deux "préfixes indiquant chacun une action contraire de celle de l'autre", soit. Faisons cependant abstraction de cette contradiction des préfixes, et considérons (à l'oreille, au regard… et à l'application) que le dernier arrivé l'emporte sémantiquement sur le déjà en place : le de-, marquant -ici comme partout ailleurs- "un mouvement de séparation, d’éloignement, de manque ou de cessation, d'action contraire"[28]. Voici donc que l'on veut déconstruire un "mythe" : autrement dit, une "construction" abstraite, voire irrationnelle. Fort bien : mais la question est-elle de faire place nette à une nouvelle construction, plus en phase avec le concret… de dé-mystifier le mythe ? Ici, force nous est de constater que [48, APR note 112] ce mythe est resté parfaitement indemne icon_eek.gif. Et pour cause, puisque l'objet de la démarche entreprise n'était nullement de le détruire ; il était plus sûrement de le "reconstruire" sur la "vérité" "appartenant" au "philosophe" duTrepanier.jpg moment… que ce dernier aura allégrement réduit à  "un seul problème"[60,§1][60/2] [sic] afin d'être plus à son aise pour le "traiter" icon_rolleyes.gif. Comme le remarquait assez justement un autre (en dépit de ce que celui-là se revendique aussi "spécialiste"©[63] dudit mythe), "quand une personne est confrontée à des faits qui contredisent des systèmes de croyance tenus alors pour vrais, elle n'a que deux options. La première est de passer en mode « déni » en rejetant les faits comme étant faux afin de maintenir intact son système de croyance choisi et continuer à vivre comme avant. La seconde est d'accepter les nouvelles données et d'essayer de reconstruire un nouveau paradigme interne, ou une nouvelle carte de réalité, qui concilie les nouvelles informations, ce qui peut signifier remettre en question toutes les autres croyances associées à l'ancien modèle"[64,(3)].

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"Le second choix est difficile et demande énormément de force, car il faut abandonner ses idées préconçues et accepter les nouvelles données factuelles. Le premier choix est facile car il nécessite peu d'effort, de douleur, de tristesse ou de réagencement de sa vie ou de ses valeurs. Il est aussi plus confortable et, parce que les humains préfèrent généralement le confort à la douleur, le premier choix est souvent l'option par défaut"[64,(4)]. En dépit de son propre postulat explicite, notre auteur ne sera pas le dernier à opter pour le "choix facile et confortable" : embrayant ensuite lui-même sur le mythe évoqué [64,(46>52)] -celui-ci ne perd pas davantage un bouton de guêtre chez lui que chez d'autres !-, la "désillusion" (?) appelée de ses vœux ne sortira guère du papier…
Voilà qui a cependant pour effet de relativiser un tantinet notre constatation première : trop de préfixes tuent le préfixe, l'un annihilant l'autre [0, APR note 48]. Cette constatation reste valide, rassurons-nous : mais elle ne l'est qu'à condition d'être confrontée à des faits, à la "carte de la réalité"… que celle-ci soit "accept/able/ée" ou non. À la "confronter à des systèmes de croyance", nous ne sommes pas toujours à l'abri de quelque surprise icon_question.gif. Ainsi, qu'observons-nous au travers du système de croyance [65] au mythe visé [66], abondamment partagé [67] sur la Toile comme ailleurs ? À l'usage, le con- (préfixe) s'y avère beaucoup moins "désamorcé" que prévu. Dans tous les cas de figure, le mythe fondateur [68] est comme "sacré", "inTOUCHable"[69, note 242] et "inviolable" (tout en "autorisant"© impunément les pires violations [70] de l'existence d'autrui [71, APR note 115][72, APR note 51] icon_mad.gif… au nom même de sa présupposée [73] "incarnation"©[74, note 176>75,§4][76] dudit mythe !). Autrement dit : non seulement sa con-struction est intacte, mais elle se voit paradoxalement renforcée au prix exorbitant de la destruction impitoyable_[14,9] (progressive ou brutale) de tout élément -mort ou vif- ressortant de la "carte de la réalité", simplement suspect de contredire son système interne. Ce qui brouille [77] en effet les cartes : de con- et de de-, lequel va-t-il l'emporter dans une telle configuration ? Réponse : loin de s'annihiler l'un l'autre, eux aussi se voient au contraire renforcés l'un par l'autre, l'un de l'autrenourris à la sève du mythe.

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[*] - [*]

3°) - faire de la rétroingénierie pour comprendre le fonctionnement d’un produit ou d’un mécanisme [47]. Une définition qui, dans la lettre, fait sensiblement écho à la précédente : elle en diffère dans l'esprit en ce que, paradoxalement, elle en appelle davantage au corps. De fait, le démontage est cette fois concret, moins virtuel et plus technique : réclamant également un éventuel remontage du même ordre. "Éventuel"… parce que se heurtant parfois à des obstacles matériels plus prégnants que dans le domaine purement philosophique. Témoin l'exemple même qui nous est dispensé sur place : "les membres de VideoLAN ne peuvent d’ailleurs pas déconstruire les protections des disques et doivent donc obtenir une méthode de lecture par leur concepteur"[47].
Par ailleurs -appliqué au vivant-, "faire de la rétroingénierie pour comprendre le fonctionnement" n'est pas sans rappeler l'examen clinique [78][79][80][81] d'ordre médical (à l'observation directe, ou par voie d'ingénierie optique) "pour comprendre le fonctionnement" (ce qui inclut l'ex-vivant : via la dissection –"scolaire" ou plus élaborée- et l'autopsie)… mais embrassant aussi "la compréhension du dysfonctionnement", selon les mêmes modalités.
Sauf perversion caractérisée, la "philosophie" de telles applications est a priori de remédier au dysfonctionnement, d'éviter sa reproduction… et non de le reproduire à grande échelle [82], ayant "trop bien" "compris le fonctionnement" de produits inhibants [83][84][85][86][87][88] "comprenant" sciemment (au sens de l'inclusion) un dysfonctionnement programmé au nom même de son "contraire"[89, APR note 333][90][91][92][93][94][95][96]. À sa manière, la question du "remontage" en devient aussi à l'ordre du jour [97][98>99][100]

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"Perversion" en demi-teinte ? Voici enfin la définition officielle 2°)… que nous n'abordons qu'à présent : l'ayant délibérément intervertie avec la précédente qui, normalement, est la suivante. L'honneur [53] reste cependant sauf (!) ; le lecteur avisé n'aura pas étant trompé, ayant remarqué cette légère séance de saute-mouton [101][101/2] : la numérotation étant en effet demeurée conforme à l'originale, nous étions directement passés de la 1°) à la 3°). Non que la 2°) présentât un moindre intérêt que les autres… mais au contraire parce que des trois, elle est la plus évocatrice : dans son contenu, comme dans son contenant.

NY-Destruction-imminente.jpg2°) (déconstruire) : - (Travaux publics) Démolir un édifice comme il fut construit [47].
Dans son contenu –y compris celui de la parenthèse : invoquant des travaux publics-, cette définition est en effet le plus souvent la première qui vient à l'esprit, étant la plus visible ; voire la plus spectaculaire [89, APR note 295]. Cet aspect spectaculaire reste cependant immédiat et provisoire, l'objet de l'opération étant de rendre définitivement Destruction-possible.jpginvisible (!) ce qui était jusque là très visible : comme l'est tout édifice [102] qui, par sa seule présence (le verbe dérivé [103][104] le suggère mieux encore, dans la plupart de ses acceptions), renvoie tant à la construction de grands bâtiments qu'à ce qui élève globalement au-dessus d'une condition non "construite". Une condition qui, si elle s'inscrit ici dans la pierre, n'en rejoint pas moins les considérations "philosophiques" précédemment abordées.
Dans son contenant, cette définition 2°) est quelque peu "édifiante"… à sa façon. Eu égard à l'envergure spectaculaire de l'opération à mener, il est difficile de prendre des vessies pour des lanternes ; aussi le de- l'emporte-t-il : non seulement à propos du verbe déconstruire mais bien sûr avec l'autre, plus radical : dé-molir [105]. Ce dernier étant le synonyme de détruire [1], que diable vient faire ce con- [29], pris en sandwich entre le de- [28] et le struo ? Séparer d'inévitables "belligérants" verbaux ? Relativiser la destruction immanquablement consécutive à leur adjonction ? On voit mal comment on pourrait relativiser ce dont on ne se cache pas par ailleurs : le caractère absolu de ce qui est démoli. On voit mieux comment on cherche néanmoins à le "relativiser"… dans les mots, à défaut d'y rencontrer le moindre écho dans les faits : "comme il fut construit". Cette périphrase sauve momentanément la mise : le con- est là, qui vient "justifier" a posteriori son "transfert" au cœur d'une zone verbale au sein de laquelle il est moins roi que fou du roi [106].

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Passons candidement [107, notes 1,2] sur le caractère euphémique d'un verbe qui, de toute façon, sautait aux yeux à la première minute : tant par le mot que par le fait que celui-ci illustre. Examinons plutôt de plus près la perversité de la formulation employée. À cet effet, agitons du con- en utilisant la définition 1°)avec la 2°) : "démontons un texte afin d’en extraire les postulats implicites"… le texte à démonter étant précisément le contenu même de notre définition 2°). Du reste, celle-ci ne nous aura pas attendu, s'étant déjà engagée dans cette voie… mais en sens inverse icon_eek.gif : ce qui signifie que son dé- est quelque peu pipé icon_confused.gif. Un "dé-" laissant a priori l'impression, l'illusion [108, APR note 44][109] de répondre à l'extérieur à celui de démolir en interne… mais un "dé-" a posteriori plus "intéressé" à distiller une toute autre illusion : celle du montage. C'est qu'en dépit de son voisinage sémantique avec détruire, le verbe monter [110] présente un caractère plus "doux" parce que moins irréversible, appelant aisément à deux autres préfixes plus… constructifs : le re- [0, AV note 34][111], et souvent le trans- [112]. Autant ces deux prépositions signent formellement un mouvement, une mobilité, autant le détruit demeure-t-il à jamais inerte. Hors de la pure "philosophie", on monte ce qui est fectueux afin de le parer en vue de le remonter ; en cas d'incompétence en la matière, on se contente de transporter auprès de plus compétent que soi (ou, à l'inverse, de faire en sorte que ce dernier se transporte auprès de l'objet à réparer…). Si on monte ce qui n'est pas réellement fectueux, c'est aussi pour le remonter… en le plaçant ; seule étant devenue "fectueuse" l'utilité immédiate de l'objet à son emplacement d'origine, celui-ci est transporté là où il retrouvera sa pleine utilité : où sa relative "fectuosité" n'aura plus lieu d'être. De telles possibilités ne sont pas nécessairement dues à ce que l'objet en question soit de poids et de volume plus modestes qu'un édifice en dur : si une montre, un téléviseur, une machine à laver sont aisément transportables en l'état, il sera difficile d'en dire autant… d'une grue [113][50] ou d'une attraction foraine [115]. Non seulement de tels engins peuvent tenir la comparaison en matière d'encombrement et autres, mais ils sont évidemment intransportables sans montage préalable.
Nonobstant, alors même que l'usage de déconstruire leur serait encore le moins inapproprié (chacun de leurs éléments restant en effet des "constructions" en soi), il n'est guère d'usage d'y avoir recours : le montage rafle la mise, embrassant indifféremment la micro-construction individuelle (à caractère ludique) de pièces légères et la macro-construction collective (à caractère industriel) de structures [27] lourdes. Ce qui ne va pas toujours sans de singuliers paradoxes : autant ces dernières restent le plus souvent montables (y compris au sujet de constructions -versibles- à vocation moins "nomade" que les exemples susnommés, fussent-ils gigantesques jusque dans les dimensions de leurs éléments montés), autant le montage d'une maquette à échelle réduite requiert l'usage d'adhérents destinés à en lier les éléments de manière à rendre définitivement inmontable le produit fini : ainsi, détruire ce dernier le rendrait impropre à la reconstruction… "comme il fut construit". "Comme il fut construit" ? C'est tout simplement obtenir une reconstruction fidèle à l'originale, dont les proportions3774997064.jpg matériau lié/matériau liant lui sont conformes [29] : le surenchérissement en matériau liant (colle ou ciment) est davantage le signe d'une paration sommaire, provisoire et fragilisante (parfois inesthétique), d'un rafistolage ou d'un raccommodage (le ra- est une variation orthographique et phonétique du préfixe re- [116]) que celui d'une véritable reconstruction. In fine –nous en tenant strictement à ce qui répond aux critères du montable/remontable-, le verbe déconstruire se justifierait à la limite pour désigner le montable géant, distinguant plus nettement ce dernier de son équivalent à gabarit plus modeste. Ce indépendamment de leur fonction respective : travail, outillage, loisir 2763573129.jpgou décoration… d'autant moins que les frontières entre ces diverses fonctions ne sont pas toujours étanches : une grue de chantier, un camion de pompiers ou un tracteur agricole sont des outils de travail… mais leur imitation réduite -à piles ou à pédales, ainsi qu'en matériau léger synthétique-, sont des jouets ; une grande roue ou des montagnes russes requièrent une très sérieuse technicité au montage/montage et usage… mais -hors de leur fonction "outils de travail" chez les ouvriers et l'exploitant-, ce sont aussi des "jouets" au regard de la clientèle. Jusque dans la construction en dur (non montable), les exigences du cahier des charges ne diffèrent pas selon que l'on édifie une usine, un complexe de bureaux, une résidence individuelle… les bâtiments d'un centre de loisirs ou d'un hôtel de tourisme. À cet égard, ne parle-t-on pas d'immobilier [117] ? Soit, de ce qui est par définition immobile [118]. Ce qui nous ramène gentiment à moult préfixes privatifs : in-transportabilité, in-démontabilité… et par voie de conséquence, in-remontabilité [119].

Déconstruire : - (Travaux publics) Démolir un édifice comme il fut construit [47] ? Un "comme" suggérant de surcroît une méthode de démolition comparable à celle de la construction : une méthode par laquelle seul le matériau liant –à usage unique- est irrécupérable par nature. Quant au matériau lié, non seulement celui-ci est récupérable mais (si la déconstruction n'est pas une malhonnêteté verbale, prétendant alors à davantage qu'une démolition ne voulant pas dire son nom) il se doit d'être récupéré ; ce à des fins similaires : soit, en vue de la reconstruction.

Démolir un édifice comme il fut construit ? Avec le facteur temps, une méthode de démolition comparable à celle de la construction se fait peu plausible : d'abord parce qu'il est notoirement plus rapide de démolir que de construire ; ensuite parce que les moyens techniques ayant présidé à la construction ne sont pas nécessairement comparables à ceux de la démolition : il s'en faut parfois de beaucoup, notamment lorsque y est requis l'usage de puissants matériels qui étaient tout simplement inexistants à l'époque de la construction. Le facteur chronologique ne vaut pas moins au sujet des délais de construction première : la seule force des poignets était plus lente, par conséquent peu comparable avec l'énergie surmultipliée fournie en un temps record par les machines modernes. En somme, à vouloir respecter l'expression au pied de la lettre -démolir un édifice comme il fut construit-, il conviendrait de renoncer à l'usage de telles machines, de revenir à celui –plus rudimentaire- de celles qui prévalaient au moment de la construction. Hypothèse impensable, bien sûr… mais dont l'invalidité suffit déjà néanmoins à rendre caduc et hors-sujet l'usage même du verbe déconstruire.
Enfin, pour ce qui est de démolir un édifice comme il fut construit, l'explication d'un outillage plus rudimentaire n'épuise pas, loin s'en faut, celle de la relative lenteur de la construction première : notamment lorsque celle-ci fait entrecroiser différents corps de métiers participant à l'édification générale proprement dite. Celle-ci n'est en fait que l'aboutissement de l'art employé au façonnage de chacun des éléments de la construction ; un parpaing de béton brut –moulé en quelques instants- est-il comparable à une pierre taillée de main d'homme -voire savamment sculptée- durant des heures avant d'être hissée et fixée au sein de l'édifice ?

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Suite >>>>>>

Article... reconstruit (!) au 23 janvier 2015

12:30 Publié dans Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/01/2014

Délire à arôme très mince…

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Delirium tremens :

Étymologie [1] :

Locution latine composée à partir de delirium « délire » et de tremens « tremblant ».

Le delirium tremens est une conséquence neurologique sévère lié au syndrome de sevrage d'alcool décrit pour la première fois en 1813 1 ; il s'agit d'un état d'agitation avec fièvre, tremblements des membres, onirisme et trouble de la conscience, propre à l'intoxication alcoolique. Le delirium tremens survient uniquement chez les alcooliques au cours d'un sevrage d'alcool non contrôlé par un traitement efficace du sevrage. Les benzodiazépinesservent habituellement [2!!!] de traitement contre ce type de trouble neurologique. [3]

[D1] – [D2] – [[1]>18>92]

        Tout écrit est redéfinissable_[4,6][5, APR note 129] comme "délirant"©[6, APR note 254] sitôt qu’il a dépassé :
- soit le seuil admissible d’
intelligibilité_[7, notes 1,2][8, notes 1 à 3] du lecteur,
- soit son seuil de tolérance
[9] à l’étonnement [10,p.10].

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            Si le lecteur est un non-"spécialiste"©[11, notes 167 à 171], il ne sMontage-prince-eminent-echelle.jpgaurait se risquer [12][13, note 49] au-delà de la "détection"©[14][15, note 16(>364)][16, notes 187>] du "délirant"©. Il doit donc passer par le"spécialiste"©[17][18] : à charge pour celui-ci de lui "confirmer"©[6, notes 1 à 5][19, APR note 194] ce "délire"© -voire de lui renforcer [20, notes 54>56][13, notes 111 à 113]-, en fonction de l’usure des piles et des ampoules [21] de son discernomètre [22, APR note 48][23][24, notes 117,118], comme de sa compétence [25] à faire vibrer son demandeur [26][27,com.10] auplus bas_[28,[6]]. Le "spécialiste"© (notamment de la lecture entre les lignes [29, APR note 10][30, notes 58 à 60][31, note 151>][32, AV note 586][33, APR note 184][24, note 74>]) icon_razz.gif donne en effet au Montreur non-"spécialiste"© de Texte au Docteur [34, AV note 30][35, APR note 27][36][37, notes 2,3] l’impression, l’illusion [38, APR note 44] de posséder un seuil admissible d’intelligibilité et de tolérance non seulement supérieurs, mais au plus "haut"© de la comprenette universelle [39][40]. Voilà pourquoi le monde profane [24, note 44] ne peut pas en connaître autant que lui [41][41bis].

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        Et voilà pourquoi le monde profane ignore encore que si le "spécialiste"© atteint des plafonds de comprenette [42], c’est surtout parce qu’il accroche ses plafonniers au plancher [24, notes 108,109] icon_eek.gif : d’où ses résultats parfois décevants sur le terrain [43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55] icon_redface.gif.

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      Il convient en effet de rappeler que certaines limites ne doivent pas être dépassées : compter [56][57] jusqu’à dix est déjà passible d’inclination au "délire"©[58] ; mesurer plus d’un mètre vingt [59][60, APR note 1][61, note 5/4(>46)][62, note<381>] également. Le non-"spécialiste"© respectant_honorablement et convenablement [63] ces règles (sans les redéfinir [4,6] icon_mad.gif !) se voit alors extrêmement impressionicon_surprised.gif par les définitions officielles du "délire"©[64], suintant d’"intellectualité"©[65][66][67, notes 480>492][68]_de toutes leurs pores : chez un "spécialiste"© du cerveau [69][70, notes 5,6], il se sait donc entre de bonnes mains [71].

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    Cette fructueuse [72] association [73, note 113][74] (entre"spécialiste"© et non-"spécialiste"©[61, note 47]) permet ainsi de savoir à distance [37, notes 2,3][75, APR note 82][76] que l’auteur d’un écrit "délirant"© "souffre"© (car si l’écrit "délire"©, la main qui l’a produit aussi [77] icon_confused.gif !) sans qu’il le sache : parce qu’on n’a pas braiment osé le rencontrer [78?][79!][80, APR note 170] afin de le mettre au parfum [81] icon_rolleyes.gif.

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[ NB : il s’agit là d’une version plutôt méconnue de l’empathie [82, APR note 55]… bien qu’elle soit la plus fidèle à l’étymologie du mot [83, note<12>][84, APR note 76]… ]

        Mais qu’il se "rassure"© : il le saura [85] bien assez vite ! Ceci d’une part en fonction du niveau de ressenti vibratoire [28,[6]] dégagé par le non-"spécialiste"© demandeur [86][87] (celui-ci se voyant par ailleurs décerné un brevet non écrit de "détecteur"© efficace de "délirants"©), d’autre part à l’"enthousiasme"© que le même met ensuite à répandre [88][89][90][91] la bonne nouvelle [92][93, notes 39 à 41].

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[*] - [*][*][*][*][*] - [*][*]

    Dans la mesure où le "spécialiste"© aura de son côté su agrémenter sa "confirmation"© de "détection"© par quelque sur-"détection"© en rapport avec son précieux_[4,3] appareillage de discernométrie et autre dangerosimétrie [22, notes 38>57][94, APR note 151][95, note 142>], cet "enthousiasme"© du transmetteur [96] ne devrait pas poser de difficulté particulière [97, AV note 15] à faire tache d'huile [98][99][100] !…

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16:24 Publié dans Psyché sans tain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |