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11/04/2014

Nerf fait Titi ?

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           Petit intermède éditorial de source externe, à considérer tel qu'il se présente : c'est-à-dire moins comme une analyse de fond qu'un épisodique coup de gueule de la part de son auteur, n'ayant du reste pas de complexe à se dire "énervé"[9] au cours de son billet de (mauvaise !) humeur. Une analyse qui, pour peu qu'elle eût revendiqué pareille prétention, ne saurait naturellement se vouloir exhaustive (si tant est qu'elle puisse jamais l'être à propos de la matière exposée) en l'espace de seulement quelques lignes !
         Les "nerfs à vif", sans doute ; d'où que le trait décoché pourrait se prêter à en être renvoyé au tireur lui-même : à ses propres "méthodes douteuses, obscures et aléatoires"[2]. L'"obscurité" tenant en l'espèce le haut du pavé, on serait presque tenté de le renvoyer au sage Siracide [1, note 180>2][3, note 156][4, note 207] : « changeant le bien en mal, il est à l'affût, aux meilleures qualités il trouve des tares »[5, note 344/2>6][4, notes 207>208] ; c'est que par ailleurs, le sujet évoqué ne manque en effet pas des "meilleures qualités". À commencer par la plus évidente de toutes : celle_de sauver_[7] des vies cliniquement [8, notes 48 à 50>[9][10][11][12, notes 377>390] compromises.

      Des qualités qui, en réalité, ne sont pas fondamentalement niées [10] : simplement, il s'agit toujours d'un bref coup de gueule "énervé" ; non d'une sorte d'auto apologie ou de quelque étude comparative. Par conséquent, au-delà du bruit momentané de casserole [13]… c'est plutôt le fond du récipient culinaire qui nous intéresse ici. De fait, l'auteur aura au moins le mérite de nous soulever une question plus ancienne encore que le vieux Siracide lui-même : une question à laquelle ceux de "la rive d'en face"[10] tranchent le plus souvent dans le vif, y répondant implicitement en pratique comme si elle avait été résolue une fois pour toutes. Une question à laquelle notre auteur lui–même apportera une réponse plus explicite, celle-ci pouvant nous apparaître_[14, notes 1,2] non moins tranchée dans le vif… dans un tout autre sens, comme on peut s'en douter.

     L'antique question est la suivante : la médecine, art ou science ?
    Ce disant, en dépit de la brièveté de son discours, l'auteur ne manque pas de nous rappeler le minimum des fondamentaux [3,5] devant répondre aux critères les plus rigoureux de la seconde [15, note 204>16][17][18][19,[20]][20, APR note 454] : des critères impliquant à l'évidence des exigences d'objectivité dont l'art (par la vocation qui lui est propre) peut davantage s'en offrir quelque abstraction. Toujours est-il que pour lui –et concernant la médecine-, "il s'agirait plutôt d'un art"[7]. Pourquoi pas ? Après tout, pour un Jon Rappoport [21] aussi icon_smile.gif… dès lors qu'un "numéro de cirque"[19,[25]] est bel et bien un art à sa manière icon_rolleyes.gif. Sauf qu'un vrai numéro de cirque n'a bien sûr pas d'autre ambition que celle de distraire et d'amuser : "soigner" -ou se gargariser de science dans les mots_[22, notes 507 à 510][23, notes 1 à 4][24, notes 24,25] -ne viendra pas même à l'esprit ni de ses acteurs ni de ses spectateurs les plus enthousiastes.

     Ce qui ne laisse pas de nous donner sujet à quelques terribles frémissements : si notre auteur du jour se fait si (exagérément [2] ?) sévère à l'encontre de la2881844502.jpg médecine générale –pourtant éminemment clinique [0, notes 8 à 12]-, osera-t-il [25!] disposer d'une artillerie assez lourde pour occire certaine discipline_[26, note 22bis(>433)] dont l'un des "clowns tristes"[19,[25]]_praticiens va même jusqu'à dire que la médecine générale est une branche de la psychiatrie [26, note 22bis(>433)][19, notes 7>11]  ? Mais on le sait depuis un autre de ses praticiens ; art ou science, peu importe finalement : puisque dans un cas comme dans l'autre il s'agit d'un déguisement [27][28][29][30, notes 141,142]. Le plus important [31], c'est le pouvoir_[32,[6]][33, notes 81 à 84][34] et le contrôle_[35>36,(1>[6])][5, notes 304>310][37] : « en médecine comme ailleurs, celui qui a le pouvoir, c’est celui qui peut déstabiliser [38][39] l’autre… »[40, note 26>41§21][42, note 18][43, note 12][44, note 21][45, note 33][46, note 70][47, note 43], nous le rappelait en son temps l'autre praticien qui en parlait_[48].

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        Un pouvoir qui, cependant, ne déstabilise jamais « l'autre » qu'à l'exacte mesure de sa propre « dépendance [49] pathologique culturelle par rapport à l'autorité [50, notes 312][51, notes 78,79] médicale »[52, AV note 11>53,§28][54, note 41/2][55, note 11/2][56, note 9][57, note 13][58, note 16][59, note 11][60, note 14][61, note 39][62, note 26] : s'il est parfois question de faciliter la parole du patient_[48, APR note 18], la nécessité_[63,6] s'en avère infiniment moins aiguë du côté de l'impatient [64, APR note 63][65, AV note 369][66, APR note 461] « dépendant pathologique culturel ». La « culture » de ce dernier se limitera de préférence au bouillon [67] de ce nom [68], évitant ainsi d'injurier [69, APR note 16] toute référence à ce qui pourrait encore ressembler à de la culture générale [70, AV note 26][71, APR note 142][72, notes<503>][51, note<77>][73][74][75] icon_redface.gif. Cependant, en cas de débordement intempestif du bouillon, celui qui a le pouvoir… de passer l'éponge [76] éclairante_[77, notes 10,11][78, notes 13 à 15] (au moins pour les « dépendants pathologiques culturels »[79][80]) en sera quitte pour y "prouver" de la défaillance socioculturelle_[77, APR note 51][78, APR note 73] à pleins sots seaux icon_confused.gif.

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      Art ou science, peu importe également de ce côté-là : l'essentiel [81, APR note 30/2] étant que tout le monde [82, note<12>] puisse redéfinir_[63,6][23, notes 24>28] la moindre panne de comprenette_[83] en panne "médicale"©[84, note<88>]. Après quoi, il suffit de prétexter_"ne pas être médecin"©[85, notes 167 à 171] pour se lancer dans les jeux du cirque_[19,[25]][86] ; non sans y prévoir le cornet de pop corn prêt à consommer, concocté à base d'explications symboliques abrégées remplissant_[19,[10]] la panse [87][88] mais vidant_[19,[14]] simultanément ce qui permet de penser [89][90, notes 480>492][91][92] icon_sad.gif : sans doute un regrettable effet de vase communicant ? Alors inutile de vous dire [93, AV note 13] qu'à ce dessein, l'« INdépendant pathologique culturel par rapport à l'autorité médicale » "incarnera"©[94, notes 51 à 53][95] une bête fauve dompter) du plus bel effet icon_twisted.gif.

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TIR À L'ART

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Un "art" qui, loin d'être "réservé aux seuls diplômés de médecine"[7], embrasse alors un champ beaucoup plus large [96], et toujours prêt au "pâturage"©[97][98][99, note 12][100, notes 101 à 103][101, APR note 406]. Pour l'heure, notre auteur, lui, ne mène pas ses investigations si loin (ce qui eût constitué une gageure en l'espace de quelques lignes !…), réservant sa critique"aux seuls diplômés de médecine" :

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"Aujourd'hui j'ai le "Seum" comme disent mes fils"
Édito n°87 – 9 avril 2014, 17:56
par Alexandre Imbert

[1] La médecine est-elle une science ? C'est ce que l'on tente de nous faire croire depuis une cinquantaine d'années mais rien ne permet pourtant de l'affirmer.

[2] Non la médecine n'est pas une science puisqu'elle ne donne pas lieu à des découvertes scientifiques obtenues à partir de méthodes d'investigations rigoureuses, vérifiables et reproductibles. J'exagère, allez-vous dire, mais l'actualité médicale nous le prouve tous les jours : les méthodes sont douteuses, obscures et aléatoires...

[3] Oh, bien sûr, la médecine s'est dotée d'outils technologiques puissants [102][103][104][105][106][17, note 173>107][108,[3]>109!], mais cela n'en fait pas une science pour autant, sinon la téléphonie et l'internet seraient des sciences. Elle n'est pas non plus capable de diagnostiquer [110] à coup sûr une maladie (malgré des analyses aussi nombreuses qu'imparfaites), ni de soigner toutes les personnes atteintes d'une même pathologie avec un même remède.

[4] La pharmacie, n'est pas non plus une science... en tout cas, pas une science exacte. Sinon, on connaîtrait les effets nocifs des médicaments [111, APR note 333][112][113][114][115][116][117][118]etc. et on n'en mettrait pas autant sur le marché.

[5] Vous allez me dire qu'il existe aussi les sciences sociales [119, note<34>] qui n'ont pas la rigueur des mathématiques. Mais il y a ici aussi une différence fondamentale, c'est qu'une science se définit notamment par une acceptation de la critique et par sa capacité à se réviser elle-même. Une vraie science a pour moteur sa propre remise en cause [120, APR note 56][121, APR note 272], ce qui n'est le cas ni de la médecine, ni de la pharmacie... Il faut l'admettre [122].

[6] La médecine n'est donc pas une science. Ouf ! Ça c'est fait !

[7] Il s'agirait plutôt d'un art alors. Mais alors pourquoi réserverait-on cet art aux seuls diplômés de médecine ? Comme si on ne pouvait être artiste peintre qu'à la seule condition d'avoir fait les Beaux-Arts. Il y a des impératifs de santé publique [123] me dira-t-on. Ce sont donc les autorités qui définissent qui est artiste et qui ne l'est pas. Un peu comme en Corée du Nord et chez les Talibans, est-ce bien cela que vous voulez dire ?

[8] Et puis, en matière d'impératifs de santé publique, il ne me semble pas que l'on soit si vigilant que cela... Allez donc faire un tour dans les hôpitaux et tâchez d'en revenir sans avoir attrapé un staphylocoque. Allez aussi espionner les sages qui valident les médicaments et observez les mouvements sur leurs comptes bancaires...

[9] Vous l'avez compris, je suis énervé aujourd'hui  ("j'ai le seum"[124] comme diraient mes fils).

[10] On oppose toujours la vraie médecine et la fausse. Les gens sérieux et les rigolos. Les praticiens intègres -désignés par les ordres- et les escrocs -tous les autres. Je me suis longuement opposé à ce clivage totalement infondé, mais maintenant, je commence à être d'accord. La vraie médecine est celle que je défends et les gens douteux sont sur la rive d'en face.

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Article restauré au 21 janvier 2015

16:51 Publié dans Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |