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13/11/2013

Tout le monde il a gros bobo, personne il est méchant.

Arc en ciel crépuscule gentil.jpg

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13 novembre : journée mondiale de la gentillesse

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Il n'y a pas etc.jpg

[1] [2] [3] [4] [5]

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

GEC.jpg
[5>*]

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

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Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

Il n’y a pas de personnes méchantes…

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…
Il n’y a pas de personnes méchantes…

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  Casimir / L'île aux enfants - L'île aux enfants .mp3  
   
Found at bee mp3 search engine


[Refrain] :

Voici venu le temps des rires et des chants
Dans l'île aux éléphants [1][2][3][4] enfants
C’est qu’un seul jour que souffle le
"souffrant"©

C'est tous les jours le printemps
C'est le pays
giboyeux joyeux des lapins peureux enfants heureux
Des monstres
gentils [5][6]
2782006670.jpg Oui c'est un paradis

Ce jardin n'est pas loin
[7][8]
Car il suffit d'un peu d'imagination
Pour que tout autour de vous
Poussent ces fleurs, ces rires et ces chansons

[Refrain]

Si seulement vos parents
Avaient envie de vivre dans notre île
Tout serait beaucoup plus gai
Et pour chacun la vie serait plus facile


[Refrain]

Mais le soir, dans le noir [9]
Quand bien au chaud, votre journée s'achève
[10]
Vous pourrez nous inviter
A revenir chaque nuit dans vos rêves

[Refrain]

La lala lala
Lala lalala ...

Montage nounours véhément + ange fléché_pas gentil.jpg

Montage fantôme étonné6.jpg

Avant j'étais méchante.jpg


Il va de soi qu'à l'issue d'une telle concentration de gentilles sucreries, le gros bobo ne pouvait aller qu’en s'empirant. Fort heureusement, le calendrier liturgique des journées mondiales ayant du nez, un tel inconvénient a aussitôt été flairé. D’où le choix judicieux de la journée suivante :

14 novembre : journée mondiale du diabète

Gentille gaffeuse.jpg

23:45 Publié dans Contes, Humour ?, Intox..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/06/2013

Le vilain petit canard

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podcast

Stéphy : Le vilain petit canard 10mn37
(musique de Vivaldi)

Ah ! Qu’il faisait bon, dehors dans cette campagne ! C'était l'été, une cane, assise là, sur son nid couvait consciencieusement ses canetons ; pourtant elle commençait à en avoir assez, car cela durait depuis quelque temps déjà. Soudain les œufs craquèrent, les oisillons brisaient leur coquille en sortant la tête l’un après l’autre. Accueillir-un-enfant-different.jpgCependant, un œuf ne voulait pas se percer. C’était le plus gros d’entre tous. La cane soupira et se résigna à attendre ; elle se recoucha pour tenir cet œuf bien au chaud sous son ventre. Enfin le gros œuf creva et un étrange petit canard apparut. Il était grand, tout dégingandé et terriblement laid. La cane le regarda fixement et elle dit :
- Voilà un caneton vraiment différent, aucun des autres ne lui ressemble, il est gris et si gros ! Mais qu’importe !

         Elle prit ses petits sous son aile, et tous ensemble partirent faire une promenade sur le lac.

        Le lendemain, il fit un temps délicieux alors, la mère cane vint présenter la nouvelle famille à tous les animaux de la basse-cour ; mais lorsque ceux-ci s’aperçurent de la différence du dernier venu, les réactions ne se firent pas attendre.
- Celui-là, nous n'en voulons pas !
Et aussitôt une cane lui mordit le cou.
- Non peut-être,
dit la cane qui avait mordu, mais il est trop grand et trop laid.
- Il n'est pas beau, mais il a bon caractère, et il nage magnifiquement bien. Il est resté trop longtemps dans son œuf, voilà pourquoi il est si gros.

         Hélas le pauvre vilain caneton fut mordu, bousculé, nargué toute la journée, et ce fut de pire en pire ensuite. Le pauvre petit fut pourchassé par tout le monde, même ses frères et sœurs le rejetaient. Un jour, sa mère lui dit :
- Je voudrais que tu sois bien loin mon chéri !

        Alors le vilain petit canard s'envola par-dessus la haie et parvint cahin-caha au grand marais habité par les canards sauvages. Il se cacha dans un coin et il y passa toute la nuit, très las et très triste. Le matin, les canards sauvages l’aperçurent.
- Quelle sorte d'oiseau es-tu ?

         Le caneton se tourna de tous les côtés, et répondit en bégayant :

- Je… je… je suis un canard !!
- Aaah ! Tu es vraiment laid,
dirent les canards sauvages. Mais ça nous est égal, pourvu que tu ne te maries pas dans notre famille.

        Soudain, au-dessus d'eux, on entendit : Pif, paf ! Et deux canards sauvages tombèrent raides morts. Pif, paf résonna de nouveau. C'était une grande chasse. Le vilain petit canard effrayé tourna la tête pour la cacher sous son aile, quand soudain, un grand chien terrible surgit devant lui. Le chien approcha sa gueule, montra ses crocs pointus et... tourna les talons sans se préoccuper du petit caneton.
- Oh ! Dieu merci,
soupira le vilain petit canard, je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre.

        L'automne arriva, les feuilles devinrent jaunes et le vent s'en empara pour les faire 1705754796.jpgdanser. Le vilain petit canard passait tout son temps à chercher une famille voulant bien l’accueillir, mais les animaux le dédaignaient toujours à cause de sa laideur. Puis, l'hiver arriva qui fut extrêmement froid ; le caneton devait tout le temps nager pour empêcher l’eau de geler complètement autour de lui ; mais à la fin, complètement épuisé, il ne bougea plus, et fut prisonnier de la glace. Le matin, de bonne heure, un paysan le vit, brisa la glace, et l'emporta chez lui pour le ranimer. Lorsqu’il se réveilla, les enfants voulurent jouer avec lui, mais apeuré, il se sauva et se cacha parmi des buissons couverts de neige. Il y resta tout l’hiver, attendant patiemment que l’air se réchauffe pour pouvoir repartir. Petit à petit, l’air fut plus doux, les oiseaux se mirent à chanter et le soleil devint de plus en plus présent. Le printemps arrivait ; cependant le vilain petit canard était toujours tout seul. Un jour, droit devant lui, s'avancèrent trois beaux cygnes qui ébrouaient leurs ailes et nageaient légèrement dans l’onde pure d’un étang. En voyant ces magnifiques bêtes, il fut pris d'une étrange tristesse.

- Je vais voler vers vous, oiseaux royaux, et vous me massacrerez, parce que j'ose m'approcher. Moi : le vilain petit canard !

        En un coup d’aile, il s’éleva au-dessus de l’étang et se dirigea vers les superbes voiliers. Les trois oiseaux l'aperçurent, se retournèrent et accoururent vers lui à grands coups d'ailes en rasant les flots.
- Tuez-moi si vous voulez !
dit le vilain petit canard.

        Il pencha la tête sur la surface de l'eau, attendant le choc et sa mort certaine... mais, il n’en crut pas ses yeux, quelle surprise en voyant son reflet ! Il vit qu’il était devenu lui-même un cygne. Il en perdit le contrôle de son vol et tomba violemment dans les profondeurs de l’étang. Quand il rouvrit les yeux, les grands cygnes nageaient autour de lui et le caressaient tendrement avec leurs becs. Alors ses plumes se gonflèrent, son cou se dressa et heureux comme jamais, il comprit enfin tout son bonheur d’avoir retrouvé sa vraie famille.

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25/12/2012

Retour à Raihël !

Un zoli conte de Noël

un conte

       Il était deux fois un joli pays que l’on nommait Raihël, peuplé d’adorables créatures : les raihëliens et les raihëliennes. Deux fois, parce que512552320.jpg souvenez-vous : il y a bien longtemps déjà que nous y étions allés une première fois [1]. Ce n’est pas parce que le conte est assurément du genre fictif qu’il est censé nous laisser croire au père Noël [2, notes 236 à 239] en nous baratinant de faits peu conformes à un Raihël qui soit là, pour toutous [3, AV note 41][4][5] ! D’où qu’il fusse plutôt deux fois qu’une : et toc [6].


       Souvenons-nous également : notre première visite ne s’était-elle pas achevée sur une note inquiétante [7, note 2], malheureusement [3, APR note 30/2] infidèle à la règle du conte voulant qu’ils fussent heureux et eurent beaucoup d’enfants ? Comment en effet en avoir beaucoup s’ils disparaissent les uns après les autres ? Il y avait de moins en moins d’enfants et de plus en plus de gentils docteurs. La question se pose alors, aussi lancinante qu’oppressante : qu’en est-il à présent de cette mutation de la population raihëlienne que nous avions laissée à son triste sort ? Que faire des cubes de toutes les couleurs, des petits trains, des poupées, des ours en peluche et des petites voitures télécommandées dont on n’avait jamais besoin de changer les piles : toutes distractions qui, pour plaisantes qu’elles fussent, devaient vraisemblablement passer pour méprisables aux yeux de la population devenue massivement majoritaire : à savoir, celle des gentils docteurs ?


       De toutes les couleurs ? Vous allez rire : Raihël était devenu un pays en noir et blanc ! Non que la couleur en eusse été explicitement bannie -ou que l’on y eût exhumé des projecteurs d’ancienne génération [8, APR note 64]-, mais il se trouvait tout simplement que le noir et le blanc en était devenus au fil du temps les deux teintes prédominantes. On entend d’ici les esprits forts croyant avoir déjà deviné de quoi il retournait [9] : le noir est sûrement celui du croque-mort [10, notes 85 à 96][11, note 214], le blanc celui du gentil docteur. Ces esprits forts en seront pour leurs frais : car ni l’un ni l’autre ne sont réputés marcher à quatre pattes. Eh oui : la grande nouveauté de Raihël était que désormais on y marchait ainsi. Même dans le plus fantaisiste des contes, il est en effet de bon ton que le loup [12][12bis] et l’agneau [13][13bis][14] marchent à quatre pattes. Ah, voici que les esprits forts se ressaisissent in extremis : ils viennent bien sûr de mieux identifier la distribution du noir et du blanc !
       Perspicaces jusqu’au bout, ces mêmes esprits forts ne seront-ils pas simultanément saisis d’effroi à la pensée que cette relative monochromie revête un sens plus symbolique [3, note 4/2] ? Cette fois, ils auront raison : car le doux [15]|15bis][16] pays de Raihël était en proie à une guerre [17][18, notes 86 à 96][19, notes<116>] incessante. Larvée [20][21, APR note 1][22] sans doute : mais néanmoins incessante. Ils auront raison, parce qu’ils auront bien compris que cette cohabitation loups/agneaux sur un même territoire ne pouvait guère se dérouler sans heurts [23][24, APR note 159]. Enfin, ils auront raison… parce qu’ils considèrent ces événements de loin, ne vivant pas sur place : c’est-à-dire, là même où depuis des temps immémoriaux il n’était plus nécessaire d’user de la raison [25] pour avoir raison [26][27]. À condition d’être de la "bonne" couleur, bien entendu. Le fait est que s’y était imposée l’idée saugrenue que seul le blanc avait raison ! Il pouvait bien être surpris quatre-cents fois [2, note 223] la main dans le sac de son tort [28][29] tout noir, peu importait [30, notes 29 à 35] : à Raihël, c’est lui qui avait "raison". Dans un réel qui est là, pour tous [3, AV note 41], on imagine aisément les cris d’indignation vertueuse [31, APR note 5][32, note 40] poussés par la plupart des ligues antiracistes [33][34, APR note 32][35] de la planète : hélas, nous sommes dans un conte. Et dans un conte, rien ne choque personne [36, APR note 142][37, note 305] : c’est dire que le conteur n’a pas à se gêner aux entournures pour y ajouter de la fantaisie.

Montage les 400 coups.jpg

       Tenez, par exemple : que l’on marchât sur ses deux jambes ou à quatre pattes, il n’y avait rien de changé à la règle fondatrice de Raihël : défense d’y compter jusqu’à plus de dix [1]… sous peine de se faire peinturlurer en noir : pouah ! Alors, inutile de vous dire que [38, AV note 13]  les fruits étaient à l’avenant. D’abord, le gouvernement raihëlien n’avait pas attendu les derniers résultats scientifiques montrant [39] que les tests de mesure du QI étaient insuffisants pour mesurer l’intelligence globale [40] : un brin précurseur, il les avait rigoureusement interdits depuis des décennies. En effet, les lobbies liés au C.O.N. (Comité d’Organisation de la Niaiserie [41, notes 61 à 66]) avaient été en leur temps assez efficaces pour le mener à cette décision. Celle-ci était d’ailleurs inutile, puisque l’objet de cette interdiction l’était lui-même. De fait, à Raihël personne n’était jamais parvenu à faire décoller un tant soit peu l’aiguille du plus sensible des "QI-mètres" : en dépit de sa potentialité, les rares exemplaires de ce remarquable instrument de précision avaient donc rapidement été délaissés ; à ce jour, tous sont irrémédiablement si grippés que même un visiteur étranger serait bien incapable d’en soutirer la moindre indication !


       Ce qui n’a pas grande importance ; avec ou sans interdiction, l’autochtone raihëlien n’éprouvait strictement aucun intérêt au QI : celui-ci lui était devenu en quelque sorte un quotient d’indifférence [42]. De plus, régnait à Raihël un redoutable concurrent, omnipotent : le QD. Il y avait le QD global, à l’usage des blancs agneaux. Et l’hyper-QDD [43], à l’usage exclusif des gentils docteurs. Voilà qui demande certainement [44] un minimum d’explications [45], les esprits forts eux-mêmes séchant lamentablement devant le caractère abscons de ces initiales. Le QD ? Quotient de dangerosité [38, notes 4,5][46], voyons ! Ce qui coule de source [47], là où loups et agneaux devaient péniblement se partager le même territoire.france-monte-zone-rouge-L-1.jpeg Quant à l’hyper-QDD, si le premier D appartenait plus que jamais à la dangerosité [48, APR note 151], son alter ego était tout simplement celui du discernement. Afin que les gentils docteurs ne soient pas trop surmenés par l’utilisation de leur discernomètre, le fabricant de ce merveilleux instrument de mesure avait eu le bon goût de leur en simplifier le mode d’emploi ; pas de cadran muni d’une aiguille sur celui-ci : ce qui lui confère un risque zéro [49] en rapport avec une fréquentation trop assidue de zone rouge, à l’image de ce qu’en attestait par exemple celle des jalousimètres [50]. En lieu et place du cadran ? Un seul curseur, qui se positionnait automatiquement sur trois degrés, en fonction du mesuré : "discernement OK" dans la position la plus haute avec voyant vert (souvent aussi grippée qu’un "QI-mètre"), "middle-discernement" dans la position intermédiaire (voyant orange, signifiant "l’altération du discernement"[51, notes 13 à 15][52, note 262]), enfin "discernement-out" dans la position la plus basse (voyant rouge, signifiant "l’abolition du discernement"[51, note 16][52, notes 263,264]). Notons que l’ampoule du voyant rouge étant réputée être celle qui grillait le plus rapidement, certains utilisateurs faisaient montre d’astuce en la remplaçant subrepticement par celle du voyant vert, évitant ainsi avantageusement à celui-ci de se gripper. Soulignons également que ce précieux [53, note 38(<411)] discernomètre leur fournissait ainsi une formidable démonstration "clinique"[54] de la dangerosité du mesuré. De leur côté, les agneaux étaient ravis de se voir ainsi confirmés [55, APR note 153][56] dans leur crainte des loups [57], puisque ce matériel ultra-performant ne leur était pas accessible.

Discernometre-dernier-cri.jpg


       Approfondissons un peu la réponse à la question aussi lancinante qu’oppressante [0, APR note 7] : un singulier détail ne pouvait échapper aux visiteurs de Raihël qui en étaient demeurés à leurs premières impressions [3, APR note 44] à l’issue de leur voyage précédent [1]. Ce détail est qu’il est partiellement inexact de souligner qu’on y marchait à présent à quatre pattes. Il serait en effet plus juste de 1052230513.jpgpréciser qu’on y marchait plutôt avec quatre pattes. Car on y marchait sur le dos [58, note 30], conformément aux nouvelles réglementations en vigueur. Autrement dit, si les pattes bénéficiaient d’une certaine promotion, passant du statut de membres inférieurs à celui de membres supérieurs, les raihëliens et les raihëliennes en subissaient la fâcheuse contrepartie par un mode de locomotion étant devenu si incommode qu’il passait, lui, du supérieur à l’inférieur. Certains étrangers auraient reçu quelques confidences de leur part, apprenant avec stupéfaction que nombre d’entre eux enviaient souvent l’anatomie des vers [59] -et autres serpents [60][60bis]-, bestiaux ayant l’heur de ne pas être affublés de ces proéminences inutiles constituant une véritable insulte à l’aérodynamisme nécessaire… particulièrement lorsqu’il s’agit de fuir [61][62][63][64][38, notes 1 à 3][65][66][67] les loups.

Agneau à l'envers.jpg


      Naturellement, ayant remarqué qu’ils fuyaient plus vite sur leur pattes que sur le dos, nombre de blancs ont bien essayé de se soustraire à ces nouvelles réglementations en vigueur. Mais le gouvernement raihëlien s’était montré implacable à leur sujet : sitôt rattrapés, ils étaient proprement CONSTATÉS, ORDONNÉS, DITS, CONDAMNÉS et SUCCOMBÉS [24, notes <167>]. En clair (si l’on peut dire), ils étaient précipités sur-le-champ dans un baril de goudron, d’où ils émergeaient tout noirs : dura Raihël lex, sed Raihël lex. S’en suit la légitime 3004844474.jpginterrogation qui, elle, émerge de tant de rigueur : pourquoi avoir si amèrement redéfini le concept de la pitié [7,6,9] ? La réponse est aussi simple que mystérieuse [68, APR note 105?] : tous les gentils docteurs de Raihël avaient été frappés de plein fouet [69][69bis] par le syndrome du poirier [70][70bis]. Ce qui veut dire qu’ils ne pouvaient rien faire d’autre que le contraire de ce qu’ils disaient [7, notes 13][71][72, APR note 414]. Ou bien, ils ne pouvaient rien dire [73, notes 25 à 45] d’autre que le contraire de ce qu’ils faisaient : ce qui ne valait guère mieux. Or, comme ils s’étaient déjà taillé dans tout le royaume une solide réputation de spécialistes compétents [74][75] à transformer les loups en agneaux [76, note 85(<185)], ils redoutaient que chez ces derniers, l’un ou l’autre ne finisse par s’apercevoir que le seul aspect sur lequel ils étaient imbattables ne dépassât guère celui de leur hyper-compétence à transformer les agneaux en loups [76, notes 27/1>14][77][77bis][78][79][80][81][82][83][84][85][86]. Afin de se prémunir d’un tel choc (les plus empathiques [45, APR note 55] désirant plutôt préserver les agneaux de tout traumatisme, les sachant fragiles [2, note 248]…), quoi de mieux que les contraindre habilement à se retourner [9] ? Ainsi, que "voyaient"[87, notes 187 à 193] les raihëliens et les raihëliennes dans une telle position ? Uniquement des gentils docteurs "transformant les loups en agneaux" : le tour était joué ! De plus, obnubilés par l’inconfort de leur situation et tout à leur soumission [88][89][90, notes 167 à 171] aux loups gentils docteurs, qui, parmi les agneaux songerait encore à leur subtiliser clandestinement un de leurs discernomètres ? Aucun !


      Puisqu’il était deux fois… et que vient l’heure de rendre conte [30, notes 29 à 35][91, notes 200 à 202], voici que se profile une grande joie : en effet, ces deux fois ne méritaient-elles pas de se solder [92] par deux fins ? Aussi proposerons-nous d’abord celle-ci :

1°) Les noirs furent heureux, et ils firent beaucoup d’enfants [93>114:].

[93][94][95][96][97][98][99][100][101][102][103][104][105][106][107][108][109][110][111][112][113][114]

831605234.jpg

      Enfin, celle-là, à l’intention des contés [115] au cœur plus solide :
      2°) Les blancs furent peureux [116][117][118][119][120][121][122][123], et ils étranglèrent [124][125] beaucoup de petits n’éléphants [126][127][128][129].

Et-couic--2-norme-sociale.jpg
podcast

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