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14/04/2012

Défaire les ménages ? Bon pour les affaires !

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Faire le ménage, c'est bon pour le moral !
Valérie A.G. Ventureyra

Publié le 15/06/2011
À une époque où la consommation excessive d’antidépresseurs est régulièrement dénoncée dans les médias, la tendance est à la recherche d’alternatives plus naturelles et moins chères pour lutter contre les effets délétères de la dépression. Selon certaines études récentes, l’exercice physique (la pratique d’un sport ou simplement la marche), le jardinage, et plus étonnamment, le ménage, auraient des effets sur le bien-être psychique. Il suffirait de vingt minutes par semaine d’une de ces activités pour améliorer sa santé mentale (davantage, c’est encore mieux).

Les tâches ménagères favorisent donc le bien-être psychique. Pourquoi ? Kelly Lambert, une neurobiologiste américaine, pense avoir la réponse. Elle s’appuie sur le fait que la dépression chez nos ancêtres était beaucoup moins fréquente qu’elle ne l’est aujourd’hui, alors que, paradoxalement, la vie quotidienne était plus difficile. Historiquement, l’être humain devait faire des efforts importants pour survivre. Le cerveau humain serait ainsi programmé pour fournir une “récompense liée à l’effort”, en développant des circuits reliant les “pensées orientées vers un but” à l’effort physique, et au plaisir. Aujourd’hui, avec la facilité matérielle de nos vies (machines à laver, lave-vaisselle, plats préparés), ces circuits ne seraient plus suffisamment stimulés par l’effort, conduisant à moins d’auto-satisfaction, et par conséquent à une augmentation de la vulnérabilité à la dépression.


Depuis quelque temps, thérapeutes et médecins recommandent l’exercice physique pour combattre la déprime. On peut dès lors se demander si les tâches ménagères vont bientôt se faire “sur ordonnance”, puisque s’occuper des tâches ménagères est non seulement bon pour notre maison, mais aussi pour le moral !

Références :
M. Hamer, E. Stamatakis & A. Steptoe, "Dose response relationship between physical activity and mental health : The Scottish Health Survey", British Journal of Sports Medicine, April 2008.
K. G. Lambert, “Rising rates of depression in today’s society: Consideration for the roles of effort-based rewards and enhanced resilience in day-to day”, Neuroscience and Behavioural Reviews, vol. 30, 2006.
G. Mead, W. Morley, P. Campbell, et coll., “Exercise for depression”, Cochrane Database Syst Rev., October 2008.

Article source

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      Après quelques "râles" poussés à l’endroit de l’évanescence psychanalytique [1], la neurobiologie va-t-elle nous réconcilier avec la matière, le palpable… le vérifiable par tout un chacun ? À cet effet, tout pourrait porter à  y contribuer : faut-il être neurobiologiste pour être apte à l’exercice physique, à la mise en marche d’une machine à laver, à se préparer des petits plats… et bien sûr à effectuer des tâches ménagères ? Aura-t-on seulement attendu l’avènement des plus récentes découvertes scientifiques pour se conformer à l’une ou l’autre de ces activités ? Si l’art d’enfoncer des portes ouvertes ne se dément pas [1, note 8], il atteint ici un paroxysme inégalé ; faites le ménage : c’est bon pour le "bien-être psychique"© ! Ce qui, inévitablement, dégage un peu de poussière : alors, on tousse un peu…

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        On tousse déjà en ce qu’on nous apporte une "réponse" d’outre-Atlantique. Peu importe d’où elle vient, en l’espèce : mais dès lors qu’elle nous est "pensée" comme telle –sous une autorité scientifique, de surcroît-, on est en droit d’en attendre une formulation moins évasive que solide. C’est dire qu’ici comme ailleurs, la conjugaison au conditionnel se fait peu recommandable à une assise crédible sur des critères scientifiques. "Auraient des effets", "il suffirait de" : il suffit surtout de traiter de "bien-être psychique"© ou de "santé mentale"©, et c’est la science qui est réduite en aspirateur-industriel-000043164-4.jpgpoussière : cette fois, on nous sollicite la neurobiologie, en vue d’apporter une touche honorable et convenable [2] à un sujet qui, jusque dans ses recommandations conclusives, est néanmoins des plus basiques. Fort heureusement, l’accent porté sur les bienfaits des tâches ménagères nous aura permis de garder l’aspirateur à portée de main !…

        Cependant, jouons le jeu de cette "réponse". Celle-ci présuppose une question : quelle est-elle ? À ce qu’il semble : la lutte contre les effets délétères de la "dépression"©. Comme nombre de thèmes "contre" lesquels on "lutte"© officiellement (fût-ce avec la plus grande sincérité), avant même de courir après des "réponses", la question mérite déjà d’être mieux cernée… sinon (et moins que jamais sans être neurobiologiste !), on a tôt fait d’observer des "réponses" dont l’incarnation risque de porter en elle-même la fâcheuse tendance à développer vertigineusement ce "contre" quoi on "lutte"©[3].
    Premier point : dès l’introduction, on nous dit que la consommation excessive d’antidépresseurs est régulièrement dénoncée dans les médias, la tendance étant à la recherche d’alternatives plus naturelles et moins chères pour lutter contre les effets délétères de la dépression. Fort bien… mais où sont passés les médias lorsqu’il s’agit de dénoncer la tendance à enfermer 80 000 personnes par an [4, APR note 2/][4/2] -sous les prétextes les plus futiles : à commencer par celui de la "dépression"© !- en des lieux [5][5/2] la consommation excessive d’antidépresseurs fait, pour ainsi dire, partie du décor ? Où sont passés les médias lorsque, sur place, lutter contre les effets délétères [6][7] de la seule consommation d’antidépresseurs [8] est la priorité numéro un… de qui veut se préserver la faculté de s’exciter deux ou trois neurones ensemble en sus des tâches ménagères ?

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      Celles-ci favorisent donc le bien-être psychique. Pourquoi ? Notre neurobiologiste s’appuie sur le fait que la dépression chez nos ancêtres était beaucoup moins fréquente qu’elle ne l’est aujourd’hui, alors que, paradoxalement, la vie quotidienne était plus difficile. Historiquement, l’être humain devait faire des efforts importants pour survivre. Ce qui signifie surtout que l’être humain avait tout simplement d’autres soucis que celui de se grattouiller le nombril, à la recherche improbable d’un "bien-être psychique"© dont le seul concept [9, note 2] ne lui affleurait pas même l’esprit ! Parlons-lui de bonheur si l’on veut, de moyens d’éviter le malheur si l’on peut… mais à défaut de lui apparaître odieuses, jusqu’au milieu du XXe siècle [10] (puisqu’il est question d’historicité…), les notions de "bien-être psychique"© (ou de "santé mentale"©) lui étaient parfaitement in-dif-fér-entes ! Naturellement, pas un instant notre neurobiologiste n’ira s’appuyer Montage-arbre-a-fruits-solo-FG.jpgsur le fait que la "dépression"© chez nos ancêtres était beaucoup moins fréquente qu’elle ne l’est, alors que, paradoxalement… il n’y a jamais eu -aujourd’hui- autant de "médecins"© au kilomètre carré à prétendre la "soigner"©[11][12][13][14] : comme si la dénonciation de l’incendie par le pyromane lui-même avait pour vertu magique de le muer en pompier !…  À ce compte-là, il vaut mieux effectivement aller interroger "nos ancêtres" : pendant que l’on distrait l’attention sur des morts dont on est assuré qu’ils ne viendront pas nous contredire, la consommation excessive d’antidépresseurs peut poursuivre sa progression au présent sans que nul ne s’en affecte… sinon des médias "la dénonçant"… en trompe-l’œil : moins pour contribuer à la réduire que pour entretenir régulièrement le terrorisme soft [15, note 16] de la fructueuse [16][17] mythologie "dépressionniste"© qu’elle véhicule. +antidépresseurs = +"dépressions"©, point. Le reste appartenant aux "spécialistes"©[15, notes 7 à 9], les autres sont priés de passer leur chemin, attendu que la frontière du « corps calleux »[18, APR note 33][19,(§6)] leur est fermée jusqu’à nouvel ordre : quand les poules auront des dents [15].

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         De même, nul n’ira s’inquiéter outre-mesure des éventuelles difficultés de la vie quotidienne au sein des établissements favorisant -ô combien !- l’excès consommateur : que ne voilerait-on pas afin de favoriser le "bien-être psychique"©… des tiers non-consommateurs (!), en réponse à leur demande [9,3°),4°)] ? il est vrai que ces déchetteries sociétales [20,com.10,5°)] étant par nature des lieux de non-vie (ou même les tâches ménagères sont hors de propos, puisque dévolues à du personnel attitré !) et de mortel ennui [21, APR note 13][20,com.10,1°)], sans doute se doivent-elles d’être tenus à l’écart de "certaines études récentes recherchant des alternatives plus naturelles et moins chères pour lutter contre les effets délétères de la dépression" Ceci alors que, (paradoxalement ?) il n’y a jamais chez elles autant de soi-disant "dépressifs"© au mètre carré ! Où sont passés les neurobiologistes ? Ils ont pourtant là -à disposition- un formidable "laboratoire" de "recherche"©. À moins, évidemment, qu’ils ne soient ici moins enthousiastes à la perspective de "trouver"©[22] ?… À moins encore que leurs "circuits ne soient plus suffisamment stimulés par l’effort, conduisant à moins d’auto-satisfaction, et par conséquent à une augmentation de la vulnérabilité à la dépression"? Après tout, au sujet de pareille suspicion, ce sont eux qui ont tiré les premiers !

2733060956.jpg       "Depuis quelque temps, thérapeutes et médecins recommandent l’exercice physique pour combattre la déprime." Fort bien… mais qui va nous recommander quoi au sujet de "thérapeutes et médecins"© particulièrement déprimants avec leur auto-alimentation sans fond de la mystification "dépressionniste"© ? Qui va nous recommander quoi lorsqu’ils font mouche [23][24], ayant développé des circuits reliant les “pensées orientées vers un but”, un seul : favoriser "le bien-être psychique"© du"déprimé"©[25] en lui faisant faire évacuer [26, notes 94 à 104] –au plus tôt [27, APR note 166]… et “sur ORDONNANCE[28][29], SVP !- le "déprimant"©[30] de service (réputé ensuite "déprimé"©[26, notes 105 à 107][3, APR note 63] : jolie performance !)… par d’étranges femmes casseroles.jpgde ménage [31]ménageantes, qui eussent alors été mieux inspirées à s’occuper de leurs casseroles [15, APR note 28][20,com.17,18,28,30], de leurs tâches ménagères ?

          "S’occuper des tâches ménagères est non seulement bon pour notre maison, mais aussi pour le moral ?" Questions subsidiaires aux "thérapeutes et médecins"©"combattants de la déprime"© : côté "déprimé"© évacuant, est-ce bon pour sa maison de déléguer des tâches ménagères à des étrangères sans scrupules [32][33][34] ? (Celles-ci n’auraient-elles pas, par ailleurs, un côté "déprimant"© assez appuyé ?…)Mais aussi, pour son moral ? (Nous éviterons de conjuguer le mot au féminin…) Cela ne nuit-il pas à l’exercice physique expressément recommandé ? Côté "déprimant"© évacué, est-il utile de poursuivre plus avant ? Car même à supposer que celui-là sache développer ses circuits, les stimuler par un effort surhumain, se ratatiner grave sa vulnérabilité à la "dépression"©on peut dès lors se demander si les tâches ménagères vont bientôt se faire (elles aussi [35, notes 2,3] !)"par correspondance"[36, APR note 82], puisque vraiment il lui est très difficile de s’en occuper lorsqu’il ne sait plus seulement ce qui est bon ou mauvais pour sa maison… n’y mettant plus les pieds depuis quelque temps [37] (au moins ne la salit-il pas !…). À la limite, on pourrait raisonnablement se demander si cela ne pourrait pas aussi avoir une influence néfaste sur son moral, qui sait ?…

     Moyennant quoi, voilà qui devrait s’avérer excellent pour le moral des "chercheurs"© ! Ne venons-nous pas, en effet, d’étendre prodigieusement le linge le champ de leurs possibles investigations "scientifiques"© ? Il serait "déprimant"© d’imaginer un instant qu’ils ne saisissent pas la balle au bond, en négligeant de venir exploiter sur-le-champ-de-mines tant de zones inexplorées ! Cerise sur le gâteau [38] : tout leur est présent. Rien n’est au conditionnel… et surtout pas au passé : à cet égard, n’aperçoivent-ils pas "nos ancêtres" ? Ils leur font signe de moins s’intéresser à eux… mais d’un peu plus près à ce qu’il y a sous leurs pieds à eux : il y a comme des bosses sous le tapis…

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(fichier Word 3 pages, sans les images)

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Article restauré au 25 janvier 2015

20:27 Publié dans Droit tordu..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |