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13/05/2011

« Mes lunettes, elles sont où ? »

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[0] [1] [2] [3] [4] [5]  La minute 6 de Madame Boutrypède

Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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Ce que je vous dis :

« …Alors, les résultats de cette communication pervertie, évidemment eh bien, c’est le doute que cela insinue en permanence dans l’environnement de la personnalité manipulatrice. J’ai parlé d’un malaise tout à l’heure : il est vraiment palpable. Quand il y a plusieurs personnes –toutes les personnes sont atteintes par ce malaise-là- parce qu’il sème subtilement le trouble et la méfiance : il déstabilise tout le monde– il utilisera beaucoup la dévalorisation, l’ironie, les remarques dévalorisantes si c’est quelqu’un qui travaille avec vous, qui est votre patron, par exemple, c’est extrêmement déstabilisant. Et quand on est quelqu’un de relativement normal et qu’on a un patron qui est manipulateur, eh bien très souvent (que ce soit un patron d’ailleurs, ou quelqu’un que l’on connaît) très souvent on en vient à se poser la question : « mais est-ce que j’ai vraiment dit ça ? est-ce que ?… » on doute en permanence de ce qu’on a fait, de nos intentions (« je ne lui ai pas dit ça ! Il me renvoie des choses dont je ne me souviens pas.») Et on finit inévitablement par se poser la question : « mais c’est moi qui suis folle ou c’est lui qui a un problème ? » Et quand vous en arrivez à cette question-là, effectivement, on peut vraiment s’interroger sur la pathologie de la personne qu’on a en face de soi. Parce que la personnalité manipulatrice est atteinte d’une véritable patholo… » (couic !)

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Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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           Non mais, qu’est-ce qui m’a fichu un monteur pareil ? Lui aussi est atteint, ou quoi ? Ah évidemment, vous ne vous rendez pas compte, vous autres : mais ça fait tout de même plus de sept minutes que je rongeais mon frein, attendant le moment ultime de cette vidéo pour vous montrer combien je maîtrisais mon sujet… et pour enfin pouvoir vous lâcher LE mot qui fait tourner ma boutique, par lequel je vous libère de tous vos malaises en vous donnant généreusement droit de vie et de mort sur votre semblable. Après, bien sûr, vous avoir longuement insinué en permanence que justement, semblable il ne l’était plus. Car ici, avec le mot « pathologique » -merveilleux 1986-cirque-du-soleil-le-magie-continue.jpgsésame, magique et universellement dévalorisant, semant subtilement le trouble et la méfiance à haute dose-, ça devient vraiment palpable, pas vrai ? Bref, il s’en est donc fallu d’un cheveu que ce monteur trop zélé me fiche tout ça par terre en me coupant mes effets à l’instant le plus crucial de mon exposé : celui où je vous frotte plus que jamais dans le sens du poil en vous confortant dans votre « interrogation » sur la pathologie de la personne que vous avez en face de vous, mes pauvres petits lapins [1][1bis]. Et puisque vous en êtes arrivés à m’écouter jusque là, effectivement, il y a longtemps qu’en réalité vous ne vous posez plus la moindre question [2] et attendiez avec fébrilité que je vous livre plus explicitement la « réponse » afin de vous laver de tout ce qui précède, attendu comme toujours que vous ne m’aviez pas attendue : c’est qu’avec toutes les personnes sur lesquelles vous avez déjà abondamment répandu votre malaise du chat-qui-tourne [3], sachant évidemment que toutes ces personnes sont aussi « relativement normales » que vous, il était vraiment grand temps que la personne que vous avez en face de vous ne le soit plus [4] : bref, que celle-ci soit « absolument anormale ». (Je vous rappelle à cet égard que la « norme » est établie via certification exclusive Paris V [5, note 6][6, note 1]. Je ne voudrais pas avoir l’air de dévaloriser à mon tour [6, APR note 5] trop visiblement le non-diplômé de cette vénérable institution ; mais il va sans dire que s’il ironise à son sujet –et au mien de surcroît-, c’est également crac dedans pour ma « réponse » à son sujet, non mais !)

        Cela dit, il ne faut pas trop lui en vouloir, au monteur : en effet, ses consignes étaient hyper draconiennes. Parce qu’avec une vidéo destinée à circuler sur la Toile afin de déstabiliser tout le monde [7, notes 38 à 47], la problématique n’est pas du tout la même que celle de la personne « relativement normale » se trouvant en direct face à l’ex-personne « absolument anormale ». « Mais est-ce que j’ai vraiment dit ça ? Je ne lui ai pas dit ça… », eh bien évidemment tout ça, ça ne fonctionne pas avec un enregistrement que n’importe qui peut vérifier à la seconde près, se passer et repasser infiniment en boucle : aucune échappatoire possible ! Alors là, voyez : il nous faut donc composer avec ces limites de ma communication pervertie, celles-ci m’ayant déjà fait suffisamment de chaleurs [8, APR note 12][6, APR note 10] en dépit de l’adresse aux ciseaux du menteur monteur ! Enfin, quoi qu’il en soit –et bien qu’il était moins une : mon deuxième « pathologique » ayant in extremis perdu sa queue-, il me semble que l’essentiel [9, APR note 30/2] est sauf : que le message est bien passé, le mot magique [10] ayant malgré tout été prononcé. Vous vous imaginez un peu notre mutuelle frustration s’il ne l’avait pas été ? C’est un peu comme si on vous avait invités aux jeux du cirque et qu’au moment du spectacle, personne ne se décidait à lâcher les lions affamés dans l’arène : impensable ! Eh bien ici, c’est pareil : le lion, c’est le « pathologique ». Attention, ne pas le confondre avec le chat : surtout le deuxième… puisqu’il a perdu sa queue, devenant ainsi inexploitable en vue du syndrome que nous savons [3].

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        Alors, en dehors de votre libération, le « pathologique », qu’est-ce que c’est ? Alors voyez, je vous ai pas mal orientés dans mon discours sur des relations de travail patron/employé : c’est toujours ici le fruit précieux de mon irremplaçable expérience en maternité… bien que j’estime personnellement que le niveau salarial des nouveaux-nés soit loin d’être à la hauteur de la tâche qu’ils accomplissent : il est clair que les chers petits se laissent copieusement manipuler. Mais enfin, je ne voudrais pas semer subtilement le trouble en m’écartant du sujet principal : ce serait extrêmement déstabilisant, non ? Bref, j’appuie ostensiblement sur le salaud de patron : avec lui, je suis à peu près sûre de ne rencontrer que des échos favorables auprès des classes laborieuses, le patron restant l’archétype de l’exploiteur dans toute sa splendeur : tout pour lui, et que dalle pour les autres. Bref, le portrait tout craché de la "personne manipulatrice"© : pouah ! Et puis, mine de rien, parvenue ainsi à la toute dernière minute de ma vidéo, je m’aperçois que mes sympathies "marxisoïdes"[11] deviennent si caricaturales que cela pourrait finir par desservir mon propos. Quid des entrepreneurs en EURL, des artisans indépendants, des cultivateurs, des chômeurs, des SDF, des bébés non-salariés etc. ? Si j’ai attendu tout ce temps pour lâcher le « pathologique » dans l’arène –et si je veux lui conserver sa consonance universelle-, il me faut donc vous le rendre plus crédible encore en l’étendant au-delà du ghetto patron/employé, zut ! C’est pourquoi j’ai pris le soin de vous ajouter : que ce soit un patron d’ailleurs, ou quelqu’un que l’on connaît. Ainsi, nous sommes certains [12] que personne ne sera oublié, n’est-ce pas ? Et ainsi, quelle que soit la personne que la « relativement normale » a en face d’elle, elle n’a plus besoin de s’interroger : c’est inévitablement celle-ci qui a un problème, grâce au sésame « pathologique ». Le tout est, bien sûr, que la personne « relativement normale » tire la première [13,6,8] ! Ainsi, non seulement elle n’a plus de problème mais elle bénéficie de tous les avantages du service après-vente du « pathologique » : à commencer par la compassion [14] pervertie. Vous voulez un exemple ?

         Quelqu’un que l’on connaît, effectivement, il n’y a plus à s’interroger : ce peut être le facteur, la caissière de la supérette… ou encore : son conjoint. Alors ça, avec le « pathologique », ça va être difficile de trouver mieux pour se débarrasser d’un conjoint auprès duquel la "souffrance importante"©[3] est devenue insupportable [15]. Le1238033835.jpg « pathologique », c’est le must, la Rolls-Royce des poubelles [16], tout inox [17,im.4][18,im.3] : il permet en effet de jeter en gardant la tête haute auprès de tout le monde « relativement normal »… mieux, grâce à la compassion pervertie du monde « relativement normal ». Ainsi de quelqu’un que l’on connaît, et puis, pfuit ! du jour au lendemain, ce quelqu’un disparaît de la circulation là où on s’était habitué à l’apercevoir quasiment au quotidien. Alors on s’interroge : non pas sur son « pathologique », mais sur son absence. Et si ce quelqu’un a un conjoint qui, lui, est toujours en circulation, eh bien c’est lui qu’on va tout naturellement interroger. Et là, qu’apprend-on inopinément ? Celui qui a disparu est à l’hôpital ! Ici, il n’y a pas à s’interroger sur son « pathologique » s’il est à l’hôpital : les deux allant super bien ensemble. Mais sans vouloir être excessivement indiscret, viennent immédiatement se greffer les interrogations liées à la manifestation d’une compassion spontanée, encore « relativement normale » elle aussi : d’abord à l’endroit de l’hospitalisé lui-même, ensuite à celui de ses proches, conjoint présent et enfants qui, par rebondissement, ne peuvent que pâtir eux-mêmes de cette absence nécessairement "accidentelle". Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu : que lui est-il arrivé ? Aurait-il indigestion.gifmalencontreusement traversé la chaussée en dehors du passage clouté ? S’est-il fait agresser ? Est-il tombé d’une échelle ? S’est-il pris les pieds dans le tapis [19] ? A-t-il subi quelque intoxication alimentaire [20] ? A-t-il glissé sur une peau de banane [21][22]/2] ?  Il n’est pas à l’article de la mort, au moins ? Bref, de quoi souffre-t-il [23, APR note 69] exactement ? À quelles heures peut-on éventuellement lui rendre visite sur son lit de souffrance ? Est-il seulement encore en état d’avoir conscience d’une telle visite, de la supporter sans que cela ne le perturbe [24?] ? Enfin… à quel hôpital a-t-il été confié ? Ah bon ? L’hôpital de X-City ? Euh… vous avez bien dit l’hôpital de X-City ? Et là, le couperet tombe : la compassion s’étoffe à l’endroit des proches… et se réduit comme peau de chagrin à celui de l’absent, principal concerné : quand je vous dis que le « pathologique » est absolument magique ! Il faut dire que notre « pathologique » -à nous autres, diplômés de Paris V- est un peu particulier : pendant que l’un "souffre"©, c’est sur les autres que s’exerce la "compassion"© ; surtout pas sur celui qui "souffre"©. Parce que celui-là n’a que ce qu’il mérite : n’ayant que trop fait  "souffrir"© les autres, n’est-ce pas ? (Simplement, il ne faut pas le dire trop fort, afin de nous maintenir dans une chaleureuse et réconfortante atmosphère de "compassion"©…) Et ce qui est merveilleux avec notre « pathologique », c’est que nous n’avons pas besoin d’appuyer beaucoup sur la dévalorisation, l’ironie, les remarques dévalorisantes ou calomniatrices puisque tout va résider dans le non-dit. En effet, reprenons notre exemple de l’interlocuteur venant aux nouvelles. Il vient donc d’apprendre inopinément que le conjoint absent est à l’hôpital de X-City : dès lors, toutes ses interrogations tombent instantanément et il n’insiste plus guère. Parce que tout le monde sait qu’à X-City, il n’y a qu’un seul hôpital… et en dehors de proches immédiats, personne n’ira se bousculer au portillon pour aller rendre visite à l’un ou l’autre des patients de l’hôpital de X-City : l’établissement serait-il donc le jouet d’une étrange malédiction ? Serait-il hanté ? D’une certaine manière… oui. Parce que, vous l’avez bien compris –et l’interlocuteur le premier-, chacun sait parfaitement 1187211746.jpgque l’hôpital de X-City est en réalité un "hôpital"©[25, note 40/1][26] : quelle horrrreeeeeeuuuur ! Les faits divers -dont se délectent les médias [27][28]- aidant, ce genre d’endroit est instantanément -et instinctivement- associé à des pensionnaires fort peu fréquentables, de ces êtres infâmes que pour rien au monde l’on ne voudrait rencontrer au coin d’un bois (sauf battue volontaire [29]) : ce dont on se souviendra d’ailleurs à la sortie du conjoint absent… si tant est qu’il en sorte. En attendant, notre « pathologique » remplit ici toutes ses promesses, voire davantage que ses promesses. Parce que, peu importe que sur place le "souffrant"© parvienne à passer au travers des mailles du filet "thérapeutique"©[30][30/2] : l’important, c’est de connaître [9, APR note 30/2] qu’il y soit, sur place. Et le plus longtemps possible : car, plus longtemps il y restera, moins cela sèmera subtilement le trouble et la méfiance à propos de son état « pathologique » comme évidemment de la validité des circonstances l’ayant mené sur place. Et beaucoup, beaucoup plus longtemps pourra-t-il ensuite en subir les conséquences [31][32, APR note 62] (à lui tout seul, évidemment : sinon ce serait extrêmement déstabilisant). Quoi qu’il en soit, que l’interlocuteur n’insiste plus, que le conjoint présent n’insiste pas davantage (ou fasse subtilement dériver la conversation sur un autre sujet), celui-ci passe déjà implicitement pour un conjoint "survivant" ! En effet, comment être incarcéré_[33, APR note 5] pensionné à l’"hôpital"© de X-City sans avoir "pété les plombs" ? Si le conjoint absent a "pété les plombs" et n’est plus au logis à cause de cela, la folle [34], elle, y est… et elle a de quoi se régaler : en toute liberté, contrairement [35][36] au "fou" officiel. Derrière le non-dit va donc bon train l’effroyable "calvaire" -que l’on "devine"[37] entre les mots- chez le conjoint "survivant" (l’idéal étant atteint quand, beaucoup mieux qu’une "devinette", un acte public préalable [38] aura pu apporter quelque semblant de consistance au dit "calvaire"[32, note 36] : mais tout le monde n’a pas non plus les moyens de s’offrir les "services"© d’un psyvocat [39][40] !…) : celui-là bénéficie alors d’un surcroît confortable de compassion sur sa personne. Parce qu’il va de soi que personne ne peut faire la différence entre une "souffrance importante"©[41, note 24/2] et un profond malaise engendré par des circonstances bien réelles [42, APR note 16] : de l’extérieur –surtout de l’extérieur !-, cela se ressemble en tout point [43,1]. Mais n1260101246.jpge vous en faites pas : vous savez bien que nous autres, diplômés de Paris V, voyons parfaitement [44] à l’intérieur des autres [5, note 3][45]. Alors, plutôt que de jouer aux malins, vous seriez plus avisés de m’aider à retrouver mes lunettes noires et ma canne blanche : je ne me souviens pas de ce que j’en ai fait.

         Bon, eh bien mes p’tits lapins, ce n’est pas que je m’ennuie avec vous. Mais n’ai-je pas atteint mon but en vous en insinuant assez pour que vous sachiez à présent partir en chasse, tout seuls comme des grands ? (Pour les raisons que je vous ai déjà exposées, je vous déconseille cependant de dépasser le mètre vingt [6, APR note 1]…)Pour moi, j’ai rempli mon office : tant auprès de vous qu’auprès des instances supérieures, très fières de moi puisque grâce à cette communication pervertie, je leur assure en abondance gibier [46][46bis] et rabatteurs [47][47bis]. Vous savez : ça a été très dur pour moi de me retenir de prononcer le mot « pathologique » avant cette dernière minute. Mais il le fallait absolument, afin de ne pas vous laisser croire que j’empiétais sur le terrain du Docteur. Parce que le patron, c’est vraiment lui [13] : c’est donc bien lui qui prend le relais, à présent que nous sommes enfin passés au « pathologique » officiel. Mais ne pleurez pas : il m’est arrivé de communiquer ailleurs sur la Toile. Aussi ne vous étonnez pas si, de temps en temps, je viens vous faire un petit coucou : ce serait une méga-surprise [48, notes 1], pas vrai ? En attendant, je vous tire ma révérence à l’italienne, d’accord ? Alors… arrivederfroi !

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Article restauré au 22 janvier 2015

14:05 Publié dans Humour ?, Psyché sans tain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/03/2011

« Le syndrome du chat-qui-tourne, c’est quoi ? »

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[0] [1] [2] [3]  La minute 4 de Madame Boutrypède

Psychologue, Laetitia Boutry "décrypte"© le fonctionnement d’une "personnalité manipulatrice"©. Elle nous apprend notamment à "reconnaître"© les ruses et mécanismes de ces personnes au comportement « pathologique »©. Le détecteur, lui, va nous permettre de décrypter le « décryptage »©.

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« …Donc, c’est finalement quelqu’un qui est assez fin psychologue, qui repère toujours quelle est la faille de celui d’en face, et qui va appuyer à ce moment-là, là où ça fait mal. C’est-à-dire qu’il va en rajouter un petit peu, qui va faire jouer le remords chez l’autre, qui va jouer sur ses peurs, qui va jouer sur les promesses qui ne sont pas tenues, qui va en remettre une couche. Pour insister, pour essayer, toujours, d’exercer son pouvoir. Ce qui crée systématiquement, évidemment, une souffrance importante chez les gens qui côtoient la personnalité manipulatrice. Donc, ça aussi, c’est un signe pour le reconnaître : si vous êtes en permanence dans un état de malaise et de souffrance face à quelqu’un, la même personne qui vous culpabilise tout le temps, vous pouvez avoir un doute sur sa tendance manipulatrice.
La deuxième arme souvent utilisée par la personnalité manipulatrice, c’est le refus d’endosser ses responsabilités. Alors, ça, il est très très fort : il est tout le temps en train de faire porter aux autres –alors par exemple, dans le travail : c’est très flagrant- en train de faire porter aux autres les responsabilités qu’il refuse de prendre… »

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Oups : ce que j’ai "oublié" de vous dire :

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           Ah, mes chers p’tits lapins : je vois bien que vous n’en menez pas large. De plus en plus faibles, pas vrai ? Heureusement, ensemble nous sommes plus forts. Ensemble : c’est vous avec moi (qui suis là pour vous "protéger"©[1, notes 3 à 5], venant –minute après minute- appuyer depuis un bon moment, là où ça fait mal, en rajoutant chaque fois un petit peu en jouant sur vos peurs de personnes au comportement "pathologique"©…), moi avec vous. Ensemble -comme nous allons le voir- c’est aussi vous ensemble, vous "protégeant"© mutuellement les uns les autres… les uns des autres [2] : ceux-là même sur lesquels se resserre inéluctablement l’étau de notre "reconnaissance"© de"personnalités manipulatrices"©.

       Alors là, voyez-vous, si vous êtes si attentifs à mon exposé, c’est bien entendu parce que vous ne m’avez pas attendue pour passer aux travaux pratiques depuis déjà un bon moment. L’heure est grave : nous en sommes donc au stade crucial, où notre gibier va en remettre une couche. Vous n’avez pas à rentrer dans son jeu du remords : il n’y a pas à regretter d’avoir accompli tout ce qu’il fallait pour vous en "protéger"©… en commençant par avoir copieusement tiré la sonnette d’alarme à son sujet auprès de tous les gens qui côtoient la "personnalité manipulatrice"©. Parce qu’ainsi, vous aurez activement contribué à les "protéger"© d’elle. Et en retour, eux aussi vont vous "protéger"© d’elle. Bon, c’est vrai : la souffrance est devenue importante… à la mesure de la contribution active de chacun à la "protection"©, aussi bien lorsque celle-ci est directement dirigée contre la "personnalité manipulatrice"© elle-même que lorsqu’elle se manifeste par un soutien indéfectible à votre propre "souffrance"© face à la "personnalité manipulatrice"©. Vous êtes donc en permanence dans un état de malaise et de souffrance face à la "personnalité manipulatrice"©. Naturellement, c’est plus prégnant encore si vous partagez son existence. En ce cas plus qu’en tout autre, vous n’avez pas non plus à rentrer dans son jeu de la peur : et encore moins dans celui des promesses non tenues. Quelle que soit leur nature -et ce à quoi elles engagent-, les promesses, c’est comme les secrets [3,11] : cela ne vaut qu’entre p’tits lapins myxomateux gens sains de corps et d’esprit.

     Maintenant, il nous faut identifier cette souffrance puisqu’elle est devenue si importante. Alors évidemment, ne comptez pas sur moi pour entrer à mon tour dans le jeu de la "personnalité manipulatrice"© en vous suggérant que si vous avez du remords, c’est peut-être bien parce qu’il y a réellement matière à remords à travers tous les actes de trahison_[4]_"protection"© que vous avez méthodiquement posés contre la "personnalité manipulatrice"©. Pas question non plus de pointer du doigt l’origine logique de vos peurs : tout bêtement votre conscience qui vous rappelle à l’ordre, par  la crainte de représailles défensives contre ces actes de trahison_"protection"©. Idem, à plus forte 220px-Truelle_pour_maçonnerie.jpgraison, en ce qui concerne le respect de vos promesses. Il faut donc que je sorte ma truelle et vous remette une bonne couche de plâtre, tant il n’est pas difficile de repérer toutes vos failles : ça fissure de partout ! Mais si j’entrais à mon tour dans le jeu de la "personnalité manipulatrice"© en vous livrant tout ceci de but en blanc, savez-vous ce qui se passerait ? Eh bien, de nouveau, je n’aurais plus qu’à aller planter des choux [5, APR note 13] : je n’ai pas suivi ce glorieux cursus à Paris V [5, note 6] pour en arriver là, zut !

      Il faut donc que nous trouvions autre chose qui nous "identifie"© la "souffrance importante"©. Cette chose, je vais vous la révéler en exclusivité mondiale. Je ne l’ai pas apprise sur les bancs de Paris V, mais sur le terrain : en me penchant d’un berceau à l’autre [7] ; ça, c’est du "concret"©. Figurez-vous, mes p’tits lapins, que vous êtes atteints de ce que j’appelle le syndrome du chat-qui-tourne. Alors évidemment, le syndrome du chat-qui-tourne, qu’est-ce que c’est ? (Je vous reconnais bien là comme d’assez fins psychologues, tant vous avez le chic pour me poser des questions intelligentes !…) Vous prenez un bon gros matou pépère, à la limite de l’indolence. Histoire de forcer un peu le trait, il ne chasse pas les souris : il est même copain comme cochon avec toutes celles qui lui passent sous la moustache. Certaines, plus hardies que d’autres, vont jusqu’à s’amuser à lui tirer un poil ou deux de cette moustache. Mais la brave bête n’en prend point ombrage : elle sait bien que c’est pour jouer. Bref, notre chat est plus volontiers enclin à passer le plus clair de son temps à ronronner plutôt qu’à griffer ou à mordre. Là-dessus, imaginons qu’un vétérinaire (issu de Paris V, par exemple [8]) se prenne à lancer une "fatwa"©[9, note 33][10,com.10] contre notre sympathique animal. Celui-ci étant resté au coin du feu et le praticien dans son cabinet, ils ne se sont naturellement ni vus ni entendus [11, notes 2,3][12][13]. Mais ne nousshrek4_cat.jpg embarrassons pas de détails si mesquins : entre un chat et un vétérinaire, il n’y a pas de lézard, puisque c’est de nouveau Paris V qui fait la différence. Et croyez-moi : jusqu’à présent, Paris V n’a JAMAIS labellisé "expert"©[14, notes 27 à 29] un chat… fût-il botté [15][15/2] : nous sommes là dans le "concret"©, pas dans le conte de fées. Bref, il "s’avère"© que dans un réel qui est là pour tous [16, AV note 41] (y compris toutes les souris, dont nous nous apercevons rétrospectivement qu’elles l’ont échappé belle), notre placide félin… fait aussi l’autre ! (ou "va"©[17][18] le faire s’il ne l’a pas encore fait…) Seulement, ça ne se voit pas, n’est-ce pas : ah ben tiens, nous allons dire que c’est une "personnalité manipulatrice"©, par exemple. Donc, "concrètement"©, cet être immonde nous donne à présent de sacrées sueurs froides ; de fait, il avait réussi jusque là à nous tromper en se faisant passer pour un gentil matou, mais la "téléxpertise"© est formelle : c’est un tigre du Bengale de la pire espèce ! (À ce stade de la terrifiante "révélation"©, je ne saurais que trop vous "conseiller"©[19,APR note 57] d’adopter à court terme le costume de "protection"© le plus adéquat afin de vous fondre dans son paysage : ainsi, peut-être ne vous dévorera-t-il pas tout de suite ?…)

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          Seulement voilà : le vétérinaire, lui, est bien à l’abri dans son bunker cabinet "médical"© : pas vous ! Grâce à lui cependant, vous avez mieux qu’un doute sur la "tendance manipulatrice"© de votre tigre du Bengale : vous en êtes certains [20]. Il vous faut donc, bien sûr, commencer à vous en "protéger"©. Il vous faut également le débusquer en tant que tel : timidement, vous lui tirez un poil ou deux de la moustache. Ouf ! le tigre n’en prend point ombrage. Qu’il est bête : il vous a  pris pour une souris facétieuse ! Vous recommencez, et recommencez encore : il n’en prend toujours pas ombrage… ce qui commence à être sérieusement agaçant. Alors vous prenez votre courage à deux mains, et le taureau par les cornes. Le taureau, c’est le tigre. Or, les tigres n’ont pas de cornes : comment faire ? C’est très simple : vous les remplacez par la queue. D’une main ferme, vous prenez donc votre chat tigre par la queue, le soulevez hardiment et lui faites effectuer de vigoureuses rotations aériennes au-dessus de votre tête. Recommencez cette opération autant de fois que nécessaire : jusqu’à ce qu’enfin tombe le masque du gentil matou. C’est-à-dire que sans crier gare, voilà qu’à l’issue de son énième atterrissage, la bête fauve entreprend inopinément de mordre, de griffer, de vous sauter dessus etc. C’est fait : la "téléxpertise"© se "confirme"© enfin ! Il n’empêche que vous en payez à présent la contrepartie : la fameuse "souffrance importante"©. Vous venez tout simplement de contracter le syndrome du chat-qui-tourne : à défaut d’en guérir immédiatement, vous êtes passés à l’étape suivante, qui consiste à partager généreusement le virus avec d’autres. Ainsi, chacun en "souffre"© moins : "compatissant"©[21] avec vous, vous "rassurant"[3, note 3], vous "conseillant", vous consolant, etc. (Les plus pieux d’entre eux ne manqueront pas de prier pour vous [22, note 26][23, APR note 36][24, APR note 2]… et en rajoutant un petit peu pour implorer votre survie au Dieu tout-puissant…) Le problème est que chacun est dans sa maison à lui : pas dans celle du tigre de Bengale. Vous, vous êtes en permanence dans un état de malaise et de souffrance… à la mesure de ce que vous êtes aussi en permanence sous le même toit que le chat rotatif : il faut bien de temps en temps que vous le relâchiez ! C’est qu’en dépit du cumul progressif de toutes les mesures de vexation "protection"©, petites ou grandes, privées ou publiques (changement du mot de passe d’un ordinateur afin de lui en interdire l’accès –à la suite du pillage de ses messages privés [25, note 12] sur la même machine-, main courante [26] policière, participation à quelque réunion pathomaniaque [27, notes 20 à 23][28] ayant vocation à soutenir dans sa cruelle épreuve tout cohabitant avec un tigre du Bengale, ingérence de quelque psyvocat [29] jouant sur ses peurs [30, notes 31,32], etc.), que vous -ou d’autres pour vous- auront prises contre lui, le constat est amer : vous "ne vous sentez pas en sécurité"©[31, note 16] dans la même maison qu’un tigre du Bengale qui eût fait un excellent astronaute : en effet, il supporte plutôt bien les rotations prolongées sans être excessivement affecté de tournis. En attendant que la NASA fasse appel à ses services, vous êtes un exemple emblématique d’état permanent de malaise et de souffrance. Donc, ça c’est un signe qui ne trompe pas [32].

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        À la guerre comme à la guerre : la deuxième arme. Alors, ça, vous pensez bien que là-dessus je suis très très forte ! Se donner tant de mal pour vous apprendre à "reconnaître"© les "ruses et mécanismes"© émanant d’une "personnalité manipulatrice"©, c’est exactement comme s’échiner à vous éviter de tomber dans le piège des "psychopathes"©[3] : aussi ne va-t-on pas se compliquer inutilement l’existence. Car le but de la manip… oups, de notre "aide"© étant plus que jamais de faire porter le chapeau [3, APR note 68] à notre gibier commun, Robert ne m’en voudra pas si je lui emprunte notamment les 8, 9 et 10 de ses quatorze points de "détection"© de l’affreux "psychopathe"©[33] : en conséquence, il va nous être très "flagrant"© que la "personnalité manipulatrice"© refuse d’endosser ses responsabilités. Et, dès lors que vous m’avez chat-voleur.jpgparfaitement écoutée jusque ici –voire devancée de par les multiples actes de "protection"© sans réponse que vous avez déjà posés-, vous êtes mûrs pour partager avec moi cette "flagrance"© : elle trouve dans votre cœur un écho enthousiaste, pas vrai ? Non mais, vous imaginez un peu : si vous deviez répondre une par une à toutes les mesures de vexation "protection"© -dans le style de celles qui ont été énoncées plus haut-, les remuer seulement du doigt [13, APR note 59] dans leurs conséquences, directes et palpables ? Mais vous n’en sortiriez plus sans avoir payé jusqu’au dernier sou [34] ! Vous ne trouvez pas que votre "souffrance"© est suffisamment importante comme ça, non ? Oui, bien sûr. Donc, à deuxième arme votre deuxième arme ; si nécessaire, soyez sans pitié [3,9] : faites feu [35,8] sur le chat tigre. Si jamais vous le ratez, eh bien ce ne sont pas les moyens de vous en débarrasser qui manquent : soit vous requérez les services d’une institution qui vous le culpabilisera tout le temps sans être face au "coupable"©[14, note 10], puis vous l’extirpera vigoureusement après avoir grossièrement bricolé son statut [36][37] (pourquoi se gêner ? vous en avez bien fait un "fauve"©, vous !) ; soit vous le confiez à une antenne locale de la SPA [38][39]. Vous pouvez même (Robert ne me démentira pas) combiner ces deux solutions finales, puisque nous travaillons volontiers de cancer [40, APR note 27] avec ces braves gens [41] : plus de fous entrent dans la danse, et plus votre vilaine bête se voit bien obligée d’endosser ses responsabilités…  avec les leurs et les vôtres en sus : c’est très très fort, n’est-ce pas ? Après cela, pfuit ! finie "la souffrance importante"©  pour tout le monde ! (Merci qui ?) C’est flagrant, non ?

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Article restauré au 21 janvier 2015

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14/01/2008

En route pour Raihël !

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Il était une fois un joli pays que l’on nommait Raihël, peuplé d’adorables créatures : les raihëliens et les raihëliennes.  Ils vivaient heureux dans leur beau pays : ils avaient plein de cubes de toutes les couleurs, des petits trains, des poupées, des ours en peluche et des petites voitures télécommandées dont on n’avait jamais besoin de changer les piles. Pour la plupart, c’était de petits bonshommes tous ronds, au visage poupin. Pour eux, Raihël c’est jouer et compter jusqu’à dix. Les plus doués d’entre eux y parvenaient en 3 secondes chrono !

Quelques fois, on en voyait qui parvenaient à compter jusqu’à onze. Malheur à eux : ce chiffre n’existe pas au pays de Raihël. On sentait bien que ce n’était pas de la faute du coupable : aussi ne lui en voulait-on pas trop. Il existe d’autres créatures dans ce beau pays : ce sont des loups. Bien sûr, ils ne se présentent pas comme tels : ils feraient fuir les raihëliens. Aussi revêtent-ils en tout temps un joli petit costume de gentil docteur tout blanc. N’oublions pas que nous sommes à Raihël : par conséquent, ces docteurs ne savaient naturellement pas compter jusqu’à trente-trois. Mais ils le faisaient croire, afin de justifier leur présence en un lieu aussi insolite. Ils avaient construit de grandes maisons étudiées pour accueillir le récalcitrant ayant osé compter jusqu’à onze. Plus il dépassait ce chiffre, plus on le plaignait amèrement : c’était de moins en moins de sa faute. Il s’intéressait de moins en moins aux petits cubes, aux petits trains, aux poupées, aux ours en peluche et aux petites voitures télécommandées dont on n’avait jamais besoin de changer les piles. Visiblement, il se déconnectait de Raihël.  Et ce n’était pas bien du tout !

Alors, on appelait le gentil docteur. Plus le rebelle savait compter loin, plus il voyait que le gentil docteurblouseblanche.jpgdocteur était un loup. Il tentait alors d’en aviser ses amis, ses frères et ses sœurs, mais tous ceux-ci ne le croyaient pas : c’est qu’ils ne comptaient que jusqu’à dix. Pour eux, Raihël c’est dix, un point c’est tout. Par conséquent, le docteur est un gentil docteur et le « malade » n’a plus toute sa tête pour s’en rendre compte : heureusement qu’il a autour de lui des tas de gens qui savent mieux que lui qu’un gentil docteur est un gentil docteur. Non mais ! Il est malade, et en plus il va nous faire un vilain caprice ? C’est vrai que les raihëliens aiment bien jouer au docteur : un bon raihëlien doit jouer au docteur sous peine d’aggraver sa « maladie ». C’est étrange, mais c’est comme ça : heureusement, ce n’est qu’un conte !

Les grandes maisons des gentils docteurs étaient très bien étudiées : elles comportaient des chambres différentes, selon le degré de la « maladie » de ses « invités ». Ceux qui comptaient jusqu’à onze, douze ou treize étaient bien soignés : le gentil docteur leur préparait un élixir magique, qui effaçait comme par enchantement les chiffres surnuméraires. Les plus chanceux d’entre eux pouvaient donc ressortir assez rapidement. Il y avait souvent des effets secondaires : ils avaient été tellement « guéris » qu’on en rencontrait parfois qui ne savaient plus compter que jusqu’à trois, et encore avec difficulté. Au moins était-on redevenu tranquille avec ceux-là : ils joueraient de nouveau avec leurs cubes sans embêter personne.

Il y avait cependant les cas plus rares : certains comptaient jusqu’à cinquante voire davantage. Intolérable au pays de Raihël ! Non seulement ils comptaient jusqu’à cinquante, mais ils ne voulaient plus jouer aux petits cubes, aux petits trains, aux poupées, aux ours en peluche et aux petites voitures télécommandées dont on n’avait jamais besoin de changer les piles. On cherchait alors à les forcer à jouer, mais ils refusaient en se mettant parfois en colère : de plus en plus intolérable… Ça va pas la tête, non ? Ils étaient donc réputés dangereux pour la bonne harmonie des raihëliens. Tout d’abord, la chambre que leur attribuait le gentil docteur était différente de celle des autres : pas question d’en sortir ! C’est qu’on risquerait de contaminer les autres « malades », non mais !  Ensuite, il n’y avait pas à discuter sur l’élixir magique : la dose maximale était requise. Le loup s’en léchait les babines, et louait la naïveté des raihëliens qui lui confiaient ainsi leur grand « malade ». Ce n’était pas de leur faute non plus : ils ne savaient compter que jusqu’à dix. Le loup aussi : il met donc le thermostat de son four à dix. Car il aime beaucoup « soigner » le « raihëlien ». Il paraît que c’est très bon quand c’est préparé sur un lit d’échalotes : un léger goût de mouton mâtiné d’un arrière-goût d’âne… surtout pour celui qui est venu se livrer de son plein gré au bon docteur.  C’est qu’à forte dose, son élixir magique a un effet surprenant : il transforme le « malade » en malade. Un coup de baguette magique et pfuit ! envolés les guillemets. Du coup, l’élixir se justifie d’autant plus : il faut soigner ça. On soigne tant et si bien que le malade est enfin guéri… et le four du loup enfin chaud. Les échalotes sont déjà disposées : tout va bien. Bien sûr, il va falloir expliquer aux survivants qu’il y a eu un « accident ». (Eh ! Ça n’arrive pas qu’aux autres !) Toujours déguisé en gentil docteur, le loup ne craint rien : très souvent, c’est « l’accident » qui va démontrer que le « malade » n’avait plus toute sa tête. S’il n’avait pas été « malade », il n’aurait pas été « accidenté », na !  On a vraiment tout essayé, mais le cas était désespéré. En tout cas, il est bien digéré… par le loup comme par la famille du plat, pardon du cas.

C’était un joli pays que Raihël… mais il va être difficile d’achever ce conte par « ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». En effet, on finissait par s’y ennuyer : que faire quand on a fini de compter jusqu’à dix ? Que faire quand ceux qui plafonnent à trois se font de plus en plus nombreux ? Et puis les enfants en disparaissaient les uns après les autres. Les gentils docteurs devenaient de plus en plus dodus. Il y avait de moins en moins d’enfants et de plus en plus de gentils docteurs. Ils ont beau être gentils : un pays de docteurs finit par être triste…

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