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15/07/2013

La toxicomanie "justifiée"©… chez de non-justifiants (!).

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        "Ne laissez pas les personnes négatives et toxiques louer de l’espace dans votre tête ! Augmentez le loyer et foutez-les à la porte !" (Robert Tew) Phrase percutante, à l’américaine, faisant mouche de par son aspect humoristique. D’où qu’un coachtel que Bill Marchesin aime à s’en faire largement l’écho jusque dans les réseaux sociaux, au milieu desquels la dite citation rencontre davantage qu’un succès d’estime : un véritable plébiscite déchaînant des vagues d’enthousiasme ; ce qu’il est convenu d’appeler un buzz [1, notes 1 à 7], etc. Laissons aujourd’hui Rob et Bill à leurs espaces -ou autres loyers- et entrouvrons une autre porte.
       Une autre porte ? Étrange porte à la réflexion, puisque son fonctionnement est redoutablement plus efficace dans le sens de sa fermeture que dans celui de son ouverture [2]. D’où que nous allions seulement l’entrouvrir : un courant d’air est si vite arrivé… On se souvient de la "consigne"© anti-"pathologique"©[3, APR note 32][4] suivante : NE JAMAIS SE JUSTIFIER [1,[1>5]][5,[1>5]][6, notes 155]. Ce qui justifie –plutôt paradoxalement - d’aller puiser à la même source [7] en y découvrant inopinément l’un de ses articles antérieurs. Le plus amusant (si l’on ose dire) de cet article-là, c’est son objectif avoué : justifier. Son auteure et ses lectrices venant s’y agglutiner [8][9, notes 71,72][10, note<70>][6, notes<163>] ? Assurément : mais cet objectif-là est plus implicite… même s’il suinte d’évidence à chaque ligne de chaque article. Non : cet objectif avoué est ici de justifier… rien de moins que l’épithète "toxique" elle-même ! Ce qui valait bien cette intéressante "remorque"[11] à notre article désintoxicateur, ce dernier ayant été entièrement rédigé sans même avoir eu connaissance de celui-ci :

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QUEL QUE SOIT LE NOM QU’ON LEUR DONNE…

 

[1] On les appelle "pervers narcissiques". Ou encore, pervers narcissique manipulateur. Bourreau. Vampire. Monstre. Champion toute catégorie du harcèlement.

 
[2] Je retiendrai avant tout le terme : "personnalité toxique".

 
[3] Parce qu’il est toujours difficile et dangereux de qualifier, de manière catégorique et définitive, un individu, aussi néfaste soit-il. Attribuer une étiquette ne soigne pas le mal, ne diminue ni le syndrome, ni les symptômes, n’allège pas les souffrances. C’est à peine un moyen de se rassurer en pensant avoir compris. Et c’est au risque de généraliser une déviance particulière.

 
[4] Parce que, également, une personnalité toxique peut se retrouver sous divers visages. Bien évidement, le pervers narcissique semble remporter la palme au concours de la cruauté. Mais un jaloux (ou une jalouse) pathologique, un manipulateur aguerri, qui pour autant n’est pas pervers, peut entraîner bien loin dans la souffrance, la perte de confiance en soi, la dévalorisation, l’annihilation des capacités, les personnes qui lui sont le plus proches.

 
[5] Ce qu’il faut regarder, pour mieux comprendre, aider, accompagner les victimes, ce n’est pas tant la pathologie de la personne qui les harcèle, mais le mode de harcèlement, la façon dont celui-ci se manifeste, et ce qu’il engendre chez la victime. Car un jaloux, pathologiquement jaloux, qui pour autant n’est pas PN, va harceler son (sa) conjoint, jusqu’à l’empêcher de vivre, et d’avoir goût à la vie. Que dire de ces enfants et adolescents qui prennent pour cible l’un des leurs, le poussant parfois au suicide, plus souvent à abandonner ses études, à tomber malade, à se retrouver en dépression ?
Il s’agit donc bien en premier lieu de constater, puis de combattre, le harcèlement moral, quel qu’en soit l’auteur, et de protéger au mieux les victimes de celui-ci.

[6] C’est pour cela qu’en se plaçant du côté de la protection des victimes de harcèlement, le terme plus général de personnalité toxique me semble mieux adapté. Car il n’est pas question, sous prétexte d’informer sur ce blog de la perversion narcissique, d’écarter d’autres types ou auteurs de harcèlement. Il est d’ailleurs plus judicieux, lors de procédures, de porter plainte pour harcèlement que contre un pervers narcissique…
Personnalités toxiques, car ils insufflent chez leurs victimes un poison mortel : la sous estimation de soi, la perte de confiance, la disqualification de l’individu. Toxiques, car ce qu’ils vont transmettre est étranger à leurs victimes, mais pénètre jusqu’à leur organisme, pouvant entraîner diverses pathologies, parfois mortelles.
Toxiques, si l’on s’en réfère à l’étymologie grecque toksikos : qui convient pour les flèches. Or, ce sont bien des flèches que le manipulateur va envoyer à sa proie, des flèches faites le plus souvent de mots, de phrases destinées à l’abattre.

Comme le dit Paul Valery : "Le mélange de vrai et de faux est énormément plus toxique que le faux pur".

 
[7] Pour autant, informer, dénoncer, protéger contre les pervers narcissiques demeure l’objectif de ce blog, tout autant que la volonté d’aider les victimes et leurs proches. Il faut donc à la fois informer sur ces personnalités destructrices, et sur le harcèlement commis par des personnalités toxiques de manière plus globale.


       À frémir : l’auteure dudit blog ne peut pas même plaider son éventuelle ignorance 42702419.jpgde l’origine étymologique d’un adjectif qui lui "semble le mieux adapté"[6]. Au contraire, elle la revendique fièrement : allant jusqu’à nous guider elle-même vers le fameux toksikos grec (τοξικόν) ; il suffit de suivre les flèches [12, note 138] !…
       Intéressante citation de Paul Valéry [13] : on n’ose imaginer ce que ce dernier dirait… en ayant sous les yeux un blog dont "l’objectif" est d’"informer, dénoncer, protéger contre les pervers narcissiques, tout autant que la volonté d’"aider"©[14, notes 358>360][15, notes 184 à 186][12, APR note 129] les victimes et leurs proches"[7]… le tout en insufflant chez ses lectrices (et peut-être quelques lecteurs ?) la surestimation de soi, l’abus de confiance, la disqualification sans fond de l’individu contre lequel on informe, dénonce et "protège"©[16][17][18, notes 36 à 38]. On n’ose imaginer ce que Paul Valéry dirait ? Nul besoin de l’imaginer, puisqu’il l’a écrit noir sur blanc (!) : "Le mélange de vrai et de faux est énormément plus toxique que le faux pur".
       Le vrai ? C’est l’argument–confiture par lequel on appâte : "il est toujours difficile et dangereux de qualifier, de manière catégorique et définitive, un individu, aussi néfaste soit-il. 1391435527.jpgAttribuer une étiquette ne soigne pas le mal, ne diminue ni le syndrome, ni les symptômes, n’allège pas les souffrances. C’est à peine un moyen de se rassurer en pensant avoir compris. Et c’est au risque de généraliser une déviance particulière"[3]. On a beau savoir qu’il s’agit là de la fameuse vérité-béquille [19, AV note 396][20, note 468][21, notes 49,50] -permettant de mieux faire "avaler" tout le reste-, ne négligeons pas cette bouffée d’air pur se nichant au sein de ces miasmes pathomaniaques [22]. Le faux ? C’est de replonger aussitôt dans les dits miasmes en passant immédiatement outre difficulté et dangerosité, passer également outre tout ce qui vient d’être énoncé : soit qualifier, de manière catégorique et définitive, un individu, aussi néfaste soit-il (un adjectif d’autant plus acceptable que celui-ci est moins catégorique et définitif)… de personnalité toxique, laisser entendre par le reste du discours –et du blog- qu’attribuer une étiquette soigne le mal, diminue le syndrome et les symptômes, allège les souffrances, que c’est là un moyen efficace de se rassurer en pensant avoir compris ! Quant au risque de généraliser une déviance particulière, on l’encourage aussi allégrement que par blog interposé, on n’en subira pas particulièrement les conséquences directes : c’est à peine un moyen de se rassurer en pensant "aider"© à faire comprendre, donc remplir l’objectif visé.

 
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       "Le mélange de vrai et de faux" ? Cf. la "difficulté de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03] de chez Mamie [21, AV note 41]. Ajoutons-lui l’inévitable "inversion des rôles" [3:37] [22, AV note 19] qui se fait fort d’entretenir  "les victimes" dans un tel statut : ce qui leur permet d’une part de ne jamais "incarner" le "pervers narcissique manipulateur"[23], le "Bourreau"[24, note 6], le "Vampire"[25], le "Monstre"[1][6, notes 171 à 182] (notons en passant les majuscules –d’origine, SVP- de ces étiquettes infamantes, manifestement destinées à en accentuer les traits…), d’autre part d’exploiter à leur tour l’inépuisable filon de travers communs à l’ensemble de l’humanité [26,(1)] en les montant en épingle [6, notes 139 à 142] contre une partie seulement [27,[17]]… non sans les avoir impérativement requalifiés de manière "pathologique"©[28, note<88>] afin "de se rassurer en pensant avoir compris"… ne serait-ce que sa "bien-portance"©[29] (en dépit des "syndromes"[30] et autres "souffrances"[31] !) : en cas de limites (vite) atteintes sur cet aspect, le subordinateur [32][33] n’est jamais bien loin pour assurer le relais !…

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       Ce sont décidément bien des flèches que "l’informateur, dénonciateur, protecteur contre les pervers narcissiques"© va envoyer à sa proie son "aidé(e)"©, des flèches faites leEt-voila-y-a-qu-a-3.jpg plus souvent de mots, de phrases destinées à "aider"©[12, APR note 126] "les victimes et leurs proches"© à abattre le "pervers narcissique manipulateur", le "Bourreau", le "Vampire", le "Monstre"[1] (quel que soit le nom qu’on lui donne… si d’aventure il lui en subsiste un  [34, APR note 21][35] !)."C’est pour cela qu’en se plaçant du côté de la protection des victimes de harcèlement"©[6]… on s’attire spontanément un capital sympathie plus profitable qu’à se placer "de l’autre côté" (!) : on en est ainsi que plus à son aise pour harceler en sens inverse, tout en se garantissant une impunité sans failles chez soi… inversement proportionnée à un châtiment démesuré chez le "harcelant"© officiel [36][37][38, notes 159>183]. Ainsi la qualité de "victime"©[39] permanente est-elle doublement précieuse [40,3][5, notes 63,64] : à la "victime"© elle-même, comme à l’"aide"© volontaire à la "VICTIME"©[41] ; face à tout ce joli monde [42, note<12>] se tenant par la barbichette [43,(3)][44][44bis], que pèse encore un "bourreau"© ? Pas même le poids d’un moineau [45][46][47][48] !

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        D’où qu’
"il soit plus judicieux, lors de procédures, de porter plainte pour harcèlement que contre un pervers narcissique"[6] (notons également en passant les italiques –toujours d’origine- du "pour" et du "contre"…) : être pour, c’est en effet déjà s’affirmer comme étant une personnalité "positive"© et non négative ; par ailleurs, la "perversion narcissique"©[5, notes 82 à 85] étant une cruelle "pathologie"©, il est difficile de la qualifier telle quelle comme un délit. Fort heureusement pour les "victimes"©, la protection des citoyens étant désormais l’unique leitmotiv du rôle d’une justice [49, AV note 81][50, notes 7 à 9][51] désinformée par des personnalités nocives de manière plus globale [52, APR note 305], cette même justice étant très représentée chez les plus sensibles [53] à la vibration la plus basse qu'un humain puisse ressentir ou dégager [54,[6]][5, notes 24 à 30], le mot de "harcèlement" leur vibre [55,(§6)] bien davantage que celui de "pervers narcissique". En revanche, il sera sans doute moins judicieux de rappeler combien l’alter ego du "PN"©[56] est réputé procédurier auprès de certains cercles "informateurs, dénonciateurs et protecteurs"©[57, APR note 82]

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        Ce qui n’élucide pas beaucoup, parallèlement –chez l’auteure du blog "informateur, dénonciateur, protecteur contre les pervers narcissiques"© etc.- cette volonté farouche "d’aider les victimes et leurs proches" en les encourageant vivement à multiplier les procédures : oui ou non, parle-t-on de "pathologie"© ? Si oui, même avec un délit à la clef, ne semble-t-il pas que le système en place répugne à le sanctionner pénalement de manière aussi lourde que s’il avait été perpétré en état de "bien-portance"©  ? Ce qui va censément à l’encontre de la multiplication procédurale ! Si oui, sans même le moindre petit délit à se mettre sous la dent, comment se fait-il que la justice se montre gourmande de cette multiplication… et plus hargneuse vis à vis du "malade"© que du "bien-portant"©  ? Parlant ici d’une personne morale (donc étrangère à toute "pénétration jusqu’à son organisme, pouvant entraîner diverses pathologies, parfois mortelles"[6]), il apparaît qu’à un tel régime ("ce qu’ils vont transmettre est étranger à leurs victimes"[6], etc.), l’épithète toxique ait ici toute sa place… 
        "Bien évidemment, le pervers narcissique semble remporter la palme au concours de la cruauté"©[4] ? Une "évidence" très contestable : depuis que les tribunaux obéissent à la vibration la plus basse qu'un humain puisse ressentir ou dégager –en particulier aux "informateurs, dénonciateurs, protecteurs"© de tous ordres- ils se font incomparablement plus évidents en matière de palme.


        Aussi serait-il encore plus judicieux de rappeler que, lors de certaines procédures, les mots de même parenté vont jusqu’à s’annihiler l’un l’autre : ainsi de "judicieux" avec… "judiciaire"©©©[53][58]. "Il est plus judicieux, lors de procédures, de porter plainte pour harcèlement que contre un pervers narcissique"[6] ? En sus de ce qui a été énoncé plus haut, une justice se donnant pour rôle la protection des citoyens ne fonctionne plus tant selon des faits que selon des mots : non des mots qui la font raisonner [59] mais au contraire des mots qui la font sonner –vibrer [55,(§6)]- … et la dissuadent par conséquent de tout raisonnement. Lorsqu’elle se voit néanmoins acculée à celui-ci, elle le délègue… à des "experts"©[60][33] es "raisonnement"©[61] [sic]. Le "harcèlement"© fait bien sûr partie de ces mots qui la font énormément plus vibrer que des méfaits basiques de droit commun : vol à l’étalage, avec effraction, escroquerie, etc. Parce que le "harcèlement"© fait immédiatement résonner les cœurs sur la  violence [62, APR note 26].

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        Or, qu’est-ce que protéger les citoyens sinon "lutter contre"©[63][64][3, APR note 32][4] la violence ? Malheureusement [65, note 30/2] pour elle, elle n’a pas toujours de délit traçable à se mettre sous la main : d’autant qu’une victime découpée en tranches, lapidée, dissoute dans un bain d’acide sulfurique, guillotinée, hachée menue comme chair à pâté, laminée au rouleau compresseur, jetée aux requins ou ratatinée à la kalachnikov [66][67, notes 172 à 181] n’est généralement pas au meilleur de sa forme pour porter plainte… même "pour harcèlement" plutôt "que contre un pervers narcissique". Il y aurait bien des ayant-droits qui pourraient porter plainte à sa place, mais une justice soucieuse de protéger les citoyens préfère traiter directement avec la "victime"© à protéger : il convient pour les flèches qu’en dépit de ses "syndromes"[30] et autres "souffrances"[31], celle-ci soit assez vaillante [68][69] pour engager elle-même une procédure. (Du reste, il semble qu’une certaine jurisprudence [70] atteste qu’une victime couverte d’hématomes [71, APR note 32] risque davantage de passer pour un "bourreau"© auprès des tribunaux… qui la traitent alors comme tel ) Les tribunaux protecteurs des citoyens ayant tendance à tourner de l’œil à la vue du sang, ils privilégient donc la violence sans trace [72][73]. D’où la considération "judiciaire"©©© unanime pour les psychologues [74] qui, parmi les si précieux [40,3][5, notes 63,64] "experts"© es "raisonnement"©, savent toujours tirer quelque gros lapin de violence psychologique [5, APR note 87][75] de leur chapeau. Une violence idéale : pas une goutte de sang, pas le moindre pansement, pas de plâtre… mais du ciment ; beaucoup de ciment [76, AV note 15]. À se demander si certains enfers de "syndromes" -et autres "souffrances"- ne sont pas bâtis davantage de ciment que de pierres ?

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        Toujours et-il que dès lors, on comprend mieux qu’"il soit plus judicieux, lors de procédures, de porter plainte pour harcèlement que contre un pervers narcissique"[6] : avec des procédures se cimentant par des mots faisant vibrer des tribunaux protecteurs de citoyen(ne)s, on déroule le tapis rouge [77] devant une "victime"© ayant tous les droits tapis+rouge.jpgcontre un "bourreau"© n’en ayant aucun !  Peu importent les faits (ce qui est pratique lorsqu’il n’y en a aucun non plus à se mettre sous la dent ) : l’émotion prédominant sur la raison, les mots ne sont là que pour assurer le ciment procédural… y compris les mots de la loi [78, notes 6>20], bien sûr. C’est dire que l’on n’a pas même besoin de la présence du "bourreau"© lui-même pour procéder [79] : qu’importe en effet, puisque avec une violence ne laissant pas de traces, peu chaut au tribunal protecteur de citoyen(ne)s que le violent en laisse lui-même ! Il lui suffit d’entendre une "victime"© se plaindre d’"agressivité"© et de "véhémence"©[80], et le tour est joué : quand bien même de tels traits ne seraient rien de plus que de la résistance active à de la… manipulation –le "bourreau"© n’ayant pas attendu quelque "mamie"[81] pour se servir de sa tête [21, APR note 48] plutôt que de celle des autres…-, seules comptent la parole et l’expression [21, AV note 37] d’une "victime"© réagissant vivement, avec ses émotions… pas avec sa tête [21, AV note 38] : soit sur la même vibration [55,(§6)] qu’un tribunal protecteur de citoyen(ne)s n’ayant pas de difficulté particulière [82, AV note 15] à se garder frileusement [83?] de "penser par lui-même, de se poser des questions, quand il entend quelque chose de le vérifier par lui-même"[21, AV note 40]. Autant de paramètres qui lui sont devenus étrangers [6] depuis que les questions ne se posent plus qu’à ses "experts"© es "raisonnement"©, détenteurs exclusifs de "réponses"©[84, APR note 258][85] invérifiables. Ce qui, là encore, ne dérange personne : la violence sans traces [sic] fait l’impasse -par définition- sur toute nécessité de vérification. Enfin, il va sans dire que là où l’émotion se taille la part du gâteau [86][87], les intérêts globaux [7] en jeu [88][89][90][91][42] prévalent massivement sur les nécessités les plus élémentaires… voire les intérêts particuliers.

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        Il faut donc à la fois informer sur ces personnalités destructrices, et sur le harcèlement commis par des personnalités nocives de manière plus globale. Ce qui demeure l’objectif de ce blog… de CE blog-ci . Quant à l’autre  –qui persiste et signe à retenir si coyote_acme.pngprécieusement avant tout le terme : "personnalité toxique"[2]-, c’est sans surprise que cet article de présentation de son objectif n’aura désamorcé -loin s’en faut- aucun des sept explosifs de sa bombe [92] énormément disqualifiante de l’individu. Tout au plus en aura-t-il allongé la mèche [93, APR note 128] : on n’est jamais assez "prudent"©[94]
        Quant à un objectif [95] différent –montrant à la face du monde combien est toxique le détournement [96] pervers sur l’homme d’un adjectif qui lui est habituellement néfaste dans tous les cas de figure-, il est permis de considérer que celui-là est brillamment [97] atteint. Plus que jamais, l’adjectif en question se fait assurément toxique. Intrinsèquement toxique quel que soit le nom qu’on lui accole.

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05/07/2013

La manipulomanie "expliquée"© par Mamie

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"Nul n'est plus esclave qu'une personne acceptant de subordonner à autrui sa compréhension du monde sous prétexte d'une complexité apparente." "Réflexion philosophique ou signe de déséquilibre ?"[1,§5>2 (et suivants)[3, notes 1,2] Signe d’enfance aussi, pourquoi pas ? Chez l’enfant en effet, il est légitime d’accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde : moins sous prétexte d'une complexité apparente que parce qu’a priori, il est plus dépourvu des outils de cette compréhension que ne l’est l’adulte. Ce qui fait l’esclave chez celui-ci, c’est précisément lorsqu’il accepte de subordonner à autrui sa compréhension du monde alors même qu’il est censé disposer des outils ad hoc. Sil y a signe de déséquilibre, il n’est à chercher ni chez l’auteure [4] de la phrase citée ni chez l’enfant. Chez celui qui dispose des outils de compréhension ad hoc, mais ne s’en sert pas, ou chez celui –parfois le même- qui, plutôt que d’user ses propres outils, va subordonner cet usage à ceux d’autrui, un tel signe sera plus facile à dénicher… à moins qu’il ne s’agisse de réflexion philosophique. Dans ce cas, en effet, c’est plutôt un signe d’équilibre que de se confronter à différents auteurs et à leur compréhension du monde_[[5].
       Cependant, un tel exercice peut assez rapidement conduire à une certaine complexité qui, elle, n’est pas toujours qu’apparente. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas non plus péril en la demeure –ou signe esclave de déséquilibre !- si les appétences personnelles poussent davantage à aller cultiver son jardin (celui d’autrui fournissant parfois quelque exception [6]…) qu’à la réflexion philosophique. Une réflexion dont il n’est pas monstrueux d’accepter que l’enfant lui-même y trouve plus rapidement encore ses propres limites : sa compréhension du monde étant ce qu’elle est, l’adulte y subordonne sa pédagogie en l’adaptant à ce qu’il peut en comprendre ; tel est le travail habituel de tout éducateur "bien né"[7, notes 9>21][8, notes 2,3][9, notes 313,314].

       La médaille a cependant son revers : pour peu que l’éducateur soit lui-même plus ou moins esclave dans sa compréhension du monde, il a tôt fait de prétexter d'une complexité apparente pour se livrer à quelque pédagogie parfaitement étrangère à la moindre réflexion philosophique : moins parce que celle-ci s’adresse à l’enfant que parce qu’elle s’adresse… apparemment à l’enfant.  De fait, la simplicité est au rendez-vous… mais la compréhension du monde s’en réduit comme peau de chagrin. Parce qu’il s’agit d’amener autrui à accepter de subordonner sa compréhension du monde à la sienne. Une attitude qui répond assurément aux canons de l’éducation, mais à deux conditions : qu’elle ne s’inscrive pas dans la durée, et que la subordination ne s’inscrive pas dans le souci de rendre autrui aussi esclave que soi, sinon plus. Dans ce cas, l’éducation se fait hors-sujet (tout en conservant les apparences), celui-là relevant plus volontiers de la manipulation. Voire de la double manipulation, dès lors qu’on s’adresse apparemment à l’enfant (première manipulation : la plus évidente) mais que l’on vise en réalité un autre que l’enfant : deuxième manipulation, plus subtile.

"La manipulation expliquée aux enfants"©(!)

       Alors que se propose-t-on d’"expliquer"©[10] aux… enfants, à propos de "la manipulation"© ?

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Depuis la Genèse, il y a toujours eu des "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" [0:14] : il est à craindre que cela ne dure jusqu’à la fin du monde ! S’il s’agit là d’un critère essentiel de "détection"©[11], passons directement à la bombe atomique, faisons péter le bazar une bonne fois pour toutes et pfuit ! enfin tranquilles : finies les "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" ; finis les "manipulateurs"© : elle n’est pas belle, la vie ? La vie ? QUELLE vie ?…
       Avec cette vidéo, par exemple, nous avons des personnes qui vous poussent à vous méfier comme la peste des "manipulateurs"©parce que ça leur sert à elles… de vous manipuler. À vous aussi, si ça vous sert également d’en manipuler d’autres, etc. ; sinon vous avez déjà passé votre chemin, haussant les épaules devant des considérations aussi peu "complexes" qu’elles se font simplettes et mauvaises. Le graphisme est d’ailleurs à l’avenant (!), mais ce n’est pas le plus grave : des goûts et des couleurs…

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"Oh, mais c’est mentir ! C’est pas bien !"[1:08]. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? Une vérité qui, elle non plus, n’est pas "complexe" pour un sou : au menu, "mensonge" et "pas bien" (le "pas gentil" du papy n’est pas mal non plus !) ; en somme, ce qui figure depuis toujours au catalogue du péché "ancienne version"[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30]. Et c’est tout :ce qui est en plus vient du Mauvais [14]. À commencer par la mystification "manipulatrice"©, en tête de gondole du catalogue de néo-péchés [15, APR note 94]masculins à 99 % [16, APR note 111] !

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"Quelqu’un qui manipule change de comportement en fonction des personnes qui sont présentes" [3:08] ? Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! [17, APR note 26]C’est en effet que chez beaucoup, on change de comportement en fonction de ce qu’on a en face de soi sa boulangère… ou le premier ministre ; quelqu’un que l’on apprécie particulièrement… ou quelqu’un au sujet duquel on se retient à grand peine de ne pas lui tourner le dos ; quelqu’un auprès duquel on est de nature volubile… ou quelqu’un auprès duquel on devient mystérieusement muet [18, notes 7 à 13], etc. Damned, nous sommes faits :ne serions-nous pas cernés de partout par d’affreux "manipulateurs"© ?… icon_eek.gif

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"J’ai inversé les rôles !" [3:37]. Pour être certain que personne ne rate rien, le "dessinateur" a souligné juste ce qu’il fallait : à savoir, le mode archi-basique de fonctionnement du dénonciateur de "manipulateurs"© ! Depuis la Genèse également :191514767.jpg après le sale coup du fruit défendu [19,Gn] -« la femme que tu m’as donnée… » (…qui redonne au serpent [20,Gn])-, puis avec Caïn et Abel [21,Gn][22]… et ainsi de suite, jusqu’à la consommation des siècles. Par conséquent, ou le dénonciateur de "manipulateurs"© est Dieu, ou… il est inutile de faire un dessin : avec ceux-là, ne sommes-nous pas abondamment servis ?
       Autres exemples, plus proches de nous ; en extrayant quelques éléments de la prose de Laura [23] : le "monstre"©[24] démontre une incapacité à comprendre la signification et le sens de son comportement pour d'autres personnes et à juger leurs réactions probables à son comportement. Il est souvent étonné de constater que les gens sont vexés par ses exploits [16, APR note 103] ; ou encore : les "monstres"© nieront non seulement le passé et le banaliseront, mais éviteront de répondre à vos questions directement et même s'ils semblent leur répondre - vous pouvez être sûrs que ce n'est pas la réponse que vous cherchiez [16, APR note 116][25, note 26>26] ; etc., que remarque-t-on ? De l’attitude plutôt typiquement… féminine [27] : pour éviter de répondre à votre question directement, entre autres, il suffit de répondre que cette question est trop "complexe", et le tour est joué ! Simplement, afin que ce côté féminin ne soit pas trop visible, hop ! on le bascule vers le côté masculin. On braque alors le projecteur sur ce côté masculin : on l’éblouit à 99 % [16, APR note 111]. C’est justement ce que lesMontage-ptites-filles-ecole-des-fans-1-.jpg psychologues nomment la projection [28, APR note 16], qui inverse les rôles par la magie du péché "ancienne version" dont ils s’emparent afin de lui ôter son aspect le plus peccamineux. Après quoi, à cet aspect ils lui substituent leur aspect "pathologique"©[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30] de manière à forger un néo-péché [15, APR note 94] qui, lui aussi, se fait fort d’inverser les rôles… ceci dans les proportions éblouissantes énoncées à l’instant. D’où que, grâce à cette réserve inépuisable de néo-psyvérités à sa mesure,la femme en soit simultanément une insatiable productrice (les "spécialistes"©[29] les plus pointus [30, APR note 88] de la "manipulogie"©[31] sont le plus souvent de grandes "spécialistes"©[23][32][33][34]…) et une consommatrice gourmande [35]. Ce qui lui permet de prétendre être du côté du privé de droits civiques et du piétiné [16, APR note 81], mais de se rendre incapable de voir au-delà de son propre intérêt ou d'adopter des normes de bien par rapport à mal [16, APR note 95], de ruiner votre réputation en étendant le mensonge, ou bien vous pouvez vous attendre à un tas de manipulation ouverte (une tentative finale de gagner le pouvoir et le contrôle) [16, APR note 112], etc. ; ce qui nous ramène dans les rails de la "manipulation"© explicite… et "expliquée"©.

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"Et il faut arriver à parler et à s’exprimer."[3:45]. Bonne chance aux femmes "enfants"© qui se seront précédemment offert une petite "gourmandise"©, ayant plongé tête baissée dans les entrailles d’un article leur ayant "conseillé"©de "renforcer leurs protections [36, notes 36 à 38] en dressant un mur de silence"[15,[5]>37] !!! (Si les hommes viennent ensuite se plaindre que les femmes soient trop bavardes, ne seront-ils pas "manipulateurs"© icon_mad.gif ?…)

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"Elles ont réagi vivement, avec leurs émotions… pas avec leur tête."[4:44]. Absolument superbe ! À recouper succinctement quelque simple état des lieux des différences entre l’homme et la femme [27][38][39], le doute quant à la cible privilégiée de cette vidéo se fait particulièrement succinct, lui aussi… et les enfants peuvent aller se coucher. Pas facile de cacher une femme derrière un "enfant"© : de ce point de vue, les zélateurs(trices ?) de la chose se sont donnés beaucoup de mal…

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"Ça fait mal à la tête vos histoires !"[5:18]. Le rythme étant lancé, pourquoi ne pas continuer sur la même ligne ? Le "dessinateur" n’a-t-il pas une étrange manière de tirer le portrait d’une femme ? À cet égard, ne manquons pas de démêler le vrai du faux : ce n’est pas de la mamie dont il est question… mais de la "femme"© tout là-haut : celle qui, au grand bonheur des humoristes de tout poil,  aime à saisir le prétexte de la "migraine" à certaines occasions !  

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"Penser par toi-même, te poser des questions… Quand tu entends quelque chose le vérifier par toi-même"[5:25]. Sinon, ce qu’on peut faire, c’est souligner ce que le "dessinateur" a lui-même de nouveau souligné (!) : sans surprise, juste ce qu’il fallait ! C’est-à-dire que ce qu’on peut faire, c’est alors de prendre très exactement le contre-pied de ce que cette vidéo distille depuis la première seconde : penser à votre place, vous encourager à ne plus vous poser de questions… et vous en tenir là quand vous voyez et entendez quelque chose ; à cette vidéo, notamment : comme "auto-vérifiante"©. La concernant, comme son nom l’indique, vous la voyez. Avons-nous remarqué qu’il n’y a RIEN à y entendre : pas même une petite musique de fond ? À croire que son auteur a voulu polariser toute notre attention sur l’image, sans nous distraire avec du son. Ce qui est dommage : les ânes [40, notes 90>98] aiment bien le son

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"Plus on est concerné directement, plus on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile… difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Nous atteignons ici des abîmes d’inexactitude, vraisemblablement dictés par le souci de maintenir le feu sous la marmite toujours fumante [41] du "complexe". Plus on est proche de la personne qui manipule, plus on s’aperçoit qu’elle est manipulée. Plus on est concerné directement par les fruits de sa manipulation, plus il est d’une facilité déconcertante de s’en rendre compte ! De fait, quand on est du mauvais côté de la massue, on se rend parfaitement compte qu’un coup sur le crâne fait super bobo [42][43]. Du bon côté de la massue -chez la personne qui la manipule-, c’est plus difficile… qu’elle s’en rende compte. Plus symboliquement, quand la personne qui manipule vous fait passer pour le taré de la maison (et d’au-delà) en cotisant à l’UNAFAM [44][45][45bis], non seulement on est concerné directement… mais il est décidément très facile de démêler le vrai du faux. Ce l’est encore pour vous (si ce ne l’est pas pour le fonctionnaire de service) quand la personne qui manipule va ensuite faire enregistrer une main (!) courante [46, notes 218>230] contre vous, etc.

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          "Quand tu aimes quelqu’un, tu as du mal à imaginer que cette personne puisse te faire du mal…"[6:11]. Navré, papy : mais si tu as mal au crâne parce que cette personne t’a fichu un coup de massue, c’est au crâne que tu as mal : pas à ton imagination !!! Et sans doute préférerais-tu que ce ne soit qu’à ton imagination : ça te ferait moins mal ! Navré, mamie : ce n’est pas parce que toi tu sais que tu ne ferais pas ça que le coup de massue te fera moins mal. Donc, c’est finalement assez facile pour toi d’imaginer que cette personne que tu aimes fasse quelque chose que toi tu ne fais pas. Idem : sans doute eusses-tu préféré de beaucoup ne pas avoir eu à pouvoir l’imaginer !

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        "Oui, et quelqu’un que tu aimes peut se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes."[6:25]. Et non, papy : ça ne peut pas arriver que "quelqu’un qui m’aime puisse me manipuler". S’il "me manipule", c’est qu’il ne m’aime pas : pas plus "complexe" que cela icon_rolleyes.gif
         Quant à "se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes", il est évident qu’en s’étant servi de toi comme gibier de l’UNAFAM -ou/et d’une main courante-, on peut ensuite se servir de ces "preuves"© "auto-vérifiées"©" pour manipuler quantité d’autres personnes que tu aimes". "Moins on est concerné directement, moins on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile…difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Aucune importance chez les "autres personnes que tu aimes", c’est "vrai"© sans se poser de questions, sans le vérifier par soi-même, sans rien démêler mais en s’en mêlant [47, APR notes 113][48, APR note 51] : simplement parce qu’on l’a entendu [5:25] ! icon_confused.gif

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          "Tu te sers de ta tête."[7:08]. Cf.[5:25] et autres soulignements ! Pour le reste, "comment faire pour ne pas se tromper" ? (Afin de ne pas contrarier la non envie,Tout-le-monde-peut-se-tromper-de-tete.jpg s’entend) Trois "solutions"© : le naufrage sur une île déserte, le refuge définitif dans le fond d’une grotte perdue… ou le suicide. Il existe bien l’autre solution -augmenter sa capacité de démêler le vrai du faux en se posant un maximum de questions par soi-même-, d’ailleurs exprimée par mamie : la vérité-béquille [49, AV note 396][50, note 468] de l’image qui, par sa présence la mêlant au faux, met en confiance le spectateur. Mais ici comme ailleurs, la béquille ôtée, tout concourt à ne surtout pas se servir de sa tête, à vérifier un minimum -sinon rien- par soi-même, à exciter vivement les émotions et bien sûr endormir la raison.

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       "C’est un peu être détective !"[7:18]. Un peu, oui : de fait, on se "détecte"©[11] du "monstre"© à tour de bras ! Ou aussi on peut dire que quelqu’un qui manipule c’est comme un magicien [51][52]… option sorcellerie [53][54][55][56][57][58], comme il se doit.
Montage-Harry-Docteur.jpg     "Oui… mais pas un avec de bonnes intentions". Ne nous la confirme-t-on pas, cette option sorcellerie ? Blague à part, cela change quoi, exactement ? Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? Mamie n’est-elle pas précisément en train de se ménager (à peine) discrètement une honorable et convenable [59] porte de sortie… en suggérant à demi-mot que quelqu’un qui manipule avec de "bonnes" intentions, c’est différent ? C’est en effet comme de la magie : on avoue implicitement que toute la trame de cette vidéo est constituée de manipulation ! Mais celle-ci est "légitime", puisque "avec de bonnes intentions" : celles de se servir de ce support pour "dénoncer"© l’autre, "l’illégitime", celle qui n’est "pas avec de bonnes intentions".
     Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? "Plus tu te pose de questions par toi-même, plus tu es capable de démêler le vrai du faux"[7:08]. Pas de chance : bien que plutôt essentielle, cette question des produits de la manipulation ne semble guère à l’ordre du jour. Dans la mesure où elle contribue beaucoup à aiguiser la capacité de démêler le vrai du faux, voilà qui fait désordre dans le paysage.

    Mamie ne connaîtrait-elle pas le vieux dicton : « l’enfer est pavé de bonnes intentions »[60] ? Une phrase simple, courte… mais qui demande de s’y arrêter un instant afin de la décortiquer un peu. Déjà, ce ne sont pas de mauvaises intentions qu’est pavé l’enfer : mais de bonnes. Il en est pavé : le pavé exprime la base au sens du fondement, mais également à celui du sol sur lequel on marche sans y prêter attention.Moi-je-pense.jpg On y marche ? Le pavé exprime également le trajet d’un point à un autre, le cheminement : ce qui ne date pas d’hier, puisque évoquant volontiers les pavés de la via romana. Et en effet, les intentions elles-mêmes expriment ce déplacement : elles ouvrent potentiellement aux actions, mais elles ne sont pas ces actions. Celles-ci sont en quelque sorte le but du voyage, leur objectif. On peut cependant inscrire une mauvaise intention dans le cadre même d’une action. Mais il faut au moins être deux : ce qui implique précisément de la manipulation. Soit X qui demande son chemin à Y : un chemin bien intentionné.     Mais Y, lui, est mal intentionné : ce qu’il exprime immédiatement par la mauvaise action d’indiquer à X une fausse route. Ayant fait confiance à Y, X suit cette route : jusqu’au bout, il ne se sera jamais départi de sa bonne intention. Pourtant, son arrivée au bout de la route se solde par une mauvaise action de sa part  (il n’avait aucunement l’intention de parvenir à cet endroit ; mais bon gré mal gré, il s’y trouve quand même !). De sa part, oui : parce que c’est tout de même lui qui a effectué le trajet, non Y. Ce qui n’enlève rien à la part de ce dernier : mais s’étant bien gardé d’accompagner X sur le chemin de perdition qu’il lui a lui-même indiqué, il s’en tire moins mal… à court terme.

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Chez X, quelle que soit la valeur de sa bonne intention de départ, en cours de route il s’est néanmoins "fait un avis sur un seul élément ou sur des apparences" [3:45]. Ce qui, en soi, relève de la mauvaise action : il en récolte les fruits amers.
moniliose.jpg       L’enfer est pavé -de long en large- de bonnes intentions : nous sommes toujours au sol, à l’horizontale. Nonobstant, l’enfer ne serait pas l’enfer sans mauvaises intentions : où sont-elles ? À la verticale : elles constituent le ciment qui lie entre elles les pierres des mauvaises actions. L’enfer est bâti -de bas en haut- de murs [15,[5]] constitués de mauvaises actions + mauvaises intentions. En résumé, l’enfer n’est pavé ni de mauvaises intentions ni d’actions, bonnes ou mauvaises… et il n’est bien sûr bâti d’aucune bonne action. Le vieux dicton, quant à lui, ne parle pas de bâti : c’est sur le pavé qu’il porte l’accent ; comme pour signifier que la via, c’est la vie… mais que c’est aussi la voie. Autrement dit, jusqu’au bout aucune voie n’est tracée d’avance ; jusqu’au bout… les "bonnes intentions" n’en tracent non plus aucune.
          Pour autant, il n’est pas même certain que cette vidéo soit si mal intentionnée -en reflétant le Y de notre exemple- ; mais lorsqu’une mamie en est encore -à son âge !- à s’arrêter aux intentions sans porter la moindre attention aux résultats concrets de l’action, il est moins douteux que ceux-là s’avèrent très décevants auprès de tout X se laissant "expliquer la manipulation"© sans… s’être "musclé le cerveau" (!)[7:38].

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     "Plus tu t’entraînes à être musclé du cerveau, plus tu te protèges de la manipulation ?" Tout à fait, mamie ! Alors, commence donc par toi-même, pose-toi des questions, vérifie par toi-même [5:25] -de quoi sont pavés les vieux dictons bien de chez nous, par exemple-, sers-toi de ta tête [7:08] : en somme, regarde donc où tu marches avant d’y faire marcher les autres. Ce qui évite d’une part les manifestations précoces d’Alzheimer, d’autre part de confondre (et d’entraîner à confondre) la musculation avec le lavage ; c’est ben vrai, ça

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Que le dernier commentateur de la vidéo (sur le site d’origine) se rassure : après lui, les personnes auront si bien fait attention à ne pas écrire des choses qui puissent heurter de futurs jeunes lecteurs… qu’elles auront surtout fait attention à ne rien écrire de plus : sans doute auront-elles été juste assez musclées du cerveau pour se rendre compte que de futurs jeunes lecteurs auront été plus volontiers se heurter à des choses qui les intéressent plutôt qu’à des langueurs d’adultes frustrés mal déguisées [61] en "explications"© pour "enfants"©… en dépit d’une "très belle vidéo bien adaptée aux enfants" (!). De fait –et nonobstant l’enthousiasme du premier commentateur- il n’aura pas été assez communicatif pour en générer davantage que ces deux-là !

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     Ce qui en est presque étonnant dans le contexte, celui-là ne pouvant pas "penser"©[62] la manipulation sans l’associer instantanément à ce qui relève d’une néo-mystique [15, notes 82 à 85][63, note 65][64, note 4][35] très en vogue chez le cœur vibrant très longtemps [39,(§6)] aux creux affectifs qu’il subit [65,[6]]. D’où la relative surprise se rattachant à cette rareté des commentaires sur ce thème, la dite néo-mystique sachant habituellement drainer beaucoup de monde autour de sa "cause"©. Une "cause"© que les enfants subissent également, mais qui n’est pas davantage à leur portée de compréhension rationnelle. Une "cause"© particulièrement… perverse en ce que, pour le moins, elle inverse les rôles [3:37] en jouant à fond la carte de l’émotion, les mots de la raison [4:44] ne lui servant en définitive que de ciment [0, APR note 60] pour le reste. Une "cause"© encore, dont la défense transparaît aussi bien chez nos deux commentateurs que dans le seul intitulé de leur hôte virtuel du moment : sans parler, a fortiori, de celui de la plupart de ses autres vidéos. Une "cause"© enfin, sur laquelle il conviendra de se pencher ultérieurement… au moyen d’une combinaison étanche, ses eaux étant singulièrement acides.

_________________________

Devinette n°1 :

Quelle est la différence entre un support pédagogique à destination des enfants… et un support "pédagogique"© à destination des "enfants"© (toute considération de différence typographique à part) ?
Réponse :
- le premier s’adresse aux enfants ; il est éducatif [0, notes 7 à 9] en ce qu’il contribue à accroître leur compréhension du monde qui les entoure
- le deuxième s’adresse à tout le monde [66, note<12>]sauf aux enfants (!) icon_twisted.gif ; il surfe sur ce qui était déjà abrutissant et idiot, ou contribue à rendre abruti et idiot [67, APR note 251][68] ce qui ne l’était pas… s’il parvient à capter son attention jusqu’à l’amener à accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde. Les enfants n’étant d’ailleurs pas si abrutis ni idiots, leur attention est spontanément assez peu attirée par un support pour adultes féminins : d’où que, cherchant à compenser ce handicap –selon le mode inversion des rôles [3:37]-, le "dessinateur" ait choisi de mettre en scène un jeune garçon plutôt qu’une fillette, son challenge étant de chercher à séduire cette tranche d’un public naturellement réticent.

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Devinette n°2 :

Quelle est la différence entre une mouche et une femme (toute considération d’évidente différence anatomique –peu flatteuse icon_redface.gif- à part) ?

- si elle pouvait parler, la mouche -devenue esclave du ruban collant sur lequel elle s’est3877562895.jpg agglutinée- dirait à ses consœurs : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » ; bien que plutôt abrutie et idiote, la mouche est peu encline à inverser les rôles [3:37] : à redéfinir [69,6][70, notes<155>] son esclavage du moment en "soulagement"© ou en "libération"©
- se rendant
esclave du ruban collant sur lequel elle s’agglutine, alors même qu’elle peut parler –et qu’elle pourrait entendre (ou avoir entendu) : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… »-, la femme est très encline au syndrome du "ménonpadutou"©[71]. Il s’agit là d’un syndrome malin (au sens du mal, non de la compréhension du monde…) qui agit avant et pendant son esclavage du ruban collant. Avant, c’est : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » Si la femme est déjà sensibilisée à la praxis de la "manipulation"©, ah, ah : on la prend pour une abrutie et idiote, mais on ne lui fait pas ; gourmande, elle fonce avec émotion [4:44] sur le ruban collant auto-redéfini en piste de décollage par la  vertu_[72] du syndrome du "ménonpadutou"©. Mais ça, c’est avant [73]. Pendant, c’est : « dites donc, les filles ! si je viens par ici afin –au moins d’essayer- de vous décoller un peu les pattes et les ailes de la glu [61][74] dans laquelle vous vous êtes fourrées, qu’en pensez-vous ?… » Le syndrome du "ménonpadutou"© parvenant ici à son apogée, la femme y "reconnaît"© là une bouffée cinglante de violence psychologique [15, APR note 87][75] :  il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer

       Et c'est ainsi que les esclaves opèrent : aucune faille dans leur "liberté"©, pas besoin de décoller. Ils nieront la réalité jusqu'à ce que leurs "bourreaux"©[76] aient une dépression nerveuse [16].

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22/06/2013

Démons et des faux.

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Quand le roi pique, la dame pleure et les valets rient pas. (II)

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[CRPA]

Article recopié intégralement tel quel, bien que nécessitant parfois les quelques réinterprétations typographiques habituelles [22]. Notes de renvoi et illustrations sont bien sûr ajoutées.


Une silhouette trapue dans un costume gris, Jean-Philippe, 36 ans, comparaît devant la cour d’appel d’Orléans. À sa gauche, son médecin de famille, 54 ans, moustache et polo bleu.


Ils ont été reconnus coupables en première instance [17>18]. L’un pour avoir décrit l’état préoccupant d’une patiente sans l’avoir examinée [23][24][25][26][27][28] (dispensé de peine), l’autre pour avoir transmis le faux document à un "médecin"© "psychiatre"© (quatre mois de prison avec sursis). Le 11 juin 2010, Valérie est emmenée contre son gré au centre "hospitalier"©[29] Georges-Daumezon [30][12] à Fleury [A]. Un internement sur la foi [31] d’un certificat "médical"© rédigé la veille.

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[*]([?]) – [*]


« Il y a faux et usage de faux ! »


Or, Valérie n’a pas vu le médecin ce jour-là. Pas plus que le 8 avril, date à laquelle le praticien avait rédigé un premier certificat "médical"©, libellé de manière quasi-identique, faisant état de « délire mystique dangereux »[7,[1], notes 18>92][32].
C‘est un mois auparavant, le 8 mars, que la jeune femme a poussé la porte du cabinet. Couverte d’hématomes. Parce que le couple se déchire [33][B]. « Je lui avais alors prescrit un traitement "psychiatrique"© », affirme le médecin [C] Nulle trace sur l’ordonnance, « une erreur informatique », présume-t-il et le reste à l’avenant : le 8 avril, il « pensait » la voir, et a donc « préparé » à l’avance le certificat, explique-t-il à la juge qui écarquille les yeux [D]: « c’est fort inquiétant ! » L’époux rajoute : « Je sentais [34][35] un danger pour les enfants. »[E] Vingt-huit jours après son internement, Valérie sort de l’"hôpital"©, relâchée par le juge des libertés qui a trouvé un dossier « vide »[F].


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La relaxe plaidée


« Même si Madame avait été très "malade"©, il y a faux et usage de faux », plaide l’avocat de la partie civile, alors que la défense évoque une vidéo où l’on verrait la jeune femme, membre d’une église évangélique « controversée », appeler à « chasser le démon »[34]. Une démonstration à laquelle souscrit le ministère public [G], qui demande une confirmation de la condamnation prononcée en première instance.
La défense plaide la relaxe, exposant comment Jean-Philippe n’a transmis aucune information mensongère, étant donné « l’état » de son épouse. L’avocat du médecin ne dit pas autre chose, lorsqu’il assure que les certificats de son client ne sont ni des faux matériels, ni des faux intellectuels [H].
La cour d’appel rendra son arrêt le 11 septembre. Samedi, Valérie, privée de la garde de ses enfants âgés de 9 et 12 ans, pourra les voir. Deux petites heures, dans un lieu médiatisé [14].

Aurore Malval

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[A] Il s’agit toujours de Fleury-lès-Aubrais… non de Fleury-Mérogis.


[B] Il est aussi possible qu’un couple se déchire [35][36] sans que personne ne soit couvert d’hématomes


Montage-reveil-brutal2.jpg[C] D’une part, le médecin affirmant est généraliste… non "psychiatre"©. D’autre part, lorsqu’on reçoit une patiente couverte d’hématomes dans son cabinet, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour brosser immédiatement un constat clinique [37, notes 47 à 53][38]… qu’à la rigueur, même un aveugle pourrait établir au seul toucher [39][40][41][42]. À constat clinique, traitement clinique : au nom de quelle "urgence"© -surpassant cet évident constat clinique !-, prescrit-on un traitement non-clinique [43, APR note 442][44]. Depuis quand -alors même que le phénomène inverse s’observe massivement [13]- un traitement "psychiatrique"© a-t-il pour vertu [45, APR note 5] de "recoudre" les couples qui se déchirent ? Enfin, nous pouvons remarquer que le dit traitement atteint des abîmes de non-clinique… puisque même les fichiers informatiques n’en gardent pas trace !


[D] Bonne nouvelle : il arrive aussi [46] qu’une juge [47, notes 9,10][48] ait apparemment des oreilles pour entendre, et des yeux pour voir : jusqu’à les écarquiller.


[E] L"hospitalisation"© pour tous [49, AV note 299][50, notes 436>441][51, note 45], c’est bien entendu l"hôpital"© pour toutes les mères. L’une tue ses enfants à l’arme blanche, alors que personne ne l’avait vu venir ? "Hospitalisée"© d’office [52]. Un époux « sent » qu’une autre "va"©[53][54, APR note 67] "tuer ses enfants à l’arme blanche"© sans que personne ne la voit venir ? "Hospitalisée"© d’office. Toutes dans la même corbeille [55, APR note 158], et basta !


[F] Mauvaise nouvelle : un dossier « vide » vaut néanmoins vingt-huit jours de séquestration [56]. On frémit à ce qui serait arrivé si quelque minuscule poussière délictueuse s’y était glissée : découpage en tranches, lapidation, immersion dans un bain d’acide sulfurique, guillotine, hachage menu comme chair à pâté, laminage au rouleau compresseur, en pâture aux requins ou ratatinage à la kalachnikov [57] ? Ce qui permet éventuellement aux juges d’aller écarquiller les yeux sans inquiétude sur l’article 224-1 [58] du Code pénal : "de l’enlèvement et de la séquestration"[59, note<399>] Sans illusion, naturellement : lorsque des juges ont sous les yeux deux prévenus en infraction notoirement jugée contre le 441-1 [60] du même Code (mais néanmoins à peine souffletés [18] en comparaison de ce que prescrit le dit article), on sait qu’un tribunal est lui aussi "un lieu médiatisé". C’est-à-dire un "endroit neutre"[14]… par rapport à la loi [52, notes 27,28], s’entend. Ainsi n’ignore-t-on pas davantage que l’on pourrait bien avoir été reconnus coupables en première instance d’avoir tué père et mère (sans que les malheureux n’aient jamais « senti le danger »), les articles L-3212(3)-1 [61, notes 92 à 95][62][63] du Code de la "santé publique"©[64][65][66, notes 7 à 9] sont là, qui gomment opportunément les plus criantes culpabilités de ceux qui les prescrivent et les font prescrire [67, notes 81 à 84].

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[G] Puisque demandant une confirmation de la condamnation prononcée en première instance, on ose supposer que le ministère public souscrit à la démonstration de l’avocat de la partie civile ; non à celle de la défense ! "Condamnation", "instance", "ministère public", "avocat", "défense" ? Au vu du vocabulaire employé, il semble que l’action se déroule au sein d’un tribunal : établissement républicain se faisant fort de revendiquer sa laïcité. À ce titre, qu’il souscrive ou non à la démonstration présente, en quoi cela ressort-il de sa compétence [68] ? De même -et initialement-, depuis quand un avocat de la défense est-il habilité à « controverser » une église évangélique, quelle qu’elle soit ? Il n’est pas interdit d’avoir quelques notions évangéliques sur les bancs des facultés de Droit, assurément… mais y est-ce bien la matière principale ?
3955472820.jpgPar ailleurs, cette même défense évoque donc une vidéo où l’on verrait la jeune femme appeler à « chasser le démon ». "Où l’on verrait" : joli conditionnel [69] ; à défaut d’y « sentir le danger », on y sent  de nouveau le non-clinique à plein nez. Un tribunal n’est-il pas censé être le lieu de jugement de faits établis, avérés… et conjugués à tous les temps, sauf au conditionnel ? Où donc la défense a-t-elle appris le droit ? Comment peut-elle ignorer que la valeur juridique -et pénale- d’"une vidéo" reste à ce jour très controversée… sans guillemets. En revanche -et en grattant un peu-, "une vidéo" tournée dans le strict cercle privé n’a strictement rien à faire entre des mains étrangères sans l’autorisation de ses acteurs : rapport à l’atteinte à la vie privée, il semble que le Code pénal ait de nouveau des arguments plus solides [70][71, notes 101 à 104] à cet égard… Enfin, même à faire abstraction de ce qui précède -et prendre en considération une "argumentation" qui, elle, n’a rien à faire dans un tribunal-, est-ce donc avec cela qu’on "remplit" un dossier « vide » ? Cela… c’est le permis de chasse.
Voici donc le scoop du jour : pour « chasser le démon », il y faut le permis de chasse. OnLa-chasse-au-monstre2.jpg ignore par QUI il est délivré… mais on sait par QUItout contrevenant chopé à « chasser le démon » sans permis [72][73][74] est sanctionné : par le premier médecin venu. Par le premier sous-préfet venu. Par le premier tribunal venu : tous apparemment plus fins connaisseurs des « démons » les uns que les autres.… On connaît également la sanction infligée au « chasseur de démon » sans permis : grâce aux articles L-3212(3)-1 du Code de la "santé publique"©, on le place pile-poil au cœur d’un endroit fort peu "neutre" : puisque extrêmement « giboyeux »[75][76][77][78][79] ; incitation à la récidive ? Mais hormis les articles L-3212(3)-1, il n’existe rien -strictement RIEN- dans aucun Code au sujet de la « chasse au démon » : un vide juridique que l’on comble avec… un dossier « vide » : CQFD [80].

[H] L’avocat du médecin ne dit pas autre chose, lorsqu’il assure que les certificats de son client ne sont ni des faux matériels, ni des faux intellectuels. Notre homme est ici plus doué qu’en vidéo : car il a raison ! En effet, pour que les certificats de son client soient des faux matériels, il aurait fallu qu’ils "certifient" du matériel. Or, le non-clinique étant non-matériel par définition, il ne peut être ni vrai ni faux : il n’existe pas [81!]. Son client est donc un vrai faux vrai coupable. Ce qui pourrait ici paraître un peu intellectuel, mais…

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Mais l’avocat a également raison pour le reste : pour que les certificats de son client soient des faux intellectuels, il aurait fallu qu’ils "certifient" de l’intellectuel [82][83]. Or, ils"certifient"© une « "maladie"© dérangeant les fonctions intellectuelles »[84, note 368bis>85][86]! Cf. au-dessus, à propos de ce qui n’est ni vrai ni faux [87][87bis] : il serait malvenu de "déranger" davantage [88, note 402/2][89], tant cela risque de piétiner l’exquise pâture des ânes [90][91][92][93][94][95][96][96bis][97][98][64]. Enfin, ajoutons que ces derniers seraient sans doute fort ennuyés de devoir attendre quelque lointaine "décision"©[99, AV note 46] de cour [100] délibérant en vue de les laisser paître [101][102][103, note 12]…ou pas.
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07:16 Publié dans Droit tordu..., Intox..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |