Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/05/2013

Petit traité de clopixologie.

Montage gloups2.jpg

[*]-[*][*]-[*][*]-[*][*][*][*][*][*]

2327630680.jpgL’arsenic :

        élément chimique semi-métallique de la famille des pnictogènes, de symbole As et de numéro atomique 33, présentant des propriétés intermédiaires entre celles des métaux et des non-métaux.
        Son nom vient du latin arsenicum, tiré du grec arsenikon (« qui dompte le mâle ») en raison de sa forte toxicité. Le prénom Arsène est tiré de la même racine grecque arsen (« mâle »).
        […] Au VIIIe siècle, l'alchimiste arabe Jabir Ibn Hayyan est probablement le premier à préparer le trioxide d'arsenic en l'isolant de son composé minéral : cette poudre blanche sans goût et sans odeur la rendra indécelable jusqu'au XXe siècle car elle donne les mêmes symptômes que des intoxications alimentaires, ce qui lui confère le titre de « poison des rois et roi des poisons ».
        […] L’arsenic est souvent employé comme poison, d’où le titre Arsenic et vieilles dentelles. Certains chercheurs supposent que Napoléon Ier aurait été empoisonné à l’arsenic, en raison de la forte concentration en arsenic dans ses cheveux (l'arsenic tend à s'accumuler dans cette partie du corps), cependant, l'arsenic était aussi utilisé à cette époque comme agent de conservation, d'où les doutes à propos de cet empoisonnement ; diverses affaires judiciaires ont été liées à l'empoisonnement à l'arsenic, notamment l'affaire Marie Lafarge et l'affaire Marie Besnard […].[1]

Montage arsenic et vieilles dentelles.jpg

____________________

La Ciguë tachetée ou Grande Ciguë (Conium maculatum L.) :

        plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens. […]
        Jadis, La Conium maculatum, était considérée comme une plante magique associée à la magie noire.
        Dans l'acte III de Macbeth les sorcières préparent toutes sortes de philtres Philoucrate.jpgmagiques : « ...oreille d'un singe noir et de la ciguë arrachée un soir. Remplissez la chaudière et bouillez l'ensemble afin qu'opère ce mélange infernal, ce charme sans égal ».
       Socrate est mort après avoir bu de la ciguë alors que Mithridate VI s'en est immunisé en absorbant régulièrement de doses croissantes. […]
       Chez l'homme, l'ingestion de ciguë provoque dans l'heure qui suit des troubles digestifs (surtout quand la racine est utilisée), des vertiges et céphalées, puis des paresthésies, une diminution de la force musculaire, et enfin une paralysie ascendante. Des convulsions et des rhabdomyolyses ont été rapportées, suivies d'insuffisance rénale pouvant entraîner la mort. Par contre, la mort par « paralysie respiratoire », relatée et relayée depuis la scène de Socrate, n'a pas encore été attestée par la toxicologie moderne pour la ciguë isolée, d'où l'hypothèse d'un mélange probable de ciguë, de datura et d'opium dans le poison de la Grèce antique […].[2]

____________________
Le curare :

       substance extraite de certaines lianes d'Amazonie, notamment Chondodendron tomentosum et Strychnos toxifera , qui provoque une paralysie des muscles. Il est utilisé par certains Amérindiens et Aborigènes comme poison pour enduire les flèches […]. [3]

____________________

EXCLUSIF :
larges extraits d’une notice papier [4, note 47], jointe au poison produit
NB : la dite notice était tenue à l’endroit

Le clopixol [4, APR note 40][5, note 195(>409)] action prolongée,
problème
solution injectable intra-musculaire :
substance active (n’existe pas dans la nature) :
décanoate de zuclopenthixol……………200 mg pour 1 ml

Veillez lire attentivement l’intégralité de cette notice avant d’utiliser ce médicament.
> Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.
> Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.
> Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu’un d’autre,
même en cas de symptômes identiques (?), cela pourrait lui être nocif. (!)
> Si l’un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,  parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
[ NB : si vous avez toute autre remise en question, si vous n’avez plus guère de doutes, si vous remarquez des "effets indésirables"©… mais désirés par des prescripteurs (directs ou indirects) de ce produit distribué sous le label de "médicament"©, si de tels effets ne sont pas mentionnés dans cette notice et si vous tenez un blog, parlez-en à vos lecteurs… ]

1. QU’EST-CE QUE CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. ET DANS QUEL CAS EST-IL UTILISE ?

ANTIPSYCHOTIQUE – dérivé Thioxanthène

CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1Ml, solution injectable I.M. est utilisé dans le traitement de certains troubles du comportement.


[ NB : même dans la notice papier, ce sera tout pour "le cas" dans lequel "CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M.  EST officiellement UTILISE"… ]

hache-de-guerre4.jpg
[*]


2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. ?
[ NB : l’UTILISATEUR étant réputé"PSYCHOTIQUE"© et "troublé du comportement"©, en quoi cela pourrait-il être un tant soit peu intéressé à CONNAITRE LES INFORMATIONSAVANT D’UTILISER CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. ?  À moins qu’à l’image d’un autre mot [6], un suffixe passif vienne se substituer au suffixe actif ? DANS ce CAS, l’UTILISATEUR serait en réalité un UTILISÉ. Ce qui est assez plausible dans le contexte. ]

N’utilisez jamais CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. dans les cas suivants :
> allergie (hypersensibilité) au zuclopenthixol ou à l’un des autres composants de CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M.
> pression excessive dans l’œil  (glaucome) ;
> certaines difficultés à l’émission d’urines liées à des troubles urétro-prostatiques ;
> certaines maladies du foie ou des reins ;
> dépression du système nerveux central ;
> en association avec certains médicaments agissant sur le système nerveux central (cabergoline, quinagolide)
[ NB : dans le cas où vous êtes raide mort, vous devriez pouvoir utiliser CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M.  Mais attention : vous ne pourrez plus profiter [7] des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© (voir plus bas) ]


Faites attention avec CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. :
[ NB : dans le cas où vous n’êtes pas encore raide mort… ]
> une forte fièvre, une raideur inhabituelle des muscles et un trouble de votre conscience, en particulier s’ils sont accompagnés de sueurs et d’un rythme cardiaque rapide, peuvent être les signes d’une complication rare appelée syndrome malin des neuroleptiques qui a été rapportée lors de l’utilisation de différents antipsychotiques. Ceci est une urgence : contactez immédiatement votre médecin ;
> avertissez votre médecin si vous êtes épileptiqueou avez fait des convulsions soit récemment soit dans le passé, ceci pouvant imposer des précautions d’utilisation du CLOPIXOL ACTION PROLONGEE ;
> si vous avez une fonction hépatique ou rénale diminuée ou si vous avez présenté par le passé une atteinte grave du foie, votre médecin devra peut-être réajuster votre traitement ou effectuer une surveillance biologique ;
> avertissez votre médecin en cas d’antécédents de maladie du cœur ;
> si vous avez  un membre de votre famille avec des antécédents de formation de caillots sanguins (par exemple phlébites), puisque ce type de traitement a été associé à la formation de caillots sanguins.

Des précautions particulières doivent être prises :
> si vous avez des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral,
si vous avez  des antécédents de troubles cardiaques,
si vous utilisez d’autres médicaments antipsychotiques,
si vous êtes diabétique ou que vous présentez des  facteurs de risque de diabète, vous devrez surveiller très attentivement votre glycémie (taux de sucre dans le sang) pendant le traitement et votre médecin devra peut-être réajuster votre traitement.
[ NB : >si vous savezlire et relire certaines notices papier… ]

Votre médecin pourra être amené à vous faire pratiquer un électrocardiogramme.

[…] + consignes habituelles ("prise ou utilisation d’autres "médicaments"©"… voire de médicaments, "aliments et boissons", "grossesse", "allaitement", "conduite de véhicules et utilisation de machines")


3. COMMENT UTILISER CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. ?

Posologie
Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute,  consultez votre médecin ou votre pharmacien.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION MEDICALE..

Mode et voie d’administration
CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M., s’administre exclusivement par voie intramusculaire (I.M.) profonde dans le quadrant supérieur externe du muscle fessier (ne jamais utiliser la voie intraveineuse).
Lorsque le volume à injecter dépasse 2 ml, il convient de le répartir en deux injections dans chacune des deux fesses à des endroits différents.

Si vous avez utilisé plus de CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, solution injectable I.M. que vous n’auriez dû :
Contactez votre médecin ou le service d’urgence hospitalier le plus proche, même enl’absence de problèmes (signes d’inconfort). N’oubliez pas d’apporter la boîte de CLOPIXOL avec vous.

Les symptômes en cas de surdosage peuvent inclure :
> somnolence,
> perte de connaissance,
> mouvements musculaires ou une rigidité,
> convulsions,
> tension artérielle faible, pouls faible, fréquence cardiaque rapide, pâleur, agitation,
> température corporelle élevée ou diminuée,
> modifications du rythme cardiaque comme un rythme cardiaque irrégulier ou une fréquence cardiaque lente en cas de surdosage en association avec des médicaments connus pour leur effet cardiaque.


[ NB : avant le grand plongeon, un petit oral à propos de l’usage des neuroleptiques ? ]
podcast

Philou en personne (et en live !) : 23/01/2013 De l’usage des neuroleptiques… 3mn18
(extrait >0h41mn25s- de Radio Libertaire, émission « l’Entonnoir » c/o CRPA)

Version intégrale
 mp3 : 1h04mn01s


4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1Ml, solution injectable I.M. est susceptible d’avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n’y soit pas sujet. Si vous ressentez l’un des effets indésirables suivants, vous devez contacter votre médecin ou aller immédiatement à l’hôpital :
> Mouvements anormaux de la bouche et de la langue, ce sont peut-être les premier signes d’une maladie appelée dyskinésie tardive.
> Forte fièvre, raideur inhabituelles des muscles et trouble de la conscience accompagnés de sueurs et d’un rythme cardiaque rapide ; ces symptômes peuvent être les signes d’une maladie rare appelée syndrome malin des neuroleptiques, également rapportée au cours de l’utilisation d’autres neuroleptiques.
> Un jaunissement de la peau et du blanc de l’œil sont les signes d’un mauvais fonctionnement du foie (signes d’une maladie appelée jaunisse).

Les effets indésirables suivants sont plus prononcés en début de traitement et la plupart s’estompent habituellement au cours du traitement.
> Diminution du taux de plaquettes sanguines (thrombocytopénie), diminution du taux de globules blancs pouvant être très sévère (neutropénie, leucopénie, agranulocytose).
> Réaction allergique (hypersensibilité), réaction allergique aiguë avec baisse de la pression artérielle (réaction anaphylactique).
> Augmentation du taux de prolactine sanguin.
> Augmentation ou diminution de l’appétit, prise ou perte de poids, augmentation du taux de lipides sanguin, augmentation du taux de glucose sanguin, intolérance au glucose.
> Indifférence exagérée à la présence d’autrui (apathie), confusion, diminution de la libido, difficultés à s’endormir (insomnie), rêves anormaux, dépression, agitation,  anxiété, nervosité.
> Convulsion, incapacité à rester debout ou assis tranquillement (akathisie), mouvements saccadés (dyskinésie), mouvements involontaires (hyperkinésie), mouvements relatifs ou diminués (hypokinésie), torsions ou mouvements répétitifs ou positions anormales dus à des contractions musculaires prolongées (dystonie), parkinsonisme, tremblements, troubles de la parole, réflexes exagérés (hyperréflexie), envie de dormir (somnolence), évanouissement (syncope), sensation vertigineuse, troubles de la marche, incapacité à coordonner les mouvements (ataxie), augmentation de la rigidité musculaire (hypertonie), diminution de la tonicité musculaire (hypotonie).
> Mouvements anormaux des yeux (crise oculogyre), difficulté à regarder les objets de près (troubles de l’accommodation), troubles de la vue.
> Vertige. [ NB : ce symptôme saisit également le blogueur ayant imprudemment entrepris de re-saisir au clavier l’ensemble de ces joyeusetés… ]
> Trouble du rythme cardiaque (irrégulier ou lent, modifications de l’ECG), pouvant entraîner le décès (voir rubrique Faites attention avec CLOPIXOL ACTION PROLONGEE), accélération du rythme cardiaque (tachycardie).
> Diminution de la pression sanguine (hypotension), caillots sanguins veineux (phlébites) surtout dans les jambes (les symptômes incluent gonflement, douleur et rougeur des jambes), pouvant circuler dans les vaisseaux sanguins vers les poumons et entraîner une douleur dans la poitrine accompagnée de difficultés à respirer. Si vous remarquez un de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin.
> Difficultés à respirer ou respiration douloureuse (dyspnée).
> Douleurs abdominales, nausées, vomissement, diarrhée, constipation, augmentation de la sécrétion salivaire, bouche sèche.
> Modifications des fonctions hépatiques, jaunisse.
> Eruption cutanée à type de rougeur (rash, érythème), démangeaisons (prurit), augmentation de la transpiration (hyperhidrose).
> Rigidité musculaire, torticolis, raideur du cou, incapacité à ouvrir la bouche (trismus), douleurs musculaires (myalgies), augmentation de la créatine phosphokinase.
> Difficultés voire incapacité  à uriner (troubles de la miction voire rétention urinaire).
> Augmentation du volume des seins chez l’homme (gynécomastie), écoulement de lait en dehors de la période de lactation (galactorrhée), troubles sexuels (retard à l’éjaculation, problèmes d’érection, érection douloureuse et prolongée du pénis en absence de désir ou d’excitation sexuelle (priapisme)(troubles de l’orgasme chez la femme), disparition des règles (aménorrhée).
> Température corporelle anormalement basse (hypothermie), fièvre, fatigue, sensation de malaise, rougeur ou douleur au niveau du site d’injection.


Chez les patients âgés atteints de démence, une faible augmentation du nombre de décès a été rapportée chez les patients prenant des antipsychotiques comparés à ceux n’en prenant pas.
Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

 […]
La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le 13/05/2011.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site internet de l’Afssaps [8] (France).
[ NB : en effet, en effet [9]… ]

Pour toute information complémentaire concernant ce médicament, veuillez prendre contact avec le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché.
[ NB : cependant, pour plus de détails encore –et pour toute information complémentaire concernant cette chose-, veuillez poursuivre cette fascinante lecture… ]

____________________

       L’occasion faisant le larron, voici donc un large aperçu écrit du clopixol. Cette occasion, c’est d’avoir sous la main un exemplaire de sa notice papier, dont le contenu se doit légalement d’être plus exhaustif que ce que l’on peut en glaner en ligne [4, notes 48,49]. Du reste, peu importe le clopixol en soi : si l’occasion avait été fournie de disposer de la notice papier d’un produit similaire, la reproduction de la dite notice eût été non moins similaire. Mais peu n’importe pas le clopixol en tant que représentant d’une espèce ô combien emblématique :
- celle de ces produits à haute valeur toxique que l’on ose sans vergogne distribuer sous la dénomination de "médicaments"©[10, APR note 333]
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont –grâce à leur dénomination de "médicaments"©- on noie sans vergogne le contenu de leur notice papier dans le bain sémantique [11, notes 25 à 45] ad hoc ; cf. par exemple : "comme tous les médicaments", "si vous aviez un doute" et pour s’éviter "toute autre question"
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont il faut déjà oublier le bain sémantique ad hoc, alors même que leurs standards verbaux se sont donnés beaucoup de peine à suggérer que leurs consommateurs directs les utilisent en connaissance de cause, en pleine liberté de choix (au moins dans leur acceptation), qu’ils peuvent siffler "leur médecin ou leur pharmacien" au moindre problème, etc.
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont le mode et voie d’administration ont au moins le mérite d’être assez clairs quant à leur contradiction formelle avec tous les points évoqués à l’instant : pour aller jusqu’à se faire cru, leurs consommateurs directs se font proprement enculer [12, note 11>13][14].
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont le seul souci "médical"© du distributeur -comme du PRESCRIPTEUR- semble être que leurs "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS" [méga-sic] se fassent moins foudroyants et plus discrets que ceux de l’arsenic, de la ciguë ou du curare. D’où, notamment, que CLOPIXOL ACTION PROLONGEE 200 mg/1 ml, problème  solution injectable I.M., s’administre exclusivement par voie intramusculaire (I.M.) profonde dans le quadrant supérieur externe du muscle fessier (ne jamais utiliser la voie intraveineuse). Car un poison injecté en intraveineuse serait d’évidence plus expéditif.
- celle de ces produits à haute valeur toxique qu’à leur propos –n’en déplaise à leur dénomination de "médicaments"©- on "justifie"© leur UTILISATION DANS un "CAS" "pathologique"© tenant très exactement en deux lignes, et relevant non moins exactement de la gueule du client : si on ne présente plus en ces colonnes les expressions "ANTIPSYCHOTIQUE" ou "certains troubles du comportement", c’est aussi parce que de tels "CAS" "pathologiques"© n’ont jamais cessé d’appartenir à de l’extraordinairement vague [15][15bis]y compris chez les pseudo-"spécialistes"©[16, notes 20 à 22] !
- celle de ces produits dont la haute valeur toxique nous est abondamment exhibée par des spécialistescliniques [17, notes 47 à 53][18] opposant à "certains troubles du comportement" une liste impressionnante de troubles encore plus certains… et extraordinairement nets : ceux-làétant consécutifs au prétendu"traitement"©contre les premiers !!!
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont leur hypocritissimedénomination de "médicaments"© ne se "justifie"© in fine QUE par la présence autour d’eux de tant de spécialistes médicaux… et autres "spécialistes"© "médicaux"©
- celle de ces produits à haute valeur toxique dont la présence susnommée fournit invariablement un alibi commode à moult non-"spécialistes"©[19, notes 167 à 171]DESIREUX de pouvoir encore se regarder dans la glace sans rougir, après avoir demandé [20][21,3°)][22][23] à la dite présence susnommée pour des raisons qu’au fond tout le monde[24, note<12>]sait parfaitement étrangères à la moindre raison"médicale"©[25] (entre des dizaines de milliers[26,[1]][27] d’autres…QUE DEVIENT INGRID K. [16, notes 152 à 159][28] ?)
- celle de ces produits à haute valeur toxique qui contribuent tant aux fabuleuxprogrès en trente ans de leur discipline  [29, note 22] grande pourvoyeuse ; on appréciera comme il convient ce détail anodin : ce sont les mêmes produitsqui redonnent sinon le goût de vivre du moins une porte de sortie à l'enfermement mental[30, notes 2>24]… vraisemblablement à condition de ne surtout pas avoir lu –et encore moins relu- la notice papier d’un produit de type clopixol ! Quoique… ne faut-il pas en effet avoir un goût de vivre chevillé au corps pour survivre à ses "quelques" "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© ???

____________________

Dialogue préhistorique.jpg

podcast
Philou en live : 23/01/2013 Faciliter la parole du patient… 2mn35
(extrait >0h46mn50s- de Radio Libertaire, émission « l’Entonnoir » c/o CRPA)

Version intégrale
 mp3 : 1h04mn01s


       L’occasion faisant le larron : cette occasion aura été obligeamment fournie –de la main à la main- par l’une de ces personnes survivantes… donc, consommatrices MALGRÉ ELLES de cet infâme clopixol. "Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin". Cette personne est totalement indifférente à "respecter la posologie indiquée par son médecin: s’il ne tenait qu’à elle, elle ne respecterait aucune posologie de quoi que ce soit. "En cas de doute,  consultez votre médecin ou votre pharmacien". Cette personne n’a aucun doute quant à la nocivité du clopixol : elle subit déjà dans sa chair quelques-uns des symptômes abondamment décrits à la rubrique "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"©. Avant de "respecter la posologie indiquée par son médecin", le strict minimum est que le médecin respecte son patient, et "certains des effets indésirables devenant graves" dont celui-là se plaint –ouvertement et à répétition- auprès de lui. Le médecin ? En l’occurrence, il se bouche les oreilles [31, APR note 27] !!! Ce faisant, il dément physiquement le langage standardisé de la notice papier du clopixol ! "Contactez votre médecin ou le service d’urgence hospitalier le plus proche, même en l’absence de problèmes (signes d’inconfort)? Notre personne survivante vit constamment sous le joug du terrorisme "médical"© : alors même qu’elle n’est pas avare de manifester problèmes et signes d’inconfort, si elle esquive "son" rendez-vous contraint à la séance de piqûre en ambulatoire, on la menace de ce qu’elle perçoit à juste titre comme une épée de Damoclès : le "service d’urgence hospitalier le plus proche"©… du chenil [32][33]. Mais tout s’explique… en rapport à ce qui est parfaitement étranger à la moindre raison "médicale"© : bien que cette personne jouisse d’une certaine autonomie matérielle –voire de quelque aisance-, elle se trouve placée à son corps défendant sous le régime administratif de la curatelle. "Personnes concernées ? Ce sont les personnes majeures dont l'altération des facultés mentales ou des facultés corporelles empêchant l'expression de la volonté, ont été constatées médicalement"[34]. Est-il encore utile de rappeler la puissante "fiabilité"© "scientifique"©[35] des "spécialistes"© de "l'altération des facultés mentales"… si doués à "constater médicalement"© que l’on constate souvent qu’ils se passent même du patient [8, notes 187 à 193] afin d’être plus à leur aise pour le désaltérer mentalement ? Ce dont tout le monde se fiche éperdument : ici comme ailleurs, la raison "médicale"© n’est rien de plus qu’un mannequin de vitrine [36].
       Ici comme ailleurs, lorsqu’on se saisit du prétexte de certaine lois en vigueur pour s’ingérer dans les affaires d’autrui [37, note<115>][38, APR note 51] afin de le réduire en plus esclave [39] que soi –mais que les raisons invoquées dans les termes desdites lois font cruellement défaut en amont-, quoi de plus simple que de s’attacher d’urgence en aval à fabriquer ces "raisons" de toutes pièces ? Grâce aux "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© du clopixol, n’y a-t-il pas à poison foison de quoi "constater médicalement"© ? "Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice" : remarquons que la notice papier du clopixol est d’une discrétion de violette DANS LE CAS DE SES UTILISATIONS parallèles désirées… par ceux qui ne l’UTILISENT PAS sur eux-mêmes. Nulle part n’y observe-t-on, par exemple, la moindre mention de SON UTILISATION DANS LE CAS  de la "justification"©rétrospective de la mise en place d’une curatelle, puis de son maintien contre toute justice et toute logique.
       Même à supposer que nous ne parlions pas d’un produit à haute valeur toxique, le vocabulaire "médical"© ne trompe que ceux qui veulent bien s’en laisser tromper [40]. À poser le constat évident du produit à haute valeur toxique, nous franchissons allègrement le cap du mensonge, de l’hypocrisie ou de la tromperie : nous passons à l’organisation criminelle devenant grave.

____________________

        Article L3213-1 [16, note 50] du code de la "santé" dite "publique"©[41][42][16, notes 114>43,§1], extrait : "À Paris, le préfet de police et, dans les départements, les représentants de l'Etat prononcent par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié, l'hospitalisation d'office dans un établissement mentionné à l'article L. 3222-1 des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public. Le certificat médical circonstancié ne peut émaner d'un psychiatre exerçant dans l'établissement accueillant le malade. Les arrêtés préfectoraux sont motivés et énoncent avec précision les circonstances qui ont rendu l'hospitalisation nécessaire".[44]
         À l’issue des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© du clopixol –qu’il convient de ne pas cesser un instant de CONSIDÉRER-, ce jargon pseudo "médico"©-légal prend un relief particulièrement cinglant. Parce que dans des  "circonstances qui rendent l'"hospitalisation"© nécessaire", chez "des personnes dont les "troubles mentaux"© nécessitent des "soins"©", les produits de type clopixol sont en première ligne. Autre exemple -cette fois à l’échelle "industrielle"- du prétexte de certaine lois en vigueur pour s’ingérer dans les affaires d’autrui afin de le réduire en plus esclave [39] que soi. Ce qui signifie qu’au nom même de ce qui "compromet soi-disant la sûreté des personnes ou porte atteinte, de façon grave [ …ou fantasmatique ], à l'ordre public", "le préfet de police et, dans les départements, les représentants de l'Etat prononcent par arrêté, au vu d'un certificat médical circonstancié" faux en écritures [16, notes 39>45][46, note 240>47][48, APR note 302] inclus…-, des actes qui vont compromettre la sûreté de la personne et porter atteinte, de façon grave, à SON ordre privé : ce dont témoigne brillamment l’effarante nomenclature des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© d’un produit de type clopixol.
Bataille-de-calimexperts2.jpg         "Cela signifie qu'elle ne va pas mieux, affirme le procureur [49] de la République de Béthune, Philippe Peyroux [50][39, APR note 390][51,§2]… figure emblématique de l’un de ces "représentants de l'Etat prononçant par arrêté". "C'est sur la base de l'évolution de son état mental [28], constatée par des experts psychiatres [52](!!!) que sont prises ces décisions"… dont l’unique expertise -celle d’une notoire organisation criminelle [53>54>55] devenant grave- n’est en effet plus à démontrer. Cela signifie surtout que Philippe Peyroux n’est pas meilleur médecin aujourd’hui qu’il ne l’était hier. Cela signifie surtout que Philippe Peyroux est décidément d’une incompétence crasse, sinon en matière de médecine du moins [56] en celle de lecture… quoique à cet égard, il ne faille s’étonner de rien chez les représentants "judiciaires"©©©[57, APR note 100] de l'Etat : même au masculin, il apparaît que c’est sur la base de lecture "entre les lignes"[58, APR note 10][59, 60, note 36] (et non plus les lignes elle-mêmes [16, note<243>]) "que sont prises les décisions". Ce qui, par ailleurs, est conforme "à l'ordre public"… de la loi non écrite [61, APR note 141][62][63, note 46][16, notes 31 à 33]. Alors, inutile de vous dire [64, note 144] que cette atteinte portée de façon grave aux facultés mentales [65, notes 368bis] des décisionnaires de la barbichette [66] rend non moins inutile la question suivante : par quel étonnant prodige pourrait-on "aller mieux" en héritant des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© d’un produit de type clopixol ??? En effet, pour seulement envisager d’y répondre, encore faut-il savoir lire !…
        En attendant, cela signifie que ce qui appert de "l'ordre public" appert également sinon de la complicité active à de l’organisation criminelle notoire du moins à de l’association de malfaiteurs : les méfaits des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© d’un produit de type clopixol sont toujours là, qui en témoignent abondamment. Bis repetitæ : "Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice" ; remarquons de nouveau que la notice papier du clopixol reste d’une discrétion de violette DANS LE CAS DE SES UTILISATIONS parallèles désirées… par ceux qui ne l’UTILISENT PAS sur eux-mêmes. Nulle part n’y observe-t-on, à présent, la moindre mention de SON UTILISATION massive DANS LE CAS  de "circonstances rendant nécessaires" la "restauration"© de "la sûreté des personnes ou de l'ordre public"©… Hormis "la sûreté des personnes" décisionnaires elles-mêmes (!), on peine à distinguer quelles sont les autres que pourrait concerner –de près ou de loin- la dite "restauration"© : ce qui fait extrêmement désordre au sujet de CONSIDÉRATIONS se clamant d’ordre public. En revanche, cela incline plutôt à confirmer [67] avec éclat la première phrase du présent paragraphe…


____________________

Montage-code-preh3.jpg


        L’article L3213-1 du code de la "santé" dite "publique"© ? Au-delà des prétextes [39] officiels à son application, voici ce qui en constitue sa "jurisprudence"[68][62, APR note 270]non écrite, mais dûment constatée.

1°) Grâce à cet article, tout "nécessiteux" de "soins"© "offre"© de facto son corps à la "médecine"© : ceci SANS l’offrir puisque sous la contrainte. En droit, cela s’appelle du VOL et du VIOL [24]. Mais de telles infractions –prévues dans le Code pénal- ne comptent pas : elles ne ressortent pas du Code de la "santé publique"© qui, rappelons-le, est en pratique le seul à être appliqué [69, APR note 61].
1°bis)
Grâce à cet article, le corps de tout "nécessiteux" de "soins"© "appartient" de facto à la personne que la "loi"©©© habilite à signer un aller simple pour l’enfer [70][71]. Peu importe la théorie exprimée dans les termes dudit article, c’est ce qui EST dans la pratique courante. Notons que cette personne -que la "loi"©©© habilite à signer un aller simple pour l’enfer- est un signataire : ce n’est certainement pas un RESPONSABLE [72, notes 29 à 35], puisque un tel acte consiste précisément à transférer SES responsabilités sur d’autres ; à commencer sur ceux dont on ne risque pas de les "poursuivre pour erreurs, manquement aux règles établies par la loi"[73,§4]  : on a trop "besoin"© d’eux [52] pour oser appliquer contre eux des lois tenues pour "inférieures"© !

2°) Grâce à cet article, tout "nécessiteux" de "soins"© "offre"© son corps à la "médecine"©DE SON VIVANT. On offre toujours son corps à la médecine de son vivant, naturellement. Sauf qu’habituellement la médecine attend gentiment qu’on ne soit plus dedans pour en prendre possession. Mais ça, c’était avant [74, note 11>75]l’article L 3213-1. Celui-ci "autorise"© en effet la "médecine"© -ainsi que des non-"médecins"©[19, notes 167 à 171] !- à ne pas attendre que le "nécessiteux" de "soins"© n’y soit plus pour prendre possession de son corps : à cet effet, ce ne sont pas les astuces (aussi peu astucieuses que particulièrement grossières, au demeurant) qui manquent [21]. Ici et là, quelques chiffres traînent, qui dénotent des "guérisons"© définitives [76][76bis]. En d’autres termes, on est tout de même plus à son aise avec un corps dont on prend possession… si l’occupant habituel en a été viré [77, APR note 15][78]. L’expression figure-t-elle aussi dans le Code de la "santé publique"© ? Toujours est-il que les "nouveaux propriétaires" appellent cela un "accident thérapeutique"©[79, note 13][80][81][82, notes 104 à 106][73,com.3]

 

Charcuterie traiteur.jpg

3°) Grâce à cet article, tout contrevenant –ou complice [83, note 59][84, note 32][85, note 6] de contrevenant- à des lois tenues pour "inférieures"© se voit "protégé"©[86, AV note 81][87, notes 140,141][88, notes 265][89, notes 7 à 14] des effets de ses propres infractions [90, APR note 213] aux dites lois tenues pour "inférieures"©.
3°bis)
Grâce à cet article -et grâce au 3°)-, tout signataire de son application est hautement suspect de se désigner implicitement comme contrevenant –ou complice de contrevenant- à des lois tenues pour "inférieures"©.

4°) À cause de cet article -et grâce à une lecture attentive des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© d’un produit de type clopixol-, tout signataire de son application aggrave CONSIDÉRABLEMENT son cas, puisque un produit de ce type figure en pole position dans la catégorie "nécessitant des soins"© ; autrement dit, tout signataire de son application demande [20] –voire ORDONNE- de l’"accident thérapeutique"©, la lecture –même distraite- des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© laissant plus qu’entendre que le seul accident possible fusse de ressortir indemne "des soins nécessaires"©.

        Fait pour valoir ce que de droit [91, note 62>92]… même si le dernier mot de cette formule offre ici une singulière résonance.

____________________

        En deçà de la "santé" dite "publique"© (soit en matière privée) et au-delà des sincérités de chacun, tout aspirant à "des soins nécessaires"©… pour autrui [93, APR note 95] –et bien sûr, tout inspirant de "consultation"©[94, APR note 20][95, APR note 221][96>97,[1>9]][98, notes 220 à 225] du même ordre- aspire de facto  à des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© subis par un autre que lui-même. Peu importent les intentions bienveillantes -ou le plus souvent malveillantes (mal) déguisées- qui président à de telles aspirations. Peu importe la surenchère compensatoire[98, note 172] aux mots [24, note<12>] se voulant "bienveillants" ("amour"[98, APR note 172], "compassion"[99], "empathie"[100] et tutti quanti…) –notamment lorsque les déguisements malveillants se font si minables [101] qu’ils en donneraient le tournis à quelque félin [102][103]- ; à la limite, peu importe également d’avoir échappé (volontairement ou non) à une lecture attentive des "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© d’un produit de type clopixol.
        Parce que d’une manière ou d’une autre, un tel produit ne sait ni lire ni écrire ; il ne fait pas davantage dans le sentiment, bon ou mauvais. Ses "EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS"© ne font aucune différence lorsqu’il est injecté dans un organisme librement consentant (si tant est que cela existe…), un organisme "consentant" sous la pression (affective ou autre [104]…), un organisme "consentant" sous la menaceterroriste [105, APR note 37][106, note 16] d’un "traitement"©contraint plus sévère [0, notes 31 à 33]… ou un organisme ouvertement contraint, particulièrement sous l’égide de l’article L3213-1 du code de la "santé" dite "publique"© : ILS sont les MÊMES pour tout le monde, se voient chez tous ceux qui ont des yeux pour voir [107,com.75][108].

        Que vaille bis : fait pour que les mots VALENT(un peu de) ce qu’ils disent [109, note<414>][110, notes 69 à 73]

Montage les mots pour le dire.jpg

Télécharger une version imprimable de la note
(fichier Word 8 pages, sans les images)

23:10 Publié dans Intox..., Psyché sans tain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

24/11/2011

"Science"© non exacte et foutages de gueule…

Montage-moqueurs2.jpg

2327630680.jpg       "Il est vraisemblable que nous constaterons, et ce n'est pas vraiment une surprise, que la science psychiatrique n'est pas une science exacte puisque le contrôle judiciaire avait vu ses modalités fixées après l'expertise psychiatrique"[1]


Vidéo ajoutée le lundi 28 octobre 2013[*]

          Il est vérifiable que nous constaterons, et ce n'est pas non plus une surprise, qu’il suffit de taper « la psychiatrie n'est pas une science exacte »[2] dans un moteur de recherche pour obtenir un résultat de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’occurrences. Pour nombre de ces dernières –ce n’est toujours pas une surprise-, l’internaute est immanquablement renvoyé quelque part du côté des Cévennes. Jusque en haut lieu, on sait donc parfaitement que la "science"©[3][4][5] "psychiatrique"© n’est pas une science exacte. Et puisque ce n’est pas vraiment une surprise, c’est bien parce qu’on le sait depuis longtemps. De même sait-on –ou devrait-on savoir- qu’il n’y a pas de dysfonctionnement [6] du contrôle judiciaire en soi, puisqu’il fixe ses modalités après l’"expertise"©©©[7][8, notes 34 à 38] "psychiatrique"©… mot qui, aujourd’hui (et à raison), se fait singulièrement insupportable aux oreilles de beaucoup de commentateurs. Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. Plus grave : elle encourage -voire engendre- le dysfonctionnement de tout ce qu’elle touche de près ou de loin : personne physique ET personne morale. À défaut d’être une "science"© exacte (sic), la ci-derrière "psychiatrie"© a bâti sa (fausse) réputation sur le monopole universel de sa "compétence"©[9, APR note 203] (re-sic) à juger de la cohérence d’autrui. Attendu qu’elle devrait alors censément être exemplaire de sa propre cohérence, il devrait donc être vraisemblable d’en constater les effets divers sur la plupart des acteurs qui ont recours à ses "services"© : les dits acteurs se faisant à leur tour des vecteurs de cohérence. Car plus la cohérenc639467791.jpge est constatée, moins le recours à la violence [10, AV note 14] le sera ; ce n'est pas vraiment une surprise non plus que le langage de la violence soit l’expression ultime de celui qui constate avoir épuisé toute autre forme d’expression –à commencer par celle de la cohérence-, voire qui se défend éventuellement d’une violence exercée au préalable contre sa personne : en cela, il ne fait jamais que répondre au schéma multiséculaire « œil pour œil, dent pour dent »… ou cherche tout simplement à sauver sa peau lorsque la cohérence la plus immédiate est la menace qui pèse sur celle-ci. En somme, si à défaut d’être une "science"© exacte, la ci-derrière "psychiatrie"© se distinguait au moins par une cohérence se situant au-dessus de la moyenne, dans son sillage le recours à la violence devrait pour le moins se faire anecdotique : se réduire à des exceptions, des "incidents de parcours".
       Ce serait vraiment une surprise… pour les quelques 70 000 personnes qui sont "hospitalisées"©[11, notes 40] en "psychiatrie"© contre leur volonté chaque année en France [12, APR note 60], parce qu’elles "présentent"©[13][14, notes 2,3] un "danger pour elles-mêmes ou pour les autres"©[15, note 165]. En théorie, tout le monde accepte l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne [10, APR note 12]. En pratique, tout le monde accepte l’idée que quelques 70 000 personnes puissent être violemment "hospitalisées"© au nom de modalités fixées après "expertise"©©© "psychiatrique"©… quand ce n’est pas avant !

         « À première vue, un monde dans lequel on pourrait savoir à l'avance qu'un crime sera commis n'est ni possible, ni souhaitable. Ce n'est pas possible, parce que le futur n'est pas écrit, et qu'on suppose que les individus agissent librement.
Ce n'est pas souhaitable, surtout, pour deux raisons :
- d'abord, ça veut dire qu'on pourrait arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'auraient encore rien fait. Et donc, ils seraient innocents ;
- ensuite, parce qu'on considèrerait, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir. »
[16]
- À seconde vue, aussi peu "possible" et "souhaitable" qu’il soit, il est à craindre que ce monde-là ne s’écrive pas qu’au cinéma : il s’en faut de quelques 70 000 personnes. Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on peut arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'ont encore rien fait (il suffit de cacher derrière des mots qui valent déni [10, note 12] le vocabulaire judiciaire et carcéral [17][17bis], au profit d’une sémantique [18, notes 25 à 45] que tout le monde acceptera…) Et donc, ils sont innocents… eux [19]Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on considère, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir : les "troubles"©[20, APR note 55] dont sont "scientifiquement"© affectés ces malheureux ne rendent-ils pas "impossible leur consentement"©[21] ?
- À troisième vue, le sort pratique de ces innocents n’a rien à envier à ce qu’il eût été s’ils avaient été coupables [22, APR note 26][23, APR note 66]. Il est vrai que –tant que l’on ne poursuit pas d’investigation quelque part du côté des Cévennes- le grand intérêt (hors l’intérêt économique que tout le monde sait [24][25][26][27]…) d’une "science"© non exacte est de pouvoir impunément nier la singularité de l’autre et l’effacer [10, APR note 12][28, note 14] : parce qu'elle considère, de fait, que la face obscure qui existe en chacun de nous [10, APR note 12] existe tout de même "davantage" chez l’autre [29, notes 100 à 102] ! Ce qui est très acceptable pour tout le monde ; à condition toutefois de ne pas se voir fixées chez soi ses modalités (de survie ?) après "expertise"©©© "psychiatrique"© : exactement pas facile pour le singulier autre quand il se fait "expertiser"©©© à son insu et à distance [13][14, notes 2,3][30, notes 47 à 53]
- À quatrième vue, même si celui-là parvient à débusquer (à temps et à contretemps) ces multiples violences cachées autour de sa (peu avenante) "société", il constatera -et c'est vraiment le bas-fond de l’ignoble plutôt qu’une surprise-, que la violencepantin.jpg morale (et non "psychologique"©[29, notes 37 à 39] !) exercée contre sa personne –toujours sous couvert d’une "science"© non exacte- demeure intacte [31] et n’est jamais prise en compte par ceux-là même qui l’ont fomentée [32, APR note 112] : ce que l’"expert"©©© en personne n’est d’ailleurs parfois pas le dernier à déplorer [33, APR note 91]. À croire qu’ils ne peuvent rien changer à l’avenir saboté de l’autre : se pourrait-il qu'ils ne soient pas libres de leurs actes [34][35][36][37] ?…  Par conséquent, rien ne change d’un passif de violence morale, du fait que celle-ci assimile (pour tout le monde au présent) des gens qui n'ont encore rien fait, au profil délictueux [9, AV note 205] d’un adolescent ayant commis de telles horreurs que même un procureur (qui en a pourtant vu d’autres) se refuse publiquement de les détailler. Cette violence morale, personne n’en parle parce qu’elle est évidemment moins spectaculaire que l’autre : si l’on ose dire, elle ne tue qu’à petit feu. Dès lors, on peut bien chercher désespérément à nous "vendre" le portrait-type du "psychopathe"©[38][39] exceptionnel et hors normes [40] (est-ce bien cohérent, au sujet d’une "pathologie"© réputée –aux yeux des "experts"©©© et de leurs "innocents"- se répandre dans le monde comme une traînée de poudre ?…), serait-il vraisemblable que le "produit fini" agréât spontanément à quelques 70 000 personnes ? À moins que tout le monde accepte de les considérer également comme "exceptionnelles" et "hors normes". Mais dans ce cas, et face à un tel chiffre, quelle est donc la définition exacte de "l’exception"… et bien sûr, celle de la "norme"[41, APR note 4] ?

« …Sans se rendre compte de ce que tout ça implique : qui voudrait vivre dans un monde où on peut être arrêté et enfermé, non pas pour des actes qu'on a commis, mais pour des actes qu'on pourrait commettre dans l'avenir, alors que chacun revendique sans doute le droit d'être reconnu comme un individu libre de ses actes ?
C'est pourtant ça qu'on appelle la « 
dangerosité »
[9, note 195][42][43]
 : la possibilité ou la probabilité qu'a un individu de commettre un crime. Il faut sans doute penser à toutes ces conséquences quand on réclame des mesures supplémentaires pour prévenir l'avenir. »[16]
Des conséquences ? Qui voudrait vivre dans un monde où on peut s’arrêter aux conséquences [44, notes 29 à 35] ? il n’est plus guère d’individu libre de ses actes que celui qui revendique chez l’"expertisé"©©© son devoir de subir -et de subir lui seul [29, APR note 60] - les conséquences, non pas pour des actes qu'il a commis, mais des actes qu’auront commis contre lui des demandeurs d’"expertise"©©© à la petite semaine ! Ceci à la mesure de sa « dangerosité » "prédite"©[45] : car, en effet, « on voudrait justement que les "experts"©©©-"psychiatres"© puissent prédire l'avenir, et on a peur qu'ils se trompent »[16] (à l’exception notable de la réclamation d’un certificat de complaisance [46, APR note 54] de « dangerosité » d’autrui [47,com.10] ; dans ce cas précis, personne n’a peur ni de tromper ni de se tromper [48: personne ne pensant le moins du monde aux conséquences que cet acte impliquera auprès des proches [49] du promu « dangereux » par voie de "science"© non exacte, puis par voix de faux-derche [50][51]…). Face à cela, qui penserait encore à toutes ces conséquences ? Ce serait un coup à coller une migraine carabinée à ceux qui en ont perdu l’habitude [52][53][54][55][56!]

     C'est pourtant ça qu'on appelle le « spécialiste » incontournable de la « dangerosité »… sans se rendre compte de l’implication de toute l’historicité revendiquée [57, AV note 1][58] de sa "science"© non exacte : les chats n’étant pas réputés faire des chiens, il n’est pas besoin de mesure supplémentaire pour prévenir l'avenir en fonction de ce passif de fournisseurs d’"expertise"©©© que chacun peut reconnaître comme baromètres de la « dangerosité » au même titre que le renard [59][60][61] se reconnaît à sa  remarquable compétence de certification "scientifique"© es poules exactes [62].

2393867549.jpg

     Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. [0, APR note 8]. Ce qui, assurément, ne sera pas du goût de l’"expert"©©© "psychiatrique"© lui-même : du moins, celui qui parvient à se rendre compte de l’implication possible ou probable d’un tel rappel. Il pense sans doute à toutes ses conséquences (ce qui, en soi, est déjà une performance [44, notes 29 à 35] qu’il convient de saluer !). Car la "bonne" autruche est celle qui se fourre la tête dans le philosophie,politique,littérature,sociétésable, se privant de ses sens… et comptant donc sur ceux d’autrui afin de lui donner sens au singulier ; c’est-à-dire, cohérence. Ce qui rejoint, bien sûr, la "compétence"©[0, note 9] monopolisatrice que nous savons, à juger de la cohérence d’autrui. Par conséquent, on concédera à la "bonne" autruche son acquiescement à ce que « la psychiatrie ne soit pas une science exacte »… et ce faisant, on appuiera davantage sur l’"exacte" et moins sur la "science" : constater comme un dysfonctionnement "scientifique", c’est encore rendre hommage à l’aspect "scientifique", sans songer un instant à le remettre en cause. D’où le paradoxe –qui n’est qu’apparent- de l’"expert"©©© "psychiatrique"© se dévouant en montant au créneau, veillant à ce que les autruches ne relèvent pas la tête en les rassurant [63, note 3] par un "prêche" officiellement dirigé contre sa propre "paroisse".

     « Chambon-sur-Lignon : un psychiatre accuse la psychiatrie »[64], un titre pareil ne résonne-t-il pas simultanément du cri indigné de Zola et du coup de pied dans la fourmilière ? En somme, on va voir ce qu’on va voir ! Et l’on voit : « Réellement, je crois que la société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques. Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable. »(Appréciera la "personne condamnée à tort", qui est seule à en supporter toutes les conséquences, quand bien même elle n’aurait en rien le profil du tueur [65, notes 70 à 76]…) "S’agissant des pronostics de dangerosité, le psychiatre estime que ses confrères se trompent [48] en moyenne une fois sur deux ! (Ce qu’on savait déjà de la bouche d’un autre "expert"©©©[67], mais ne dérange personne tant que 883046484.jpgl’on n’incarne pas la "condamnée à tort"…) "Autant, ajoutait-il, s’en remettre au hasard !"… ou jouer aux courses [67com.,§3] : en attendant, on ne lui fait pas dire. De même que : « Le niveau des expertises psychiatriques françaises, il faut le dire, est souvent consternant » !!! "Et d’ajouter ce témoignage tout frais : « Hier en tribunal correctionnel, comparaissait un homme condamné en première instance. Interrogé sur un lien possible entre l’agression [dont cet homme était accusé] et le suicide de sa victime, l’expert a répondu : “Il a pu très certainement exister un lien !” Il a pu très certainement… c’est du Molière ! Et la personne a été condamnée là-dessus ! »"[64] Bien sûr : puisque cela fait très certainement exister le lien entre la fameuse "nécessaire indépendance" des "Magistrats" et leur effarante et mortelle psycho-dépendance [68, notes 134 à 142] ; "Magistrats" qui, sous toute latitude, "suivent généralement les recommandations des experts"[69, AV note 30] : que celles-ci concernent un non délinquant [68, APR note 108] ("pour des actes qu'il pourrait commettre dans l'avenir"©[0, APR note 41][68, notes 83 à 88] ? Il peut très certainement exister un lien [70] ! Et des chiens [71][72][73]) ou un tueur de 77 personnes, la "science"© non exacte est la même pour tous !

1030309389.jpg

     Non exactemais "s-c-i-e-n-c-e"© pour tous : ici, bien que nous ayant fort judicieusement renvoyé à Molière [74,im.2][75]([76, APR note 86]), l’"expert"©©© "psychiatrique"© ne lâche pas le morceau d’un iota. Aussi, ayant incidemment pris connaissance de la parution de sa "stupéfiante analyse"[64],"tient-il" beaucoup y apporter des précisions" avant de "donner l’impression (l’illusion [77, APR note 44] aussi ?) qu’il critique l’ensemble de ses confrères, ce qui n’est évidemment pas l’esprit de son intervention, certes critique"[78] ! (Il semble que l’esprit de Molière se confirme…) Passons pudiquement "sur les risques liés à l’approche essentiellement clinique, empreinte de subjectivité, qui prévaut encore dans nos tribunaux" : qui sait si cela ne pourrait pas entraîner un esprit retors et objectif (ou simplement scientifique : soyons fous !) à s’interroger sur les risques liés à l’approche essentiellement non clinique [30, notes 47 à 53][80, notes 2,3][81], tant dans l’espace que dans le temps [82, note 1][83, note 2118975141.jpg24] ? (Il est vrai qu’encore une fois, seule la "personne condamnée à tort" est censée éponger de tels risques [84, note 72][85, note 30][86, APR note 51] ! C’est tellement plus libérant [87, APR note 44] pour les autres…) Passons également sur "Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur [88], nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"… et souhaitons bon courage aux zélateurs de la dite "discipline"© : une pointe d’humour permettra-t-elle de pallier le cruel déficit des autres pointes ? (À condition toutefois de ne pas incarner une "personne condamnée à tort", moins immédiatement encline [75, note 29/3] à la bonne farce [89]…) Et parvenons enfin au cœur "des précisions apportées" : « Ma critique, teintée d’une remise en cause dont je ne m’excluais aucunement, a donc été plus mesurée que ne le laissent supposer les seuls propos repris par [l’article paru en ligne le lundi 26 novembre 2011 [64]], qui ne sont en aucune façon le reflet du message critique que je délivre, lors de débats contradictoires dans les tribunaux, soulignant, avec un tact et un respect pour mes confrères que j’espère réciproque, l'intérêt pour les psychiatres français d'évoluer vers une approche plus scientifique de leur discipline. Il me semblait nécessaire de communiquer ces précisions, indispensables sur le plan déontologique. » De même, ne semble-t-il pas nécessaire de non seulement s’étonner que l’adjectif [90, note 52][91, note 17/2, APR note 60/2] "déontologique" figure encore dans le vocabulaire [92, notes 25 à 45] de la dite "discipline"© -fût-ce pour le décorum-, mais encore de relever la pépite noyée dans la masse ? Il est effectivement du plus grand intérêt d’apprendre que les "psychiatres"© français (ce qui n’exclut aucunement les autres nationalités !) cherchent à évoluer vers une approche plus scientifique de leur "discipline"©. Ce qui laisse plus que supposer qu’à ce jour, cette approche est moins scientifique : d’où, sans doute, cette malheureuse [77, APR note 30] non-exactitude "scientifique"© qui, parfois, n’est pas sans produire quelque "personne condamnée à tort" dans les tribunaux, tout en soulignant -avec tact et respect ?- l’absence totale de débats contradictoires [68, note 113] comme de contradicteurs [68, note 109] ! C’est dire qu’en matière de gains en rigueur, les zélateurs de la dite "discipline"© -et les tribunaux avec eux- ont une pointe singulièrement émoussée [93][94][95], teintant une remise en cause de couleurs aucunement claires : y prédominent le noir [96][97][98][99][100][101] et le gris [102][103][104][105][106][107][108][109](Il en existerait bien d’autres [110] ; mais hélas, elles sont sans intérêt -autre que financier [24][25][26][27][111]- : car faisant évoluer soit vers une approche plus "thérapeutique"©[111], soit vers une autre approche -plus tragique [112][113][114]-, soit enfin vers une approche plus comique [115][116][117]…) Et encore n’est-ce là qu’un amusant –mais pâle- reflet du message critique délivré, le propos étant plus mesuré que ne le laisse supposer l’évolution vers une approche plus scientifique d’une "discipline"© qui a pourtant eu près de deux siècles pour la "parfaire"[118] : sera-t-il indispensablesur le plan préhistorique [119, APR note 57][120][121][122][123][124][125]- d’"évoluer" vers une approche plus rudimentaire [126][127][128][129][130][131] pour s’en délivrer ?…

821909756.gif

     "La société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques ? Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable ?"[64] Fort bien ; mais concrètement, que fait-on afin de le faire baisser, "ce degré d’approximation" ? Où donc va-t-on prétendre puiser à la source de la "science"© en vue de la rendre moins inexacte ? Auprès de la personne condamnée à tort, ou bien de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue ? Cette dernière est d’ores et déjà à exclure : car la "science"© ne s’intéresse à elle qu’après son crime accompli, et consommé. Par conséquent, il est permis de supposer qu’on ne la laisse plus se promener dans la rue. Autrement dit, l’"expert"©©© "psychiatrique"© n’a plus que la personne condamnée à se mettre sous la dent : condamnée à raison (s’il s’agit, par exemple, de la première qu’on ne laisse plus se promener dans la rue)… ou condamnée à tort : doit-on tolérer qu’un "expert"©©© approximatif fût l’incontournable arbitre [132] à juger de ce tort éventuel ? Y compris le jour consacré à la tolérance [133], c’est insupportable ! Sauf pour ceux qui n’ont pas à en supporter les conséquences, toujours ; ce sont les mêmes qui vont applaudir à "une approche plus scientifique", "approche" sur laquelle ils se seront déjà largement défaussés : la personne condamnée à tort avec la bénédiction "scientifique"©, c’est nettement plus supportable. Ainsi, la société tolère merveilleusement qu’un "expert"©©© "psychiatrique"© de renommée internationale puise exclusivement sa "science"© "psychopathique"©[38][39] à la source des lieux d’incarcération de criminels [134, note 4]. Avec tact et respect pour le "psychopathe"© de service, avec tout l’intérêt répulsif [135] que son image reflète dans la société, que subsisterait-il de cet intérêt… si "on évoluait vers une approche plus scientifique" ? Aussi est-il indispensable (mais pas exactement sur le plan déontologique !) de maintenir la dite société dans un état d’hébétude admirative en lui donnant l’impression, l’illusion [77, APR note 44] d’"évoluer vers une approche plus scientifique" par la multiplication de signes moins approximatifs et plus cliniques. Car rien ne vaut l’approche essentiellement clinique afin de l’empreindre d’"objectivité"© ! C’est qu’aussi dithyrambique puisse être le "Masque de Santé Mentale"©[136, note 26] (entre autres), l’approche (mais pas de trop près [137, notes 1 à 5] !) du "psychopathe"© -ou assimilé- reste fortement empreinte de critique "comportementale"[138] à son encontre : donc, d’approximations ô combien subjectives, n’étant tolérées "scientifiques"© que par un esprit se gardant bien de l’être. Le fait est qu’on a beau surenchérir dans de telles approximations (comme si leur multiplication détenait le pouvoir de les rendre moins approximatives !) le réel est là, pour tous [77, AV note 41] : dans le constat amer d’une "science"© non exacte, se révélant invariablement à la sinistre faveur d’un crime odieux et surmédiatisé.

http://hbfs.files.wordpress.com/2009/02/le-chat-tas-de-sable.jpg

Nonobstant, nous constaterons que les tribunaux restent englués [138][0, note 69] à chacune de ces affaires. Que celle-ci soit nouvelle comme au Chambon [139], nouvelle et ancienne comme en Norvège [140], ou ancienne et nouvelle comme dans l’Ain où des "experts"©©© auront si bien tardé à discerner du "discernement"©[141][142][143] que ce qu’il pouvait en rester de l’accusé -zombifié de neuroleptiques depuis les faits qui lui sont reprochés- aura eu le temps de passer par pertes et profits [144]. La société ne doit peut-être "plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques" mais où donc a-t-elle vu que le recours systématique aux dites "expertises" était un passage obligé, comme indispensable sur le plan déontologique ? Y aurait-il un "degré" dans la mort des victimes, selon que leur bourreau ait toute sa raison, ou non ? Passer outre les "expertises psychiatriques", ne serait-ce pas finalement plus insupportable que "la personne condamnée à tort ou celle qu’on a laissée à tort se promener dans la rue" ? Dans ce cas, ou c’est de l’addiction… ou la justice a condamné à tort des générations de criminels pendant des siècles, avant le règne omnipotent "des expertises psychiatriques" qui a mis fin à celui de l’iniquité ! Toujours est-il qu’avec l’avènement de celles-ci,Psy.gif qu'un crime soit commis et c’est la "santé mentale"© qui est la première servie : la justice attendra… si tant est que l’on parvienne encore à l’atteindre. La société n’étant pas un degré d’approximation près, elle associe automatiquement le concept "santé mentale"© au cerveau. En cela, elle est à "bonne école"… puisqu’elle ne fait jamais qu’emboîter le pas aux "experts"©©© "psychiatriques"© qui lui montrent l’exemple. Le cerveau, voilà qui annonce une approche essentiellement clinique ! Le cerveau [145, APR note 10], organe le plus noble de l’anatomie et sujet d’études éminemment scientifiques : à réserver aux initiés, ceux qui savent. Or, ceux qui savent (la crème des scientifiques, à l’évidence) ne dédaignent pas les raccourcis de langage à destination du vulgum pecus : celui qui ne sait pas. Ainsi ne procèdent-il plus tant à "des expertises psychiatriques" brossant un état de "santé mentale"© qu’à un "examen du cerveau" : ce qui est tout de même plus chic… et accessoirement, promis d’emblée à "évoluer vers une approche plus scientifique" : plus clinique. Les "experts"©©© "psychiatriques"© ont pu ainsi "analyser le cerveau de Kadhafi"[146]. De son vivant… et à distance, bien entendu : "experts"©©©, mais pas fous ! Naturellement, faute d’approche physique, l’approche scientifique et clinique en pâtit un tantinet. Mais le vulgum pecus ne s’en rend pas compte ; il suffit de lui rappeler de la main gauche qu’il-ne-sait-pas [147], puis -de la main droite- de prononcer à intervalles réguliers le mot "cerveau" : la magie opère, et l’ignorant obtempère ; notamment depuis cette ère heureuse "des expertises psychiatriques" qui permet avantageusement à tout un chacun d’user de son propre cerveau avec le degré d’approximation qui lui convient le mieux… L’idéal est bien sûr que ce degré soit globalement assez froid [148][149][150, notes 75 à 79] pour que les "experts"©©© "psychiatriques"© soient plus à leur aise dans cet art remarquable de pratiquer les "examens de cerveau" à distance. Cependant, il arrive que certains hissent un peu plus haut que les autres le seuil de la tolérance à leur degré d’approximation : s’ils s’y prennent à temps, ils évolueront alors vers une brillante carrière d’"expert"©©©. Sinon, -et s’ils se font surprendre à faire grimper leur degré d’approximation jusqu’à un seuil intolérable à l’"expert"©©©-, ce sera trop tard pour eux : loin de se faire "experts"©©©, ils se feront "expertiser"©©©. À distance s’il le faut, mais ils se feront "expertiser"©©©. Ils ont voulu prendre trop d’altitude ? Le vieux mythe [151] du "savant fou" aidant (l’"expert"©©©), ils vont être servis : ils se feront "expertiser"©©© au plus haut de l’échelle de Richter de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©identifier-sociopathes-travail-L-1.jpeg. Ce qui devrait –si tout va bien- semer une belle panique auprès de leur entourage qui, "prudent"©[152], s’est sagement maintenu tout en bas de cette même échelle… comme du seuil de la tolérance à son propre degré d’approximation. À celui-là, et en de telles conditions, il ne faudra pas demander d’établir une subtile distinction entre "dangerosité"©©© "psychiatrique"© et "dangerosité"©©© criminologique [67,com,§4] ! D’abord, il-ne-sait-pas ; ensuite, il a trop peur du nouveau "dangereux"©©© "psychiatrique"© pour en savoir davantage que ce qu’il sait déjà : alerte rouge au "psychopathe"© ou assimilé, point barre ! Enfin, la distinction "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique (les deux se confondant irrémédiablement chez le non-"psychopathe"© de base) n’est de toute manière pas à mettre entre toutes les mains, puisque réservée à l’usage interne d’un "expert"©©© désireux d’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par le "dangereux"©©© lui-même. (D’où l’intérêt des "examens de cerveau" à distance, en dépit de leur handicap clinique…) L’usage externe, quant à lui, n’est également possible que par l’"expert"©©© : il s’agit cette fois pour lui de s’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par l’entourage du "dangereux"©©©. Si tout va bien, ici encore, celui-ci devrait atteindre un tel degré d’exaspération [153][154] face à celui-là qu’il n’est pas impossible d’envisager qu’il passe alors spontanément de sa "dangerosité"©©© "psychiatrique"© à un accès clinique de "dangerosité"©©© criminelle : ainsi cela pourrait-il laisser (in extremis !) supposer l’évolution vers une approche plus scientifique.

Notons que la démarche est sensiblement identique en sens inverse, c’est-à-dire dans le cas du dangereux criminel que personne –et surtout pas l’"expert"©©©[155, notes 88 à 90][156, APR note 63]– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes. Seul l’objectif [157] diffère. En effet, l’"expert"©©©  est requis ici, non plus pour semer la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais au contraire afin d’atténuer au maximum la dernière au profit de la première. L’excellence de son "expertise"©©© se mesure à ce que, contre toute attente (et toute évidence), il parvienne à convaincre un tribunal de "l’abolition du discernement"©[158, AV note 58] d’un dangereux criminel : plus le plateau de la balance [159] concernant celui-là penchera en faveur de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©, moins il sera criminellement"dangereux"©©© : sa condamnation sera alors plus légère, puisque le "tribunal suit généralement les recommandations des experts"[160, AV note 30]. (Sans doute est-ce là cette fameuse "pointe de notre discipline"[0, APR note 88]?) Avec "l’altération du discernement"©, l’"expertise"©©© se fait moins excellente ; mais elle reste bonne, la balance oscillant sur son point d’équilibre. Quoi qu’il en soit, il va sans dire que si l’"expert"©©© avait manqué sa vocation "psychiatrique"©, il eût embrassé une époustouflante carrière d’avocat [160][161,p.5]. Ce qui risque de devenir dangereux à la longue, attendu qu’on finit par ne plus très bien savoir qui est qui dans les tribunaux [162][163,com.§1][164] : Dieu merci, les costumes de scène [165][166] étant relativement préservés (jusqu’à quand ?), même le vulgum pecus doté d’une vue basse devrait parvenir à ne pas confondre le blanc avec le noir [0, notes 96 à 101]

opticien.jpg

     Le dangereux criminel (que personne –et surtout pas l’"expert"©©©– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes), constitue cependant un atout majeur auprès de celui-là. Car "on ne le laisse plus à tort se promener dans la rue". Aussi le vulgum pecus en est-il pour ses frais s’il lui venait l’envie perverse de s’interroger sur la cohérence "scientifique" d’un "examen de cerveau"à distance : ici, notre "expert"©©© a ce qu’il lui faut pour "évoluer vers une approche plus scientifique de sa discipline", le dangereux criminel lui étant fourni –si l’on ose dire – clefs en mains, en chair et en os ; on ne saurait faire plus clinique ! Le handicap de la distance étant levé, "nous pouvons progresser, nous pouvons gagner en rigueur, nous pouvons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"[0, note 88]… et nous pouvons triomphalement titrer –avec un moindre degré d’approximation que pour Kadhafi [146]- : « Voici comment les experts vont examiner le cerveau de Breivik »[167] ! Le "cerveau" ayant été officiellement cité à comparaître, tout va bien : le béotien peut se rendormir, serein dans son état psypnotique [168, notes 155 à 157]. N’étant pas "expert"©©©, ce n’est pas son affaire de savoir que même avec la discipline –et les outils- les plus pointus, il n’est de réel examen clinique de cerveau que sur la table d’opération d’une morgue, par un médecin légiste (ce qui pose déjà problème en soi, la complexité mécanique du cerveau requérant plutôt de l’appréhender in vivo !). Aux dernières nouvelles, aussi dangereux criminel que soit le tueur norvégien -et aussi "pointus"© (sic) fussent ses "experts"©©©[169]-, il a toujours la tête sur les épaules, celle-ci n’ayant pas été finement découpée en tranches ou rôtie par les rayonnements radiologiques. Il leur aura même refusé un scan du cerveau [170], privant cruellement la "science" de la seule approche qui eût pu prétendre à un peu de clinicité ! Las : afin de compenser ce manque à gagner, on double la dose "diagnostique"©[169, notes 6 à 11]… pour faire "plus scientifique", sans doute. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans générer des effets pervers immédiats auprès de ceux qui ont "bénéficié" avant lui d’un "diagnostic"© similaire [171], les malheureux craignant –à juste titre [172]- d’être assimilés (dans l’esprit du vulgum pecus) au tueur, sans autre forme de procès : autrement dit, de rejoindre la longue cohorte de "personnes condamnées à tort"… Même si une telle condamnation ne s’officialise pas nécessairement par un passage au tribunal –faute de crime à se mettre sous la dent-, ce ne sont pas quelques 70 000 personnes [0, note 11] qui démentiront quelque légitimité à ce type de crainte.

philosophie,politique,littérature,société

     S’il y a le "cerveau" à comparaître, le must du clinique est encore le "cerveau" à comparer. Et là –ô merveille !-, apprenons que « le cerveau des "psychopathes"© (personnalité antisociale [ qu’il faudrait inventer si elle n’… avait pas déjà été inventée ] ) est différent »[173] ! "Une étude publiée dans le Journal of Neuroscience", c’est du sérieux. "Deux différentes technologies d'imagerie cérébrale", c’est de l'évolution béton vers une approche plus scientifique de la discipline. Cela devient si sérieux, si pointu de discipline et si formateur en permanence [0, note 88] qu’il n'est ni possible, ni souhaitable [0, note 16] d’imaginer un clown arrivant en fanfare sur la piste 3897768464.jpgdu cirque, tenant à peu près ce langage : « Bonsoââââr les petits n’enfants ! Saviez-vous que les images ont montré une quantité réduite de connexions entre le cortex préfrontal ventromédian, une partie du cerveau responsable de sentiments tels que l'empathie [91, APR note 129][133, AV note 1] et la culpabilité, et l'amygdale, qui est impliquée dans la peur et l'anxiété [173] ? » "Il serait vraisemblable que nous constaterions, et ce n'est pas vraiment une surprise, que"[0, note 1] :
- de tous les petits n’enfants présents, aucun ne s’esclafferait à de telles déclarations du clown ; il est même possible que certains en pleurent à chaudes larmes, trahis par des amygdales soudainement sollicitées à leur impliquer peur et anxiété : le "traumatisme psychologique"© n’est pas loin
- de leurs parents présents, tous choiraient dans une
psypnose [168, notes 155 à 157] proche de la catalepsie sitôt que le clown eût prononcé le mot "cerveau" ; pour peu qu’il subsistât une poche de résistance dans le public, le "cortex préfrontal ventromédian" devrait raisonnablement la vaincre
- si le clown exhibait fièrement sa carte (à jour de cotisation) de
"chercheur en psychologie et en psychiatrie"©, il s’assurerait le plein succès de son public… même s’il ne ferait rire personne.

     Ainsi, en pratique, tout le monde (petits et grands) accepterait tant et si bien l’idée que [10, APR note 12]« l'intégrité structurelle des fibres de la matière blanche reliant les deux zones (chez le "psychopathe"©) soit réduite et l'activité entre ces dernières fusse moins coordonnée [173] », tout le monde serait tant et si bien prosterné plus bas que terre [174] face à tant de "science"©,que personne ne s’aviserait un instant d’aller chercher plus loin, en amont ou en aval. Du reste, hormis notre ami le clown, personne n’aurait l’audace de se proclamer "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Par conséquent, victoire : la conclusion –indiscutable- est qu’« il y a une anomalie du cerveau spécifique liée à la psychopathie criminelle ![173] » (Le clown ayant de nouveau prononcé opportunément le mot "cerveau", les spectateurs du premier rang –qui commençaient à donner d’inquiétants signes de réveil- retombent aussitôt dans leur état de léthargie psypnotique…) Le "chercheur"© peut être tranquille : personne n’ira vérifier chez son voisin l’intégrité structurelle des fibres de sa matière blanche, aucun n’étant venu au cirque avec son matériel technologique d'imagerie cérébrale sous le bras. C’est un peu à l’image (non cérébrale, celle-ci) de la sérotonine [175, notes 88][176, com.3,7] : qui songerait à aller percer le crâne de son voisin afin de lui fourrer son sérotonimètre [175, APR note 117] à 3568806603.jpgl’endroit ainsi aménagé pour l’accueillir ? Toujours personne, bien entendu. Par conséquent, que cette brillante « analyse, au moyen de deux différentes technologies d'imagerie cérébrale », porte sur « les cerveaux de 20 prisonniers ayant reçu un diagnostic de psychopathie (trouble de personnalité antisociale) et 20 prisonniers ayant commis des crimes similaires mais n'ayant pas reçu ce diagnostic », ne fera tiquer personne non plus. Sauf, peut-être, l’un de ceux qui, plus haut, craignait d’être assimilé aux pires des tueurs [171] : il retrouve ici, en effet, un contexte qui lui est sinistrement familier. Car ce n’est évidemment pas avec un panel de 40 prisonniers que l’image (toujours non cérébrale) du "psychopathe"© de service va s’en trouver grandie ! La ménagère de moins de cinquante ans, le plombier, le lycéen, l’avocat, l’écrivain ou nombre d’autres ne sont-ils donc pas équipés d’un cerveau comme tout le monde ? Qu’en est-il de l’intégrité structurelle des fibres de leur matière blanche ? Nul ne le sait, de tels sujets semblant désintéresser le "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Il nous faut donc nous satisfaire de ces 40 prisonniers… et reconnaître au passage les méthodes d’"investigation" chères à Robert [134, note 4]. Maintenant, tous ces prisonniers ont commis des crimes similaires… mais 20 "seulement" ont reçu le "diagnostic"© de "psychopathie"©. N’est-ce pas précisément troublant que l’on puisse commettre des crimes similaires en ayant tantôt une "personnalité sociale" (!) tantôt "asociale" ? Hormis quelque éventuel visiteur de prison cherchant la petite bête, personne n’aura été vérifier sur place que l’"expert"©©© "pointu"© (re-sic) n’aura pas tiré ses prisonniers "diagnostiqués"© "psychopathes"© à la courte paille [151] ! Ce qui est assurément très pratique pour entretenir à la source la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais n’en est pas moins plutôt approximatif sur un plan déontologique [0, APR note 91]… Car l’"expert"©©© diagnostiqueur"© est apparemment intervenu en amont du "chercheur en psychologie et en psychiatrie"© : les mains nues, sans tout le bazar d'imagerie cérébrale… auquel on peut d’ailleurs faire dire ce qu’on veut, attendu que seul le "chercheur"© est censé en maîtriser le mode d’emploi.

     « Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur, nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…[0, APR note 88] » Bonne nouvelle : ayant entendu cette phrase de la bouche du clown, les petits n’enfants du cirque commencent enfin à se détendre les muscles zygomatiques ! Il est vrai qu’il finirait par être rigolo [172]… à condition, bien sûr, de ne pas le confondre avec Monsieur Loyal [173, APR note 33][174, note 19][175].

941420527.jpg

Télécharger une version imprimable de la note
 (fichier Word 8 pages, sans les images)

12:25 Publié dans Intox..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/11/2011

Les psychotropes sont la cause de la plupart des "maladies mentales"©.

Montage-came-en-poub--FG.jpg

 

L’article ci-dessous n’est pas rédigé par l’auteur du présent site ; sans rien y modifier quant à son fond, il l’aura cependant "adapté" au moyen de la forme typographique habituelle : à savoir, les quelques guillemets et autres © de rigueur [1, APR note 9]… Une griffe personnelle y sera cependant discrètement  ajoutée, soit par quelques notes [x] supplémentaires de renvois à des liens (internes comme externes) en rapport avec le sujet traité, soit en nota bene (de cette teinte) intégrés entre parenthèses.

Gaia Health Blog, Heidi Stevenson, 30 octobre 2011

 

      Tout d'abord, quelques faits :
      - Jusqu'à l'avènement des "médicaments"©[2,com.7] "psychiatriques"© de Big Pharma [3][4][5], la plupart des gens qui souffraient d'un épisode "psychotique"©[6] ("schizophrénie"©[7][8][9]) guérissaient.
    - Jusqu'à l’arrivée du Lithium, le trouble "maniacodépressif"© était si rare qu’à peine une personne sur cinq à dix mille en était atteinte, et presque toutes se rétablissaient. De nos jours, un Zunien sur 20 à 50 est "diagnostiqué"©[10][11][12][7] de cela et drogué [13][14] pour. C’est désormais considéré comme une affection permanente.
     - En 2007, le nombre d'enfants handicapés mentaux était 35 fois plus élevé que le nombre de 1990.
     - Jusqu’à ce que les gens soient drogués pour la "schizophrénie"©, leur espérance de vie était identique à celle des autres. De nos jours, toute personne "diagnostiquée"© peut s’attendre à voir son espérance de vie réduite de 25 ans. Cela signifie qu’un homme qui aurait pu espérer avoir une durée de vie typique, aujourd'hui de 78 ans en Zunie, est susceptible de vivre seulement 53 ans s'il est traité avec des antipsychotiques.

      Ce sont des faits abasourdissants, mais ils sont tous fidèlement et minutieusement confirmés dans le brillant ouvrage de Robert Whitaker, Anatomy of an Epidemic [Anatomie d'une épidémie] (1), ainsi que dans plusieurs livres du docteur Peter Breggin. Ce problème me touche directement. Il m’a été difficile d'écrire sur ce sujet, car la personne atteinte n'est pas moi, mais quelqu'un bien-aimé, qui a été changé par Big Pharma, la "psychiatrie"© et la médecine moderne.

      Mais ce qui arrive aux gens doit être dit, surtout maintenant, pour nos enfants. Bien trop de vies sont totalement brisées par des traitements "médicaux"© qui, à mon avis, peuvent être seulement qualifiés de malveillants.

 

Vérité sur les drogues "psychiatriques"©.

 

      La "psychiatrie"© s’est ingéniée à se faire passer pour une vraie médecine, à l'instar des autres professions médicales, comme la gastro-entérologie et la neurologie. Pour parvenir à cet objectif, la décision fut prise de soutenir que la "maladie mentale"© a des causes physiques [15] et est soignable avec des "médicaments"©[2,com.7][16, APR note 74]. L'American Psychiatric Association (APA), le National Institute for Mental Health (NIMH), et la National Alliance for the Mentally Ill (NAMI), s’associèrent avec Big Pharma pour convaincre le monde que le haut est en bas et que le noir est blanc [17!].

      En dépit du manque absolu de preuve [18][19][20], ils affirmèrent que les gens "souffrent"© de problèmes mentaux parce qu'ils ont le cerveau malade – leur cerveau détraqué souffre de déséquilibres chimiques. Des années et des années de recherches, certaines brillantes, tentèrent de prouver que le cerveau des malades est à l'origine des troubles mentaux. Ils ne purent jamais le faire, mais ça ne fit aucune différence [21, note 4]. Les études prouvant le contraire furent manipulées pour donner l'impression qu'elles montraient des différences physiques ou chimiques dans le cerveau des gens atteints de maladies mentales.

      Ce n'était rien d'autre qu'un mensonge [22]. Il n'y avait pas une once de vérité. Pas le moindre indice ne montrait que les gens avaient une anomalie cérébrale lors des premiers "diagnostics"© de "maladie mentale"©. Il importait peu que le "diagnostic"© soit "dépression"©[23][24][25], "psychose maniacodépressive"©[26], "schizophrénie"©[27][28][29], ou la foule de nouveaux "diagnostics"© dont il fut fait étalage comme excuses pour prescrire des psychotropes [30].

      Seulement, à présent, il y a du vrai en cela. C’est la véritable tragédie du crime de la "psychiatrie"© : Aujourd'hui, dès que les gens commencent à prendre des psychotropes, le mensonge initial devient vérité. Les drogues endommagent le cerveau, et tout indique que c'est permanent. Ces dommages cérébraux donnent d’authentiques troubles du cerveau [32], qui engendrent ces mêmes symptômes pour lesquels les drogues sont prescrites.

 

La "psychiatrie"© est à l'origine de l’immense majorité des "maladies mentales"©.
(NB. On peut regretter ici que l’auteur parle de "maladies mentales"© : car dès lors, il s’agit bel et bien de maladies neurologiques [2], induites et iatrogéniques [33; ce qu’elle précise d’ailleurs immédiatement ci-dessous :)

 

      L'ampleur de cet holocauste iatrogène, médicalement induit, était quasi-inconcevable avant que Big Pharma et la "psychiatrie"© ne décident de s'en prendre aux enfants. Aujourd’hui, nous ne savons pas encore exactement le degré de calamité cela atteindra. Si l'on considère les énormes dommages fait au cerveau adulte, que doit-il arriver au cerveau des enfants ? De combien sera réduite leur vie, après que sa qualité ait été quasiment détruite ?

 

Maniaco-dépression : Antidépresseurs [34] et antipsychotiques

 

      La psychose "maniacodépressive"© est un excellent exemple des changements dans le cours naturel perçu de la "maladie mentale"©. Il y a exactement 50 ans, avec à peine un cas sur cinq à vingt mille personnes, la psychose "maniacodépressive"© était extrêmement rare [36!]. La plupart des victimes, vraisemblablement pas moins de 80 %, connaissaient un seul incident et retournaient à la vie normale. Or, aujourd’hui, pas moins d’un individu sur 20 à 50 est "diagnostiqué"© "maniacodépressif"©, et, comme Whitaker le démontre clairement dans Anatomy of an Epidemic, la seule explication possible implique l’action des drogues données pour la "dépression"©[37] et la psychose. Le pronostic désormais avancé pour la psychose "maniacodépressive"©, c’est qu'elle est permanente. Les "psychiatres"© ne donnent généralement pas l’espoir d'y échapper !
(NB. Raison de plus pour échapper aux "psychiatres"© eux-mêmes ! À condition bien entendu de pouvoir échapper également à une certaine psychose maniacopressive [38][38bis][39][40][41][42, notes 38,39][43][44, notes 25,26]. C’est dire que le seul mot d’"espoir" a ici une étrange résonance…)

 

http://www.mensongepsy.com/data/img/news/2010/10/enfant-01.jpg

      Considérez que les enfants sont maintenant livrés à cette magouille de drogue mentale [45]. De combien sera réduite leur vie, et dans quel état la passeront-ils ? Merci aux semblables du Dr Joseph Biederman, qui, selon Whitaker, « ont spécifié le cadre du "diagnostic"© qui a rendu possible [le diagnostic des enfants atteints de psychose "maniacodépressive"©]. » Nous avons un très grand nombre d'enfants "diagnostiqués"© à tort (NB. Mais qu’est-ce exactement être "diagnostiqué"© à raison, en matière de "psychiatrie"© ?… ), puis droguée avec les psychotropes les plus puissants et nocifs imaginables – et pire, avec des cocktails de ces drogues.

      Ces enfants deviennent inévitablement de plus en plus malades [46]. Parfois à peine à l’âge de deux ans, à cause d'un "diagnostic"© bidon, leur vie est brisée. Ils deviennent juste du fourrage pour l’industrie mercantile du gros business pharmaceutique et médical.

 
      La "psychiatrie"© couvre bien sûr d’une manière retorse ce qu'elle fait à ces enfants. Ils changent simplement la description de l'évolution naturelle de la « maladie » qu'ils ont définie. Au lieu de reconnaître que la plupart des gens se rétablissent, ils disent à présent qu'il n'y a aucun espoir de guérison. Ils disent maintenant naturel ce qu'ils ont créé.
 
      Voilà le vrai terrorisme [47]. Le système "médical"© moderne a décidé que les gens qu'il est censé servir sont sans valeur [48][49][50, notes 77 à 80], que leur but est de servir de pâture à l'insatiable machine à produire des bénéfices qu'il est devenu.

665143224.jpg

 
Référence
      (1) Anatomy of an Epidemic, de Robert Whitaker, publication de Broadway Paperbacks, Crown Publishing Group, 2010, pp 172-204.
 
Original : Psychoactive Drugs Are the Cause of Most Mental Illness.
Traduction copyleft de Pétrus Lombard
Source française : Alter Info
 
 
 

21:00 Publié dans Intox..., Psyché sans tain, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |