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04/03/2013

Des grues hier, ou du lait mental ? (23)

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      [>>>>>] Dans sa version adulte, le "chapardage de confiture" se fait plus consistant, plus lourd… et il n’y a plus d’autorité (privée) au-dessus de soi pour réfréner les ardeurs délictueuses. On se cherche donc des "autorités"© parallèles, moins pour réfréner –ou 1391435527.jpgsanctionner !- que pour absorber [0/8, notes 240,241] (le plus discrètement possible) ce qui tend à déborder desdites ardeurs. D’où les précautions typographiques [446, APR note 9][447, AV note 145] de rigueur au sujet de ces "autorités"©-là : elles agissent en effet selon le schéma du bouc émissaire inversé [0/21, notes 401,402] : à celui-là –qui ne se fait pas prier- on demande précisément de fournir "clefs en mains"… le "vrai"©[0/21, notes 399,400] !
        "Les psychologues considèrent unanimement que les enfants ont besoin de leurs deux parents !"Au-delà de ces belles "unanimités" de façade, il convient aussi de considérer que le rédacteur originel de cette phrase exprime ainsi de lui-même l’image de quelqu’un "obéissant" à l’"autorité"© des psychologues. Or, il existe deux manières d’"obéir" à une telle "autorité"© : celle avec guillemets, celle sans guillemets.
        Avec les guillemets, on joue la carte de la soumission [448] à la dite "autorité"©. Mais cette carte est biseautée : on obéit surtout (ici, sans guillemets) à son propre intérêt du moment ; cf. le paragraphe ci-dessus, traitant de la protection avide contre les fruits de ses ardeurs [179] par l’"autorité"© parallèle : des fruits à forte valeur ajoutée… concernant leurs pépins. En résumé, avec les guillemets, on se fait "humble"©. Autrement dit, pas besoin d’être un "psychopathe"©[181][449][183] -ou assimilé- pour se faire plus "abruti et idiot"[450] qu’on ne l’est en réalité icon_razz.gif. Du reste, plus on affiche la dite soumission -et lui signe des lettres de créance-, plus on se met opportunément à l’abri d’un tel étiquetage : l’"autorité"©[451] reconnaissante n’étant pas (ou pas encore ?) assez incohérente pour scier la branche [452] sur laquelle elle est assise, elle veille jalousement à ne pas confondre ses rabatteurs [453, note 192] avec leur –et son- gibier [454]. En somme, plus on développe sur soi les traits [455] permettant habituellement de "détecter"©[456, note 56(AV135)] la « sociopathie » -plus on "devient" « sociopathe »[457] [sic], si on ose dire-… et moins on est "détecté"© comme « tel »[456, note 136]icon_eek.gif : sans doute trop attentionnée à ne pas confondre rabatteurs et gibier –ou parce que trop attentionnée en ce sens icon_confused.gif-, l’"autorité"© "compétente"©[57?] se fait étrangement "distraite" pour le reste : à moins qu’elle ne se heurte [458] ici aux limites (vite atteintes, il est vrai icon_rolleyes.gif) de sa cohérence interne ?...

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Des grues hier, ou du lait mental ? (22)

Montage grue a tue et a toi.jpg[*][*][*][*]

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Nantes : à court de vivres, le premier père reste retranché
ico-f.gifPar lefigaro.fr
(Simple rappel : il est bien sûr redescendu depuis lors !…)

(9) Le président de l'association SVP Papa, Yann Vasseur, a indiqué samedi que son association se désolidarisait « malheureusement » de l'action menée par ces deux pères, dont l'un est membre de l'organisation. Cette décision est motivée par le fait qu'il ne peut cautionner que ces deux hommes mettent leur vie en danger. De plus, selon lui, ces hommes prennent en outre le risque de passer pour des « forcenés ». « Et nous risquons de perdre les autorisations de manifestation que nous avions obtenues pour le 20 février et ils ne pourront plus faire passer leur message démocratiquement », a-t-il ajouté. « Il reste néanmoins scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales: la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas », a souligné Yann Vasseur.

Bandeau francetvinfo zones d'ombres.jpg(A) Qui est Serge Charnay ? Ce père de 43 ans a bénéficié d'une large audience médiatique après s'être retranché, depuis vendredi 15 février, sur une grue de Nantes (Loire-Atlantique). Après quatre jours et trois nuits juché sur l'engin, cet ancien ingénieur informaticien a mis fin lundi à son action, sans obtenir le droit de visite de son fils, mais en ayant réussi à imposer le sujet de la garde alternée dans les débats. Des associations ont même été accueillies par le gouvernement durant son acte de protestation. Francetv info revient sur les zones d'ombre de l'action de Serge Charnay.

Ses antécédents

(B) Serge Charnay est privé depuis deux ans des droits de visite et d'autorité parentale sur son fils, à la suite d'une condamnation. Selon l'avocate de la mère de l'enfant, Sandrine Caron, il a tenté à deux reprises d'enlever son fils, pendant quinze jours en 2010 et pendant deux mois et demi en 2011, avant d'être à chaque fois retrouvé par les forces de l'ordre. Il se serait aussi montré menaçant à l'égard de la mère et violent contre son ancien beau-père.

(C) À la suite de ces soustractions, il a été condamné à un an de prison dont quatre mois fermes, et "la cour d'appel de Rennes a suspendu le droit d'accueil du père", selon l'avocate. Sandrine Caron précise que, "jusqu’aux menaces d’enlèvement qu'il a formulées, la mère s’est toujours attachée à ce que le droit d’accueil élargi de Serge Charnay soit scrupuleusement respecté". Pour sa part, l'homme "ne regrette absolument pas" la soustraction de 2011 : "car sinon, je n'aurais pas vu mon fils", se justifie-t-il.

Ses liens avec les associations

(D) À sa descente de la grue, Serge Charnay a confirmé sa participation à la manifestation pour les droits des pères prévue mercredi à Nantes, dont il dit être l'organisateur. Il est ainsi lié à l'association SVP Papa, qui assure la communication de l'événement et qui lui a apporté son soutien avant de se désolidariser de son action samedi. L'association, créée en 2011, compte une quarantaine d'adhérents.

(E) Autre association à accorder "toute sa sympathie" à Serge Charnay et à être reçue par les ministres Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, SOS Papa revendique 16 000 adhérents après vingt-trois ans d'existence. Dans Le Monde, le cinéaste Patric Jean lie ce type d'actions au mouvement "masculiniste" ou "anti-féministe", qui propose le "rétablissement de valeurs patriarcales sans compromis". Sans se revendiquer de ce mouvement, Serge Charnay a affirmé lundi que "les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas".

Ses revendications

(F) "À l'origine de tout ça, il y a une décision absolument abominable de la magistrate, qui a fait voler en éclats ma famille, qui a détruit mon gamin et qui a détruit ma vie, a affirmé Serge Charnay, samedi, au micro de France Info. Je veux que cette décision soit remise en cause." Pourtant, lors de son action, il a repoussé le réexamen en urgence de son dossier. Plusieurs propositions concrètes ont été faites à Serge Charnay, comme celle de revoir son fils et de lui proposer un logement alors qu’il vit dans un camping. Sans succès, selon Europe 1.

(G) "Serge Charnay est seul responsable de la dégradation de ses droits parentaux et son prétendu combat ne doit pas être confondu avec celui de nombreux pères injustement éloignés de leurs enfants", a déclaré l'avocate Sandrine Caron. Selon elle, "la question de ses droits sur son fils dépend de la seule compétence du juge aux affaires familiales qu’il refuse de rencontrer".

 

ico-f.gifDivorce : les juges aux affaires familiales sous pression


1743917885.jpg(16) Des affaires récentes de pères en colère ont braqué les projecteurs sur les juges aux affaires familiales. Ces « JAF », qui sont presque toujours des femmes, avantagent-ils systématiquement les mères ? Reportage au tribunal de Paris.


(17) Quand un père s'estimant spolié par la justice revendique la garde de ses enfants, confiés à leur mère, il devient un « papa en colère » et, à l'occasion, grimpe au faîte d'une grue. L'acrobatie porte ses fruits, puisqu'un Nantais a, récemment, obtenu...

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        Au seul regard de ces désillusions, la grue se fait également inutile afin de "passer le message" : que ces psychologues "considèrent si unanimement que les enfants ont besoin de leurs deux parents" ne les dissuade en rien de se faire néanmoins les premiers à "considérer" (puis faire pression de leur "considération") que, si l’un ou l’autre "de leurs deux parents" est  "à éviter"©[66,6,8][430, notes 82,83] [sic], "les enfants" peuvent alors s’asseoir sur leur "besoin"[90, notes 55 à 59], et enfiler leur mouchoir [431] par dessus. N’ayant alors que leurs yeux [432] pour pleurer [433, APR note 22][434, APR note 36][435], il sera toujours temps de leur faire rencontrer [107!] quelque psychologue consolateur, celui-là leur "expliquant"©[85] le "mystère de la souffrance"©[436, APR note 105][316, notes 85 à 89] en deux coups de cuiller à pot… On peut d’ores et déjà noter que celui-ci gagne ainsi sur deux tableaux, en amont comme en aval : il fait germer [322, note 315] ET il récolte les fruits (tout au moins ceux qui sont à son avantage [322, APR note 315] !), il sème ET il moissonne [437][438, APR note 20]. Éventuellement, l’illusion se poursuit plus avant en ce que ce "il" se subdivise : en "elle"[439][36][37][39][411,com.3,4] immanquablement, mais surtout en plusieurs individus [197, notes 90 à 95] ; ce qui contribue à noyer le poisson -et brouille [440] apparemment les cartes-, mais procède néanmoins solidairement de la même_discipline [441, note 22bis], modèles soft ET hard confondus.

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         Pour en revenir aux deux coups de cuiller à pot en direction des enfants, à ceux-là on peut leur faire avaler du cheval pour du bœuf ; mais des couleuvres, beaucoup moins icon_mad.gif. N’étant pas en position de force –et ne disposant pas du bagage intellectuel… ou "intellectuel"©[442]- pour discuter à propos des "explications"© éplorées qui leur sont fournies, ils feignent de gober le morceau mais ne sont nullement dupes [443, APR note 28][444, APR note 29] de… disons, cette "crème à la vanille"(pour la distinguer de celle "au chocolat" icon_wink.gif !) à la mode psychologue. S’ils sont friands du fameux « c’est pas moi, c’est l’autre », la formule est justement si fameuse qu’elle ne trompe guère les adultes… notamment lorsque ces derniers les appréhendent "la main dans la confiture"[445, APR note 14] icon_redface.gif ; mais surtout parce que cette formule reste chez eux simple et basique. Pour autant, parce qu’ils la connaissent bien, ils savent parfaitement la reconnaître là où elle se niche -chez plus grands qu’eux-, dans les attitudes au-delà des mots employés -évidemment plus sophistiqués- qu’ils ne maîtrisent pas. Par ailleurs, ils disposent d’un atout que ne possèdent plus les adultes : un atout maître qui, précisément, compense ce qui leur manque à l’échelle de la verbalisation. Les enfants sont des enfants : en tant que tels, ils portent sur leurs épaules un poids de responsabilités [0/14, note 315] infiniment moindre que celui des adultes. Étant donc plus "légers" sur cet aspect, ils le sont également davantage sur un autre : celui de cultiver le souci d’esquiver les responsabilités –voire de les projeter [0/4, note 108] sur autrui- lorsque sonne l’heure d’en supporter quelques inconvénients.

 

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03/03/2013

Des grues hier, ou du lait mental ? (21)

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     [>>>>>] Les avantages de la situation, oui ; les quelques désagréments pouvant notamment résulter des dégâts (pudiquement appelés  "collatéraux") causés par la Montage-prince-eminent-echelle.jpgdélectation sans frein des avantages, oui aussi… mais de plus loin. Or, en guise [397] de "plus loin", on n’a jamais trouvé "mieux" que se soumettre -ou feindre de se soumettre- à "plus haut" que soi : si une autre "autorité"© présente le profil idéal pour répondre à notre place, on lui déroule avec allégresse le tapis rouge [398]. C’est en quelque sorte l’équivalent "supérieur"© du refrain « je ne suis pas… [161, notes 167 à 171] » : non plus entonné par le non-"spécialiste"© se défaussant sur le "spécialiste"©[0/17, APR 342], mais par le "spécialiste"© se défaussant sur le "spécialiste"© d’une autre "spécialité"© que la sienne. On reconnaît là le schéma du bouc émissaire [399][400]mais très exactement retourné [401][402] : ainsi, au lieu de "massacrer"[403][404][405] le sujet pressenti pour ce rôle… on le rend nettement plus "éminent"©[406] en le "consacrant"[407?]. Au lieu de le réputer comme une "incarnation du mal"©[408][409], on lui cire copieusement les pompes d'un vernis imprégné d’"autorité"© et autre responsabilité. Ceci constituant le plus clair de la façade, à jeter un œil sur ce qui se passe dans l’envers du décor il est permis de reprendre à son compte la terminologie -un rien fleurie- de Serge Charnay : foutage de gueule (E)[0/4] généralisé, en interne comme de l’interne à l’externe. Concernant l’affaire du "bœuf"© chevalin, au moins les caricaturistes –qui ne sont pas dupes- s’en donnent-ils à cœur joie !…

Parler au responsable.jpg

         Il est vrai qu’ils n’ont pas grand mérite, tant il apparaît que la trame de fond vous a comme un air de "déjà vu" : de là à en déduire qu’il pourrait s’agir de la version new look d’une très vieille histoire, qui sait si, à franchir un pas supplémentaire, n’en découvrirait-on pas le pot aux roses ? Sauf le costard et l’attaché-case, rien de bien nouveau sous le soleil [221, notes 60][408, note 30]

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        "Les psychologues considèrent unanimement que les enfants ont besoin de leurs deux parents !" (mais peut-être pas sur une grue ?…) Belle "unanimité" des psychologues, n’est-ce pas ? Les psychologues ? On ne les présente plus, tant ils représentent l’incarnation suprême de l’"autorité"© sur tout être vivant [409] ; voire archi-mort lorsqu’ils partent "considérer" dans les annales de l’Histoire [66,5,6][379, note 24]… sinon dans celles –plus proches- d’une actualité morbide encore brûlante [410, note 258]. Les modèles soft ont cependant cette "autorité"© "humble"© et modeste, puisque ne pouvant se prévaloir de titres ronflants comme "Docteur"[0/15, note<329>][411], "Maître" ou "Professeur"[412]. (À moins, rappelons-le, que nous traversions l’Atlantique : les usages américains [0, notes 31,32][255/2][256/2] semblent en effet plus libéraux à adouber plus largement de tels titres [126, notes 28,29]. Mais peut-être l’aura [37] internationale que dégage le modèle soft ainsi promu [36] n’y est-il pas indifférent ?…) Les psychologues ? À considérer seulement la teneur de la citation introduisant ce paragraphe, ils nous font passer des ténèbres à la lumière [413, note 10]icon_cool.gif : avant eux, 1738315628.jpgtout être vivant tâtonnait dans une douloureuse obscurité, "ignorant" totalement "que les enfants avaient besoin de leurs deux parents" icon_eek.gif. Avant eux, on "ignorait" qu’éplucher une orange donnait accès à sa pulpe, plus veloutée et moins amère que sa peau [414, APR note 44]. Avant eux, qui "savait" couper le beurre [415, APR note 5][416, note 338][417, note 103] ? Ce n’est pas compliqué : avant eux, personne ne "savait"… enfoncer des portes ouvertes [418, APR note 5][419, AV note 8][415, AV note 6][420, note 1][86, note<59>]. En clair, avec eux il n’est pas nécessaire de grimper sur une grue pour bénéficier du mouvement perpétuel… option "foutage de gueule"(E)[0/4] à tous les étages. Que celui-là se couvre d’oripeaux "scientifiques"©[0/6, notes 135 à 147] icon_razz.gif, ce ne sera pas non plus la découverte du siècle… mais aussi réussie soit-elle sur le moment, aucune illusion [131, APR note 44] ne saurait résister ni à l’inexorable usure du temps… ni à ses désillusions –parfois cruelles [421!]- sur le terrain. Ceci d’autant moins lorsqu’il faut déjà se faire violence pour considérer comme "réussie" celle se greffant sur le moindre CONSTAT archi-élémentaire (soit : désencombré de toute "béquille"[422, APR note 3] auto-"justifiante"©[423, notes 31,32], glanée dans "la loi actuelle"(9)… ou ailleurs [424]) qui, tel la grenouille [425] se voulant aussi grosse que le bœuf [426, note 52>427][428, APR note 183] (ou le cheval, à présent ? icon_wink.gif), se pare à bon compte d’atours assez "scientifiques"©[136, note 204] pour en fiche plein la vue [429, notes 165 à 172].

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