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27/02/2013

Des grues hier, ou du lait m(agis)ent(r)al ? (14)

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      [>>>>>] "Magistrat" : voici un mot qui mérite assurément un minimum d’investigation étymologique. Du latin magistratus (« magistrature », « charge », « fonction publique »)[309]. Jusqu’ici, tout va bien… à condition de sauter [310] immédiatement à la définition n°2 : "membre de l'ordre judiciaire (avocat, conseiller, juge, procureur, etc.)"[309,déf.2]. Ce qui correspond toujours à un réel qui est là, pour tous [131, AV note 41] ; vite, partons ! - Minute : et la définition n°1  ? -"Officier civil"[309,déf.1], et alors ? C’est d’un autre ordre que l’ordre judiciaire ; vite, p…  - Minute derechef : d’une part, n’y a-t-il rien d’autre après "officier civil" ? D’autre part, au sein de l’ordre judiciaire lui-même, vit-on si isolé du monde que l’on y fusse tout à fait étranger… au Code civil [19, note 18>102], par exemple ? - Ah mon Dieu qu’c’est embêtant [65, APR note 22], la définition n°1 se poursuit en effet : "…revêtu d’une autorité administrative". – Eh oui : de nouveau cette fameuse "autorité"[79][80, APR note 42], dont les fondements étymologiques propres laissent augurer un étroit lien de parenté avec le "magistrat; emprunté au latin auctoritas [311/1] => de auctor et –itas [311/2] => enfin, du radical de auctum, supin de augeo (« faire croître, accroître ») avec le suffixe –or [311/3]. Restons à présent au latin, avec magistratus : composé de magister et –atus [312/1] => magister : de magis (« plus »), apparenté à magnus (« grand ») avec le suffixe –ter [312/2]. C’est bien sûr sans surprise que nos deux mots en appellent à une notion de "grandeur"… mais non de "grandeur" exclusivement hiérarchique, comme figée pour l’éternité dès lors qu’elle est acquise. De fait, le augeo (« faire croître, accroître ») est là, qui nous interpelle au sujet d’une "grandeur" plus relative, puisque à acquérir : il nous suggère plus modestement une "croissance". Cette "croissance" suggère quant à elle… des zones d’ombre : celles que peut générer en sens inverse un phénomène de décroissance, consécutif soit à un relâchement de l’acquisition de "grandeur", soit à une franche volte-face marquée de régression ouverte. Il en va de même au sujet du magis… qui ne partage avec la magie rien d’autre que son voisinage phonétique : les zones d’ombre de son « plus » ("croissance" idem) existent aussi, qui se traduiront par du « moins » dans les choses quand bien même on s’accrocherait désespérément aux mots. En somme, "magistrat" et "autorité" font appel à un troisième larron qui les renforce dans leur raison d’être, puisque partageant la même dans son essence : "l’éducation"[313, notes 9>21][314, notes 2,3]. C’est dire que des mots tels que ceux-là ne peuvent fournir leur sens plénier que dans leur participation active à un contexte formel de croissance, de construction… voire de renaissance, de restauration ou de réparation là où il y a altération, diminution, dégradation ou destruction. Toute participation active à l’amplification des zones d’ombre –soit à ce qui vient d’être énoncé- appert au mieux de l’usage d’un pouvoir… dont la "croissance" se fait alors inversement proportionnelle à la chute verticale de "l’autorité" derrière laquelle il se manifeste. Celle-ci tourne fou, vidant le mot lui-même de toute once de validité.
      De fait, "l’éducation" -au sens large- s’exerce selon deux modalités : les mots… et l’exemple [19, notes  5,+33>44]. Les mots sans l’exemple, ce n’est pas seulement comme un plat sans sel : ce sont des mots "décroissants" jusqu’à devenir vides de sens… mûrs pour être changés à la mode Jaurès : à la limite, l’exemple sans les mots se fait incomparablement plus… parlant. Les mots, ce sont aussi l’ouverture à d’autres mots : ceux que prononce (notamment sous forme interrogative) "l’éduqué" en direction de "l’éducateur". Dans la mesure où ce dernier n’est pas muet -et qu’il a connaissance de la réponse à apporter-, il exerce aussi son autorité en ne gardant pas cette réponse pour lui : partageant sa connaissance avec "l’éduqué", celui-ci bénéficie alors du magis (« plus »). Le rappel de cette notion de réponse est ici moins anodin qu’il n’y paraît : il s’agissait également d’un rappel de la source étymologique de la responsabilité [315].

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    "« À l'origine de tout ça, il y a une décision absolument abominable de la magistrate, qui a fait voler en éclats ma famille, qui a détruit mon gamin et qui a détruit ma vie », a affirmé Serge Charnay, samedi (F). « Je veux que cette décision soit remise en cause »" L'origine de tout ça, c’est d’abord celle des mots : d’où cette substantielle digression étymologique. Cette affirmation de Serge Charnay nous en offre cependant une illustration moins livresque que des plus concrètes. Au sujet des superlatifs évocateurs qu’il nous énonce, il est permis de lui apporter un certain crédit : d’une part, il s’agit de sa vie ; d’autre part, un affabulateur aurait peu d’entrain à se faire mousser sur un lieu aussi inconfortable qu’une grue…  Cependant, notre homme creuse le grand écart : d’un côté, il va trop loin ; de l’autre il ne va pas assez loin. Il va trop loin dans l’usage d’un certain mot ; il ne va pas assez loin dans la "remise en cause". Or, s’il ne va pas assez loin sur ce dernier point… c’est justement parce qu’il va trop loin au sujet du premier ! La décision de la magistrate est peut-être absolument abominable, mais il y a plus abominable : que celle-ci soit encore désignée sous le vocable de "la magistrate". Étymologiquement… et très concrètement, même avec des yeux d’aigle c’est en vain que l’on cherche le plus infime soupçon d’attitude "magistrale" au travers d’une décision si absolument abominable qu’elle aura fait voler en éclats une famille, détruit un gamin et détruit une vie. Ce qui est encore laisser de côté les multiples infractions internes à "la loi actuelle"… En revanche, même avec des yeux bandés, il n’y a pas de difficulté particulière [3, AV note 15] pour apercevoir une zone d’ombre à couper au couteau. Ce qui signifie qu’à l'origine de tout çail y manque pourtant une ombre. En effet -il s’en faut de beaucoup-, il n’y a pas l’ombre d’un "magistrat". L’erreur de Serge Charnay consiste précisément à faire planer une ombre inexistante ; c’est dans l’usage du mot "magistrate" qu’il va trop loin : il y a tout au plus une décision de grue "judiciaire"© ; ce qui contribue sans doute à ce qu’elle soit absolument abominable. Aller plus loin dans la "remise en cause" c’est ne pas se satisfaire de ne "remettre en cause" que la décision : mais si la décisionnaire est tenue pour étant "magistrate", le "décisionné" se tient de lui-même à la seule "remise en cause" de sa décision ; il ne peut pas aller plus loin. C’est un peu comme couper la mauvaise herbe, tout en laissant les racines en place : elle repoussera, plus drue… pour soi ou pour d’autres ; accessoirement, elle fera naître de nouvelles vocations de… décisionnaires. Dès lors que la décisionnaire rend manifestement caduque sa fonction de "magistrate", le mot peut bien rester pour le décor : elle ne l’est pas. Aller plus loin dans la "remise en cause", c’est donc "remettre en cause" la décisionnaire elle-même. (Il n’y a pas lieu de s’inquiéter au sujet de la décision : elle tombe avec la décisionnaire… mais ici, elle ne repousse pas : ni pour soi, ni pour quiconque.)

 

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26/02/2013

Zones de cuisson autour des poulaillers de partout

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Des grues hier ou du lait mental (13)

 

2°) "oublier" que leur seul "intérêt supérieur" est de ne pas avoir à répondre des conséquences [47, notes 29 à 35] immanquablement liées à ce qui vient d’être énoncé ci-dessus : soit de profiter de leur position –honorable et convenable [210]- de grues"judiciaires"© pour en mettre publiquement plein la vue d’infractions minimes à la loi [213,§2] (ce qui reste d’ailleurs à démontrer : de telles "infractions" s’inscrivant notoirement dans le cadre d’une défense de droits naturels…) afin de mieux masquer des infractions autrement plus consistantes, puisque ressortant du Code pénal… et résultant de surcroît d’"interprétations"(F) ô combien discutables d’articles de droit artificiel
3°) valider la bouche en cœur que "la question des droits" du propriétaire du poulailler sur ses poules "dépend de la seule compétence" du renard : salaud de propriétaire, "qui refuse de le rencontrer" !!!
4°) in fine –et plus généralement- fermer les yeux sur un "droit"©©© du renard prééminent en pratique sur celui du propriétaire du poulailler ; quitte à ce que le premier foule aux pieds des lois supérieures au nom du "respect"© de lois inférieures… dont observe en sus qu’elles-mêmes ne sont pas respectées (9) !
      Bien que Serge Charnay commette l’erreur de laisser saufs les mots, il subit les choses d’assez près pour ne pas se fourvoyer à répondre plus favorablement aux "urgences" du renard : en de telles conditions, c’est plutôt s’il y répondait favorablement qu’une réelle contradiction serait à déplorer de son côté. De fait, revenons à présent sur ce maintien des mots.

      Même si la formule se fait plus bucolique, « SAUVER NOS POULES DU RENARD » eût été plus juste que « SAUVER NOS ENFANTS DE LA JUSTICE »… bien que par le scandale qu’elle dégage et dénonce, cette dernière expression soit assez parlante pour contribuer à réveiller des consciences passablement assoupies. Néanmoins, elle présente l’inconvénient majeur de ne "remettre en cause" que la chose-agression : en ne remettant pas en causele mot-agresseur lui-même, elle laisse entendre que son agression est limitée, ponctuelle ou marginale. Ce que même Sandrine Caron dément,4151537255.jpg puisque de nombreux pères (G) sont injustement agressés ! C’est dire que non seulement il n’y a plus rien derrière le mot "JUSTICE", mais derrière lui dégouline de toutes parts la chose-"INJUSTICE" : si le corps donne l’impression, l’illusion  [131, APR note 44] de remuer encore, c’est uniquement à cause des nombreux vers qui se délectent du cadavre en putréfaction. Sauf quelque goût morbide à se plonger dans de la littérature zombie [238], il n’y a besoin de "SAUVER" personne d’un cadavre en putréfaction : a priori, il est raide mort et n’agresse personne ! D’où cette erreur sémantique de Serge Charnay.
      De plus –et dans la même ligne-, s’il est toujours question de "remise en cause", notre homme l’oriente de propos délibéré sur une décision dont il subit les effets néfastes. Cette décision n’étant évidemment pas de son propre chef [305], il est ici légitime qu’il la "remette en cause" sans être immédiatement suspect d’être atteint du syndrome de la "remise en question"© exclusive d’autrui [306, AV note 13][300, APR note 274] : d’autant moins que ce syndrome-là étant spécialement conçu sur mesure pour éviter d’hériter du moindre effet néfaste sur soi, avec une décision ayant eu pour résultat de "faire voler en éclats" et de "détruire"(F), nous sommes en deçà. Notons d’ailleurs au passage cet autre effet (secondaire ?) : "être privé de droits de visite et d'autorité parentale"(B) semble parallèlement "priver" le "loup"© de ses propres facultés à juger correctement de sa propre famille, de son propre gamin et de sa propre vie. D’où que peu importe aux grues "judiciaires"© ce qui est "absolument abominable", ce qui "vole aux éclats" et se "détruit" chez qui "bénéficie"©directement de leurs battements d’ailes : nouvelles "papas"© invisibles de substitution, ne "savent"©-elles pas "mieux"©[307][307bis] que le substitué ce qui se passe jusque dans sa propre tête ? Voilà qui n’est pas sans nous rappeler furieusement à quelque autre système [0, notes 126,127] de confiscation de pensée [308]
      Notre homme orientant son propos sur la décision que nous connaissons, celle-ci n’est pas tombée du ciel ; ou alors… de l’atterrissage en piqué de l’une de ces grues"judiciaires"©, précisément. "À l'origine de tout ça, il y a en effet une décision […] de la magistrate"(F)… soit une erreur monumentale de la part de Serge Charnay. (Rappelons que dans ce développement, nous nous attachons uniquement aux erreurs de l’intéressé : au sein de ce créneau "judiciaire"©, il faudrait pour le moins consacrer un blog entier –encore vierge- à recenser les erreurs perpétrées du côté grues ; en revanche, un minuscule entrefilet devrait suffire à y recenser l’ensemble des vérités judiciaires…) Cette erreur monumentale est plus que jamais d’ordre sémantique, non une erreur de cible quant à l’origine désignée par le "décisionné" lui-même, mieux placé que quiconque pour connaître l’identité de celle qui se cache derrière "la magistrate". Son erreur est précisément de nous la présenter ainsi : du reste, même sans erreur de la part de celle-ci, la seule féminisation de ce titre porte déjà en elle-même un tel relent d’antinomie qu’il sonne faux… ou ridicule, ce qui est du pareil au même.

2673102218.jpg[Suite ->]

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25/02/2013

Des grues hier, ou du lait mental ? (12)

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        [>>>>>] Ce qui est de l’ordre du "néo-divin"©[185] est donc également de l’ordre du "changement des mots", ne "changeant les choses" qu’en pire icon_evil.gif. (Pour peu que nous ayons affaire à des esprits retors et pervers, il n’est pas totalement à exclure qu’un tel "changement" soit d’ailleurs clairement l’objectif visé icon_twisted.gif. Chez les autres, il sera plutôt de renouer avec… leur esprit icon_redface.gif : qui sait si, à la longue, un tel objectif ne devient pas plus difficile à atteindre [117, notes 28 à 30][287][288][289][290][291][292][293][294, APR note 13][295][296][297][298][299] que le précédent ?… icon_rolleyes.gif)


      « Quand les hommes ne peuvent changer les choses »… et quand les femmes ne peuvent changer les hommes ? Même chose, avec ce petit plus qu’apporte le pouvoir ponctuel conféré par la qualité de grue"judiciaire"©. Il est bien question de pouvoir -éventuellement de titre officiel-… mais toujours pas d’autorité. Ici réside l’erreur de Serge Charnay (et de beaucoup d’autres) : son attention ayant été fixée sur les choses, il ne prend pas garde à ne pas cautionner le changement des mots. Une erreur qui est notamment partagée par l’association SOS Papa : « Ces deux papas sont des victimes de la justice familiale en France… »(10) Une expression qui fait d’ailleurs écho à l’inscription que Serge Charnay a laissé bien en vue sur sa grue : « SAUVER NOS ENFANTS DE LA 2434183477.jpgJUSTICE ». En l’espèce, qu’est-ce que ne pas cautionner le changement des mots ? Cela commence par ne pas recourir à une terminologie intrinsèquement antinomique. S’il est question de "victimes", de "SAUVER" –et il en est question : ce n’est certes pas un fantasme-, il y a donc un agresseur à la clef. Or, QUI est l’agresseur désigné ? La "justice"©, rien de moins ! Qui plus est, "la justice familiale" selon l’association SOS Papa… qui, en l’occurrence, associe surtout un nom et un adjectif [300, APR note 126] qui s’annihilent l’un l’autre. En effet, parler de justice familiale, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, nous parlerions d’une justice s’exerçant à l’intérieur du cercle familial : une justice privée, par définition. Et-ce bien de cela qu’il s’agit ? Évidemment non : telle qu’exprimée ici, "la justice familiale" se réfère à celle du "juge aux affaires familiales"… d’une famille dont il ne fait pas partie, dont il ignore tout ou presque tout… ou dont le peu qu’il en connaisse lui provient d’un seul membre interne (ou deux, dans le moins pire des cas). Chez celui-ci, le trait le plus saillant ne reflète pas exactement la "sérénité" qui est de mise en matière de "justice", comme aime à le rappeler quelque "représentant de l’État"(12). On a beau être censément meilleur juge en n’étant pas partie [0, note 48], celui-là se fait d’ores et déjà particulièrement hémiplégique. Une hémiplégie qui va en s’accroissant, dans la mesure où par son entremise, "la justice familiale" devient un non-sens absolu. Plus gravement –tant en soi que par l’inexcusabilité d’un juge pouvant difficilement s’abriter derrière la méconnaissance de "la loi actuelle"(9)-, cette "justice familiale" extra-familiale [sic] devient formellement une atteinte à la vie privée d’autres membres internes à la famille : ce qui caractérise l’infraction à l’article 226 du Code pénal [301, note 101>][302]. Tant mieux pour le juge si aucun membre interne à la famille ne relève ce point : qui ne dit mot consent… et cautionne ainsi sa procédure bancale. En revanche, si ce point est si ouvertement relevé qu’il se voit même intégré au dossier de la procédure [105, note<14>]… et que la dite procédure poursuit ensuite son chemin comme si de rien n’était, le juge ne peut compter sur aucune caution, son infraction -déjà caractérisée- virant de surcroît au caractériel. Sans doute use-t-il (abuse-t-il) alors de quelque pouvoir ponctuel, mais il en perd proportionnellement toute autorité [79][80, APR note 42]. (Encore faisons-nous un instant abstraction des 90 % [17(20:40)] que nous savons, énonçant tout ceci au masculin !)
4254485680.jpg      Qui dit non-sens de "justice familiale" dit non-famille… et non-justice. Dans une telle configuration, "être victime de la justice familiale en France" (ou ailleurs) est également un non-sens en soi. Un non-sens si chronique qu’il fait paradoxalement sens : puisque aussi malheureuse que soit l’expression, elle signifie néanmoins clairement que la justice ne remplit pas sa fonction régalienne. Pire : les mots de "victime" ou de "SAUVER" à SONsujet la désignent non moins clairement comme remplissant la fonction de ceux-là mêmes qu’elle est censée pénaliser. Rien de moins que le renard à qui l’on demande d’aller "juger" les poules au cœur de leur poulailler. Un renard reste un renard : a priori, le propriétaire du poulailler ne devrait pas excessivement se laisser impressionner par les titres ronflants que l’animal pourrait lui produire, tels que "juge aux affaires du poulailler"©, avocat, "Maître"[303] et tutti quanti : muni de son fusil, il sera plus volontiers impressionnant, prêt à faire parler la chevrotine.

      Sans se revendiquer du mouvement "masculiniste", Serge Charnay a affirmé lundi que "les femmes qui nous gouvernent se foutent toujours de la gueule des papas"(E). En affirmant cela, Serge Charnay a commis une nouvelle erreur : non par le langage cru de la deuxième partie de sa phrase, mais en cautionnant implicitement dans sa première partie… que des femmes"nous gouvernent". Sans se revendiquer non plus du moindre mouvement "masculiniste"(défendre un certain équilibre des plateaux de la balance dissuade en principe de vouloir vider le plateau surchargé afin d’en déverser le contenu sur le plateau opposé… celui-ci eusse-t-il été abusivement allégé), on peut néanmoins garder à l’esprit le "légendaire" sens de l’orientation propre aux femmes… si délicieusement féminin que les placer en situation de "nous gouverner", c’est grosso modo confier la barre du navire au plus inexpérimenté des mousses en lui ayant bandé les yeux : bon voyage. Inutile de s’étendre sur le sujet : nous en faisons présentement l’expérience au quotidien, grandeur nature… à bord du navire France. L’action posée parSerge Charnay n’en a d’ailleurs que plus d’éclat : la poser sous "l’empire" de Christiane Taubira [0, notes 18 à 24][20, note<34>], il fallait oser [107] !…

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      Cette caution implicite -que des femmes "nous gouvernent"-, nous la retrouvons, exprimée de manière paroxystique dans la formule suivante : "À l'origine de tout ça, il y a une décision absolument abominable de la magistrate…"(F). Puis, un peu plus loin : "Je veux que cette décision soit remise en cause". Or, s’il est bien question de "remise en cause", celle-ci perd de son impact parce que n’intervenant qu’au sujet d’une chose finale : les mots, eux, restent saufs. Serge Charnay remonte bien "à l'origine de tout ça"… mais aux choses seulement. "Pourtant, lors de son action, il a repoussé le réexamen en urgence de son dossier". Ce "pourtant" signe la perplexité d’un journaliste qui semble vouloir souligner l’apparente contradiction opposant une revendication et le refus d’une piste permettant de la satisfaire. Ce qui permet opportunément à Sandrine Caron de rebondir sur cette apparence en enfonçant le clou : "Serge Charnay est seul responsable", "la question de ses droits sur son fils dépend de la seule compétence du juge aux affaires familiales qu’il refuse de rencontrer"(F). En clair, le "méchant du film"©[109, AV note 19][237, note 13] "prouve"© à la face du monde qu’il est le "méchant du film"©, en ne répondant pas aux "gentilles du film"© qui se décarcassent à lui trouver de "gentilles solutions"©. En rester ainsi à la surface des choses –et à cautionner pareil discours-, c’est :
1°) "oublier" que les "gentilles du film"© traînent derrière elles de somptueuses casseroles liées –entre autres- à leurs infractions à la loi [213,§2][0, note<214>], à leurs "coups de force répétés"(13), etc.

 

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