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02/01/2013

L’empathie dans le pâté.

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          « Dans les sciences humaines [?], l'empathie désigne une attitude envers autrui caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle des ressentis de l'autre. Excluant particulièrement tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral. »[1, note<34>>2]

        Auto-érigée en vertu cardinale [3, APR note 5] (avec la tolérance [4] ?) par tout ce que la planète compte de gentils lapins [5][5bis][6] néo-penseurs [7][8][9], l’empathie ne méritait-elle pas un petit détour ? Anomalie numéro un : hors même toute considération quant à la validité de l’appellation non contrôlée de sciences dites humaines [9, note 204][10], l’expérience et la pratique nous désignent une attitudeenvers autrui comme envers nous-mêmes- caractérisée par un effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle [11!!!] du mélange [12][13, APR note 21] entre objectivité, rationalité, compréhension intellectuelle [14][15][16][17][18][19][20][21][22][23]… et ressentis [24][25, AV note 182] : a fortiori, ceux de l’autre [26, notes<84>] ; a hyper-fortiori [27], ceux de l’autre qui n’y est pas [26, notes 187 à 193][28, notes 2,3][29][30][31] ! Ce dernier cas exclut assurément tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) : particulièrement lorsque le "pressenti" télé-ressenti [32, note 54][33, APR note 82] est un parfait inconnu. Malheureusement [34, APR note 30/2], il devrait aller de soi que ce "bel effort" est aussitôt réduit à néant quand il répond manifestement [35] à un demandeur [36] très entraînant de sympathie affective personnelle [37,com.10]. Quant à l’exclusion de tout jugement moral [38][38bis][39][40, APR note 69], elle désigne sans doute une belle attitude… que l’on serait bien en peine de dénicher jusque dans le conte le plus farfelu icon_razz.gif, tant elle relève d’une supercherie si criante [41][42][43][44] qu’il serait préférable de la redéfinir en plaisanterie de mauvais goût icon_redface.gif. Encore qu’il ne soit pas acquis que celui qui aura été désigné comme rien de moins que l’"incarnation du mal"©[45][46] aie quelque goût à plaisanter à ce sujet icon_mad.gif : en dépit d’un suprême effort -objectif et rationnel- de compréhension d’une pareille désignation sans jugement moral, c’est la panne intellectuelle ! icon_sad.gif

      [(rappel)>55]>>>L’empathie : la belle ancre que voilà, si délicieusement consensuelle [47]dans notre culture qu’elle semble s’amplifier à notre époque ! Ainsi nousAncre-crane.jpg explique-t-on au détour d’une phrase (si on l’ignorait encore !) que « les personnalités narcissiques […] sont incapables d’empathie [48,(7)]». Ce qui, dans le cadre d'une psychothérapie (mais s’arrête un tel cadre… et qui en décide ?) est une manière subtile d’éliminer le paragraphe n°8 [48,(8)] dans sa totalité. Exit le "besoin d’éveiller le sentiment affectif", exit "le trésor à faire grandir", exit "l’apprentissage à ressentir vraiment", exit le "travail à faire sur l’amour", exit "l’exploration" (exigeante ou non) : rien de tout ceci ne vaut plus la peine… aux yeux d’un "psychothérapeute"© qui, par ailleurs, est de ceux qui lèvent les sourcils et plissent le front [48,(1)] lorsqu’on fait montre d’un enthousiasme trop débridé à leur goût. "Être incapable d’empathie", ce n’est rien d’autre qu’"être incapable d’amour" ; mais c’est exprimé de manière moins exigeante… et moins suspecte aux yeux du "patient"©, voire de l’entourage de ce dernier. Simultanément -côté "psychothérapeute"©-, c’est passer pour "étant capable" d’une telle empathie que c’est finalement comme si on avait "ressenti vraiment dans son corps" (?)… ce qu’on répute l’autre "incapable de ressentir". « En amour, on souffre avant même de le savoir », observe la philosophe [48,(4)] ? « En "incapacité d’amour", on "souffre"© sans le savoir [49] » lui répond en écho le "psychothérapeute"© … bien que ne disposant d’aucun moyen de l’observer. (D’où, sans doute, qu’il ne lui soit pas toujours indispensable d’avoir quelqu’un à observer [0, notes 27 à 34] : ceci sans que grand monde ne s’en désole…) []

     [(autre rappel)>108,109]>>> « "pathos" : du grec ancien πάθος, páthos qui signifie passion (et souffrance que l'on trouve dans des termes médicaux).[50]». Chez Aristote, le pathos est également « une méthode de persuasion par l'appel à l'émotion du public [51] » [] Ce n’est jamais que rappeler combien "il n’y a rien de nouveau sous le soleil"[52,Ec(1)][53, note 30], le philosophe grec n’étant pas exactement un enfant du siècle…

         Comparaison étymologique entre l’empathie… et la compassion :

     Compassion : du latin compassio (« souffrir avec, sympathie, compassion »), composé de com- et passio. Ici comme ailleurs, le préfixe désigne un minimum de deux réalités existantes [54, APR note 88] : en solo, le com- reste définitivement fermé à tout effort objectif et rationnel de compréhension intellectuelle. Le suffixe passio exprime sans doute une réalité sémantiquement très proche du páthos grec (passion et souffrance que l'on trouve dans des termes médicaux), mais il est latin. Remarquons que le synonyme de la compassion est la sympathie, et non l’empathie. De fait, le préfixe grec syn- [55] peut être considéré comme l’exact équivalent du com- ("avec"latin) ; on ne saurait en dire autant du préfixe en-, ne faisant qu’"intérioriser" verbalement le suffixe qu’il précède : ce qui n’exclut pas absolument  toute notion d’altérité, mais rend sa possibilité extraordinairement plus vague [34, APR note 30/2][56] que les préfixes com- et syn-. En dépit de ce fort handicap sémantique, l’empathie s’offre un capital de… sympathie (!) supérieur à celui de la compassion. icon_surprised.gif
    
Les rhéteurs antiques donnaient le nom de pathos aux mouvements, aux figures de rhétorique propres à toucher fortement l’âme des auditeurs ; ils opposaient le pathos à l’ithos
[50]. Mais ils étaient grecs.

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          N’en déplaise aux décrocheurs de lune [57][58][59] –et autres enfonceurs de portes ouvertes- qui semblent découvrir avec stupéfaction que l’amour, cela peut faire mal [48>60][61, APR note 64>62]-, voilà pourtant qui existe pourtant depuis toujours : décidémentMontage-nounours-vehement---ange-fleche2.jpg rien de nouveau sous le soleil. Le risque zéro [61,[3], APR note 222][63] existe bien en la matière [64?] : mais il faut alors s’attendre à zéro amour [65][66]. Cependant, le latin creuse ici l’écart avec le grec : même le dernier des imbéciles penchera plus volontiers vers le passio latin que le pathos grec… pour exprimer l’amour. Et pour cause : il n’y en a en effet pas un gramme dans le pathos, exclusivement orienté sur la souffrance. Ce que n’ignorent pas en aval la plupart des "invités" à quelque "consultation"©[67, APR note 221][61,[5,9], notes 74][68, APR note 20][69, notes 220 à 225][70, notes<151>], qui -notamment dans les circonstances les plus ouvertement violentes [71, note 82][72, APR note 20][69, APR note 204] - ont au moins l’avantage de ne courir aucun risque de confusion entre compassion et empathie : tout langage de l’amour [73] y est hors-sujet, dusse-t-on en redoubler à l’usage [69, AV note 171]. En revanche, on ne présente plus la passion qui, elle, ne lui est pas exclusive : il arrive même que jusque dans son acception la plus redoutable… elle exprime plus que jamais l’amour [74, notes 57,58]. Inversement, il arrive aussi qu’elle adopte une telle acception, tout en tordant le cou à l’amour : cf. le "crime passionnel", qui est en soi un non-sens puisque il fait alors "sympathiser" deux termes antipathiques l’un à l’autre.
          La compassion ? Non seulement elle exprime d’entrée l’altérité [54][75], mais –à l’image du pardon [54, APR note 32]-, elle agit comme de l’amour "à valeur ajoutée"[76].

         L’empathie ? Soit elle exprime d’entrée l’altérité : dans ce cas, elle joue les bernardlermite.JPGbernard-l’ermite en se confondant avec la sympathie dont elle constitue un faux ami ; soit elle exprime une altérité négative : le préfixe en- demeure en effet assez vague pour ne pas exclure une souffrance "intérieure" héritée de l’extérieur, soit imaginaire [77, notes 53 à 56][78][79] soit iatrogénique [80, APR note 86][81][82][83]… la deuxième hypothèse n’étant d’ailleurs pas étrangère à la première. Car, si ce en- désigne toujours une "intériorisation", elle n’interdit en rien que celle-ci fusse une projection [84, note 16], puisque ne désignant personne en particulier. In fine, l’empathie s’avère moralement "neutre", pouvant indifféremment exprimer l’amour comme servir de paravent aux égoïsmes les plus obtus. Autrement dit, il n’était pas nécessaire d’attendre que certaine discipline "spécialisée"©[85][86] s’empare du mot [72, note<12>] -afin d’en égrener ses discours toutes les trois phrases [87]- pour savoir :
1°) que dans sa pratique [88], celle-ci privilégie de loin la seconde option : peu importent les intentions
2°) que le seul examen étymologique suffit à relativiser fortement la valeur vertueuse de l’empathie : en soi, elle ne vaut que ce que l’on y met : ni plus ni moins. Encore une histoire d’auberge espagnole [89] icon_rolleyes.gif

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19/12/2012

Si l'âme est ricaine... l'arme et larmes le sont-elles aussi ?

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( Titre original : Quand l'Amérique nous pose des lapins... (8) )

Suite et fin de : Lapinlogie du terrorisme.

La peur, partie 1                                                   La peur, partie 2 – le pouvoir du NON

 

         En écho à Dan & Sheila Gendronaméricains écrivant pour des américains, peuple très manipulé par la peur- voici que d’autres ont récemment écrit à propos des mêmes américains… sans être américains. Un témoignage d’origine européenne, celui-là, dont l’auteure est peu suspecte d’américanophilie exacerbée (!)… mais qui a néanmoins le mérite d’exprimer une vision externe de l’Amérique prise sur le vif, parce que manifestement hors des habituels sentiers battus touristiques ou professionnels. Sans doute une telle vision est-elle un brin orientée, et relate des faits remontant à plusieurs années en arrière : mais cela ne nuit nullement à son intérêt ; notamment en ce qu’en matière de ''peuple très manipulé par la peur'', on pourrait légitimement se demander si nos deux auteurs autochtones ne sont pas encore… en-dessous de la réalité ? Parallèlement, eu égard à ce à quoi la Bible est mêlée, on s’étonnera peut-être moins de ce qu’elle soit lue ''à l’envers''
       Par ailleurs, il convient de signaler que si ce témoignage remue sans doute d’anciens souvenirs chez son auteure, il n’en constitue pas moins sa réaction immédiate aux très récents événements qui ont ensanglanté le Connecticut [301]. Morceaux choisis :

 

USA, modèle ou contre-modèle ?

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Les Américains ?
La Bible dans une main, le revolver dans l'autre !

 

[1] 20 ou 22 ans. Étudiante. Je rêve d'aller aux États-Unis, et même d'y rester ! Eldorado, n'est-ce pas ? Bourrage de crâne permanent, "l'ami américain", le "modèle américain", "l'american way of life"[0/1, note 128]. Pourtant, dans les rues parisiennes, parfois, une inscription : "USA go home" !

[2] Donc, je pars conquérir les États-Unis, avec une adresse en poche, celle de touristes américains, un frère et une sœur (20 ans environ) rencontrés à Grenade, là où j'ai vécu avec mes amis gitans, au sacro-Monte. Je les retrouverais à Boston... dans leur immense propriété au bord d'un lac, car c'étaient des gosses de riches. Accueil bourgeois - mais nous sommes aux Etats-Unis. Les bourgeois rotent en mangeant, et reposent leurs jambes sur les tables.Ils me donnent les adresses d'amis.

[3] Mais c'est à New York que j'arrive. Dans l'appartement du mari de ma sœur, allemand, riche homme d'affaires. En plein Manhattan, au milieu des insolentes cages de verre et des hurlements de sirènes. La violence est omniprésente ! Je m'abonne au Greyhound (bus sillonnant les USA), et je pars à la découverte du paradis américain. À l'aventure, ou chez les amis des amis. Des amis très vexés car déjà les monuments froids des Américains ne m'intéressent pas. Je leur demande de me montrer les ghettos, les quartiers noirs, hispaniques, italiens. Là où c'est vivant, coloré, chaleureux !

[4] Les villes américaines, les paysages me sont insupportables. Les sombres blocs d'immeubles avec leurs échelles d'incendie, les maisons toutes identiques, en bois, au milieu d'un lopin de terre, et puis des rues rectilignes, toutes les mêmes, tristement uniformes et prévisibles, des villages sans âme, avec des blocs carrés plus larges que les autres : les centres commerciaux, antres de la consommation et de la tentation.  Ou les steack houses. En trois jours, on a compris. Ce monde est sombre, laid, froid, sordide, sans personnalité. Pour égayer, pff ! De temps à autre des cimetières de carcasses de voitures désossées ou des garages en plein air, et partout des publicités géantes, envahissantes, broyeuses d'énergie. Beaucoup de psychiatres, et il y en a aussi pour les animaux. C'est un monde de fous ! Je suis vite dégoûtée.

[5] Washington. Munie de ma première carte de presse (je fais déjà des piges, pour le magazine Noir et Blanc), je me rends au Syndicat des Journalistes. Une immense tour. Le Président du syndicat des journalistes, M. Talbert (50 ans, 4 ou 5 fois divorcé), reçoit en personne la petite française, la jeune journaliste. Et le soir même, dans le taxi, il me demande en mariage : "Vous êtes jolie, jeune, charmante. Je veux vous épouser". Comment me débarrasser de l'importun ? Une idée, évidemment de génie ! Je parle politique. De Gaulle, alors, n'est pas populaire auprès des étudiants. Je le dis. "Ah, vous êtes communiste ?" (car je ne suis pas pour le pouvoir en place). "Descendez de la voiture. Pas de communistes aux États-Unis. Fichez le camp !"

[6] Salopard ! Il m'avait conseillé un peu plus tôt de ne jamais marcher seule dans une rue américaine, surtout à Washington, sinon je suis une femme morte. Sans doute vaut-il mieux une femme assassinée qu'une "communiste" vivante ! Décidément, les Américains sont charmants !

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C'est dans une maison comme ça qu'on m'a enfermée à Philadelphie.

 

[7] Après Washington, Philadelphie. Les "amis" de mes amis de Boston ne peuvent me loger, mais la maison de la voisine est vide, ils ont les clés. Ils vont m'y enfermer pour la nuit : Pour être sûre que je ne sorte pas sans eux, pour être sûre qu'on ne me descende pas ! Car les rues américaines sont dangereuses, très dangereuses. Plus tard, en retournant deux fois aux États-Unis pour reportages et livres sur les gangs de rues, je ne le 1686167376.jpgsais que trop. Un exemple ? Le couple d'évangélistes qui m'accueille avec mon mari, nous mettent au parfum : jamais seuls dans les rues ! Le soir, après avoir prié la femme du Pasteur attend son mari une matraque à la main. Pourtant, il stationne sa voiture juste devant le logement : à peine deux mètres à parcourir, mais c'est encore trop ! Le danger est partout, la peur est partout. Modèle américain ! Après tout, les Américains n'ont pas de culture, pas de passé, pas d'Histoire, pas d'éducation. La lie des Européens (repris de justice, etc.) est partie coloniser les terres indiennes, en massacrant les autochtones. Comme en Palestine, sans doute, "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".  Des voyous, des assassins, réglant leurs problèmes avec la gâchette. Le Droit ? Non, la loi du plus fort, comme en israël. Un obstacle, même humain ? On sort le révolver. Dans l'autre poche, il y a la Bible. Aux États-Unis, colt et bible font "bon" ménage.  Les Amérindiens sont exterminés ou parqués dans des camps de concentration : holocauste sans commémoration ! Nettoyage ethnique, évidemment. La race supérieure, blanche, extermine la race "inférieure", rouge. Voilà le vrai visage de nos bons amis américains, autoproclamés démocrates, agissant pour la liberté, le Bien, voire Dieu. Ou le diable ? D'ailleurs, après les Indiens, voici le tour des esclaves noirs. Et les plus grands dirigeants du pays sont éliminés : Lincoln, Kennedy, Martin Luther King, Malcom X...

[8] Les villes américaines se succèdent, toutes identiques, sauf la New Orleans, au charme bien français, à la douceur de vivre, aux rues pleines de fantaisie. Est-ce pour cela qu'on a refusé de construire les digues pour protéger la ville insolente par sa différence ?

[9] Mes hôtes sont toujours les mêmes. Barricadés, vivant dans la peur de l'agression, ne sortant que pour le travail ou l'école, l'église ou le centre commercial. Ou Mac Do ! Les Américains sont dégoulinants de graisse. Et le chef de famille fait sa double journée de travail pour financer les études des enfants ou les soins médicaux. C'est ça le modèle qu'on veut nous imposer ? Sauve qui peut ! […]

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     Alors ? Accès d’américanophobie primaire (phobie externe [0/1, APR note 73][302,def.2]) de la part de notre témoin… ou constat d’américophobie (phobie interne [235][302,def.1]) sur le terrain même ? A priori, "être vite dégoûtée"[4] ne signe pas exactement une "philophobie"©[73, note<4>] démesurée !… (Devrait-on parler plutôt de "phobophilie"© ? De quoi se taper la tête contre les murs…)
     Pour le fun –mais surtout pour le relief saisissant que prennent alors leurs propos-, n’hésitons pas à rappeler ici la conclusion des deux articles de nos deux auteurs américains : ces derniers étant sur place tout au long de l’année, si leur parti pris est d’un ordre différent, il n’en est pas moins prégnant : ainsi la conjonction de ces deux témoignages (interne/externe) devrait-elle peut-être nous fournir un point de vue à peu près objectif de la situation américaine.

"Débarrassez-vous de la peur. Soyez bienveillants les uns envers les autres. Entraidez-vous. Aimez-vous. Ces actes laissent de moins en moins de place à la peur. Si ceci est un nouveau concept pour vous, démarrez tranquillement. Commencez avec votre famille, étendez-le à vos collègues, et ensuite à ceux que vous ne connaissez même pas. Une fois que vous sentez comme c'est bon de ne pas vivre dans la peur, cela peut devenir une habitude. Et cela ne va-t-il pas déjouer leurs plans ?"[0/1,(1>[§15])]

"Gandhi a battu l'empire britannique en disant NON. Dites NON à la peur. La souffrance s'arrêtera quand vous arrêterez de vous taper la tête contre le mur".[0/1,(2>[§19])]

        Alors, inutile de vous dire que [112, AV note 13] que c’est plutôt le "débarras de la peur" qui semble relever là-bas d’un "nouveau concept" [sic] : entre ce qui "peut devenir une habitude" et ce qui EST visiblement –et massivement [107, APR note 57]- une habitude acquise depuis des décennies, les "planificateurs"[53] ont encore de l’espace pour "jouer", et peuvent continuer "tranquillement" : à ce compte-là, "la souffrance" (et les bobos à "la tête tapée contre le mur") ont encore de beaux jours devant eux.

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           Naturellement, avant de conclure, une psyché sans tain ne saurait éviter de sauter à pied joints sur le paragraphe [4] de notre ultime témoignage : "beaucoup de "psychiatres"©, et il y en a aussi pour les animaux. C'est un monde de fous !" icon_eek.gif Plus exactement, c’est un monde de MORT [303, note 214][155][221]. Donc, de vautours [304, note 102][305, note 120][200/2, notes 119,120]. En effet, si nous nous débarrassons du revolver (première étape pour "se débarrasser de la peur" ?), nous avons les mains plus libres pour3915788206.jpg tenir la Bible dans le "bon sens". Ainsi pouvons-nous y lire, texto : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »[304,Lc, APR note 102]. Ce qui est aisément très actualisable de la manière suivante… en Amérique comme partout ailleurs : « Là où il y a la peur, là aussi se rassemblent les "psychiatres"©[0/1, notes 8 à 11]À cet égard, la seule question qui pourrait -à la rigueur- se poser ressemble à celle de l’œuf et de la poule : la peur d’abord, et la "psychiatrie"© ensuite… ou l’inverse [228, APR note 151] ? Ce ne sont pas les "experts"©[306][306/2] qui manquent pour en "débattre"… ou les situations suffisamment mélangées [307] pour qu’une chatte n’y retrouve pas ses petits. Encore que si : à ce qu’il paraît, chez nous les "experts"© viendraient à "manquer"[308] ! (Le vent tournerait-il de ce côté-ci de l’Atlantique ?) Nous y reviendrons ultérieurement : pour l’heure, c’est l’Amérique qui nous intéresse. Notre témoin s’émeut de ce qu’il y ait aussi beaucoup de "psychiatres"© pour les animaux. Ce qui n’a pourtant rien de si étonnant. Explications :
1°) à défaut de génétique (!), faisons de la généalogie : faut-il rappeler l’étroite parenté entre le "psychiatre"© et le… vétérinaire [309][309/2] icon_eek.gif ? Une parenté ontologique [23,note 7][310, notes 93 à 97][183, note<93>], non de sang… mais une parenté tout de même : 3902744712.jpgles deux disciplines n’ont-elles pas en commun d’être parfaitement indépendantes de la parole [53,3°)][54, APR note 391][188] éventuellement déclamée par leurs patients respectifs ? On ne soulignera jamais assez que -ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! [311, APR note 22]-  cela nuit quelque peu à l’accomplissement plénier de ceux d’entre eux qui, d’aventure, se piqueraient d’"exercer leur responsabilité sacrée de dire NON"[0/1,(2>[§16])].
2°) Le produit fini de la "psychiatrie"© étant appelé à la chosification [312, notes 77 à 80][67][113][185, notes 260,268][313] –puis à la "non-existentialisation"©[314]-, le plus sauvage des animaux (voire le moins ragoûtant [315]) lui est encore "supérieur"© puisque appartenant à l’honorable [38] classe des êtres vivants : il est donc relativement normal [64] que la "psychiatrie"© s’y intéresse aussi [316] icon_razz.gif !

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      Enfin, rappelons que la médecine générale est une branche de la psychiatrie_[317, note 22bis]. Dans ces conditions, on ne voit pas bien pourquoi la science vétérinaire elle-même n’en profiterait pas pour venir s’asseoir à son tour sur cette branche_[318] : il devrait y avoir de la place pour tout le monde [12, note<12>], non icon_rolleyes.gif ?

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11/07/2012

L’affaissée dangereuse pour le sentimental ?

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La fessée dangereuse pour la santé mentale ?

Par Frédéric Frangeul avec AFP
Publié le 3 juillet 2012 à 17h08 | Mis à jour le 3 juillet 2012 à 17h29

Les adultes victimes de fessées durant l'enfance seraient plus sujets aux affections mentales.

C’est une étude américaine qui devrait relancer le débat sur les punitions corporelles. Selon celle-ci, les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu'elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir d'affections mentales une fois adultes, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d'alcool ou de drogue.

L’étude, publiée lundi dans la revue américaine Pediatrics, a été menée auprès de 653 adultes par une équipe de chercheurs canadiens. Elle visait à examiner uniquement l'effet des fessées et châtiments corporels légers sur des problèmes psychologiques ultérieurs, en excluant les sévices sévères ou de nature sexuelle.

Cette étude ouvre "un débat sur l'éducation des enfants"[1, notes 9 à 21!][2][3]

Les résultats montrent que les personnes ayant reçu des fessées ont entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des pathologies mentales une fois adultes.

Ces chiffres peuvent paraître anecdotiques mais ils démontrent que les punitions corporelles semblent accroître le risque de problèmes ultérieurs, selon les experts, d'autant que la moitié des Américains se rappellent avoir reçu des fessées dans leur enfance.

"Cette étude est importante, elle ouvre un débat sur l'éducation des enfants", estime Victor Fornari, directeur du département de psychiatrie infantile au North Shore-Long Island Jewish Health System à New York.

"Les punitions corporelles sont un facteur de risques"

Les chiffres mis en évidence "ne sont pas très élevés, mais ils démontrent que les punitions corporelles sont un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adulte", précise Victor Fornari en commentant cette étude.

Les recherches précédentes sur le sujet avaient déjà démontré à plusieurs reprises que les enfants victimes de châtiments corporels souffraient davantage de désordres mentaux une fois adultes, et étaient plus enclins à présenter un comportement agressif que les enfants ne recevant pas de fessées. Toutefois, ces études se penchaient sur le cas de personnes ayant reçu des sévices plus sévères.

Source : Europe1.fr

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LIRE AUSSI :

» Montrer de la gratitude rend plus heureux  (mais cela vaut-il au sujet de la fessée ?)

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» Creuser de la platitude rend plutôt belliqueux

 

       La bonne nouvelle : voici que nous parvient d’outre-Atlantique un relancement de débat sur les punitions corporelles. La mauvaise nouvelle : bien que ce débat ait à cœur les abominables"risques"© liés aux "affections mentales"©, c’est en vain qu’en se penchant sur "ces études se penchant sur le cas de personnes ayant reçu des sévices sévères", nous y trouverions des résultats montrant que les personnes ayant été reçues au permis d’"hospitaliser"©[4][5, notes 9 à 17] ont entre 20% et 70% de risques de présenter des pathologies mentales [6][7][7bis] une fois libérées. Ce qui est regrettable : attendu que l’obtention d’un tel permis concentre à lui seul les "pathologies mentales"©, les punitions corporelles [8,com.5,6][9, notes 40 à 44][9bis, notes 55 à 57] et bien sûr, les sévices les plus sévères. Il semble donc qu’en dépit de cette étonnante parenté, ces sévices ne soient pas compris.

       Maintenant, il est vrai que cette fascinante "étude" ouvre "un débat sur l’éducation Renards-en-soins.jpgdes enfants"… et non sur la rééducation forcée des adultes : celle-ci, en effet, ne souffre –si l’on ose dire- aucun débat, puisque consistant à organiser une réponse en présence d’une « non-demande »[10,3°)]. Ce n’est pas que le côté corps "soignant"© soit farouchement opposé au débat [1, APR note 25][1bis], mais il convient de considérer que celui-ci est plus facile à ouvrir et à organiser s’il se greffe en présence d’un binôme « demande/réponse » ! De plus, notre "étude américaine relançant le débat" omet un petit détail -sans doute si insignifiant aux yeux des "chercheurs" que, dépourvus de microscopes à fort pouvoir de grossissement, ils ne l’ont pas trouvé- : sauf parents indignes, injustes et violents (d’ailleurs non inclus, puisque "l’étude" précise bien "viser à examiner uniquement l'effet des fessées et châtiments corporels légers"), il arrive que la réception d’une fessée soit précisément à interpréter comme un châtiment corporel. Dans cet ordre-là, il y a donc entre 90% et 100% de risques que le récepteur de fessée ait commis au préalable quelque acte que l’on pourrait –sans risque !- qualifier de peccamineux : donc appelant une mesure corrective, pourvu que celle-ci s’exerce dans de justes proportions.
       D’où cette raison supplémentaire -s’il en était besoin- du non-débat au sujet du permis d’inhumer_[11][12][13][14][15][16][17][18][19][20][21]  d’"hospitaliser"© : l’obtention de celui-ci ne requérant aucune obligation minimale de méfait [22, APR note 66][23, notes 38,39][24,com.2][25], puisque se basant sur du médit [26][27][28][29][29/2]… et autre "prédit"©[30][31][32, notes 88 à 90][33, AR notes 45/1,65]. Il est un peu à l’image (déformante) du permis de conduire ; un tiers passe les épreuves code/conduite, y échoue lamentablement : de dépit, il vous vole le vôtre et vous oblige à repasser les épreuves. À sa demande [34][35], "son" permis est valide [36] et le vôtre ne l’est plus.

       En conséquence, cette "étude" est peut-être "importante"… mais des chiffres entre 90% et 100% ne le sont pas moins, confirmant [37, APR note 201]brillamment ceux de9782205059816FS.gif nos "chercheurs" dans leur pur anecdotique : entre 2% et 7% ? une misère ! "Anecdotiques", peut-être… mais néanmoins remarquables dans l’art consommé de l’acrobatie : car il n’est pas donné à tout le monde [38, note 12] de pouvoir ainsi "démontrer" présentement (ce qui ferme logiquement d’autres débats…) quelque chose qui "semble" : ceci au sujet d’un "risque", donc de quelque chose qui n’existe pas dans le présent ; ce que confirme d’ailleurs le texte en évoquant immédiatement des "problèmes ultérieurs" ! Autrement dit, si nous avons des "chiffres mis en évidence", ces chiffres-là ont beaucoup de "chance" : car ils sont bien les seuls ! Le reste baigne en effet dans un océan d’extraordinairement vague [39][40, APR note 30/2], que ce soit en lieu, en temps ou en personnes. Qu’à cela ne tienne : sans doute en panne de problèmes actuels (elle aussi a beaucoup de chance !), "une équipe de chercheurs canadiens" en est déjà à se saisir de "problèmes ultérieurs". De nouveau [41], des "chercheurs" ont "trouvé" (!) ; de nouveau, des "résultats d’études" (de préférence inaccessibles au commun des mortels) nous "montrent"©[39][40/2][41/2][42][43][44][45][46]… juste ce qu’il faut pour que nul ne s’avise de les commenter de manière désobligeante : ce qui serait d’ailleurs, à n’en pas douter, "un comportement agressif". Voilà qui mériterait assurément une bonne fessée… si hélas, "les punitions corporelles" n’étaient pas "un facteur de risques".

       Ne soyons donc pas désobligeants : mieux, afin de faire montre de bonne volonté, ajoutons à cette "étude importante"… une autre "étude" de moindre "importance", sans doute parce que moins médiatisée. Dénommons C.A.L.IN. le brillant "résultat" de cette nouvelle "étude" : ce qui, en passant, nous rendra peu suspects de comportement agressif. Au préalable, nous aurons "admis" l’"existence"© de la "santé mentale"©[47, notes 53 à 56] : c’est dire combien cet effort de bonne volonté n’est pas en ces pages un vain mot ! Parallèlement, nous "admettons" que le "siège" de la "santé mentale"© est situé dans le cerveau [48,(*)][33]… en tout cas, ce qu’il en subsiste chez qui n’est pas "atteint"© d’un problème de cet ordre, et ne s’en fait pas "soigner"©. Après ce préambule, nous pouvons alors aborder plus sereinement le C.A.L.IN. : éventuellement, nous en extasier. 892837327.jpgEn effet, le C.A.L.IN. est tout simplement le délicieux acronyme de la Capillarité Ascensionnelle Lente INterne. En effet, si nous avons pu situer le "siège" de la "santé mentale"© dans le cerveau, il ne devrait pas y avoir de difficulté particulière [49, AV note 15] à reconnaître ce qui se voit mieux. Or, ce qui se voit le plus mieux, c’est bien la tête : réceptacle du cerveau qui, lui-même, fraye avec la "santé mentale"©. Si nous observons bien, nous remarquerons avec émerveillement qu’il n’y a rien au-dessus de la tête ; éventuellement un couvre-chef [50][51][52][58] qui, comme son nom l’indique, couvre le chef : soit, le sommet. Nous mettons ici en évidence que la tête est le point culminant de l’anatomie humaine. Pour ce qui concerne la seconde partie de cette anatomie que nous allons observer à présent, disons qu’elle se voit moins mieux que la première : cependant, elle est plus que suggérée au début du titre de cet article… le titre d’origine, s’entend. En effet, cette seconde partie est très exactement au cœur de la réception de la fessée : on imagine mal ce cruel châtiment corporel sans son assise anatomique. Nous mettons en évidence que cet élément anatomique n’est pas exactement à la base : plutôt à mi-parcours, mais sur une seule fesse face, à l’arrière. Ce qui est moins évident au non-familier de la "santé mentale"©, c’est l’étrange tradition qui unit de longue date le familier –voire le "spécialiste"©[59]- avec cet élément anatomique [60][61] ; ceci alors que sa proximité géographique avec le cerveau ne saute pas immédiatement aux yeux. Néanmoins leur éloignement n’est pas si prononcé : d’où ce fameux phénomène du C.A.L.IN.. De fait, posons-nous sereinement cette question : chez les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu’elles étaient enfants, combien d’années se sont-elles écoulées depuis leur dernière fessée jusqu’à leur confession du "traumatisme"© subi auprès d’un "chercheur canadien" ? Ce qui nous ouvre ici un nouveau débat : celui de l’épouvantablement longue remontée de l’information-fessée vers le cerveau… avec les regrettables effets qui nous sont sommairement narrés. Canadienne, suisse… ou belge, quelle équipe se risquera-t-elle à nous établir une règle trigonométrique fondamentale qui puisse nous calculer avec précision le temps moyen de parcours entre la seconde partie de l’anatomie et la première, tout là-haut [62] ? Question subsidiaire, destinée aux plus pointus [33, note 88] des "chercheurs" : le degré du "traumatisme"© est-il un facteur de ralentissement ascensionnel… ou  pourrait-il au contraire jouer le rôle d’un accélérateur de particul ? Enfin, cette nouvelle orientation du débat peut-elle être considérée comme un châtiment corporel ? Dans l’affirmative, merci de calculer également la teneur du "facteur risque".

Schema-de-la-capillarite.jpg

            "Les punitions corporelles sont un facteur de risques" ? Traverser la rue, aussi : y compris sur un passage dit protégé. Respirer aussi, là où l’air est pollué. Manger aussi, là où l’équilibre alimentaire se fait discutable, etc. Quant auxrésultats liés aux "soins"© administrés par un département de "psychiatrie"©, le risque bascule ici en sens inverse : puisque étant celui d’être encore indemne à leur issue [63, notes 77 à 84][64,com.10] ! Il n’en demeure pas moins que "les punitions corporelles sont un facteur de risques", et que c’est un "spécialiste"© de la "psychiatrie"© qui nous l’affirme en formulant le vœu  d’ouvrir "un débat sur l’éducation des enfants". Quel dommage, décidément, que la éducation forcée des adultes soit hors de son propos : il est vrai que cela lui (et nous) évite ainsi la tentation d’établir de croustillantes comparaisons ! Ainsi, par exemple, de cet enfant qui, dans le cadre de son éducation, reçoit une fessée parce qu’il a commis un acte répréhensible : grosso modo, la punition a pour objet de lui couper toute envie de recommencer. C’est efficace, ou ce ne l’est pas : mais il s’agit là d’un autre débat. Dans le cadre de la rééducation forcée de l’adulte, celui-ci peut éventuellement avoir commis au départ un acte répréhensible : ce qui devrait plutôt concerner le droit régalien que toute autre discipline. Mais le plus souvent, la punition corporelle (non une simple fessée, mais l’organisation d’un DCC [65, note 194] doublé d’une séquestration de corps [66, note 63][67, AV note 3] !) est administrée au titre de la "prévention"© d’un "acte répréhensible" qui n’a PAS été commis [33, notes 16]. Ajoutons à ceci que les adultes non commettants viennent alors cohabiter avec d’autres adultes, ceux-là ayant commis : au titre de l’éducation permanente (!), lesquels risquent-ils à terme de subir l’influence desquels ? Encore un débat qui, malheureusement [40, APR note 30/2],  souffre de ne point être ouvert
        Imaginons à présent l’adulte qui se voit crédité sur son compte en banque d’une somme rondelette. Cet argent, il ne l’a pas volé. Mais il n’a rien accompli non plus depicsou-pub-monetisation-revenus-adsense.jpg particulier pour en bénéficier : il peut donc en disposer à sa guise. Quelle sera a priori sa tentation première : le dépenser, le faire fructifier… le partager avec moins fortuné que lui ? Sur ce point, c’est avec lui-même qu’il ouvre le débat. Retrouvons maintenant l’adulte sortant, lui, de rééducation forcée. Il vient d’être corporellement puni d’un acte répréhensible qu’il n’a PAS commis. Déjà, comment pourrait-on avoir réussi à lui couper l’envie de recommencer ce qu’il n’a PAS commencé icon_eek.gif ? Ensuite, il se retrouve dans la même situation que celle de l’exemple précédent : à une certaine somme d’argent, il suffit en effet d’y substituer une sorte de "crédit" punitif. Quelle sera a priori sa tentation première : le "rentabiliser" ? Ce qui consiste tout simplement à commencer de commettre un acte répréhensible pour lequel il a déjà été puni. Le "faire fructifier" ? Il commence de commettre un acte répréhensible pour lequel il a déjà été puni… et il continue en ce sens. Le "partager avec moins fortuné que lui" ? Il commence, continue… et aggrave tant et si bien ses actes répréhensibles que son entourage en récolte naturellement les fruits amers. Ceci sans même tenir compte de l’énorme facteur risque induit par un DCC, lui-même induit au départ de l’extérieur, au titre de la punition corporelle "préventive"©(sic)! De deux choses l’une :  ou son DCC assomme littéralement notre adulte –et permet momentanément de relativiser cette escalade dans son application- ou bien il lui décuple au contraire la possibilité de la mettre en œuvre [68].
        En somme, dans tous les cas de figure en évidence, sans exception- s’ouvre un nouveau débat : à quelle reprise le département de la "psychiatrie"© (infantile ou non) se sera-t-il montré peu ou prou qualifié à venir donner des leçons d’éducation (?) à tout ce qui bouge ???

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       "Les punitions corporelles sont un facteur de risques" ? Oui mais… le contexte n’invite-t-il pas à "ouvrir un débat sur l’éducation des enfants" ? Dans ce cas, prenons ce débat au mot : sauf relations de courrier, les adultes ne sont pas concernés par le facteur. Les adultes ne craignent plus de "souffrir davantage de désordres mentaux une fois adultes" puisqu’ils le sont déjà ! Alors, pourquoi se priver de flanquer des fessées… à des adultes ? La fessée, voilà par excellence une affaire familiale ! Que risque-t-on à flanquer une fessée carabinée à un "juge aux affaires familiales"©[69][70] ? Rien du tout. Moins que rien (!), lorsque cette "juge aux affaires familiales"©[71][72] se trouve elle-même hautement débitrice d’une punition corporelle "préventive"©[re-sic] créditée depuis des lustres [73] sur le compte de son puni [74][74bis][75, note 25]. Que risque-t-on à flanquer une fessée carabinée à un "ouvreur de débat sur l’éducation des enfants" ? Rien du tout. Même chose : si le puni pouvait convertir sa punition corporelle "préventive"©  en espèces sonnantes et trébuchantes, il roulerait sur l’or ! De manière intermédiaire, que risque-t-on à flanquer des fessées carabinées aux divers laquais de bas étage [76][77], chargés sur le terrain d’accomplir leur vile besogne de punition corporelle "préventive"© infligée par les précédents? Toujours rien : le crédit du puni continue plus que jamais à caracoler vers les sommets ! Etc., etc. Cet inépuisable "etc." ne saurait exclure l’immense cohorte de ceux qui, ouvrant tout crédit [78] (à défaut du moindre débat…) aux divers producteurs d’"études-aux-résultats-montrant-que"© ne sont pas les derniers à leur réclamer de la punition corporelle "préventive"©… à l’encontre d’autrui [34][35], s’entend. Parce qu’à ce sujet non plus, "il ne faut pas être savants –ni "chercheurs" !- pour comprendre que si c'est le cas, c'est qu'il existe une énorme clientèle pour ce genre de produit"[79,[14]]. Ne nous a-t-on d’ailleurs pas récemment remis en mémoire cet aphorisme d’Edmund Burke : « Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens bien »[79,[15]][80,[15]] ? Une telle inaction n’est pas nécessairement une forme d’oisiveté pure, pouvant au contraire se traduire par une vigoureuse démission du débat éducatif, confié [81][82, notes 12,13] au seul profit de "gens très bien"©[80, APR note 250] distillant généreusement leurs tartufferies (à grands coups d’"études importantes"© et de "chiffres mis en évidence"©) à qui risque moins directement d’en subir les effets délétères.

        La fessée est en perte de vitesse chez les enfants ? Aucun problème, aucun risque : avec le "débat", s’ouvre un fabuleux potentiel de fessées adultes ! Il ne reste plus qu’à en effectuer de nouvelles "études"… de marché.

Fessee-Chaunu-Ouest-France.jpg

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Article restauré au 23 janvier 2015

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