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16/03/2012

Dialogues au pays des pilleurs de jardins secrets

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>>>>>>>>>  Transes atlantes : hic…  

« Qu'apprends-je, Monsieur X ? Y vient de me prévenir que vous lui auriez avoué hier soir ne pas prendre vos "médicaments"© ! C'est vrai, cette histoire ?
- C'est vrai, MADAME : depuis le début, tout fiche le camp dans les siphons de VOS lavabos.
- Ah zut alors ! Et moi qui faisais remarquer à Y -qui m'a prévenue- que vous me sembliez "aller mieux"
©
ces derniers jours. Je lui ai même dit que ce devait sûrement être "grâce" aux "médicaments"©, qui produisaient enfin leurs effets !...

[  NB : phrase croustillante, entendue de la bouche même d'une  "psychiatre"©, résumant à elle seule la haute "scientificité"© de sa "discipline"© !!! Monsieur X"semblait aller mieux"©... "grâce" aux effets de "médicaments"© QU'IL NE PRENAIT PAS !!!!  ]

- MADAME, je vais comme je vais : ni "mieux" ni "moins mal". Je ne suis PAS ici pour raisons de "santé"©... ce que TOUT LE MONDE SAIT, vous la première puisque vous avez accès à mon dossier... et que vous m'avez présentement sous les yeux.
- Mais enfin, Monsieur X, pourquoi persistez-vous ainsi à ne pas prendre vos
"médicaments"
© ?
- Madame, ôtez-moi un affreux doute. Vous ne croyez tout de même pas que ce sont vos…"médicaments"© qui vont dissoudre comme par enchantement les véritables raisons qui m’ont fait atterrir "chez vous" ???
- Euh… sans doute que non, évidemment. Mais vraiment, je vous assure qu'ils peuvent au moins vous
"apaiser"© !...
- "M’apaiser"©, Madame ? Ai-je dévoré quelqu’un jusqu’à présent, ou seulement menacé de le faire ? D’ailleurs, vous l’avez dit vous-même à l’extérieur : je vous "semblais aller mieux"© ! Et ce… sans même vos "apaisants"© ! Alors, êtes-vous bien certaine qu’il ne s’agirait pas plutôt d’"apaiser"©… ceux qui ne les prennent pas, vos "apaisants"© ?
- …
-
À ce propos, et puisque je vous ai sous la main, permettez que je vous pose une question qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps ?
- Euh… allez-y…
- Mais je vous préviens : ce doit être une question difficile. Des années que je la pose autour de moi :
personne n’a encore réussi à m’y répondre. Il est vrai que je ne la posais pas à des "spécialistes"© non plus !
- Dites toujours : nous verrons bien !
- Eh bien, voilà. Voyez : je serais même prêt à prendre vos "apaisants"
© si vous m’apportiez une réponse satisfaisante… et scientifiquement vérifiable, bien sûr.
- Ah ?…
- Oui mais ne vous réjouissez pas trop vite. Parce que ma question est la suivante : comment pouvez-vous m’expliquer que dans votre… système, lorsque X souffre c’est Y que l’on soigne [63, AV note 29] ? Par quel prodige le "médicament"© de Y va-t-il produire des effets bénéfiques à X puisque il est ingéré par l’organisme de Y… et non par celui de X ? Pour moi, c’est là un grand mystère, voyez-vous. C’est pourquoi je suis heureux de pouvoir soumettre la question à une "spécialiste"©
- Oh mais, c’est que vous êtes compliqué, vous !
- Compliqué ? Pas du tout ! C’est compliqué de penser que si vous avez un seul sandwich pour deux personnes, celle qui le mangera à elle seule sera repue alors que celle qui la regardera manger aura toujours faim ?
- Euh, non.
- Eh bien, ma question est du même ordre. Alors ?
- Alors… je n’ai pas vraiment de réponse. Mais tout de même, vous vous sentiriez plus
"apaisé"©si…
- MADAME,  je vous répète que je n'ai pas besoin de vos..."apaisants"© pour trouver la paix. Parce que la paix, voyez-vous [ ici, vous vous frappez ostensiblement la poitrine ], c'est de L'INTÉRIEUR que je la trouve : en aucun cas, de l'extérieur. Et pas -SURTOUT PAS !- de vos "produits"© dont je vous rappelle que je pense le plus grand mal. À leur sujet, c'est la confiance 0 : Z-É-R-O, vous m'entendez ? Dans ces conditions, comment pouvez-vous encore associer une logique de "soins"© à quelqu'un n'en ayant AUCUNE confiance ? Vous rendez-vous compte que vous ne pouvez PAS même miser sur un éventuel effet placebo ! Alors que si j’en crois le décor, nous sommes chez les psys : si l’on ne peut escompter un tel effet chez eux, alors où, n’est-ce pas ? »

 ____________________________________

        À l'issue de cet échange surréaliste, bien que mal parti, Monsieur X est... bien arrivé : ce qui veut dire que, provisoirement, l'obligation de suivre trois fois par jour la file des "traitements"© lui a été LEVÉE. Provisoirement, parce que la "psychiatre"© devait en référer au plus tôt à son chef de service ; à celui-ci, revenait en effet la responsabilité de :
1°) soit rendre définitive la LEVÉE temporaire de sa consœur, mais néanmoins subalterne
2°) soit lever la LEVÉE ; donc, faire prendre à Monsieur X la file des "traitements"©... avec évidemment une surveillance plus étroite à la sortie de la file !

       C'est le 1°) qui a prévalu : une sacré belle bataille vient d'être gagnée ! Ce qui n'empêchera pas l'étrange "patient"© de demeurer encore plusieurs semaines au sein de l'établissement. Presque jusqu'à la dernière, nous aurons quelque "infirmière"© distraite qui lancera :
«  Monsieur X :  "traitemeeeeeeeeent "© !
- Mais non : vous savez bien que je ne suis pas ici pour raisons de "santé"© ! (lance haut et fort le non-intéressé à qui peut l'entendre : encore plus croustillant lorsque quelque visiteur traîne dans les parages !)
- Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié ! Excusez-moi... »
       Ah, les habitudes ...

     Plusieurs semaines D'OBSERVATION, par conséquent.... sauf que c'est le "patient"© qui observe, pas le "médecin"©. (un "patient"© à qui PERSONNE ne pourra PLUS JAMAIS dire : "tu vas trop sur le net, tu ne sais pas de quoi tu parles, tu écris n'importe quoi," etc...) Tant qu'à faire, puisque c'est le "patient"© qui observe, et non pas le "médecin"©, devinons quoi... eh bien, le "patient"© observe le "médecin"© lui-même ! Est-il utile de rappeler que nous sommes chez les "fous" ?... (du côté "patients"©, beaucoup de gens malheureux ; et finalement très peu de malades… si on élimine l’aspect iatrogène) Depuis le temps qu'il en cause sur le net, justement ! Depuis le temps qu'un autre avait causé de lui -CONTRE lui- sans JAMAIS l'avoir vu ni entendu (ce qui est TOUJOURS le cas à ce jour) produisant -à long terme- la présence du "patient"© en ce lieu, voilà que l'OBSERVATEUR malgré lui avait de quoi observer, toucher, scruter... VÉRIFIER par le menu tout ce qu'il avait déjà écrit jusqu'à présent à ce sujet. De tout cela, c'est rigolo : il n'a RIEN MODIFIÉ. Depuis lors, il en a même beaucoup ajouté...

____________________________________

     En plusieurs semaines de DÉTENTION-OBSERVATION, puisqu’on est sans "traitement"©, on garde l’esprit clair. Histoire de passer le temps, on entretient la conversation : avec le chef de clinique, par exemple, on a plusieurs fois l’occasion de bénéficier de substantiels entretiens privés en tête à tête.
    
Celui-ci n’est pas mauvais bougre : n’oublions pas que c’est à celui-là que son interlocuteur du moment doit d’avoir gardé l’esprit clair. (S’il n’avait tenu qu’à l’un ou l’autre de ses confrères, il n’est pas certain que l’interlocuteur en question eût été aujourd’hui en état d’en témoigner…) Lui, il est plutôt réputé être mal à l’aise avec l’application de la
"loi"© de 1990 [64, note 15] : il n’empêche que son interlocuteur du moment est bel et bien un "appliqué" de cette… "loi"© !  De plus, notre chef de clinique n’est pas le premier, loin s’en faut, à être mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990 : quelques années avant lui, l’un de ses confrères se sera fait remarquer -à l’échelle nationale, s’il vous plaît- pour être si mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990 que sa confrérie l’a momentanément exclu [65, APR note 16>66]. Le pauvre homme dérangeait pas mal de monde : cela constitue même le titre de l’article, toujours en ligne malgré le temps écoulé depuis cette anecdote. Bien sûr, cet article ne précise pas quelque détail moins médiatique, n’étant intervenu qu’environ quatre ans après sa parution… et trois ans avant ces petites conversations entre DÉTENU-OBSERVATEUR et chef de clinique. Ce détail, plus personnel, c’est tout simplement qu’entre le "dérangeant" de 2004, et cet "autre ayant causé contre le DÉTENU-OBSERVATEUR sans le voir ni l’entendre"… eh bien, en réalité il n’y en a pas d’autre ! Parce que c’est le MÊME DÉTENANT-le-pouvoir-d’OBSERVER… sans voir : le prototype du mal à l’aise avec l’application de la "loi"© de 1990… mais tellement plus à son aise lorsqu’il lui est demandé de lire dans sa boule de cristal ! On peut donc être "mal à l’aise" tout en appliquant : ce ne sera pas là le scoop du jour.

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      Revenons à notre chef de clinique : celui-là au moins, on le voit, on l’entend, on cause… et ce, d’ailleurs de manière tout à fait détendue et décontractée. Il faut être une "tête" pour être chef de clinique ! Déjà, dans ce type d’établissement, on est obligatoirement "psychiatre"© : donc, dix ans d’études au bas mot. Sans compter les à côtés. Les à côtés, ce sont des approfondissements en fonction de "l’école" dont on se réclame plus volontiers. Encore une chance pour le DÉTENU-OBSERVATEUR : "son" chef de clinique n’appartient PAS à "l’école" des prescripteurs à tout va de "médicaments"©. Son "école" à lui, c’est plutôt celle de la psychanalyse : il avoue d’ailleurs en avoir suivi une… dont il n’est pas certain qu’elle soit achevée. Ce qui l’est davantage, c’est qu’il s’agit là d’un cursus classique pour qui prétend soi-même à pratiquer la psychanalyse sur d’autres. Donc, notre homme est vraisemblablement "psychiatre"© ET psychanalyste : sans doute est-ce d’ailleurs ce bagage qui le distingue de ses confrères de l’unité… et lui a conféré, par conséquent, le rang de chef de clinique. La psychanalyse… oui, bon : son interlocuteur ne lui cache pas sa légère défiance sur le truc : se grattouiller le nombril depuis son enfance, bof. (Et encore : Michel Onfray n’avait pas encore sorti à cette époque son pavé explosif [67] étrillant Freud [68] et ses pompes !)

« - Oui mais, n’est-ce pas, cela permet de mieux se comprendre, soi,… afin de mieux comprendre les autres ensuite. Il ne s’agit pas de les juger, hein ? Juste de se donner les outils [69] afin de mieux les comprendre : en toute neutralité morale, voyez-vous ?…
- Eh non, MONSIEUR. Vous m’en voyez désolé. Mais non : je ne vois pas. Pas parce que je ne veux pas voir -ou que je ferme les yeux-, mais parce que j’estime au contraire que sitôt que vous êtes entré en relation avec l’autre, vous émettez OBLIGATOIREMENT un jugement de valeur sur son compte. Pas nécessairement un jugement négatif, d’ailleurs : qui le "condamne" de quelque manière ; ce peut être au contraire un jugement extrêmement valorisant à son endroit. Mais dans un sens ou dans un autre, quelle que soit "l’école" dont on puisse se réclamer, votre proposition d’entrer en relation avec l’autre "en toute neutralité morale" est philosophiquement intenable ! C’est pourquoi, d’ailleurs -et vous le savez- que pas un instant je ne nourris la moindre illusion [51, APR note 44] sur la portée de ce que "chez vous" on appelle un "diagnostic"©[70][71][72][73]. Parce que ce que vous appelez ainsi, que vous le vouliez ou non, n’est rien d’autre qu’un jugement moral. Et dans votre "métier"©, j’aime autant vous dire qu’il n’est pas souvent positif, ce jugement moral !!!
- Attendez : il y a des tas de gens qui "souffrent"© pour de bon, qui sont rudement contents de nous trouver… et de trouver avec nous du soulagement à leur détresse intérieure. Regardez autour de vous, ici même et ailleurs ! Je suis évidemment bien placé pour en voir tous les jours, et…
430155285.jpg- Vous voulez rire ? Elle vient d’où, d’abord, leur détresse intérieure ? Autrement dit… déjà, quelle est leur passif "pharmaceutique"©[74] à ces gens-là ? Vous trouvez cela neutre, vous, que nous soyons le troisième pays au monde consommateur de psychotropes [75][76][53][77] ? Cela n’a aucune incidence, peut-être ? D’ailleurs, je vous ai répété cent fois que c’est aussi pour cela que je ne veux pas prendre vos fichus "médicaments"© dont je n’ignore pas les effets [78][79]… et dont je ne manque pas, par ailleurs, de me faire modestement l’écho sur mon blog. Quelle serait la cohérence, en effet, si d’un côté je passais mon temps à dénoncer cette effarante surconsommation chez moi… et si de l’autre, je venais –béatement, et comme si de rien n’était- y apporter ma contribution personnelle chez vous ?..
- À propos, je serais bien curieux de le visiter, votre blog : vous voulez bien me donner son adresse exacte… et bien sûr la permission d’aller y jeter un coup d’œil ?
- La permission ? pour quoi faire ? C’est un blog d’accès tout ce qu’il y a de public, sans mot de passe ni rien de la sorte. Mais je vous en prie : vous pouvez y aller à votre guise, sans ma "permission" ! Pour tout vous avouer, vous m’amuseriez presque à me la demander ainsi, cette permission : elle offre en effet un singulier contraste avec l’un de vos éminents "confrères"©[0/2, notes 65,66]
- Ah ? Lequel ?
- Tout simplement celui sans lequel je ne serais sans doute pas là aujourd’hui [80]. Un qui n’a apparemment pas eu autant de scrupules que vous ! Un qui, non seulement, ne me demande pas la permission de consulter de mes écrits publics… mais qui la demande encore moins pour aller interpréter -à sa sauce [12. AV note 204!]- de mes écrits d’ordre strictement privé. Un à qui je ne l’aurais certes pas accordé s’il me l’avait demandé, puisque cela ne le concernait en aucune façon, ni de près ni de loin. Un enfin, qui, par le fait et passant outre, commettait alors un forfait prévu et réprimé par la loi [47, note 70].
- Oui mais, vous savez : ici nous ne sommes pas des spécialistes de la loi. Chacun son métier : dans l’immédiat, c’est votre situation qui…
- Et après ? suis-je un spécialiste de la loi, moi ? Ne dit-on pas que nul n’est censé l’ignorer ? Ce qui est d’autant plus facile que, de nos jours, on y accède d’un clic de souris…
- Hum bon… mais avec le net, il y a de tout [81, APR note 6]
- Eh oui : il y a même des sites estampillés « République Française »[82] ! Ce qui, a priori, devrait nous offrir une certaine garantie, non ?
- …
- Cela dit, je vous préviens : avec le mien (pas du tout estampillé !) vous risquez fort de faire quelques bonds sur votre siège… parce que vous imaginez bien que je ne frotte pas franchement votre
"discipline"© dans le sens du poil.
- Ce n’est pas grave : au moins suis-je prévenu. C’est juste histoire de me rendre compte, n’est-ce pas ?
- Et de "mieux me comprendre", non ?…
- Pourquoi pas ?
- Après tout, hein ? Si cela vous amuse, ce n’est pas moi qui vais vous en empêcher ! En passant, je souligne à ce propos que c’est moi qui, pour l’heure, suis empêché depuis déjà plusieurs jours. Étant donné que j’ai habitué mes lecteurs à un rythme de parution quasi quotidien, ils doivent être aujourd’hui quelques-uns à s’interroger sérieusement au sujet d’un blog qui a brutalement cessé toute édition du jour au lendemain. Or, il leur est impossible de porter le moindre soupçon sur quelque défaillance technique liée au serveur qui héberge le dit blog : celui-ci est toujours en ligne, n’a pas été supprimé. La myriade des autres blogs hébergés chez le même serveur est elle-même également en ligne… et chacun peut constater d’un clic que ceux-là sont régulièrement "alimentés", sans anicroche notable. Le mien ne l’étant plus depuis plus de quinze jours –ce qui "ne me ressemble pas" à leurs yeux-, il est évident pour tout le monde que si défaillance il y a, celle-ci est d’ordre humain, non technique. « Qu’est devenu le "capitaine" dudit blog ? », c’est la seule question qui, logiquement, peut se poser. Tôt ou tard, il faudra bien qu’il y réponde… ne serait-ce que pour les rassurer sur son compte. Plus ce sera tard… et plus cette réponse se fera lourde. Vous voyez ce que je veux dire ?…
- Hum… oui, bien sûr. Mais c’est que, d’une certaine manière, nous aussi sommes responsables de vous…
- Comment cela, responsables ? Mais vous êtes la dernière roue de la charrette, vous le savez bien ! Les vrais responsables, les premiers responsables, ce sont précisément ceux qui ont magouillé pour me faire entrer "chez vous".
- Je ne dis pas. Simplement, ils vous ont matériellement fichu à la porte de chez vous [83, notes 97 à 107]. Et nous autres, nous nous devons à notre tradition d’asile. Non au sens péjoratif de la "maison de fous", bien sûr, mais dans son sens premier : celui qui "fournit asile" à qui se trouve momentanément dépourvu de toit. Là-dessus, vis à vis de la loi, nous sommes tenus à un minimum d’obligations…
- Vis à vis de la… QUOI ? Vous rigolez ou quoi ? Les vrais responsables, les premiers responsables dont je vous parle, ce sont tous des assermentés officiels de la loi [84][85][86][87][88][89, notes 27 à 34] !!! Vous croyez que je serais ici, face à vous, si eux s’étaient tenus à leur strict minimum d’obligations ?…

[>15]                                                                                                                                [*]


- Non, sans doute. Simplement, ce qui est fait est malheureusement fait : objectivement et à court terme, vous n’avez nulle part où aller. Il y aurait faute de notre part si nous vous laissions sortir en l’état… Évidemment, si vous aviez un point de chute, je serais prêt à signer tout de suite.
- Je vous en sais gré… comme je salue par ailleurs votre préoccupation de "fournir asile" : tant par l’aspect matériel et immédiat de la chose, que par votre remarquable souci de revenir au sens premier de certains mots. Disons qu’à cet égard, je prend bonne note d’une certaine… exception. Maintenant, avouez que c’est un comble !
- À quel propos ?
- À propos de ce que je ne suis ni le premier ni le dernier à fustiger publiquement le sens des "responsabilités" de votre "discipline"©[90][91] : à géométrie variable, dirons-nous. Et voilà que vous êtes en train de me dire vous sentir "responsable" d’une situation qui n’est pas de votre fait, mais objectivement du fait de ceux qui, précisément, se défaussent lamentablement de leurs responsabilités sur vous. Responsabilités écrasantes, pour le moins… qui, encore une fois, ne sont pas de votre ressort. Si nous n’étions pas là où nous sommes, je dirais que c’est le monde à l’envers ! Mais comme nous y sommes, je ne le dirai pas : ce serait un pléonasme. En revanche, je dirai que votre raisonnement comporte de sacrées limites !…
- Lesquelles ?
- D’abord, il me semble que je suis un grand garçon, à présent. On m’a fichu à la porte, d’accord. Mais ça, pour parler crûment, c’est mon problème : pas le vôtre. C’est d’autant moins le vôtre qu’il y a à peine quelques semaines, vous n’aviez jamais entendu parler de moi : comment être soi-disant "responsable" de quelqu’un que vous ne connaissiez pas même la veille ? Ça ne tient pas debout ! Mais votre serviteur, lui, y tient, debout : assez pour avoir à répondre de ses propres actes. Alors évidemment, à l’arrivée vous vous êtes senti "responsable" en ce qu’on vous aura fait croire à des pulsions "suicidaires"©[92, APR note 63] de ma part. En passant, drôle de "suicidaire"© qui, non seulement ne prend pas son Risperdal [93][94][95] (parce qu’il sait que c’est un "apaisant"©(sic)), mais aura vivement interpellé votre consœur -les yeux dans les yeux-, pour lui demander ce qu’à son avis produirait un "antidépresseur"© sur quelqu’un qui n’est pas "dépressif"©[96]… et ne lui démontre pas si mal au travers de questionnements un tantinet dérangeants (J’attends toujours sa réponse, d’ailleurs icon_razz.gif !). Bref, on vous a copieusement menti à cet égard et, si je puis me permettre, vous aussi êtes un "grand garçon" : il ne vous a pas fallu si longtemps pour vous apercevoir qu’au seul regard de ce que tout ce qui recoupe la préconisation de ce que vous dénommez "antipsychotiques"©[97], mon comportement était pour le moins atypique ! En somme, pas de chance pour vous : vous auriez eu davantage de succès à "déceler"© des "épisodes maniaques sévères"© chez ceux qui m’ont balancé "chez vous" que chez moi… Ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, vous balancent à la figure leur infâme "mythomanie"©[98, note 49] sur mon compte, et dans mon dos.
velo-insolite-top-saint-france-152748.jpg- Admettons. Il n’empêche que le résultat est là : de notre côté, nous vous devons asile…
- Ça, ce sont justement les autres limites de votre discours : stricto sensu, vous ne me "devez" rien, puisque vous n’y êtes pour rien ! Maintenant, j’entends bien votre propos : d’une certaine manière, je suis bien obligé d’y adhérer… à mon corps défendant. Parce que moi, je n’ai jamais sollicité votre "aide"©[99][100][101][47,10!]. Et je ne la sollicite toujours pas à ce jour (sinon à unique dessein de m’extraire de ce sac de nœuds !…) : simplement, vous êtes coincé de votre côté ; pour des raisons différentes, je le suis du mien.
- Bon. Ça, vous voyez bien que vous le comprenez, au moins…
- Bien sûr. Comme je comprends qu’à partir de dorénavant, ma présence en ce lieu n’a absolument rien de "médicale"© (si tant est qu’elle l’ait jamais été icon_lol.gif !)… même pour vous, et même pas en faisant semblant. C’est de l’assistance sociale, rien de plus. J’en profite pour vous faire remarquer que chez les plus apparemment "atteints"© de vos "patients"©, on ne vous a d’ailleurs pas attendu pour le savoir aussi. Dès les premiers jours, quelques-uns d’entre eux n’ont pas manqué de me demander ouvertement… ce que je fichais parmi eux : c’est dire qu’ils ne sont pas aussi "atteints"© qu’ils le montrent, mais passons ! En attendant, vous me "devez" asile… jusque à quand ? Jusqu’à ce que soit trouvée une solution d’hébergement autre que la vôtre, je vous l’accorde. Mais vu d’ici, on fait comment ? Je n’ai quasiment rien : pas de portable, pas d’internet, peu d’argent. Et bien sûr, pas de trousseau de clefs non plus, ne faisant pas vraiment partie du personnel de "soins"© : pour tout dire, je suis un peu enfermé, non ? À partir de là, on fait quoi ? On claque les doigts ?
Mais comme je vous l’ai déjà suggéré au début de notre conversation, vous ne POUVEZ PAS faire en sorte qu’un jugement moral n’en soit plus un.
- Oui, et alors ?
- Alors, que nous soyons –entre nous- dans le cadre de l’assistance sociale, l’affaire est entendue. Mais cela, c’est entre nous, aujourd’hui… et à l’intérieur de l’établissement. Ce qui ne présume en rien de ce qui se passe à l’extérieur : hier, aujourd’hui… et demain.
- Que voulez-vous dire ?…
- Hier, à l’extérieur, le jugement moral était patent. Il court toujours, puisque amplifié et officiellement assorti d’un jugement institutionnel. Jugement à vomir, mais néanmoins institutionnel. Il court toujours puisqu’à cause de lui je suis là, devant vous.
Aujourd’hui, vu de l’extérieur, suis-je ? À l’issue d’un passif aussi minable de la part de ceux qui m’ont expédié ici, lequel d’entre eux aurait intérêt à répandre la nouvelle (pour peu qu’il la connaisse !) de ma présence physique dans une sorte de "centre d’hébergement social" ?
Aujourd’hui, vu de l’extérieur, suis-je… chez un certain de nombre de personnes qui, la larme à l’œil, m’ont –plus ou moins discrètement- fait passer pour un fieffé taré auprès des leurs… et ce depuis des années, sans jamais en avoir démordu ? Dans un "centre d’hébergement social", vous croyez vraiment ? Le joli "triomphe" que voilà, pour ceux-là ! Leur grand intérêt n’est-il pas plutôt de l’entériner en criant sur les toits cette magnifique et inespérée "confirmation"©[12. APR note 191] de leurs salades nauséabondes ? Pour eux, un "hôpital"© à tarés, voilà qui sauve la face !
- Je vous ai dit qu’en revanche, je n’avais pas "confirmé"© votre… "violence"©[102][93][103, note 78] auprès de "qui de droit" ? Je me suis plutôt attaché à l’infirmer autant qu’il m’était possible !
- Oui, oui : vous me l’avez effectivement rapporté, l’autre jour. Pour cela aussi, sur la forme je vous en sais gré, bien sûr. D’autant que chez la personne à qui vous avez confié cela, votre parole de "spécialiste"©[104][105] a infiniment plus de valeur que la mienne. Cependant -sans vouloir vous peiner en dépit de ce louable effort de votre part-, cela change quoi, là, tout de suite ? Vous le voyez aussi bien que moi : rien du tout [106, APR note 74] ! Sans compter que sur le fond… est-ce du ressort de la "médecine"© de distinguer qui est violent de qui ne l’est pas ? Naturellement, je sais bien que vous subissez à cet égard d’énormes pressions du dehors, personnes ou institutions : finalement, que vous y croyez ou non à titre perso (à votre capacité de soi-disant déterminer de la "dangerosité"©[20] chez autrui), vous y cédez bon gré mal gré, à ces pressions. Sur ce plan, pour l’heure je suis peut-être votre "prisonnier"…
- Mais non [107,com.5/6] !
- Ah mais si : quand il faut chiner après une de vos "infirmières"© (avec son trousseau de clefs !) dès que l’on veut pouvoir mettre un peu le nez dehors, je suis navré. Maistrousseau-st-pierre.jpg chez moi, ce n’est pas exactement là une situation répondant beaucoup aux critères de la liberté ! Passons : nous y survivrons, pas vrai ? Concernant les critères de la prétendue "dangerosité"©, la plupart du temps, il suffit d’ouvrir un peu les yeux, c’est tout. On aurait demandé à mes propres enfants si leur père était "dangereux"© ou violent, ils auraient parfaitement pu être en mesure d’apporter une réponse fiable à la question puisqu’ils le voyaient au quotidien : ce ne sont plus des bébés, loin s’en faut. Aucun n’est "médecin"© non plus, évidemment ! Et après ? Ce sont eux qui, jusque là, vivaient, en pratique et au quotidien, avec "le grand méchant loup"© sous leurs yeux… (si "grand méchant loup"© il y a !) ; pas le "médecin"©, que je sache ! J’ajouterai même : pas même quiconque de leur parenté (ou de leurs connaissances) moins immédiate. (Ce qui n’aura pas dissuadé grand monde d’exercer quelques pressions… mais glissons : ce sont là davantage mes affaires que les vôtres…) Ah, les enfants… quand ça vous arrange, on s’en fout, n’est-ce pas ?
Bref, et pour en revenir à mon côté "prisonnier", je suis néanmoins infiniment plus libre que vous sur cet aspect de la "dangerosité"© : je n’ai pas à me plier à l’une ou l’autre de ces demandes orientées à la Madame Soleil dont on vous abreuve à jets continus ; je suis libre d’en penser ce que je veux, sans crainte d’en subir quelques représailles au titre de ma fonction. En attendant, coucou ! le beau singulier contraste [0/2, AV note 81] que revoilà !
- Ah ? Lequel, encore ?
- C’est plutôt limpide, non ? Je suis devenu "officiellement" "violent"© très exactement depuis l’immixtion dans ma vie privée de votre éminent "confrère"© -toujours le même [80]- qui, rappelons-le, ne m’a jamais ni vu ni entendu. Vous pigez déjà qu’en soi, cela m’offre matière à me fournir une dent acérée contre votre "discipline"© ! Maintenant, vous qui –avec le regard [108] de la même "discipline"©- avez disposé (et disposez encore) de plus qu’il ne vous est nécessaire pour vous livrer à vos analyses comportementales à mon propos (eh : je suis votre "prisonnier" !), vous qui me voyez –et que je vois-, vous qui voyez –et que voit- quelque personne "voyant"©[29, note 4] chez moi un fieffé taré, vous donc avez en main –aux yeux du monde- l’autorité requise à "infirmer"© une "violence"© aussi "officiellement" qu’elle avait été "confirmée"© (sic) par l’un des vôtres ! Et pourtant, vous le constatez avec moi… rien ne bouge, alors même que vous avez des éléments autrement plus consistants que le premier. Il n’y aurait pas un gros lézard quelque part ?…
- …

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- Alors évidemment –et là où vous êtes également plus coincé que moi-, c’est que (bien que, pour ma part, je pourrais presque –d’un claquement de doigt !- vous servir à la louche des "épisodes maniaques sévères"© icon_wink.gif chez un certain nombre de personnes…) vous n’allez pas non plus vous "désolidariser" d’un confrère, en abondant dans mon sens plutôt qu’au sien. Ce serait la dégringolade icon_redface.gif ! Pas tant vis à vis de celui-ci, d’ailleurs, que de tout un ensemble. Par conséquent, vous comprenez bien que pour ma part, non seulement je n’adhérais déjà en rien à la thèse des bienfaits de vos "médicaments"©, mais je récuse FONDAMENTALEMENT ce que vous faites passer pour un "diagnostic"©. En clair, c’est inéluctablement l’ensemble de votre "discipline"© que je récuse. Je ne vous oblige pas à me suivre là-dessus : cela vous contraindrait à apprendre à aller planter les choux [109] ! Il n’empêche que de mon côté -même à s’en tenir à un plan purement philosophique-, ceci me rend complètement et définitivement "INSOIGNABLE"©. Au moins pouvez-vous déjà assimiler cet état de fait : point que vous avez d’ailleurs acquis –et je vous en remercie encore-, puisque ayant levé à mon sujet cette stupide obligation d’intégrer le troupeau du "traitement"©.
C’est comme votre chef "infirmier"©. Il s’accroche, le pauvre !
- Ah ? Et à quoi ?
- Eh bien, à la même chose que vous, en définitive : une problématique de "soins"© à mon propos. Chez lui, faute de chimie sonnante et trébuchante, entrer en relation avec l’autre, discuter le coup, c’est déjà le "soigner"© !... Et ça, c’est SON jargon (sans doute aussi le vôtre) : PAS le mien ; il ne le sera JAMAIS. Ce que je lui ai dit, d’ailleurs. Mais bon, après tout : si cela le rassure, hein ?
Tout cela n’est au fond que du concept : on y croit ou on n’y croit pas. Eh bien moi, souffrez (si vous me passez l’expression
icon_wink.gif) que je sois tout simplement de ceux qui n’en croient rien ! »

DOC' hume en terres (lointaines)

551950300.jpg
« - Oui mais, n’est-ce pas, cela permet de mieux se comprendre, soi,… afin de mieux comprendre les autres ensuite. Il ne s’agit pas de les juger, hein ? Juste de se donner les outils afin de mieux les comprendre : en toute neutralité morale, voyez-vous ?…»
[0/2, APR note 68]

« Sans aucune expertise, ni même avoir discuté avec la fillette, un médecin en chef a rendu sa sentence. »
« Dans le cadre de cette thérapie, les
comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. »
[-0, AV note 1]

     Avec le recul du temps… plus une plongée au cœur d’une dépêche si récente 1884717932.jpgqu’elle concerne une situation en cours, les solides arguments plaidant (éventuellement !) en faveur de la thèse de toute neutralité morale réclament une bouée de toute urgence, tant ils inclinent à couler à pic.
     "Comportements adéquats" : qu’est-ce qu’un "comportement adéquat" ? avec quoi doit-il entrer en "adéquation", ce comportement ? avec le bon fonctionnement du foie, du pylore, du cœur, des poumons ou autre [28,  APR note 22] ? Parce qu’il semble bien avoir lu, juste avant : dans le cadre d’une "thérapie" ;
   "récompensé" : voilà un bien curieux langage "thérapeutique", décidément. Cf. le chienchien à qui on refile le nonos parce qu’il a bien rapporté la baballe [-0, note 56] ;
    "comportements atypiques" : sans blague ? Qui donc va prétendre imposer un "type"… au nom de quoi ? Nous baignons là dans une dictature déclarée. Mieux encore : chaque être humain étant UNIQUE, chaque être humain adopte un comportement UNIQUE. Ce qui veut dire que le comportement de l’un va NÉCESSAIREMENT être -peu ou prou- atypique du comportement de l’autre. Ceci hors de toute considération de sexe. Avec une telle considération, c’est peut-être un autre problème… qui n’entre CERTAINEMENT PAS dans le cadre d’une soi-disant "thérapie" ;
    "ignorés, voire réprimés" : au moins le vocabulaire a-t-il le mérite d’être clair ! À l’opposé de "récompensé", c’est de nouveau en VAIN que l’on cherche quelque rapport avec le cadre d’une "thérapie".
   En revanche, on le retrouvera plus facilement avec un chef de clinique jurant ses grands dieux -en 2009- que la "discipline"© à laquelle il est affilié cultivait le souci de la "neutralité morale" ! Ou, si on ne voit vraiment pas le rapport, il faudra nous expliquer comment on peut nous parler de "réprimer" ou de "récompenser"… en toute neutralité morale

____________________________________

      Achevons avec lui, précisément :  au titre de chef de clinique, il est plutôt sollicité : tant dans sa propre unité que dans le reste de l’établissement… voire à l’extérieur, en ville. Notamment en CMP [110] puisque le DÉTENU-OBSERVATEUR aura contribué de l’observer jusque là, en vue de quelques rencontres supplémentaires durant les semaines qui auront suivi sa DÉTENTION. (Il va sans dire qu’à cette période-là, il n’était heureusement plus qu’un EX-DÉTENU… mais toujours OBSERVATEUR.)
       Restons cependant dans le cadre même de la DÉTENTION. Lorsqu’on est chef de clinique sollicité, on l’est autant par le personnel "soignant"© -ou para"soignant"© - que les "soignés"© : on est en quelque sorte le "petit roi" du lieu. Pas même dans l’esprit de prétendre à un tel titre (ce qui n’est pas son cas), mais justement parce que tout le monde vous court après : c’est en quelque sorte le "Messie" du lieu, véritablement perçu comme tel. Courbettes, supplications et folles espérances, tout y passe. Néanmoins, il semble parvenir à se préserver une certaine modestie de sa personne -un abord affable- en dépit de ce ballet permanent de laquais autour de lui : chez beaucoup, il y aurait plus qu’il n’en faut pour se prendre "la grosse tête".

       Maintenant, pourquoi ce long développement à propos de ce qui n’est, somme toute, qu’une expérience noyée parmi… 69 999 (!) autres [110] ? Pour mieux situer auprès de tout le monde une atmosphère, un climat… un cadre de "thérapie"© (!), la fréquentation -en face à face et en direct- de ce qu’on pourrait qualifier d’éminences grises de par leur fonction… sans oublier, justement, de distinguer cette fonction du bonhomme qui l’incarne : faire éventuellement piger à quelqu’un que son truc relève d’une somptueuse imposture [111][112], ce n’est pas nécessairement le traiter d’imposteur, brut de fonderie ! Enfin, s’être assez imprégné de tout ceci avant de prendre l’ascenseur : pour remonter au tout début du présent commentaire (soit à "l’épisode" précédent [-0]) Précisément à l’endroit où est écrit qu’il eût été dommage que, dans la continuité d’un précédent commentaire [-0, AV note 23], un autre MOT -qu'il ne coûte RIEN d'expurger de son vocabulaire- peut être à son tour cité à comparaître. Ce mot, on l’entend beaucoup autour de soi, durant cinq semaines de CAPTIVITÉ : on n’entend presque plus QUE lui ! Ce mot n’aura été reproduit QU’UNE SEULE FOIS au cours de ce commentaire. Ce mot, l’EX-DÉTENU ne l’a JAMAIS prononcé sur place : ni parmi les "patients"© ni même en entretiens privés. Ce mot, on ne le voit nulle part au sein des quelques dialogues qu’il se sera amusé à rapporter ici même : il lui a en effet substitué d’autres mots, ceux qu’il a réellement prononcés sur place… et qu’il aura délibérément écrit en lettres capitales afin qu’ils attirent davantage l’attention. Ce mot, les quelques interlocuteurs à qui il aurait dû -ou pu- s’adresser savent parfaitement POURQUOI il ne l’a JAMAIS employé à leur endroit. Il ne me souvient plus vraiment leur avoir expliqué ouvertement POURQUOI, mais ce n’est pas si grave : dans un contexte très explicite de non-adhésion radicale (de sa part) à toutes leurs pompes, aux principes régissant leur fonction, ce n’est pas très difficile à comprendre. Ce qui n’empêche pas par ailleurs d’être un garçon "bien élevé" (de crainte d’atterrir dans une structure de redressement "thérapeutique"© de "comportements atypiques"© !…). Aussi, afin de rester courtois et d’éviter de sottes barrières d’incompréhension, avons-nous donné (avec le sourire, pourquoi pas) dans le "MADAME" ou dans le "MONSIEUR". Mais du "DOCTEUR", cela non : JAMAIS !

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            Parce que s’il existe des "lois"© iniques pouvant vous obliger à vous "soigner"©, il n’en existe AUCUNE qui puisse vous obliger à appeler quelqu’un d’une dénomination que vous avez d’excellentes raisons d’estimer illégitime. Ou alors… dans les dessins animés, peut-être


 

P.S. : c’est là un autre sujet, mais le principe est tout à fait valide pour "MAÎTRE"… avec cependant une difficulté particulière : face à des HORS LA LOI assermentés, on peut se demande si "MADAME" ou "MONSIEUR" n’écorcherait pas la bouche ?…
Mais c’est comme pour le reste : à vérifier en face à face, certes pas avec des gens qui fonctionnent "par correspondance"

 

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Article restauré au 16 janvier 2015

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29/02/2012

Transes atlantes : hic…

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Une fillette trans risque d’être internée en hôpital psychiatrique !
7 février 2012

Une jeune fille trans de 11 ans risque d’être internée de force dans le service psychiatrique de l’hôpital de la Charité à Berlin pour y être « éduquée en garçon ». 
trans-01.jpg&h=198&w=198&zc=1Les services de l’assistance sociale berlinoise, sur demande du père, ont décidé que la fillette devait être enlevée de son ex-femme, qui en avait la garde, car elle lui mettrait  de mauvaises idées dans la tête en lui permettant de s’habiller en fille. 
Moi je me demande dans quelle mesure les parents n’influencent pas leurs enfants en les habillant avec des vêtements « typiques » de leur genre de naissance.
Sans aucune expertise, ni même avoir discuté avec la fillette, un médecin en chef a rendu sa sentence. La jeune fille doit subir une thérapie en centre fermé. Je cite : on doit tout faire pour qu’elle apprécie son genre masculin. Il faut lui faire des propositions qui cadrent avec son rôle de garçon, comme le football ou les voitures. Il faut ignorer ses penchants féminins.
L’hôpital de la Charité utilise des procédures de thérapie que certains experts considèrent comme de la « manipulation d’inversion ». Dans son volume de « Médecine sexuelle », le sexologue Klaus Beier, qui officie à la Charité, écrit :
« Dans le cadre de cette thérapie, les comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. »
L’assistance sociale a malheureusement déjà réussi à faire entériner sa décision auprès du Tribunal de première instance. La mère a interjeté appel. L’affaire se trouve à présent devant la Cour d’appel de Berlin. 

Une pétition est en ligne pour demander au maire de Berlin, Klaus Wowereit, d’intervenir afin d’empêcher l’enfermement de la jeune fille en hôpital psychiatrique.

Le 12 mars une manifestation de soutien pour la fillette aura lieu à Berlin. Soit devant l’hôpital de la Charité, soit devant la Cour d’appel, l’endroit n’est pas encore déterminé. 

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Voici quelques articles parus dans le quotidien allemand Taz, ainsi qu’un article en anglais paru sur le site britannique Pinknews.

1 – article en allemand

Dans cet article, à la journaliste qui lui demande: « Depuis quand sais-tu que tu es une fille ? »,  la fillette répond: 

- Et vous, depuis quand vous savez que vous êtes une femme ?

Lorsque les médecins la placent devant une étagère de jouets pour la tester, avec à gauche les princesses roses et à droite les petites voitures, en lui demandant avec quoi elle préfère jouer, la fillette répond trouver ça ridicule et préfère faire un puzzle. 

2 - Interview de Hertha Richter-Appelt, médecin à Hambourg. Dans son équipe spéciale, Mme Richter-Appelt dit avoir suivi 70 enfants dans leur parcours trans ces dernières années. Selon elle les équipes berlinoises sont plus conservatrices qu’à Hambourg.

Toujours selon elle, l’argument selon lequel la mère de la fillette l’aurait poussée à la transsexualité ne tient pas:  

« Cela fait 30 ans que j’accompagne des gens dans leur parcours trans. Les parents peuvent bien entendu déstabiliser leurs enfants, mais on peut alors s’en rendre compte dans le cadre d’un suivi approfondi avec l’enfant. Cet argument est souvent utilisé par des personnes qui refusent de reconnaître l’existence de la transsexualité (…). »

3. Interview de Eren Ünsal, déléguée de la commission contre les discriminations du Land de Berlin. Mme Ünsal conseille d’accompagner les enfants et les ados dans leur parcours trans, sans vouloir à tout prix leur faire « reprendre le droit chemin ».

4. Article en anglais

Article source

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      Soyons clair : la retranscription de l’article ci-dessus est bien la reproduction dudit article, tel que paru sur son site d’origine, puis relayé par l’article source, qui –comme ici même- s’y intéresse sous l’aspect "thérapeutique"© que nous savons. Sous cet aspect-là, parfaitement exprimé dans le titre même de l’article d’origine, tout le monde [1, APR note 12] (depuis son auteure jusqu’aux différents relais, en passant par tous les signataires de la pétition proposée en ligne, jusque bien sûr ici même) partage assurément une légitime indignation quant à la nature du risque que court l’enfant. Partager –et relayer de nouveau- cette indignation, si c’est inévitablement relayer aussi les propos tenus par l’auteure d’origine, ce n’est plus nécessairement en partager -les yeux fermés- tous les points de vue qu’elle exprime ! Ainsi se demande-t-elle "dans quelle mesure les parents n’influencent pas leurs enfants en les habillant avec des vêtements typiques de leur genre de naissance". À cette question, plutôt que de longs discours, on pourrait la renvoyer… au cinéma. En 1969, François Truffaut a en effet tourné un film célèbre, narrant par le menu l’histoire d’un enfant qui, dans aucune mesure n’avait étéenfant_sauvage2.jpg influencé par des parents l’habillant avec des vêtements typiques de son genre de naissance. On aura bien sûr reconnu « l’Enfant sauvage »[2]. De même que par cette expression de "genre de naissance" –qui comme son nom l’indique, est bien de naissance : donc, étranger à un choix personnel-, on devine chez l’auteure une certaine adhésion à la fameuse théorie dite du gender [3]. Voilà déjà un point avec lequel on peut sereinement se dissocier de l’auteure : ceci avec d’autant plus de facilité qu’il est question d’un enfant. Jusqu’à plus ample informé, un enfant est un être humain de chair et de sang : ce qui le rend plus consistant que la plus pure des "théories". Comme être de chair et de sang, se pose ici la question de la transsexualité. C’est bien une question, non une réponse. Refuser de reconnaître son existence, par exemple, c’est une réponse : ce n’est plus une question. C’est bien une question de chair et de sang : dans la mesure où se présente un déséquilibre hormonal, si le sujet se voit tiraillé entre son "genre de naissance" (sic) et le genre opposé, il est logique qu’il n’ait pas même besoin de subir des influences externes (re-sic) pour se trouver confronté à une sorte de conflit identitaire interne. La question se pose donc en termes médicaux : portant sur la recherche de l’origine du déséquilibre hormonal, ses possibilités de traitements (s’ils existent) pour le résorber ou pour l’atténuer. Or, puisque la question se pose en ces termes, essayer de lui apporter des réponses selon d’autres critères est délicat : peut-être de telles réponses vont-elles parvenir à atténuer le problème… ou peut-être pas. Dans ce "peut-être pas" s’ajoute un risque : celui d’aggraver, plus ou moins considérablement, le problème. Ce qui nous ramène ici à la "réponse"© qui est proposée dans ce cas précis. "Proposée", c’est pour faire joli : en réalité, il s’agit plus sûrement de l’imposer par la force de la loi… celle-ci n’étant pas avare non plus de fournir des "réponses"©. Avec de telles "réponses"© -tant du côté de la loi que de celui de la "chose"-, nous avons dépassé le "peut-être pas", ainsi que le risque attenant. À ces "réponses"©, résonne en écho une autre réponse : celle d’une destruction programmée.

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                Cette destruction commence dans les mots. Son examen ne manquera donc pas de se référer à quelques sources étymologiques.

CHARITÉ : Dans le langage ordinaire (auquel nous nous tenons), la charité est une vertu qui porte à désirer et à faire le bien du prochain [4].

HÔPITAL : Un hôpital est un lieu destiné à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet de médecin [5].

PSYCHIATRIQUE : La psychiatrie est une spécialité médicale traitant de la maladie mentale ou des maladies mentales [6].
Aïe : la "maladie mentale"© n’existant pas [7, notes 53 à 56], cela vide déjà cette succincte définition de son contenu. Ce n’est pas grave : il en existe une autre.

"PSYCHIATRIQUE"© : Adjectif magique de sorcier [8], "réponse"©-joker là où il n’y a pas de réponse.

Question n°1 : en quoi cela fait-il le bien du prochain de l’interner de force ? Question n°2 : quel rapport y a-t-il entre « éduquer en garçon » et prendre en charge des personnes atteintes de pathologies et des traumatismes trop complexes ? Ces deux questions sont bien entendu des questions de candide : tout le monde en connaît –ou en devine- les réponses. Il est étrange que personne n’ait songé à lancer de pétition, face au scandale d’un établissement qui, non seulement ose s’appeler hôpital –tout au moins dans le "service"© pressenti-, mais a de surcroît le culot infâme de s’appeler charité… avec un C majuscule par dessus le marché. À supposer que le principe de la pétition revête quelque efficacité (ce sera là encore un point de "flottement"), le succès de celle-ci eût rendu inutile la "vraie", ci-dessus. Pour l’enfant, comme pour tous ceux qui sont "atteints de pathologies et de traumatismes trop simples pour"©être vrais.

--------------------------------

ÉDUCATION : L'éducation est, étymologiquement l'action de « guider hors de », c'est-à-dire développer, faire produire [9]. Ce qui laisse plus que suggérer d’aller de moins à plus, de bas en haut [10, APR note 2][11, note 42].

La « manipulation d’inversion »(sic!) entre explicitement en scène dans le programme "hospitalier"© : qu’en pensent les "spécialistes"©[12. APR note 191][13, APR note 85] de la manipulation [14][15][16][17][18] ? Action d'éduquer en contrariant une habitude, un réflexe, voilà qui ressemble en tout point [19,1] au programme envisagé. Ce que pensent les spécialistes du verbe, eux, c’est que ce type d’action correspond très exactement [20] à leur définition première de… CONTRE-ÉDUCATION [21].

Quoi qu’il en soit, toute prétention à pratiquer quelque forme d’éducation (indépendamment de sa possible perversion) en appelle -par nature, comme par fonction- à être empêché de s’abriter derrière une revendication de neutralité d’ordre moral.

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      Au sujet d’un récent article (portant sur "l'échec (?) de la "psychiatrie"© officiellement dévoilé"[22]), y avait été suggéré en écho le refus d'une certaine TERMINOLOGIE [22, AV note 2]. Parce que avant d'être dans une guéguerre "thérapeutique"© ne disant pas son nom, nous sommes dans une guerre des MOTS. Or, depuis que l'homme est homme, on sait que les mots peuvent tuer au moins aussi efficacement que le fil de l'épée : ceci, la "psychiatrie"© est excellemment bien placée pour le savoir puisque, en dépit de tous ses "échecs" sur le terrain, c'est précisément de cela qu'elle (SUR)VIT.

     À cet égard, il eût été dommage que, dans la continuité de ce précédent commentaire, un autre MOT -qu'il ne coûte toujours RIEN d'expurger de son vocabulaire- passe à la trappe. Il est écrit quelque part : "ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils [...] aiment [...] les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi."[23,Mt(1)]Bien que l’origine de cette citation n’ait d’évidence rien de profane, il ne s’agit nullement d’ajouter de l’eau au moulin (de cette connotation morale qu’implique ordinairement toute visée éducative) en l’inondant de considérations auxquelles on n’adhère pas nécessairement. Il s’agit plus simplement de se livrer à… un petit exercice ludique. Ainsi, au titre de "Rabbi", amusons-nous à lui substituer celui de... "Docteur". Après quoi -indépendamment de toute adhésion sur le fond-, nous pouvons RELIRE gentiment la citation dans sa forme : quelqu'un lui trouvera-t-il encore un âge "canonique" de deux mille ans ?

     Maintenant, nous n'allons pas remonter à deux mille ans... mais beaucoup plus près de nous : aux alentours de mai 2009. Cette période correspond en effet à ce qui était par ailleurs dénommé une de ces SÉQUESTRATIONS [22, AV note 3]... qui, aux yeux du monde (surtout celui qui n' y est pas !) est officiellement nié [1, APR note 12] –et "charitablement"©(sic) "commué"- en "hospitalisation"©[24][25]. il va sans dire (parce déjà abondamment dit et répété au cours de précédents commentaires) que la guerre des MOTS commence à la première seconde : soit, par le rabâchage (poli, mais ferme) de l'article 4 des "officiels" "droits" (sic) du "patient"©[26][27] (re-sic) auprès du personnel "accueillant", TOUTES hiérarchies confondues. C'est une guerre : donc, à la première seconde, personne ne vous connaît si votre casier judiciaire dossier "médical"© est vierge. Immergé contre votre consentement au cœur du territoire de "l'ennemi",  si vous n'avez pas apporté votre kalachnikov avec vous (!), vous êtes fichu : vous perdez donc la première bataille icon_cry.gif.

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       Encore une fois, on ne vous connaît pas... mais on vous accueille néanmoins pour raison de "maladie"© que personne n'a identifiée (!). Disons que pour atténuer cette première (et déjà monumentale !) incohérence, nous allons être conciliants : en considérant que, justement, vous êtes là pour que des "spécialistes"©[12. AV note 204!][28, note 6] vous "identifient" enfin cette fichue "maladie"© que tout le monde"voit"©[29, note 4]... sans la voir. À cet égard, vous prenez déjà les dits "spécialistes"© au MOT... en leur laissant plus que suggérer que c'est donnant/donnant : tant qu'il n'y a PAS d'"identification" de la "maladie"©, il n'y a PAS de "soins"© en rapport avec cette "maladie"© : d'où, entre autres, le rappel de l'article 4, n'est-ce pas. Ce disant, vous leur fichez le nez dans LEUR incohérence.

[ NB : la guerre des MOTS, elle, ne se voit pas toujours. Notamment lorsqu’elle se fait… Montage-amityville2.jpginternationale. Ainsi, lorsque l’observateur lambda (non-spécialiste es langues) examine le terme anglo-saxon "SANITY", l’étymologie "sanitaire" du mot lui saute évidemment aux yeux. De "sanitaire" à "santé", il n’y a qu’un pas : nous restons dans une même famille verbale, reconnaissable aussi aisément à l’anglaise qu’à la française. Aussi, n’y prêtant pas davantage attention, l’observateur passe-t-il rapidement son chemin, ayant sans nul doute déduit que "sanity" n’était finalement qu’un synonyme anglo-saxon de "health"[30]. [health (GB) = santé (FR) [31]] Or, il n’en est rien, l’"innocent" "sanity" révèle en effet, dans sa traduction française, une sournoise et globalisante contraction du mot d’origine plutôt qu’un véritable synonyme. [sanity (GB) = "santé mentale"© (FR) [32] et non santé seulement [33]] La traduction a ainsi "proprement" –et opportunément- escamoté l’adjectif d’origine, conférant au mot une simili-"plénipotentiarité"[34, AV note 221] sur la santé que ne possède pas "health" !… ]

             Si nos "spécialistes"© s'aventurent à "soigner"© une "maladie"© non identifiée, ils appellent la procédure "soins"© tant qu’il leur chante (et cela leur chante beaucoup !), vous, vous appelez cela clairement un EMPOISONNEMENT [35, notes 77 à 84][36, APR note 86][37]. Ce que vous leur dites droit dans les yeux : nous ne sommes plus dans le "virtuel", mais dans la résistance immédiate, physique et concrète à l'empoisonnement. Vous avez peut-être une roue de secours dans le coffre de votre voiture, mais vous n'avez qu'UNE SEULE peau : vous la défendez, un point c'est tout.
              Néanmoins, vous avez perdu la première bataille. C'est comme au tribunal : vous pouvez bien clamer votre innocence sur tous les tons, il est bien connu "qu'ils disent tous ça" ! Donc, vous pouvez marteler que :
- vous n'êtes pas "chez eux" pour raison de
"santé"©,
- vous êtes "chez eux" parce que des […] de première catégorie
[38] ont copieusement magouillé pour que vous y soyez,
- il est
hors de question de vous faire ingurgiter quoi que ce soit de leurs décapants chimiques PARCE QUE vous en connaissez déjà un certain rayon à leur sujet,
- de surcroît, vous partagez –ouvertement, quotidiennement et abondamment- ces connaissances (depuis des mois, sinon des années) sur un blog assez confortablement fréquenté
[39] au regard de son positionnement sur la Toile, comme de sa catégorie,
- le panier de crabes puants -qui se fait passer pour le "tribunal"
©©© officiel du lieu [40]- n'a pas fini d'entendre parler "du pays"[41][42] parce que vous n'êtes pas dupe une seconde de son écrasante responsabilité dans cette présence forcée chez"l'ennemi"...
(peut-être bien qu’à la réflexion, "ils ne disent pas tous ça" !...), vous faites déjà ostensiblement tache dans un décor aseptisé de zombies résignés.

       Néanmoins, vous avez perdu la première bataille. Concrètement, cela veut dire que vous FAITES, vous, exactement [43] selon ce que vous DITES [44, AV note 414]. Le premier soir, vous n'intégrez PAS la file soumise des candidats (consentants ou non) au "traitement"©[45][46]. Vous êtes arrivé en fin de matinée : vous avez déjà eu un premier entretien, d'une bonne dizaine de minutes avec le chef de service de l'unité dans laquelle vous êtes INCARCÉRÉ. Naturellement, vous prononcez ce mot. Vous vous souvenez encore du premier mot que l'on a prononcé à votre égard : « de quoi "souffrez"©-vous ? icon_lol.gif » Face à cette question (criante de hors sujet en dépit du lieu où vous vous trouvez ;  mais lieu que vous savez n’en être pas moins le pays de la… "translangue"©[47, note 13]),
- ou vous devenez hilare, répondant du tac au tac que vous "souffrez"©(sic) surtout d’être entouré d’une belle brochette de […][48] –craignant, un brin pince-sans-rire, que la "médecine"© s’avère impuissante face à ce constat cruel… surtout si ce n’est pas même la dite brochette qui se met alors à sa disposition !-
- ou vous tapez du poing sur la table... et balancez sur la table de votre interlocuteur chef de service tous les éléments qui viennent d'être énoncés. Éléments que vous ne manquerez pas de glisser ensuite, ici et là, auprès du personnel subalterne.

       Donc, le premier soir, on vous connaît plutôt moins mal (!) qu'à votre arrivée. Cependant, vous n'avez PAS intégré la file du "traitement"© : même s'il est vrai qu'il y a pas mal de turn over dans les différentes équipes "infirmières"©[49], on commence un 791301756.jpgpeu à savoir POURQUOI vous n'avez PAS intégré la file du "traitement"©. Mais on est subalterne : on n'a pas envie de risquer de se faire taper sur les doigts par la hiérarchie. Donc, on remporte la première bataille... en vous désarmant : c'est plus "prudent"©. C'est surtout plus facile. On se met donc à trois ou quatre contre un (remarquons l'homonymie avec CONTRAINT), et hop ! piqûre de "traitement"© intraveineux.
     Jusque là, vous aviez été plutôt gentil [50?]... jusqu'à mesurer les tiraillements intérieurs d'un personnel "infirmier"© sentant bien -quelque part dans son vécu- qu'il se dirigeait vers la grosse boulette du soir. Apparemment -et heureusement-, le produit injecté était faiblement dosé : ce qui était d'ailleurs VOTRE condition sine qua non pour "consentir" -du bout des lèvres- à leur cochonnerie, tant pour leur éviter des em... (en externe) que pour vous en éviter à vous-même (en interne). Également pour éviter une violence trop prononcée. Après quoi, vous confirmez la grosse boulette. C'est-à-dire que si vous étiez resté gentil jusque là, vous faites à présent un beau scandale dans les couloirs : vous réaffirmez avec virulence votre très PROFOND DÉSACCORD de la procédure qui vient d'être employée à votre encontre. Nous sommes en fin avril 2009 : donc, vous n'attendez pas Mr Guéant pour faire... de "l'anti-Guéant". Autrement dit, à propos de la procédure qui vient d'être employée à votre encontre, vous invoquez fermement un RECUL de la civilisation nous faisant revenir à la préhistoire. Bref, vous faites l'ANTI-zombie : ça les surprend, tellement ils n'ont pas l'habitude. Ce qui les surprend surtout, c'est d'entendre une telle volée de propos COHÉRENTS : ça non plus, ils n'ont pas beaucoup l'habitude... du côté personnel de "soins"©, entendons.

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       Les jours suivants, ils n'ont toujours pas pris l'habitude. Vous en tenez compte : donc, vous leur laissez entendre qu'ils ont gagné la guerre. Autrement dit, vous... prenez la file de "traitement"© comme tout le monde, la hiérarchie supérieure ayant persisté à ne pas y renoncer. Vous profitez d’ailleurs de l’occasion qui vous est alors fournie pour entamer la discussion avec vos "partenaires" de "traitement"©… en vérifiant in situ tout ce que vous avez déjà pu écrire sur le sujet. Vous vous apercevez alors que vous étiez encore en-dessous de la réalité ! Vous demandez ainsi à un tel pourquoi (c’est-à-dire au nom de quelle "pathologie"©) il prend son "traitement"©… et vous aurez beaucoup de chance si vous obtenez alors une réponse cohérente. Non parce que votre interlocuteur est incapable d’aligner une phrase sensée (!) : mais tout simplement parce que la plupart d’entre eux ignorent la nature exacte de leur soi-disant "pathologie"© ! Certes, l’un ou l’autre se risquera bien à quelque dénomination… aussi commune qu’extraordinairement vague [51, APR note 30]. Les "traumatismes trop complexes pour pouvoir être traités à domicile ou dans le cabinet de médecin"©[0, note 5](sic) ont décidément comme des allures d’auberge espagnole : même du côté "patient"©, on y fourre absolument ce qu’on veut ! Il est vrai que "l’auberge" n’est pas indifférente au sujet, ventre affamé n’ayant pas d’oreilles. L’heure du "traitement"© précède immédiatement celle du repas : ce dernier étant étroitement conditionné à la prise du premier, on devine plus aisément la réelle motivation de la "fidélité" aux "soins"©. Il n’empêche qu’un autre proverbe souligne, lui, que… quand l’appétit va, tout va [52]. Si tout vaà quoi bon les "soins"©[53] ? À quoi bon les reproduire –en une telle concentration- chez d’étranges "souffrants"© si peu curieux de savoir de quoi ils "souffrent"© ? Voilà qui est cornélien… et vous suggérera éventuellement d’essayer –en vain- de secouer un peu le cocotier, plaisantant vos "partenaires" sortant de la salle de "traitement"©, leur demandant si après cela ils sont "guéris"©. Pour des "traités"©, ils ne sont d’ailleurs pas si dupes de l’ironie affichée de votre propos !…

Il n’en demeure pas moins que derrière cette ironie, au-delà du spectacle hallucinant de ce ballet résigné, se tapit une réalité qui, elle, ne prête guère à sourire. Parce que cette réalité vous fait toucher du doigt l’une des plus profondes injustices à laquelle vous assistez, impuissant : injustice intrinsèque au  lieu même, bien sûr, mais également à une échelle infiniment plus large, puisque planétaire. Cette injustice –scandale permanent- est aussi celle de l’opposition Nord-Sud. Pendant que dans l’hémisphère sud, des millions de gens meurent au quotidien –ou survivent en des conditions extrêmement précaires- des suites de quelque maladie (clinique : vérifiable et souvent vérifiée), alors que la médecine du nord aurait su et pu les diminuer –voire les guérir- avec les moyens thérapeutiques dont elle dispose… dans l’hémisphère nord, à quoi s’emploie-t-on ? Une partie non négligeable de ces moyens (sans parler des invraisemblables énergies déployées, en personnes comme en structures) est pervertie à dessein de distribuer abondamment des "médicaments"©"traitant"© des fantasmes conceptuels jusqu’à déclencher sciemment la maladie qu’ils sont censés "soigner"©[53][54] ! Avec cette réalité pieusement conservée dans un coin de votre tête, ce n’est pas la "bouffe" qui vous motive. À la limite, le souci de ne pas se faire saborder les connexions neuronales passe lui aussi au second plan. Parce que ce qui vous motive, c’est d’abord la volonté farouche de ne pas entrer le bout de l’ongle dans pareille ignominie, par votre propre complicité, active ou passive [55, APR note 32].

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À une échelle plus réduite –et plus immédiate (avant de poursuivre plus avant)-, ce type d’"aventure" permet nonobstant de prendre ponctuellement le pouls –d’en saisir sur le vif le climat régnant- au sein d’un établissement tenant doublement ses pensionnaires par le ventre : autrement dit, par la satisfaction des besoins de l’alimentation quotidienne, celle-ci étant tributaire de la soumission aux "soins"©. Nous ne sommes guère éloignés d’un schéma propre au chenil : en forçant à peine le trait, à la docilité du bon toutou répond la régularité de l’heure de sa pâtée. Ceci pour signifier combien, chez des personnes adultes, nous sommes infiniment plus éloignés de tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à la satisfaction de besoins… éducatifs. Précision non superflue, puisqu’il serait opportun de ne pas perdre de vue –et de rappeler, à temps et à contretemps- que l’article source extérieure de la présente note a pour sujet principal non pas une personne adulte… mais un(e) malh849315692.jpgeureux(se) enfant de onze ans ! Que les "transes" liées au positionnement sexuel de cet(te) enfant soit sujettes à controverses, soit. Mais le type d’établissement qu’on lui projette, lui, ne l’est pas : c’est en vain que l’on y dénicherait la plus petite cohérence éducative !…
     Jusque dans ses spécificités explicitement affichées, nous retrouvons la docilité du bon
toutou : « Dans le cadre de cette thérapie (sic !), les comportements adéquats doivent être récompensés, et les comportements atypiques pour le sexe considéré doivent être ignorés, voire réprimés. » Si le chienchien rapporte le nonos [56], il a "droit" à sa "récompense" ; s’il ne le rapporte pas, il sera "puni" [57]. Ce sont là les plus sordides critères de l’élevage animal… non de l’éducation.

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           Pour l’heure, vous passez néanmoins de votre côté pour "complice passif" puisque tercian.gifincarnant en apparence le vaincu de la guerre : vous prenez la file de "traitement"© ! Cependant, celui-ci produit chez vous un effet secondaire non officiellement répertorié : en effet… il vous refile illico une envie pressante ! Vous fréquentez donc beaucoup les toilettes de l'établissement : on y est en effet à l'aise pour... recracher dans le lavabo la petite cochonnerie colorée que vous avez méticuleusement conservée sous votre palais, vous abstenant non moins méticuleusement -entre temps-, de tout déglutissement. Avec de l'entraînement à cet exercice puéril, vous n'aurez finalement "réussi" à avaler accidentellement (vraiment accidentellement [58, APR note 15] !) qu'un seul Tercian [59][60][61] en un peu moins de quinze jours. Juste ce qu'il faut pour piger POURQUOI, durant ces interminables premiers jours [25, APR note 13], vous étiez à peu près le SEUL "patient"© à posséder suffisamment d'énergie le matin pour errer DEBOUT dans les couloirs. (Ceux qui connaissent savent que la file du "traitement"©, c'est TROIS FOIS par jour, avant chaque repas : le premier de la journée n’étant pas le moins redoutable dans ses effets...)

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      L'exercice étant de fait puéril, vous commencez d’ailleurs à vous en lasser rapidement : à tel point qu'au téléphone, il vous titille de lâcher le morceau à quelqu'un de l'extérieur. Ce quelqu'un, vous le testez [62] un peu : parce que c'est quelqu'un qui, pour le moins, n’est pas innocent de votre présence forcée dans cet endroit peu propice aux débordements d’enthousiasme. Quelqu'un en qui, néanmoins, vous voulez essayer un peu de lui donner quelque ultime chance de pouvoir lui accorder (un peu) confiance. Essai non transformé : dès le lendemain matin, la "psychiatre"© en charge de l'unité de "soins"© (mais néanmoins subalterne du chef de service) est avisée par téléphone que le "patient"© X était un FAUX "soigné"© depuis le premier jour (hormis la piqûre du premier soir, jamais réitérée..) : ô trans-scandale ! cet impénitent fripon se voudrait fier de tout recracher systématiquement dans les toilettes !

 Dialogues au pays des pilleurs de jardins secrets   >>>>>>>>>

Article restauré au 15 janvier 2015

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24/11/2011

"Science"© non exacte et foutages de gueule…

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2327630680.jpg       "Il est vraisemblable que nous constaterons, et ce n'est pas vraiment une surprise, que la science psychiatrique n'est pas une science exacte puisque le contrôle judiciaire avait vu ses modalités fixées après l'expertise psychiatrique"[1]


Vidéo ajoutée le lundi 28 octobre 2013[*]

          Il est vérifiable que nous constaterons, et ce n'est pas non plus une surprise, qu’il suffit de taper « la psychiatrie n'est pas une science exacte »[2] dans un moteur de recherche pour obtenir un résultat de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’occurrences. Pour nombre de ces dernières –ce n’est toujours pas une surprise-, l’internaute est immanquablement renvoyé quelque part du côté des Cévennes. Jusque en haut lieu, on sait donc parfaitement que la "science"©[3][4][5] "psychiatrique"© n’est pas une science exacte. Et puisque ce n’est pas vraiment une surprise, c’est bien parce qu’on le sait depuis longtemps. De même sait-on –ou devrait-on savoir- qu’il n’y a pas de dysfonctionnement [6] du contrôle judiciaire en soi, puisqu’il fixe ses modalités après l’"expertise"©©©[7][8, notes 34 à 38] "psychiatrique"©… mot qui, aujourd’hui (et à raison), se fait singulièrement insupportable aux oreilles de beaucoup de commentateurs. Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. Plus grave : elle encourage -voire engendre- le dysfonctionnement de tout ce qu’elle touche de près ou de loin : personne physique ET personne morale. À défaut d’être une "science"© exacte (sic), la ci-derrière "psychiatrie"© a bâti sa (fausse) réputation sur le monopole universel de sa "compétence"©[9, APR note 203] (re-sic) à juger de la cohérence d’autrui. Attendu qu’elle devrait alors censément être exemplaire de sa propre cohérence, il devrait donc être vraisemblable d’en constater les effets divers sur la plupart des acteurs qui ont recours à ses "services"© : les dits acteurs se faisant à leur tour des vecteurs de cohérence. Car plus la cohérenc639467791.jpge est constatée, moins le recours à la violence [10, AV note 14] le sera ; ce n'est pas vraiment une surprise non plus que le langage de la violence soit l’expression ultime de celui qui constate avoir épuisé toute autre forme d’expression –à commencer par celle de la cohérence-, voire qui se défend éventuellement d’une violence exercée au préalable contre sa personne : en cela, il ne fait jamais que répondre au schéma multiséculaire « œil pour œil, dent pour dent »… ou cherche tout simplement à sauver sa peau lorsque la cohérence la plus immédiate est la menace qui pèse sur celle-ci. En somme, si à défaut d’être une "science"© exacte, la ci-derrière "psychiatrie"© se distinguait au moins par une cohérence se situant au-dessus de la moyenne, dans son sillage le recours à la violence devrait pour le moins se faire anecdotique : se réduire à des exceptions, des "incidents de parcours".
       Ce serait vraiment une surprise… pour les quelques 70 000 personnes qui sont "hospitalisées"©[11, notes 40] en "psychiatrie"© contre leur volonté chaque année en France [12, APR note 60], parce qu’elles "présentent"©[13][14, notes 2,3] un "danger pour elles-mêmes ou pour les autres"©[15, note 165]. En théorie, tout le monde accepte l’idée qu’il faut respecter l’être humain et prendre en compte la personne [10, APR note 12]. En pratique, tout le monde accepte l’idée que quelques 70 000 personnes puissent être violemment "hospitalisées"© au nom de modalités fixées après "expertise"©©© "psychiatrique"©… quand ce n’est pas avant !

         « À première vue, un monde dans lequel on pourrait savoir à l'avance qu'un crime sera commis n'est ni possible, ni souhaitable. Ce n'est pas possible, parce que le futur n'est pas écrit, et qu'on suppose que les individus agissent librement.
Ce n'est pas souhaitable, surtout, pour deux raisons :
- d'abord, ça veut dire qu'on pourrait arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'auraient encore rien fait. Et donc, ils seraient innocents ;
- ensuite, parce qu'on considèrerait, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir. »
[16]
- À seconde vue, aussi peu "possible" et "souhaitable" qu’il soit, il est à craindre que ce monde-là ne s’écrive pas qu’au cinéma : il s’en faut de quelques 70 000 personnes. Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on peut arrêter et condamner les gens alors même qu'ils n'ont encore rien fait (il suffit de cacher derrière des mots qui valent déni [10, note 12] le vocabulaire judiciaire et carcéral [17][17bis], au profit d’une sémantique [18, notes 25 à 45] que tout le monde acceptera…) Et donc, ils sont innocents… eux [19]Aujourd’hui, au nom d’une "science"© très officiellement réputée non exacte, on considère, de fait, qu'ils ne sont pas libres de leurs actes, et ne peuvent rien changer à leur avenir : les "troubles"©[20, APR note 55] dont sont "scientifiquement"© affectés ces malheureux ne rendent-ils pas "impossible leur consentement"©[21] ?
- À troisième vue, le sort pratique de ces innocents n’a rien à envier à ce qu’il eût été s’ils avaient été coupables [22, APR note 26][23, APR note 66]. Il est vrai que –tant que l’on ne poursuit pas d’investigation quelque part du côté des Cévennes- le grand intérêt (hors l’intérêt économique que tout le monde sait [24][25][26][27]…) d’une "science"© non exacte est de pouvoir impunément nier la singularité de l’autre et l’effacer [10, APR note 12][28, note 14] : parce qu'elle considère, de fait, que la face obscure qui existe en chacun de nous [10, APR note 12] existe tout de même "davantage" chez l’autre [29, notes 100 à 102] ! Ce qui est très acceptable pour tout le monde ; à condition toutefois de ne pas se voir fixées chez soi ses modalités (de survie ?) après "expertise"©©© "psychiatrique"© : exactement pas facile pour le singulier autre quand il se fait "expertiser"©©© à son insu et à distance [13][14, notes 2,3][30, notes 47 à 53]
- À quatrième vue, même si celui-là parvient à débusquer (à temps et à contretemps) ces multiples violences cachées autour de sa (peu avenante) "société", il constatera -et c'est vraiment le bas-fond de l’ignoble plutôt qu’une surprise-, que la violencepantin.jpg morale (et non "psychologique"©[29, notes 37 à 39] !) exercée contre sa personne –toujours sous couvert d’une "science"© non exacte- demeure intacte [31] et n’est jamais prise en compte par ceux-là même qui l’ont fomentée [32, APR note 112] : ce que l’"expert"©©© en personne n’est d’ailleurs parfois pas le dernier à déplorer [33, APR note 91]. À croire qu’ils ne peuvent rien changer à l’avenir saboté de l’autre : se pourrait-il qu'ils ne soient pas libres de leurs actes [34][35][36][37] ?…  Par conséquent, rien ne change d’un passif de violence morale, du fait que celle-ci assimile (pour tout le monde au présent) des gens qui n'ont encore rien fait, au profil délictueux [9, AV note 205] d’un adolescent ayant commis de telles horreurs que même un procureur (qui en a pourtant vu d’autres) se refuse publiquement de les détailler. Cette violence morale, personne n’en parle parce qu’elle est évidemment moins spectaculaire que l’autre : si l’on ose dire, elle ne tue qu’à petit feu. Dès lors, on peut bien chercher désespérément à nous "vendre" le portrait-type du "psychopathe"©[38][39] exceptionnel et hors normes [40] (est-ce bien cohérent, au sujet d’une "pathologie"© réputée –aux yeux des "experts"©©© et de leurs "innocents"- se répandre dans le monde comme une traînée de poudre ?…), serait-il vraisemblable que le "produit fini" agréât spontanément à quelques 70 000 personnes ? À moins que tout le monde accepte de les considérer également comme "exceptionnelles" et "hors normes". Mais dans ce cas, et face à un tel chiffre, quelle est donc la définition exacte de "l’exception"… et bien sûr, celle de la "norme"[41, APR note 4] ?

« …Sans se rendre compte de ce que tout ça implique : qui voudrait vivre dans un monde où on peut être arrêté et enfermé, non pas pour des actes qu'on a commis, mais pour des actes qu'on pourrait commettre dans l'avenir, alors que chacun revendique sans doute le droit d'être reconnu comme un individu libre de ses actes ?
C'est pourtant ça qu'on appelle la « 
dangerosité »
[9, note 195][42][43]
 : la possibilité ou la probabilité qu'a un individu de commettre un crime. Il faut sans doute penser à toutes ces conséquences quand on réclame des mesures supplémentaires pour prévenir l'avenir. »[16]
Des conséquences ? Qui voudrait vivre dans un monde où on peut s’arrêter aux conséquences [44, notes 29 à 35] ? il n’est plus guère d’individu libre de ses actes que celui qui revendique chez l’"expertisé"©©© son devoir de subir -et de subir lui seul [29, APR note 60] - les conséquences, non pas pour des actes qu'il a commis, mais des actes qu’auront commis contre lui des demandeurs d’"expertise"©©© à la petite semaine ! Ceci à la mesure de sa « dangerosité » "prédite"©[45] : car, en effet, « on voudrait justement que les "experts"©©©-"psychiatres"© puissent prédire l'avenir, et on a peur qu'ils se trompent »[16] (à l’exception notable de la réclamation d’un certificat de complaisance [46, APR note 54] de « dangerosité » d’autrui [47,com.10] ; dans ce cas précis, personne n’a peur ni de tromper ni de se tromper [48: personne ne pensant le moins du monde aux conséquences que cet acte impliquera auprès des proches [49] du promu « dangereux » par voie de "science"© non exacte, puis par voix de faux-derche [50][51]…). Face à cela, qui penserait encore à toutes ces conséquences ? Ce serait un coup à coller une migraine carabinée à ceux qui en ont perdu l’habitude [52][53][54][55][56!]

     C'est pourtant ça qu'on appelle le « spécialiste » incontournable de la « dangerosité »… sans se rendre compte de l’implication de toute l’historicité revendiquée [57, AV note 1][58] de sa "science"© non exacte : les chats n’étant pas réputés faire des chiens, il n’est pas besoin de mesure supplémentaire pour prévenir l'avenir en fonction de ce passif de fournisseurs d’"expertise"©©© que chacun peut reconnaître comme baromètres de la « dangerosité » au même titre que le renard [59][60][61] se reconnaît à sa  remarquable compétence de certification "scientifique"© es poules exactes [62].

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     Il reste donc à savoir –du moins, à rappeler aux autruches- qu’il n’y a pas non plus de dysfonctionnement de l’"expertise"©©© "psychiatrique"© : celle-ci EST un dysfonctionnement en soi. [0, APR note 8]. Ce qui, assurément, ne sera pas du goût de l’"expert"©©© "psychiatrique"© lui-même : du moins, celui qui parvient à se rendre compte de l’implication possible ou probable d’un tel rappel. Il pense sans doute à toutes ses conséquences (ce qui, en soi, est déjà une performance [44, notes 29 à 35] qu’il convient de saluer !). Car la "bonne" autruche est celle qui se fourre la tête dans le philosophie,politique,littérature,sociétésable, se privant de ses sens… et comptant donc sur ceux d’autrui afin de lui donner sens au singulier ; c’est-à-dire, cohérence. Ce qui rejoint, bien sûr, la "compétence"©[0, note 9] monopolisatrice que nous savons, à juger de la cohérence d’autrui. Par conséquent, on concédera à la "bonne" autruche son acquiescement à ce que « la psychiatrie ne soit pas une science exacte »… et ce faisant, on appuiera davantage sur l’"exacte" et moins sur la "science" : constater comme un dysfonctionnement "scientifique", c’est encore rendre hommage à l’aspect "scientifique", sans songer un instant à le remettre en cause. D’où le paradoxe –qui n’est qu’apparent- de l’"expert"©©© "psychiatrique"© se dévouant en montant au créneau, veillant à ce que les autruches ne relèvent pas la tête en les rassurant [63, note 3] par un "prêche" officiellement dirigé contre sa propre "paroisse".

     « Chambon-sur-Lignon : un psychiatre accuse la psychiatrie »[64], un titre pareil ne résonne-t-il pas simultanément du cri indigné de Zola et du coup de pied dans la fourmilière ? En somme, on va voir ce qu’on va voir ! Et l’on voit : « Réellement, je crois que la société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques. Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable. »(Appréciera la "personne condamnée à tort", qui est seule à en supporter toutes les conséquences, quand bien même elle n’aurait en rien le profil du tueur [65, notes 70 à 76]…) "S’agissant des pronostics de dangerosité, le psychiatre estime que ses confrères se trompent [48] en moyenne une fois sur deux ! (Ce qu’on savait déjà de la bouche d’un autre "expert"©©©[67], mais ne dérange personne tant que 883046484.jpgl’on n’incarne pas la "condamnée à tort"…) "Autant, ajoutait-il, s’en remettre au hasard !"… ou jouer aux courses [67com.,§3] : en attendant, on ne lui fait pas dire. De même que : « Le niveau des expertises psychiatriques françaises, il faut le dire, est souvent consternant » !!! "Et d’ajouter ce témoignage tout frais : « Hier en tribunal correctionnel, comparaissait un homme condamné en première instance. Interrogé sur un lien possible entre l’agression [dont cet homme était accusé] et le suicide de sa victime, l’expert a répondu : “Il a pu très certainement exister un lien !” Il a pu très certainement… c’est du Molière ! Et la personne a été condamnée là-dessus ! »"[64] Bien sûr : puisque cela fait très certainement exister le lien entre la fameuse "nécessaire indépendance" des "Magistrats" et leur effarante et mortelle psycho-dépendance [68, notes 134 à 142] ; "Magistrats" qui, sous toute latitude, "suivent généralement les recommandations des experts"[69, AV note 30] : que celles-ci concernent un non délinquant [68, APR note 108] ("pour des actes qu'il pourrait commettre dans l'avenir"©[0, APR note 41][68, notes 83 à 88] ? Il peut très certainement exister un lien [70] ! Et des chiens [71][72][73]) ou un tueur de 77 personnes, la "science"© non exacte est la même pour tous !

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     Non exactemais "s-c-i-e-n-c-e"© pour tous : ici, bien que nous ayant fort judicieusement renvoyé à Molière [74,im.2][75]([76, APR note 86]), l’"expert"©©© "psychiatrique"© ne lâche pas le morceau d’un iota. Aussi, ayant incidemment pris connaissance de la parution de sa "stupéfiante analyse"[64],"tient-il" beaucoup y apporter des précisions" avant de "donner l’impression (l’illusion [77, APR note 44] aussi ?) qu’il critique l’ensemble de ses confrères, ce qui n’est évidemment pas l’esprit de son intervention, certes critique"[78] ! (Il semble que l’esprit de Molière se confirme…) Passons pudiquement "sur les risques liés à l’approche essentiellement clinique, empreinte de subjectivité, qui prévaut encore dans nos tribunaux" : qui sait si cela ne pourrait pas entraîner un esprit retors et objectif (ou simplement scientifique : soyons fous !) à s’interroger sur les risques liés à l’approche essentiellement non clinique [30, notes 47 à 53][80, notes 2,3][81], tant dans l’espace que dans le temps [82, note 1][83, note 2118975141.jpg24] ? (Il est vrai qu’encore une fois, seule la "personne condamnée à tort" est censée éponger de tels risques [84, note 72][85, note 30][86, APR note 51] ! C’est tellement plus libérant [87, APR note 44] pour les autres…) Passons également sur "Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur [88], nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"… et souhaitons bon courage aux zélateurs de la dite "discipline"© : une pointe d’humour permettra-t-elle de pallier le cruel déficit des autres pointes ? (À condition toutefois de ne pas incarner une "personne condamnée à tort", moins immédiatement encline [75, note 29/3] à la bonne farce [89]…) Et parvenons enfin au cœur "des précisions apportées" : « Ma critique, teintée d’une remise en cause dont je ne m’excluais aucunement, a donc été plus mesurée que ne le laissent supposer les seuls propos repris par [l’article paru en ligne le lundi 26 novembre 2011 [64]], qui ne sont en aucune façon le reflet du message critique que je délivre, lors de débats contradictoires dans les tribunaux, soulignant, avec un tact et un respect pour mes confrères que j’espère réciproque, l'intérêt pour les psychiatres français d'évoluer vers une approche plus scientifique de leur discipline. Il me semblait nécessaire de communiquer ces précisions, indispensables sur le plan déontologique. » De même, ne semble-t-il pas nécessaire de non seulement s’étonner que l’adjectif [90, note 52][91, note 17/2, APR note 60/2] "déontologique" figure encore dans le vocabulaire [92, notes 25 à 45] de la dite "discipline"© -fût-ce pour le décorum-, mais encore de relever la pépite noyée dans la masse ? Il est effectivement du plus grand intérêt d’apprendre que les "psychiatres"© français (ce qui n’exclut aucunement les autres nationalités !) cherchent à évoluer vers une approche plus scientifique de leur "discipline"©. Ce qui laisse plus que supposer qu’à ce jour, cette approche est moins scientifique : d’où, sans doute, cette malheureuse [77, APR note 30] non-exactitude "scientifique"© qui, parfois, n’est pas sans produire quelque "personne condamnée à tort" dans les tribunaux, tout en soulignant -avec tact et respect ?- l’absence totale de débats contradictoires [68, note 113] comme de contradicteurs [68, note 109] ! C’est dire qu’en matière de gains en rigueur, les zélateurs de la dite "discipline"© -et les tribunaux avec eux- ont une pointe singulièrement émoussée [93][94][95], teintant une remise en cause de couleurs aucunement claires : y prédominent le noir [96][97][98][99][100][101] et le gris [102][103][104][105][106][107][108][109](Il en existerait bien d’autres [110] ; mais hélas, elles sont sans intérêt -autre que financier [24][25][26][27][111]- : car faisant évoluer soit vers une approche plus "thérapeutique"©[111], soit vers une autre approche -plus tragique [112][113][114]-, soit enfin vers une approche plus comique [115][116][117]…) Et encore n’est-ce là qu’un amusant –mais pâle- reflet du message critique délivré, le propos étant plus mesuré que ne le laisse supposer l’évolution vers une approche plus scientifique d’une "discipline"© qui a pourtant eu près de deux siècles pour la "parfaire"[118] : sera-t-il indispensablesur le plan préhistorique [119, APR note 57][120][121][122][123][124][125]- d’"évoluer" vers une approche plus rudimentaire [126][127][128][129][130][131] pour s’en délivrer ?…

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     "La société ne doit plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques ? Que ce soit du point de vue de la personne condamnée à tort ou de celui de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue, c’est insupportable ?"[64] Fort bien ; mais concrètement, que fait-on afin de le faire baisser, "ce degré d’approximation" ? Où donc va-t-on prétendre puiser à la source de la "science"© en vue de la rendre moins inexacte ? Auprès de la personne condamnée à tort, ou bien de la personne qu’on a laissée à tort se promener dans la rue ? Cette dernière est d’ores et déjà à exclure : car la "science"© ne s’intéresse à elle qu’après son crime accompli, et consommé. Par conséquent, il est permis de supposer qu’on ne la laisse plus se promener dans la rue. Autrement dit, l’"expert"©©© "psychiatrique"© n’a plus que la personne condamnée à se mettre sous la dent : condamnée à raison (s’il s’agit, par exemple, de la première qu’on ne laisse plus se promener dans la rue)… ou condamnée à tort : doit-on tolérer qu’un "expert"©©© approximatif fût l’incontournable arbitre [132] à juger de ce tort éventuel ? Y compris le jour consacré à la tolérance [133], c’est insupportable ! Sauf pour ceux qui n’ont pas à en supporter les conséquences, toujours ; ce sont les mêmes qui vont applaudir à "une approche plus scientifique", "approche" sur laquelle ils se seront déjà largement défaussés : la personne condamnée à tort avec la bénédiction "scientifique"©, c’est nettement plus supportable. Ainsi, la société tolère merveilleusement qu’un "expert"©©© "psychiatrique"© de renommée internationale puise exclusivement sa "science"© "psychopathique"©[38][39] à la source des lieux d’incarcération de criminels [134, note 4]. Avec tact et respect pour le "psychopathe"© de service, avec tout l’intérêt répulsif [135] que son image reflète dans la société, que subsisterait-il de cet intérêt… si "on évoluait vers une approche plus scientifique" ? Aussi est-il indispensable (mais pas exactement sur le plan déontologique !) de maintenir la dite société dans un état d’hébétude admirative en lui donnant l’impression, l’illusion [77, APR note 44] d’"évoluer vers une approche plus scientifique" par la multiplication de signes moins approximatifs et plus cliniques. Car rien ne vaut l’approche essentiellement clinique afin de l’empreindre d’"objectivité"© ! C’est qu’aussi dithyrambique puisse être le "Masque de Santé Mentale"©[136, note 26] (entre autres), l’approche (mais pas de trop près [137, notes 1 à 5] !) du "psychopathe"© -ou assimilé- reste fortement empreinte de critique "comportementale"[138] à son encontre : donc, d’approximations ô combien subjectives, n’étant tolérées "scientifiques"© que par un esprit se gardant bien de l’être. Le fait est qu’on a beau surenchérir dans de telles approximations (comme si leur multiplication détenait le pouvoir de les rendre moins approximatives !) le réel est là, pour tous [77, AV note 41] : dans le constat amer d’une "science"© non exacte, se révélant invariablement à la sinistre faveur d’un crime odieux et surmédiatisé.

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Nonobstant, nous constaterons que les tribunaux restent englués [138][0, note 69] à chacune de ces affaires. Que celle-ci soit nouvelle comme au Chambon [139], nouvelle et ancienne comme en Norvège [140], ou ancienne et nouvelle comme dans l’Ain où des "experts"©©© auront si bien tardé à discerner du "discernement"©[141][142][143] que ce qu’il pouvait en rester de l’accusé -zombifié de neuroleptiques depuis les faits qui lui sont reprochés- aura eu le temps de passer par pertes et profits [144]. La société ne doit peut-être "plus tolérer ce degré d’approximation des expertises psychiatriques" mais où donc a-t-elle vu que le recours systématique aux dites "expertises" était un passage obligé, comme indispensable sur le plan déontologique ? Y aurait-il un "degré" dans la mort des victimes, selon que leur bourreau ait toute sa raison, ou non ? Passer outre les "expertises psychiatriques", ne serait-ce pas finalement plus insupportable que "la personne condamnée à tort ou celle qu’on a laissée à tort se promener dans la rue" ? Dans ce cas, ou c’est de l’addiction… ou la justice a condamné à tort des générations de criminels pendant des siècles, avant le règne omnipotent "des expertises psychiatriques" qui a mis fin à celui de l’iniquité ! Toujours est-il qu’avec l’avènement de celles-ci,Psy.gif qu'un crime soit commis et c’est la "santé mentale"© qui est la première servie : la justice attendra… si tant est que l’on parvienne encore à l’atteindre. La société n’étant pas un degré d’approximation près, elle associe automatiquement le concept "santé mentale"© au cerveau. En cela, elle est à "bonne école"… puisqu’elle ne fait jamais qu’emboîter le pas aux "experts"©©© "psychiatriques"© qui lui montrent l’exemple. Le cerveau, voilà qui annonce une approche essentiellement clinique ! Le cerveau [145, APR note 10], organe le plus noble de l’anatomie et sujet d’études éminemment scientifiques : à réserver aux initiés, ceux qui savent. Or, ceux qui savent (la crème des scientifiques, à l’évidence) ne dédaignent pas les raccourcis de langage à destination du vulgum pecus : celui qui ne sait pas. Ainsi ne procèdent-il plus tant à "des expertises psychiatriques" brossant un état de "santé mentale"© qu’à un "examen du cerveau" : ce qui est tout de même plus chic… et accessoirement, promis d’emblée à "évoluer vers une approche plus scientifique" : plus clinique. Les "experts"©©© "psychiatriques"© ont pu ainsi "analyser le cerveau de Kadhafi"[146]. De son vivant… et à distance, bien entendu : "experts"©©©, mais pas fous ! Naturellement, faute d’approche physique, l’approche scientifique et clinique en pâtit un tantinet. Mais le vulgum pecus ne s’en rend pas compte ; il suffit de lui rappeler de la main gauche qu’il-ne-sait-pas [147], puis -de la main droite- de prononcer à intervalles réguliers le mot "cerveau" : la magie opère, et l’ignorant obtempère ; notamment depuis cette ère heureuse "des expertises psychiatriques" qui permet avantageusement à tout un chacun d’user de son propre cerveau avec le degré d’approximation qui lui convient le mieux… L’idéal est bien sûr que ce degré soit globalement assez froid [148][149][150, notes 75 à 79] pour que les "experts"©©© "psychiatriques"© soient plus à leur aise dans cet art remarquable de pratiquer les "examens de cerveau" à distance. Cependant, il arrive que certains hissent un peu plus haut que les autres le seuil de la tolérance à leur degré d’approximation : s’ils s’y prennent à temps, ils évolueront alors vers une brillante carrière d’"expert"©©©. Sinon, -et s’ils se font surprendre à faire grimper leur degré d’approximation jusqu’à un seuil intolérable à l’"expert"©©©-, ce sera trop tard pour eux : loin de se faire "experts"©©©, ils se feront "expertiser"©©©. À distance s’il le faut, mais ils se feront "expertiser"©©©. Ils ont voulu prendre trop d’altitude ? Le vieux mythe [151] du "savant fou" aidant (l’"expert"©©©), ils vont être servis : ils se feront "expertiser"©©© au plus haut de l’échelle de Richter de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©identifier-sociopathes-travail-L-1.jpeg. Ce qui devrait –si tout va bien- semer une belle panique auprès de leur entourage qui, "prudent"©[152], s’est sagement maintenu tout en bas de cette même échelle… comme du seuil de la tolérance à son propre degré d’approximation. À celui-là, et en de telles conditions, il ne faudra pas demander d’établir une subtile distinction entre "dangerosité"©©© "psychiatrique"© et "dangerosité"©©© criminologique [67,com,§4] ! D’abord, il-ne-sait-pas ; ensuite, il a trop peur du nouveau "dangereux"©©© "psychiatrique"© pour en savoir davantage que ce qu’il sait déjà : alerte rouge au "psychopathe"© ou assimilé, point barre ! Enfin, la distinction "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique (les deux se confondant irrémédiablement chez le non-"psychopathe"© de base) n’est de toute manière pas à mettre entre toutes les mains, puisque réservée à l’usage interne d’un "expert"©©© désireux d’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par le "dangereux"©©© lui-même. (D’où l’intérêt des "examens de cerveau" à distance, en dépit de leur handicap clinique…) L’usage externe, quant à lui, n’est également possible que par l’"expert"©©© : il s’agit cette fois pour lui de s’éviter tout risque de subir sur sa personne les possibles conséquences de la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique par l’entourage du "dangereux"©©©. Si tout va bien, ici encore, celui-ci devrait atteindre un tel degré d’exaspération [153][154] face à celui-là qu’il n’est pas impossible d’envisager qu’il passe alors spontanément de sa "dangerosité"©©© "psychiatrique"© à un accès clinique de "dangerosité"©©© criminelle : ainsi cela pourrait-il laisser (in extremis !) supposer l’évolution vers une approche plus scientifique.

Notons que la démarche est sensiblement identique en sens inverse, c’est-à-dire dans le cas du dangereux criminel que personne –et surtout pas l’"expert"©©©[155, notes 88 à 90][156, APR note 63]– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes. Seul l’objectif [157] diffère. En effet, l’"expert"©©©  est requis ici, non plus pour semer la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais au contraire afin d’atténuer au maximum la dernière au profit de la première. L’excellence de son "expertise"©©© se mesure à ce que, contre toute attente (et toute évidence), il parvienne à convaincre un tribunal de "l’abolition du discernement"©[158, AV note 58] d’un dangereux criminel : plus le plateau de la balance [159] concernant celui-là penchera en faveur de la "dangerosité"©©© "psychiatrique"©, moins il sera criminellement"dangereux"©©© : sa condamnation sera alors plus légère, puisque le "tribunal suit généralement les recommandations des experts"[160, AV note 30]. (Sans doute est-ce là cette fameuse "pointe de notre discipline"[0, APR note 88]?) Avec "l’altération du discernement"©, l’"expertise"©©© se fait moins excellente ; mais elle reste bonne, la balance oscillant sur son point d’équilibre. Quoi qu’il en soit, il va sans dire que si l’"expert"©©© avait manqué sa vocation "psychiatrique"©, il eût embrassé une époustouflante carrière d’avocat [160][161,p.5]. Ce qui risque de devenir dangereux à la longue, attendu qu’on finit par ne plus très bien savoir qui est qui dans les tribunaux [162][163,com.§1][164] : Dieu merci, les costumes de scène [165][166] étant relativement préservés (jusqu’à quand ?), même le vulgum pecus doté d’une vue basse devrait parvenir à ne pas confondre le blanc avec le noir [0, notes 96 à 101]

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     Le dangereux criminel (que personne –et surtout pas l’"expert"©©©– n’aura "détecté"© avant qu’il ne commette ses actes), constitue cependant un atout majeur auprès de celui-là. Car "on ne le laisse plus à tort se promener dans la rue". Aussi le vulgum pecus en est-il pour ses frais s’il lui venait l’envie perverse de s’interroger sur la cohérence "scientifique" d’un "examen de cerveau"à distance : ici, notre "expert"©©© a ce qu’il lui faut pour "évoluer vers une approche plus scientifique de sa discipline", le dangereux criminel lui étant fourni –si l’on ose dire – clefs en mains, en chair et en os ; on ne saurait faire plus clinique ! Le handicap de la distance étant levé, "nous pouvons progresser, nous pouvons gagner en rigueur, nous pouvons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…"[0, note 88]… et nous pouvons triomphalement titrer –avec un moindre degré d’approximation que pour Kadhafi [146]- : « Voici comment les experts vont examiner le cerveau de Breivik »[167] ! Le "cerveau" ayant été officiellement cité à comparaître, tout va bien : le béotien peut se rendormir, serein dans son état psypnotique [168, notes 155 à 157]. N’étant pas "expert"©©©, ce n’est pas son affaire de savoir que même avec la discipline –et les outils- les plus pointus, il n’est de réel examen clinique de cerveau que sur la table d’opération d’une morgue, par un médecin légiste (ce qui pose déjà problème en soi, la complexité mécanique du cerveau requérant plutôt de l’appréhender in vivo !). Aux dernières nouvelles, aussi dangereux criminel que soit le tueur norvégien -et aussi "pointus"© (sic) fussent ses "experts"©©©[169]-, il a toujours la tête sur les épaules, celle-ci n’ayant pas été finement découpée en tranches ou rôtie par les rayonnements radiologiques. Il leur aura même refusé un scan du cerveau [170], privant cruellement la "science" de la seule approche qui eût pu prétendre à un peu de clinicité ! Las : afin de compenser ce manque à gagner, on double la dose "diagnostique"©[169, notes 6 à 11]… pour faire "plus scientifique", sans doute. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans générer des effets pervers immédiats auprès de ceux qui ont "bénéficié" avant lui d’un "diagnostic"© similaire [171], les malheureux craignant –à juste titre [172]- d’être assimilés (dans l’esprit du vulgum pecus) au tueur, sans autre forme de procès : autrement dit, de rejoindre la longue cohorte de "personnes condamnées à tort"… Même si une telle condamnation ne s’officialise pas nécessairement par un passage au tribunal –faute de crime à se mettre sous la dent-, ce ne sont pas quelques 70 000 personnes [0, note 11] qui démentiront quelque légitimité à ce type de crainte.

philosophie,politique,littérature,société

     S’il y a le "cerveau" à comparaître, le must du clinique est encore le "cerveau" à comparer. Et là –ô merveille !-, apprenons que « le cerveau des "psychopathes"© (personnalité antisociale [ qu’il faudrait inventer si elle n’… avait pas déjà été inventée ] ) est différent »[173] ! "Une étude publiée dans le Journal of Neuroscience", c’est du sérieux. "Deux différentes technologies d'imagerie cérébrale", c’est de l'évolution béton vers une approche plus scientifique de la discipline. Cela devient si sérieux, si pointu de discipline et si formateur en permanence [0, note 88] qu’il n'est ni possible, ni souhaitable [0, note 16] d’imaginer un clown arrivant en fanfare sur la piste 3897768464.jpgdu cirque, tenant à peu près ce langage : « Bonsoââââr les petits n’enfants ! Saviez-vous que les images ont montré une quantité réduite de connexions entre le cortex préfrontal ventromédian, une partie du cerveau responsable de sentiments tels que l'empathie [91, APR note 129][133, AV note 1] et la culpabilité, et l'amygdale, qui est impliquée dans la peur et l'anxiété [173] ? » "Il serait vraisemblable que nous constaterions, et ce n'est pas vraiment une surprise, que"[0, note 1] :
- de tous les petits n’enfants présents, aucun ne s’esclafferait à de telles déclarations du clown ; il est même possible que certains en pleurent à chaudes larmes, trahis par des amygdales soudainement sollicitées à leur impliquer peur et anxiété : le "traumatisme psychologique"© n’est pas loin
- de leurs parents présents, tous choiraient dans une
psypnose [168, notes 155 à 157] proche de la catalepsie sitôt que le clown eût prononcé le mot "cerveau" ; pour peu qu’il subsistât une poche de résistance dans le public, le "cortex préfrontal ventromédian" devrait raisonnablement la vaincre
- si le clown exhibait fièrement sa carte (à jour de cotisation) de
"chercheur en psychologie et en psychiatrie"©, il s’assurerait le plein succès de son public… même s’il ne ferait rire personne.

     Ainsi, en pratique, tout le monde (petits et grands) accepterait tant et si bien l’idée que [10, APR note 12]« l'intégrité structurelle des fibres de la matière blanche reliant les deux zones (chez le "psychopathe"©) soit réduite et l'activité entre ces dernières fusse moins coordonnée [173] », tout le monde serait tant et si bien prosterné plus bas que terre [174] face à tant de "science"©,que personne ne s’aviserait un instant d’aller chercher plus loin, en amont ou en aval. Du reste, hormis notre ami le clown, personne n’aurait l’audace de se proclamer "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Par conséquent, victoire : la conclusion –indiscutable- est qu’« il y a une anomalie du cerveau spécifique liée à la psychopathie criminelle ![173] » (Le clown ayant de nouveau prononcé opportunément le mot "cerveau", les spectateurs du premier rang –qui commençaient à donner d’inquiétants signes de réveil- retombent aussitôt dans leur état de léthargie psypnotique…) Le "chercheur"© peut être tranquille : personne n’ira vérifier chez son voisin l’intégrité structurelle des fibres de sa matière blanche, aucun n’étant venu au cirque avec son matériel technologique d'imagerie cérébrale sous le bras. C’est un peu à l’image (non cérébrale, celle-ci) de la sérotonine [175, notes 88][176, com.3,7] : qui songerait à aller percer le crâne de son voisin afin de lui fourrer son sérotonimètre [175, APR note 117] à 3568806603.jpgl’endroit ainsi aménagé pour l’accueillir ? Toujours personne, bien entendu. Par conséquent, que cette brillante « analyse, au moyen de deux différentes technologies d'imagerie cérébrale », porte sur « les cerveaux de 20 prisonniers ayant reçu un diagnostic de psychopathie (trouble de personnalité antisociale) et 20 prisonniers ayant commis des crimes similaires mais n'ayant pas reçu ce diagnostic », ne fera tiquer personne non plus. Sauf, peut-être, l’un de ceux qui, plus haut, craignait d’être assimilé aux pires des tueurs [171] : il retrouve ici, en effet, un contexte qui lui est sinistrement familier. Car ce n’est évidemment pas avec un panel de 40 prisonniers que l’image (toujours non cérébrale) du "psychopathe"© de service va s’en trouver grandie ! La ménagère de moins de cinquante ans, le plombier, le lycéen, l’avocat, l’écrivain ou nombre d’autres ne sont-ils donc pas équipés d’un cerveau comme tout le monde ? Qu’en est-il de l’intégrité structurelle des fibres de leur matière blanche ? Nul ne le sait, de tels sujets semblant désintéresser le "chercheur en psychologie et en psychiatrie"©. Il nous faut donc nous satisfaire de ces 40 prisonniers… et reconnaître au passage les méthodes d’"investigation" chères à Robert [134, note 4]. Maintenant, tous ces prisonniers ont commis des crimes similaires… mais 20 "seulement" ont reçu le "diagnostic"© de "psychopathie"©. N’est-ce pas précisément troublant que l’on puisse commettre des crimes similaires en ayant tantôt une "personnalité sociale" (!) tantôt "asociale" ? Hormis quelque éventuel visiteur de prison cherchant la petite bête, personne n’aura été vérifier sur place que l’"expert"©©© "pointu"© (re-sic) n’aura pas tiré ses prisonniers "diagnostiqués"© "psychopathes"© à la courte paille [151] ! Ce qui est assurément très pratique pour entretenir à la source la confusion "dangerosité"©©© "psychiatrique"©/"dangerosité"©©© criminologique, mais n’en est pas moins plutôt approximatif sur un plan déontologique [0, APR note 91]… Car l’"expert"©©© diagnostiqueur"© est apparemment intervenu en amont du "chercheur en psychologie et en psychiatrie"© : les mains nues, sans tout le bazar d'imagerie cérébrale… auquel on peut d’ailleurs faire dire ce qu’on veut, attendu que seul le "chercheur"© est censé en maîtriser le mode d’emploi.

     « Nous devons progresser, nous devons gagner en rigueur, nous devons être à la pointe de notre discipline et nous former en permanence…[0, APR note 88] » Bonne nouvelle : ayant entendu cette phrase de la bouche du clown, les petits n’enfants du cirque commencent enfin à se détendre les muscles zygomatiques ! Il est vrai qu’il finirait par être rigolo [172]… à condition, bien sûr, de ne pas le confondre avec Monsieur Loyal [173, APR note 33][174, note 19][175].

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