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05/07/2013

La manipulomanie "expliquée"© par Mamie

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"Nul n'est plus esclave qu'une personne acceptant de subordonner à autrui sa compréhension du monde sous prétexte d'une complexité apparente." "Réflexion philosophique ou signe de déséquilibre ?"[1,§5>2 (et suivants)[3, notes 1,2] Signe d’enfance aussi, pourquoi pas ? Chez l’enfant en effet, il est légitime d’accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde : moins sous prétexte d'une complexité apparente que parce qu’a priori, il est plus dépourvu des outils de cette compréhension que ne l’est l’adulte. Ce qui fait l’esclave chez celui-ci, c’est précisément lorsqu’il accepte de subordonner à autrui sa compréhension du monde alors même qu’il est censé disposer des outils ad hoc. Sil y a signe de déséquilibre, il n’est à chercher ni chez l’auteure [4] de la phrase citée ni chez l’enfant. Chez celui qui dispose des outils de compréhension ad hoc, mais ne s’en sert pas, ou chez celui –parfois le même- qui, plutôt que d’user ses propres outils, va subordonner cet usage à ceux d’autrui, un tel signe sera plus facile à dénicher… à moins qu’il ne s’agisse de réflexion philosophique. Dans ce cas, en effet, c’est plutôt un signe d’équilibre que de se confronter à différents auteurs et à leur compréhension du monde_[[5].
       Cependant, un tel exercice peut assez rapidement conduire à une certaine complexité qui, elle, n’est pas toujours qu’apparente. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas non plus péril en la demeure –ou signe esclave de déséquilibre !- si les appétences personnelles poussent davantage à aller cultiver son jardin (celui d’autrui fournissant parfois quelque exception [6]…) qu’à la réflexion philosophique. Une réflexion dont il n’est pas monstrueux d’accepter que l’enfant lui-même y trouve plus rapidement encore ses propres limites : sa compréhension du monde étant ce qu’elle est, l’adulte y subordonne sa pédagogie en l’adaptant à ce qu’il peut en comprendre ; tel est le travail habituel de tout éducateur "bien né"[7, notes 9>21][8, notes 2,3][9, notes 313,314].

       La médaille a cependant son revers : pour peu que l’éducateur soit lui-même plus ou moins esclave dans sa compréhension du monde, il a tôt fait de prétexter d'une complexité apparente pour se livrer à quelque pédagogie parfaitement étrangère à la moindre réflexion philosophique : moins parce que celle-ci s’adresse à l’enfant que parce qu’elle s’adresse… apparemment à l’enfant.  De fait, la simplicité est au rendez-vous… mais la compréhension du monde s’en réduit comme peau de chagrin. Parce qu’il s’agit d’amener autrui à accepter de subordonner sa compréhension du monde à la sienne. Une attitude qui répond assurément aux canons de l’éducation, mais à deux conditions : qu’elle ne s’inscrive pas dans la durée, et que la subordination ne s’inscrive pas dans le souci de rendre autrui aussi esclave que soi, sinon plus. Dans ce cas, l’éducation se fait hors-sujet (tout en conservant les apparences), celui-là relevant plus volontiers de la manipulation. Voire de la double manipulation, dès lors qu’on s’adresse apparemment à l’enfant (première manipulation : la plus évidente) mais que l’on vise en réalité un autre que l’enfant : deuxième manipulation, plus subtile.

"La manipulation expliquée aux enfants"©(!)

       Alors que se propose-t-on d’"expliquer"©[10] aux… enfants, à propos de "la manipulation"© ?

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Depuis la Genèse, il y a toujours eu des "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" [0:14] : il est à craindre que cela ne dure jusqu’à la fin du monde ! S’il s’agit là d’un critère essentiel de "détection"©[11], passons directement à la bombe atomique, faisons péter le bazar une bonne fois pour toutes et pfuit ! enfin tranquilles : finies les "personnes qui vous poussent à faire quelque chose parce que ça leur sert à elles" ; finis les "manipulateurs"© : elle n’est pas belle, la vie ? La vie ? QUELLE vie ?…
       Avec cette vidéo, par exemple, nous avons des personnes qui vous poussent à vous méfier comme la peste des "manipulateurs"©parce que ça leur sert à elles… de vous manipuler. À vous aussi, si ça vous sert également d’en manipuler d’autres, etc. ; sinon vous avez déjà passé votre chemin, haussant les épaules devant des considérations aussi peu "complexes" qu’elles se font simplettes et mauvaises. Le graphisme est d’ailleurs à l’avenant (!), mais ce n’est pas le plus grave : des goûts et des couleurs…

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"Oh, mais c’est mentir ! C’est pas bien !"[1:08]. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? Une vérité qui, elle non plus, n’est pas "complexe" pour un sou : au menu, "mensonge" et "pas bien" (le "pas gentil" du papy n’est pas mal non plus !) ; en somme, ce qui figure depuis toujours au catalogue du péché "ancienne version"[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30]. Et c’est tout :ce qui est en plus vient du Mauvais [14]. À commencer par la mystification "manipulatrice"©, en tête de gondole du catalogue de néo-péchés [15, APR note 94]masculins à 99 % [16, APR note 111] !

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"Quelqu’un qui manipule change de comportement en fonction des personnes qui sont présentes" [3:08] ? Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! [17, APR note 26]C’est en effet que chez beaucoup, on change de comportement en fonction de ce qu’on a en face de soi sa boulangère… ou le premier ministre ; quelqu’un que l’on apprécie particulièrement… ou quelqu’un au sujet duquel on se retient à grand peine de ne pas lui tourner le dos ; quelqu’un auprès duquel on est de nature volubile… ou quelqu’un auprès duquel on devient mystérieusement muet [18, notes 7 à 13], etc. Damned, nous sommes faits :ne serions-nous pas cernés de partout par d’affreux "manipulateurs"© ?… icon_eek.gif

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"J’ai inversé les rôles !" [3:37]. Pour être certain que personne ne rate rien, le "dessinateur" a souligné juste ce qu’il fallait : à savoir, le mode archi-basique de fonctionnement du dénonciateur de "manipulateurs"© ! Depuis la Genèse également :191514767.jpg après le sale coup du fruit défendu [19,Gn] -« la femme que tu m’as donnée… » (…qui redonne au serpent [20,Gn])-, puis avec Caïn et Abel [21,Gn][22]… et ainsi de suite, jusqu’à la consommation des siècles. Par conséquent, ou le dénonciateur de "manipulateurs"© est Dieu, ou… il est inutile de faire un dessin : avec ceux-là, ne sommes-nous pas abondamment servis ?
       Autres exemples, plus proches de nous ; en extrayant quelques éléments de la prose de Laura [23] : le "monstre"©[24] démontre une incapacité à comprendre la signification et le sens de son comportement pour d'autres personnes et à juger leurs réactions probables à son comportement. Il est souvent étonné de constater que les gens sont vexés par ses exploits [16, APR note 103] ; ou encore : les "monstres"© nieront non seulement le passé et le banaliseront, mais éviteront de répondre à vos questions directement et même s'ils semblent leur répondre - vous pouvez être sûrs que ce n'est pas la réponse que vous cherchiez [16, APR note 116][25, note 26>26] ; etc., que remarque-t-on ? De l’attitude plutôt typiquement… féminine [27] : pour éviter de répondre à votre question directement, entre autres, il suffit de répondre que cette question est trop "complexe", et le tour est joué ! Simplement, afin que ce côté féminin ne soit pas trop visible, hop ! on le bascule vers le côté masculin. On braque alors le projecteur sur ce côté masculin : on l’éblouit à 99 % [16, APR note 111]. C’est justement ce que lesMontage-ptites-filles-ecole-des-fans-1-.jpg psychologues nomment la projection [28, APR note 16], qui inverse les rôles par la magie du péché "ancienne version" dont ils s’emparent afin de lui ôter son aspect le plus peccamineux. Après quoi, à cet aspect ils lui substituent leur aspect "pathologique"©[12, notes 10 à 12][13, notes 25 à 30] de manière à forger un néo-péché [15, APR note 94] qui, lui aussi, se fait fort d’inverser les rôles… ceci dans les proportions éblouissantes énoncées à l’instant. D’où que, grâce à cette réserve inépuisable de néo-psyvérités à sa mesure,la femme en soit simultanément une insatiable productrice (les "spécialistes"©[29] les plus pointus [30, APR note 88] de la "manipulogie"©[31] sont le plus souvent de grandes "spécialistes"©[23][32][33][34]…) et une consommatrice gourmande [35]. Ce qui lui permet de prétendre être du côté du privé de droits civiques et du piétiné [16, APR note 81], mais de se rendre incapable de voir au-delà de son propre intérêt ou d'adopter des normes de bien par rapport à mal [16, APR note 95], de ruiner votre réputation en étendant le mensonge, ou bien vous pouvez vous attendre à un tas de manipulation ouverte (une tentative finale de gagner le pouvoir et le contrôle) [16, APR note 112], etc. ; ce qui nous ramène dans les rails de la "manipulation"© explicite… et "expliquée"©.

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"Et il faut arriver à parler et à s’exprimer."[3:45]. Bonne chance aux femmes "enfants"© qui se seront précédemment offert une petite "gourmandise"©, ayant plongé tête baissée dans les entrailles d’un article leur ayant "conseillé"©de "renforcer leurs protections [36, notes 36 à 38] en dressant un mur de silence"[15,[5]>37] !!! (Si les hommes viennent ensuite se plaindre que les femmes soient trop bavardes, ne seront-ils pas "manipulateurs"© icon_mad.gif ?…)

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"Elles ont réagi vivement, avec leurs émotions… pas avec leur tête."[4:44]. Absolument superbe ! À recouper succinctement quelque simple état des lieux des différences entre l’homme et la femme [27][38][39], le doute quant à la cible privilégiée de cette vidéo se fait particulièrement succinct, lui aussi… et les enfants peuvent aller se coucher. Pas facile de cacher une femme derrière un "enfant"© : de ce point de vue, les zélateurs(trices ?) de la chose se sont donnés beaucoup de mal…

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"Ça fait mal à la tête vos histoires !"[5:18]. Le rythme étant lancé, pourquoi ne pas continuer sur la même ligne ? Le "dessinateur" n’a-t-il pas une étrange manière de tirer le portrait d’une femme ? À cet égard, ne manquons pas de démêler le vrai du faux : ce n’est pas de la mamie dont il est question… mais de la "femme"© tout là-haut : celle qui, au grand bonheur des humoristes de tout poil,  aime à saisir le prétexte de la "migraine" à certaines occasions !  

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"Penser par toi-même, te poser des questions… Quand tu entends quelque chose le vérifier par toi-même"[5:25]. Sinon, ce qu’on peut faire, c’est souligner ce que le "dessinateur" a lui-même de nouveau souligné (!) : sans surprise, juste ce qu’il fallait ! C’est-à-dire que ce qu’on peut faire, c’est alors de prendre très exactement le contre-pied de ce que cette vidéo distille depuis la première seconde : penser à votre place, vous encourager à ne plus vous poser de questions… et vous en tenir là quand vous voyez et entendez quelque chose ; à cette vidéo, notamment : comme "auto-vérifiante"©. La concernant, comme son nom l’indique, vous la voyez. Avons-nous remarqué qu’il n’y a RIEN à y entendre : pas même une petite musique de fond ? À croire que son auteur a voulu polariser toute notre attention sur l’image, sans nous distraire avec du son. Ce qui est dommage : les ânes [40, notes 90>98] aiment bien le son

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"Plus on est concerné directement, plus on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile… difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Nous atteignons ici des abîmes d’inexactitude, vraisemblablement dictés par le souci de maintenir le feu sous la marmite toujours fumante [41] du "complexe". Plus on est proche de la personne qui manipule, plus on s’aperçoit qu’elle est manipulée. Plus on est concerné directement par les fruits de sa manipulation, plus il est d’une facilité déconcertante de s’en rendre compte ! De fait, quand on est du mauvais côté de la massue, on se rend parfaitement compte qu’un coup sur le crâne fait super bobo [42][43]. Du bon côté de la massue -chez la personne qui la manipule-, c’est plus difficile… qu’elle s’en rende compte. Plus symboliquement, quand la personne qui manipule vous fait passer pour le taré de la maison (et d’au-delà) en cotisant à l’UNAFAM [44][45][45bis], non seulement on est concerné directement… mais il est décidément très facile de démêler le vrai du faux. Ce l’est encore pour vous (si ce ne l’est pas pour le fonctionnaire de service) quand la personne qui manipule va ensuite faire enregistrer une main (!) courante [46, notes 218>230] contre vous, etc.

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          "Quand tu aimes quelqu’un, tu as du mal à imaginer que cette personne puisse te faire du mal…"[6:11]. Navré, papy : mais si tu as mal au crâne parce que cette personne t’a fichu un coup de massue, c’est au crâne que tu as mal : pas à ton imagination !!! Et sans doute préférerais-tu que ce ne soit qu’à ton imagination : ça te ferait moins mal ! Navré, mamie : ce n’est pas parce que toi tu sais que tu ne ferais pas ça que le coup de massue te fera moins mal. Donc, c’est finalement assez facile pour toi d’imaginer que cette personne que tu aimes fasse quelque chose que toi tu ne fais pas. Idem : sans doute eusses-tu préféré de beaucoup ne pas avoir eu à pouvoir l’imaginer !

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        "Oui, et quelqu’un que tu aimes peut se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes."[6:25]. Et non, papy : ça ne peut pas arriver que "quelqu’un qui m’aime puisse me manipuler". S’il "me manipule", c’est qu’il ne m’aime pas : pas plus "complexe" que cela icon_rolleyes.gif
         Quant à "se servir de toi pour manipuler une autre personne que tu aimes", il est évident qu’en s’étant servi de toi comme gibier de l’UNAFAM -ou/et d’une main courante-, on peut ensuite se servir de ces "preuves"© "auto-vérifiées"©" pour manipuler quantité d’autres personnes que tu aimes". "Moins on est concerné directement, moins on est proche de la personne qui manipule, plus c’est difficile…difficile de se rendre compte, et aussi de démêler le vrai du faux"[6:03]. Aucune importance chez les "autres personnes que tu aimes", c’est "vrai"© sans se poser de questions, sans le vérifier par soi-même, sans rien démêler mais en s’en mêlant [47, APR notes 113][48, APR note 51] : simplement parce qu’on l’a entendu [5:25] ! icon_confused.gif

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          "Tu te sers de ta tête."[7:08]. Cf.[5:25] et autres soulignements ! Pour le reste, "comment faire pour ne pas se tromper" ? (Afin de ne pas contrarier la non envie,Tout-le-monde-peut-se-tromper-de-tete.jpg s’entend) Trois "solutions"© : le naufrage sur une île déserte, le refuge définitif dans le fond d’une grotte perdue… ou le suicide. Il existe bien l’autre solution -augmenter sa capacité de démêler le vrai du faux en se posant un maximum de questions par soi-même-, d’ailleurs exprimée par mamie : la vérité-béquille [49, AV note 396][50, note 468] de l’image qui, par sa présence la mêlant au faux, met en confiance le spectateur. Mais ici comme ailleurs, la béquille ôtée, tout concourt à ne surtout pas se servir de sa tête, à vérifier un minimum -sinon rien- par soi-même, à exciter vivement les émotions et bien sûr endormir la raison.

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       "C’est un peu être détective !"[7:18]. Un peu, oui : de fait, on se "détecte"©[11] du "monstre"© à tour de bras ! Ou aussi on peut dire que quelqu’un qui manipule c’est comme un magicien [51][52]… option sorcellerie [53][54][55][56][57][58], comme il se doit.
Montage-Harry-Docteur.jpg     "Oui… mais pas un avec de bonnes intentions". Ne nous la confirme-t-on pas, cette option sorcellerie ? Blague à part, cela change quoi, exactement ? Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? Mamie n’est-elle pas précisément en train de se ménager (à peine) discrètement une honorable et convenable [59] porte de sortie… en suggérant à demi-mot que quelqu’un qui manipule avec de "bonnes" intentions, c’est différent ? C’est en effet comme de la magie : on avoue implicitement que toute la trame de cette vidéo est constituée de manipulation ! Mais celle-ci est "légitime", puisque "avec de bonnes intentions" : celles de se servir de ce support pour "dénoncer"© l’autre, "l’illégitime", celle qui n’est "pas avec de bonnes intentions".
     Que les intentions soient bonnes ou mauvaises, les produits de la manipulation ne sont-ils pas identiques ? "Plus tu te pose de questions par toi-même, plus tu es capable de démêler le vrai du faux"[7:08]. Pas de chance : bien que plutôt essentielle, cette question des produits de la manipulation ne semble guère à l’ordre du jour. Dans la mesure où elle contribue beaucoup à aiguiser la capacité de démêler le vrai du faux, voilà qui fait désordre dans le paysage.

    Mamie ne connaîtrait-elle pas le vieux dicton : « l’enfer est pavé de bonnes intentions »[60] ? Une phrase simple, courte… mais qui demande de s’y arrêter un instant afin de la décortiquer un peu. Déjà, ce ne sont pas de mauvaises intentions qu’est pavé l’enfer : mais de bonnes. Il en est pavé : le pavé exprime la base au sens du fondement, mais également à celui du sol sur lequel on marche sans y prêter attention.Moi-je-pense.jpg On y marche ? Le pavé exprime également le trajet d’un point à un autre, le cheminement : ce qui ne date pas d’hier, puisque évoquant volontiers les pavés de la via romana. Et en effet, les intentions elles-mêmes expriment ce déplacement : elles ouvrent potentiellement aux actions, mais elles ne sont pas ces actions. Celles-ci sont en quelque sorte le but du voyage, leur objectif. On peut cependant inscrire une mauvaise intention dans le cadre même d’une action. Mais il faut au moins être deux : ce qui implique précisément de la manipulation. Soit X qui demande son chemin à Y : un chemin bien intentionné.     Mais Y, lui, est mal intentionné : ce qu’il exprime immédiatement par la mauvaise action d’indiquer à X une fausse route. Ayant fait confiance à Y, X suit cette route : jusqu’au bout, il ne se sera jamais départi de sa bonne intention. Pourtant, son arrivée au bout de la route se solde par une mauvaise action de sa part  (il n’avait aucunement l’intention de parvenir à cet endroit ; mais bon gré mal gré, il s’y trouve quand même !). De sa part, oui : parce que c’est tout de même lui qui a effectué le trajet, non Y. Ce qui n’enlève rien à la part de ce dernier : mais s’étant bien gardé d’accompagner X sur le chemin de perdition qu’il lui a lui-même indiqué, il s’en tire moins mal… à court terme.

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Chez X, quelle que soit la valeur de sa bonne intention de départ, en cours de route il s’est néanmoins "fait un avis sur un seul élément ou sur des apparences" [3:45]. Ce qui, en soi, relève de la mauvaise action : il en récolte les fruits amers.
moniliose.jpg       L’enfer est pavé -de long en large- de bonnes intentions : nous sommes toujours au sol, à l’horizontale. Nonobstant, l’enfer ne serait pas l’enfer sans mauvaises intentions : où sont-elles ? À la verticale : elles constituent le ciment qui lie entre elles les pierres des mauvaises actions. L’enfer est bâti -de bas en haut- de murs [15,[5]] constitués de mauvaises actions + mauvaises intentions. En résumé, l’enfer n’est pavé ni de mauvaises intentions ni d’actions, bonnes ou mauvaises… et il n’est bien sûr bâti d’aucune bonne action. Le vieux dicton, quant à lui, ne parle pas de bâti : c’est sur le pavé qu’il porte l’accent ; comme pour signifier que la via, c’est la vie… mais que c’est aussi la voie. Autrement dit, jusqu’au bout aucune voie n’est tracée d’avance ; jusqu’au bout… les "bonnes intentions" n’en tracent non plus aucune.
          Pour autant, il n’est pas même certain que cette vidéo soit si mal intentionnée -en reflétant le Y de notre exemple- ; mais lorsqu’une mamie en est encore -à son âge !- à s’arrêter aux intentions sans porter la moindre attention aux résultats concrets de l’action, il est moins douteux que ceux-là s’avèrent très décevants auprès de tout X se laissant "expliquer la manipulation"© sans… s’être "musclé le cerveau" (!)[7:38].

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     "Plus tu t’entraînes à être musclé du cerveau, plus tu te protèges de la manipulation ?" Tout à fait, mamie ! Alors, commence donc par toi-même, pose-toi des questions, vérifie par toi-même [5:25] -de quoi sont pavés les vieux dictons bien de chez nous, par exemple-, sers-toi de ta tête [7:08] : en somme, regarde donc où tu marches avant d’y faire marcher les autres. Ce qui évite d’une part les manifestations précoces d’Alzheimer, d’autre part de confondre (et d’entraîner à confondre) la musculation avec le lavage ; c’est ben vrai, ça

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Que le dernier commentateur de la vidéo (sur le site d’origine) se rassure : après lui, les personnes auront si bien fait attention à ne pas écrire des choses qui puissent heurter de futurs jeunes lecteurs… qu’elles auront surtout fait attention à ne rien écrire de plus : sans doute auront-elles été juste assez musclées du cerveau pour se rendre compte que de futurs jeunes lecteurs auront été plus volontiers se heurter à des choses qui les intéressent plutôt qu’à des langueurs d’adultes frustrés mal déguisées [61] en "explications"© pour "enfants"©… en dépit d’une "très belle vidéo bien adaptée aux enfants" (!). De fait –et nonobstant l’enthousiasme du premier commentateur- il n’aura pas été assez communicatif pour en générer davantage que ces deux-là !

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     Ce qui en est presque étonnant dans le contexte, celui-là ne pouvant pas "penser"©[62] la manipulation sans l’associer instantanément à ce qui relève d’une néo-mystique [15, notes 82 à 85][63, note 65][64, note 4][35] très en vogue chez le cœur vibrant très longtemps [39,(§6)] aux creux affectifs qu’il subit [65,[6]]. D’où la relative surprise se rattachant à cette rareté des commentaires sur ce thème, la dite néo-mystique sachant habituellement drainer beaucoup de monde autour de sa "cause"©. Une "cause"© que les enfants subissent également, mais qui n’est pas davantage à leur portée de compréhension rationnelle. Une "cause"© particulièrement… perverse en ce que, pour le moins, elle inverse les rôles [3:37] en jouant à fond la carte de l’émotion, les mots de la raison [4:44] ne lui servant en définitive que de ciment [0, APR note 60] pour le reste. Une "cause"© encore, dont la défense transparaît aussi bien chez nos deux commentateurs que dans le seul intitulé de leur hôte virtuel du moment : sans parler, a fortiori, de celui de la plupart de ses autres vidéos. Une "cause"© enfin, sur laquelle il conviendra de se pencher ultérieurement… au moyen d’une combinaison étanche, ses eaux étant singulièrement acides.

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Devinette n°1 :

Quelle est la différence entre un support pédagogique à destination des enfants… et un support "pédagogique"© à destination des "enfants"© (toute considération de différence typographique à part) ?
Réponse :
- le premier s’adresse aux enfants ; il est éducatif [0, notes 7 à 9] en ce qu’il contribue à accroître leur compréhension du monde qui les entoure
- le deuxième s’adresse à tout le monde [66, note<12>]sauf aux enfants (!) icon_twisted.gif ; il surfe sur ce qui était déjà abrutissant et idiot, ou contribue à rendre abruti et idiot [67, APR note 251][68] ce qui ne l’était pas… s’il parvient à capter son attention jusqu’à l’amener à accepter de subordonner à autrui sa compréhension du monde. Les enfants n’étant d’ailleurs pas si abrutis ni idiots, leur attention est spontanément assez peu attirée par un support pour adultes féminins : d’où que, cherchant à compenser ce handicap –selon le mode inversion des rôles [3:37]-, le "dessinateur" ait choisi de mettre en scène un jeune garçon plutôt qu’une fillette, son challenge étant de chercher à séduire cette tranche d’un public naturellement réticent.

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Devinette n°2 :

Quelle est la différence entre une mouche et une femme (toute considération d’évidente différence anatomique –peu flatteuse icon_redface.gif- à part) ?

- si elle pouvait parler, la mouche -devenue esclave du ruban collant sur lequel elle s’est3877562895.jpg agglutinée- dirait à ses consœurs : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » ; bien que plutôt abrutie et idiote, la mouche est peu encline à inverser les rôles [3:37] : à redéfinir [69,6][70, notes<155>] son esclavage du moment en "soulagement"© ou en "libération"©
- se rendant
esclave du ruban collant sur lequel elle s’agglutine, alors même qu’elle peut parler –et qu’elle pourrait entendre (ou avoir entendu) : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… »-, la femme est très encline au syndrome du "ménonpadutou"©[71]. Il s’agit là d’un syndrome malin (au sens du mal, non de la compréhension du monde…) qui agit avant et pendant son esclavage du ruban collant. Avant, c’est : « attention, les filles ! ne venez surtout pas par ici : il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer !… » Si la femme est déjà sensibilisée à la praxis de la "manipulation"©, ah, ah : on la prend pour une abrutie et idiote, mais on ne lui fait pas ; gourmande, elle fonce avec émotion [4:44] sur le ruban collant auto-redéfini en piste de décollage par la  vertu_[72] du syndrome du "ménonpadutou"©. Mais ça, c’est avant [73]. Pendant, c’est : « dites donc, les filles ! si je viens par ici afin –au moins d’essayer- de vous décoller un peu les pattes et les ailes de la glu [61][74] dans laquelle vous vous êtes fourrées, qu’en pensez-vous ?… » Le syndrome du "ménonpadutou"© parvenant ici à son apogée, la femme y "reconnaît"© là une bouffée cinglante de violence psychologique [15, APR note 87][75] :  il n’y a pas moyen de s’en dépêtrer

       Et c'est ainsi que les esclaves opèrent : aucune faille dans leur "liberté"©, pas besoin de décoller. Ils nieront la réalité jusqu'à ce que leurs "bourreaux"©[76] aient une dépression nerveuse [16].

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22/06/2013

Démons et des faux.

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Quand le roi pique, la dame pleure et les valets rient pas. (II)

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[CRPA]

Article recopié intégralement tel quel, bien que nécessitant parfois les quelques réinterprétations typographiques habituelles [22]. Notes de renvoi et illustrations sont bien sûr ajoutées.


Une silhouette trapue dans un costume gris, Jean-Philippe, 36 ans, comparaît devant la cour d’appel d’Orléans. À sa gauche, son médecin de famille, 54 ans, moustache et polo bleu.


Ils ont été reconnus coupables en première instance [17>18]. L’un pour avoir décrit l’état préoccupant d’une patiente sans l’avoir examinée [23][24][25][26][27][28] (dispensé de peine), l’autre pour avoir transmis le faux document à un "médecin"© "psychiatre"© (quatre mois de prison avec sursis). Le 11 juin 2010, Valérie est emmenée contre son gré au centre "hospitalier"©[29] Georges-Daumezon [30][12] à Fleury [A]. Un internement sur la foi [31] d’un certificat "médical"© rédigé la veille.

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[*]([?]) – [*]


« Il y a faux et usage de faux ! »


Or, Valérie n’a pas vu le médecin ce jour-là. Pas plus que le 8 avril, date à laquelle le praticien avait rédigé un premier certificat "médical"©, libellé de manière quasi-identique, faisant état de « délire mystique dangereux »[7,[1], notes 18>92][32].
C‘est un mois auparavant, le 8 mars, que la jeune femme a poussé la porte du cabinet. Couverte d’hématomes. Parce que le couple se déchire [33][B]. « Je lui avais alors prescrit un traitement "psychiatrique"© », affirme le médecin [C] Nulle trace sur l’ordonnance, « une erreur informatique », présume-t-il et le reste à l’avenant : le 8 avril, il « pensait » la voir, et a donc « préparé » à l’avance le certificat, explique-t-il à la juge qui écarquille les yeux [D]: « c’est fort inquiétant ! » L’époux rajoute : « Je sentais [34][35] un danger pour les enfants. »[E] Vingt-huit jours après son internement, Valérie sort de l’"hôpital"©, relâchée par le juge des libertés qui a trouvé un dossier « vide »[F].


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La relaxe plaidée


« Même si Madame avait été très "malade"©, il y a faux et usage de faux », plaide l’avocat de la partie civile, alors que la défense évoque une vidéo où l’on verrait la jeune femme, membre d’une église évangélique « controversée », appeler à « chasser le démon »[34]. Une démonstration à laquelle souscrit le ministère public [G], qui demande une confirmation de la condamnation prononcée en première instance.
La défense plaide la relaxe, exposant comment Jean-Philippe n’a transmis aucune information mensongère, étant donné « l’état » de son épouse. L’avocat du médecin ne dit pas autre chose, lorsqu’il assure que les certificats de son client ne sont ni des faux matériels, ni des faux intellectuels [H].
La cour d’appel rendra son arrêt le 11 septembre. Samedi, Valérie, privée de la garde de ses enfants âgés de 9 et 12 ans, pourra les voir. Deux petites heures, dans un lieu médiatisé [14].

Aurore Malval

Aurore Malval.jpg

 

 

 

 

 


[A] Il s’agit toujours de Fleury-lès-Aubrais… non de Fleury-Mérogis.


[B] Il est aussi possible qu’un couple se déchire [35][36] sans que personne ne soit couvert d’hématomes


Montage-reveil-brutal2.jpg[C] D’une part, le médecin affirmant est généraliste… non "psychiatre"©. D’autre part, lorsqu’on reçoit une patiente couverte d’hématomes dans son cabinet, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour brosser immédiatement un constat clinique [37, notes 47 à 53][38]… qu’à la rigueur, même un aveugle pourrait établir au seul toucher [39][40][41][42]. À constat clinique, traitement clinique : au nom de quelle "urgence"© -surpassant cet évident constat clinique !-, prescrit-on un traitement non-clinique [43, APR note 442][44]. Depuis quand -alors même que le phénomène inverse s’observe massivement [13]- un traitement "psychiatrique"© a-t-il pour vertu [45, APR note 5] de "recoudre" les couples qui se déchirent ? Enfin, nous pouvons remarquer que le dit traitement atteint des abîmes de non-clinique… puisque même les fichiers informatiques n’en gardent pas trace !


[D] Bonne nouvelle : il arrive aussi [46] qu’une juge [47, notes 9,10][48] ait apparemment des oreilles pour entendre, et des yeux pour voir : jusqu’à les écarquiller.


[E] L"hospitalisation"© pour tous [49, AV note 299][50, notes 436>441][51, note 45], c’est bien entendu l"hôpital"© pour toutes les mères. L’une tue ses enfants à l’arme blanche, alors que personne ne l’avait vu venir ? "Hospitalisée"© d’office [52]. Un époux « sent » qu’une autre "va"©[53][54, APR note 67] "tuer ses enfants à l’arme blanche"© sans que personne ne la voit venir ? "Hospitalisée"© d’office. Toutes dans la même corbeille [55, APR note 158], et basta !


[F] Mauvaise nouvelle : un dossier « vide » vaut néanmoins vingt-huit jours de séquestration [56]. On frémit à ce qui serait arrivé si quelque minuscule poussière délictueuse s’y était glissée : découpage en tranches, lapidation, immersion dans un bain d’acide sulfurique, guillotine, hachage menu comme chair à pâté, laminage au rouleau compresseur, en pâture aux requins ou ratatinage à la kalachnikov [57] ? Ce qui permet éventuellement aux juges d’aller écarquiller les yeux sans inquiétude sur l’article 224-1 [58] du Code pénal : "de l’enlèvement et de la séquestration"[59, note<399>] Sans illusion, naturellement : lorsque des juges ont sous les yeux deux prévenus en infraction notoirement jugée contre le 441-1 [60] du même Code (mais néanmoins à peine souffletés [18] en comparaison de ce que prescrit le dit article), on sait qu’un tribunal est lui aussi "un lieu médiatisé". C’est-à-dire un "endroit neutre"[14]… par rapport à la loi [52, notes 27,28], s’entend. Ainsi n’ignore-t-on pas davantage que l’on pourrait bien avoir été reconnus coupables en première instance d’avoir tué père et mère (sans que les malheureux n’aient jamais « senti le danger »), les articles L-3212(3)-1 [61, notes 92 à 95][62][63] du Code de la "santé publique"©[64][65][66, notes 7 à 9] sont là, qui gomment opportunément les plus criantes culpabilités de ceux qui les prescrivent et les font prescrire [67, notes 81 à 84].

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[*]

[G] Puisque demandant une confirmation de la condamnation prononcée en première instance, on ose supposer que le ministère public souscrit à la démonstration de l’avocat de la partie civile ; non à celle de la défense ! "Condamnation", "instance", "ministère public", "avocat", "défense" ? Au vu du vocabulaire employé, il semble que l’action se déroule au sein d’un tribunal : établissement républicain se faisant fort de revendiquer sa laïcité. À ce titre, qu’il souscrive ou non à la démonstration présente, en quoi cela ressort-il de sa compétence [68] ? De même -et initialement-, depuis quand un avocat de la défense est-il habilité à « controverser » une église évangélique, quelle qu’elle soit ? Il n’est pas interdit d’avoir quelques notions évangéliques sur les bancs des facultés de Droit, assurément… mais y est-ce bien la matière principale ?
3955472820.jpgPar ailleurs, cette même défense évoque donc une vidéo où l’on verrait la jeune femme appeler à « chasser le démon ». "Où l’on verrait" : joli conditionnel [69] ; à défaut d’y « sentir le danger », on y sent  de nouveau le non-clinique à plein nez. Un tribunal n’est-il pas censé être le lieu de jugement de faits établis, avérés… et conjugués à tous les temps, sauf au conditionnel ? Où donc la défense a-t-elle appris le droit ? Comment peut-elle ignorer que la valeur juridique -et pénale- d’"une vidéo" reste à ce jour très controversée… sans guillemets. En revanche -et en grattant un peu-, "une vidéo" tournée dans le strict cercle privé n’a strictement rien à faire entre des mains étrangères sans l’autorisation de ses acteurs : rapport à l’atteinte à la vie privée, il semble que le Code pénal ait de nouveau des arguments plus solides [70][71, notes 101 à 104] à cet égard… Enfin, même à faire abstraction de ce qui précède -et prendre en considération une "argumentation" qui, elle, n’a rien à faire dans un tribunal-, est-ce donc avec cela qu’on "remplit" un dossier « vide » ? Cela… c’est le permis de chasse.
Voici donc le scoop du jour : pour « chasser le démon », il y faut le permis de chasse. OnLa-chasse-au-monstre2.jpg ignore par QUI il est délivré… mais on sait par QUItout contrevenant chopé à « chasser le démon » sans permis [72][73][74] est sanctionné : par le premier médecin venu. Par le premier sous-préfet venu. Par le premier tribunal venu : tous apparemment plus fins connaisseurs des « démons » les uns que les autres.… On connaît également la sanction infligée au « chasseur de démon » sans permis : grâce aux articles L-3212(3)-1 du Code de la "santé publique"©, on le place pile-poil au cœur d’un endroit fort peu "neutre" : puisque extrêmement « giboyeux »[75][76][77][78][79] ; incitation à la récidive ? Mais hormis les articles L-3212(3)-1, il n’existe rien -strictement RIEN- dans aucun Code au sujet de la « chasse au démon » : un vide juridique que l’on comble avec… un dossier « vide » : CQFD [80].

[H] L’avocat du médecin ne dit pas autre chose, lorsqu’il assure que les certificats de son client ne sont ni des faux matériels, ni des faux intellectuels. Notre homme est ici plus doué qu’en vidéo : car il a raison ! En effet, pour que les certificats de son client soient des faux matériels, il aurait fallu qu’ils "certifient" du matériel. Or, le non-clinique étant non-matériel par définition, il ne peut être ni vrai ni faux : il n’existe pas [81!]. Son client est donc un vrai faux vrai coupable. Ce qui pourrait ici paraître un peu intellectuel, mais…

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Mais l’avocat a également raison pour le reste : pour que les certificats de son client soient des faux intellectuels, il aurait fallu qu’ils "certifient" de l’intellectuel [82][83]. Or, ils"certifient"© une « "maladie"© dérangeant les fonctions intellectuelles »[84, note 368bis>85][86]! Cf. au-dessus, à propos de ce qui n’est ni vrai ni faux [87][87bis] : il serait malvenu de "déranger" davantage [88, note 402/2][89], tant cela risque de piétiner l’exquise pâture des ânes [90][91][92][93][94][95][96][96bis][97][98][64]. Enfin, ajoutons que ces derniers seraient sans doute fort ennuyés de devoir attendre quelque lointaine "décision"©[99, AV note 46] de cour [100] délibérant en vue de les laisser paître [101][102][103, note 12]…ou pas.
podcast

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17/06/2013

Des coquilles dans le texte ?…

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Calimero, un héros très français

Alors que le petit poussin dépressif fête ses 50 ans au festival d'Annecy, Gaumont animation produit 104 nouveaux épisodes de ses aventures pour une diffusion sur TF1 en 2014. Plus actuel que jamais, Calimero ?

[1]  « C'est vraiment trop injuste ». L'expression que l'oisillon pleurnichard ne cessait de bredouiller dans le dessin animé des années 70, pourrait bien être le leitmotiv d'une France qui n'a pas le moral. Calimero [LF1] revient en 2014, dans une nouvelle série fort à propos. Pour le sociologue Jean Viard [LF2][2], qui a publié Nouveau portrait de la France [3], nous Jean Viard.jpgvivons dans « une société de bonheur [4] privé et du malheur public ». C'est un peu la grande maladie de Calimero, dont les nouvelles déconvenues seront diffusées par TF1 : avoir le sentiment d'être le vilain petit canard [5]. « Deux tiers de l'humanité est sortie de la pauvreté s'enorgueillit le sociologue. C'est une avancée historique, mais en France, nous voyons ça comme de la concurrence des pays émergents. De même, tout le monde est terrorisé par le chômage, dont les chiffres sont élevés, certes. Mais globalement 90% d'actifs travaillent. »


[2]Le Français aurait le don de toujours voir les mauvais côtés des choses, comme le anti-héros du dessin animé créé par Toni et Nino Pagot, en 1962. Depuis la fin des années 80, le pessimisme serait même une seconde nature dans notre société. Calimero, qui avait été privé d'antenne pendant quinze ans, avait d‘ailleurs fait son grand retour dans les chaumières au début des années 90. « La France est un pays profondément dépressif parce que le projet français est détruit depuis un quart de siècle poursuit le sociologue. Il y a une nécessité de produire un nouveau récit politique et collectif français. Le seul affrontement capital/travail, le moteur depuis la Seconde Guerre mondiale, n'est plus en phase avec notre temps. Nos politiques devraient se frotter à l'intégration de la France dans l'Euroméditerranée [LF3], ou au défi écologique. »


Une génération Calimero sortie de l'œuf ?


[3]Vingt ans plus tard, une nouvelle génération, née avec la crise, peut-elle se reconnaître dans le spleen de Calimero ? « Le bonheur diminue toujours après vingt ans, car le marché du travail casse le moral. Mais j'ai l'impression que les jeunes sont plus heureux qu'on veut bien le dire. Le fond du problème : les gens mettent sur le même plan le travail et la vie privée. Hors, les Français n'occupent que 10% de leur temps au travail. Même s'il n'y pas de généralités, les jeunes sont heureux pendant leurs études », explique encore Jean Viard.

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[4]Autre point de comparaison, Calimero, petit oisillon noir avec une coquille d'œuf sur la tête, a toujours le sentiment d'être mal perçu. L'Hexagone aussi. « La France oublie qu'elle a de vrais atouts, comme l'industrie du luxe par exemple. Ça n'est pas innocent. Notre pays suscite le désir, même si nous sommes peu compétents[6] en matière de service à la personne. »


[5]Si le moral de la France est morose, celui de Calimero remonte doucement. En 2014, il revient plus optimiste, sans zozoter et toujours coiffé de sa coquille d'œuf ébréchée. « On a essayé de faire en sorte que le personnage ne soit plus la victime qu'il a été dans le passé », confessait Pierre Balaïsch, patron de Gaumont [LF4] Animation à 20 minutes. La perception de Calimero aurait changé. Les Français ne le trouveraient plus si plaintif que ça....

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Maxime PARGAUD. 

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            « C'est vraiment trop injuste », en effet. Car si on a essayé de faire en sorte que calimexpert2.jpgle personnage ne soit plus la victime [7] qu'il a été dans le passé [5], on s’essaie dans le présent [8] à faire en sorte que la perception de Calimero change… mais peut-être pas exactement dans le sens sociologique qui nous est proposé. Qui donc fête ses 50 ans au festival d’Annecy ? Aura-t-il seulement le goût de la fête [9][10] ? Il s’agit en l’espèce d’un petit poussin "dépressif"©[11][12][13][14]. Or, quand on est "dépressif"©, le moral n’est-il pas morose ? Ne prend-on pas ses "médicaments"©[15,com.7][16, APR note 74][17, APR note 333][18][19,com.8§3] "antidépresseurs"©[20][21] ? Font-ils remonter doucement ? Font-ils revenir plus optimiste [22][15], etc. ? Dans le cas contraire, oui… « ce serait vraiment trop injuste ».
            « C'est vraiment trop injuste [23, note 51/2][24, note 51(<129)][25, note 308] », en effet : que cette expression soit associée à un petit poussin "dépressif"©. Cela fait en sorte que la perception de Calimero change… en associant [26, APR note 107] inversement « ce qui est vraiment trop juste [27, notes 1,2] » à ce qui n’est pas"dépressif"©. Or, il se trouve que ce qui est le "moins" suspect de l’être est précisément ce qui "soigne"©[28][28bis] la "dépression"© ! Et là, « c'est vraiment trop injuste »[29] ! [...] « Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de disciplines qui aient fait autant de progrès en trente ans que la psychiatrie. Nous avons appris à savoir reconnaître et à soigner une dépression dans 80% des cas.[30][31][32, notes 57 à 59]

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            Les Français ne le trouveraient plus si plaintif que ça [5] ? Ils ont bien raison,1610586661.jpg cependant : ne trouvent-ils pas d’oiseaux autrement plus friands de plaintes qu’un fragile oisillon pleurnichard [32>32bis][34][35>36][37] ? Ce qui leur fournit abondante matière à se trouver beaucoup plus plaintifs que ça ! « On a essayé de faire en sorte que le personnage ne soit plus la victime qu'il a été dans le passé »[5] : essai réussi, mais on n’a pas attendu le patron de Gaumont Animation pour le transformer. Dans le présent, le personnage ne se sent-il pas mieux dans sa peau, comme bourreau [38][39][40][41][42][43, notes 36 à 38] des "bourreaux"©[44] des "victimes"©[45][46][47, note 6][48][49][50][51] ? De fait, c’est le sociologue qui n'est plus en phase avec notre temps : « la France est un pays profondément dépressif parce que [2]… » surpeuplée de "dépressifs"© d’un côté -et de "héros"©[52][53] anti-héros [54, APR note 32][20] de l’autre- depuis qu’ils "perçoivent"© que « ce qui est vraiment trop juste» n’est pas "dépressif"©. Dans ce cas, ils n’ont pas même besoin de subordinateurs de la comprenette [55] pour en avoir saisi la commutativité :  ce qui n’est pas "dépressif"© « est vraiment trop juste [56][57] » ! C’est pourquoi  le nouveau récit politique et collectif français [2] consiste plutôt –sauf rupture momentanée [58]- à confier « ce qui est vraiment trop "justice"©©©[59, APR note 458][60, APR note 309][61] » à qui "soigne"© la "dépression"©[62][63, notes 34 à 38][64][64bis]. Contre une avancée historique, rien de moins qu’un recul préhistorique [65][66][67][68][69][70][71][72][73][74][75][76][77, APR note 57][78][79] !

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            L’inconvénient en est cependant que la perception de la terreur [1] change aussi [80][81][82][83][84] : plutôt que le chômage, elle concerne à présent les "monstres"©[27][85][86][87][88][89][90] et autres "fantômes"©[91][92][93][94][95]. Au sujet de ces derniers, rien à faire : puisqu’ils passent au travers des murs [96], il convient de fuir [97][98][99]. Pour les premiers, en revanche, il y a une nécessité de les enfermer [100] Arthur faisant fuir.jpgafin d’éviter l’affrontement "bourreau"©/"victime"©[101] à qui ne l’ose [102] pas… tout en osant « vraiment trop justement » demander [103,3°)][104][105][106] leur enfermement. Les chiffres aussi sont élevés, certes [1][107][108]. Mais globalement 90% de tranquillisés d’esprit [17, note 402/2][109] s’en trouvent "aidés"©[110, note 61][60, notes 358>360][111, notes<120>] à devenir plus vaillants [112][113].
            Aussi, afin de continuer de vivre dans « une société de bonheur privé »[1] -de se le préserver à tout prix dans un monde si "dépressif"©[114] par ailleurs !-, que personne n’aille s’aviser de se reconnaître dans le spleen [3] de ces 50% de "Calimeros" dont même les "spécialistes"©[115, APR note 106][116, note 6][117][118][119] parviennent à distinguer la coquille d’œuf [120] : ce qui casserait le marché [121][122][123] le moral de tout le monde [124, note<12>] en renforçant le « malheur public »[125]

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