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19/12/2012

Si l'âme est ricaine... l'arme et larmes le sont-elles aussi ?

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( Titre original : Quand l'Amérique nous pose des lapins... (8) )

Suite et fin de : Lapinlogie du terrorisme.

La peur, partie 1                                                   La peur, partie 2 – le pouvoir du NON

 

         En écho à Dan & Sheila Gendronaméricains écrivant pour des américains, peuple très manipulé par la peur- voici que d’autres ont récemment écrit à propos des mêmes américains… sans être américains. Un témoignage d’origine européenne, celui-là, dont l’auteure est peu suspecte d’américanophilie exacerbée (!)… mais qui a néanmoins le mérite d’exprimer une vision externe de l’Amérique prise sur le vif, parce que manifestement hors des habituels sentiers battus touristiques ou professionnels. Sans doute une telle vision est-elle un brin orientée, et relate des faits remontant à plusieurs années en arrière : mais cela ne nuit nullement à son intérêt ; notamment en ce qu’en matière de ''peuple très manipulé par la peur'', on pourrait légitimement se demander si nos deux auteurs autochtones ne sont pas encore… en-dessous de la réalité ? Parallèlement, eu égard à ce à quoi la Bible est mêlée, on s’étonnera peut-être moins de ce qu’elle soit lue ''à l’envers''
       Par ailleurs, il convient de signaler que si ce témoignage remue sans doute d’anciens souvenirs chez son auteure, il n’en constitue pas moins sa réaction immédiate aux très récents événements qui ont ensanglanté le Connecticut [301]. Morceaux choisis :

 

USA, modèle ou contre-modèle ?

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Les Américains ?
La Bible dans une main, le revolver dans l'autre !

 

[1] 20 ou 22 ans. Étudiante. Je rêve d'aller aux États-Unis, et même d'y rester ! Eldorado, n'est-ce pas ? Bourrage de crâne permanent, "l'ami américain", le "modèle américain", "l'american way of life"[0/1, note 128]. Pourtant, dans les rues parisiennes, parfois, une inscription : "USA go home" !

[2] Donc, je pars conquérir les États-Unis, avec une adresse en poche, celle de touristes américains, un frère et une sœur (20 ans environ) rencontrés à Grenade, là où j'ai vécu avec mes amis gitans, au sacro-Monte. Je les retrouverais à Boston... dans leur immense propriété au bord d'un lac, car c'étaient des gosses de riches. Accueil bourgeois - mais nous sommes aux Etats-Unis. Les bourgeois rotent en mangeant, et reposent leurs jambes sur les tables.Ils me donnent les adresses d'amis.

[3] Mais c'est à New York que j'arrive. Dans l'appartement du mari de ma sœur, allemand, riche homme d'affaires. En plein Manhattan, au milieu des insolentes cages de verre et des hurlements de sirènes. La violence est omniprésente ! Je m'abonne au Greyhound (bus sillonnant les USA), et je pars à la découverte du paradis américain. À l'aventure, ou chez les amis des amis. Des amis très vexés car déjà les monuments froids des Américains ne m'intéressent pas. Je leur demande de me montrer les ghettos, les quartiers noirs, hispaniques, italiens. Là où c'est vivant, coloré, chaleureux !

[4] Les villes américaines, les paysages me sont insupportables. Les sombres blocs d'immeubles avec leurs échelles d'incendie, les maisons toutes identiques, en bois, au milieu d'un lopin de terre, et puis des rues rectilignes, toutes les mêmes, tristement uniformes et prévisibles, des villages sans âme, avec des blocs carrés plus larges que les autres : les centres commerciaux, antres de la consommation et de la tentation.  Ou les steack houses. En trois jours, on a compris. Ce monde est sombre, laid, froid, sordide, sans personnalité. Pour égayer, pff ! De temps à autre des cimetières de carcasses de voitures désossées ou des garages en plein air, et partout des publicités géantes, envahissantes, broyeuses d'énergie. Beaucoup de psychiatres, et il y en a aussi pour les animaux. C'est un monde de fous ! Je suis vite dégoûtée.

[5] Washington. Munie de ma première carte de presse (je fais déjà des piges, pour le magazine Noir et Blanc), je me rends au Syndicat des Journalistes. Une immense tour. Le Président du syndicat des journalistes, M. Talbert (50 ans, 4 ou 5 fois divorcé), reçoit en personne la petite française, la jeune journaliste. Et le soir même, dans le taxi, il me demande en mariage : "Vous êtes jolie, jeune, charmante. Je veux vous épouser". Comment me débarrasser de l'importun ? Une idée, évidemment de génie ! Je parle politique. De Gaulle, alors, n'est pas populaire auprès des étudiants. Je le dis. "Ah, vous êtes communiste ?" (car je ne suis pas pour le pouvoir en place). "Descendez de la voiture. Pas de communistes aux États-Unis. Fichez le camp !"

[6] Salopard ! Il m'avait conseillé un peu plus tôt de ne jamais marcher seule dans une rue américaine, surtout à Washington, sinon je suis une femme morte. Sans doute vaut-il mieux une femme assassinée qu'une "communiste" vivante ! Décidément, les Américains sont charmants !

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C'est dans une maison comme ça qu'on m'a enfermée à Philadelphie.

 

[7] Après Washington, Philadelphie. Les "amis" de mes amis de Boston ne peuvent me loger, mais la maison de la voisine est vide, ils ont les clés. Ils vont m'y enfermer pour la nuit : Pour être sûre que je ne sorte pas sans eux, pour être sûre qu'on ne me descende pas ! Car les rues américaines sont dangereuses, très dangereuses. Plus tard, en retournant deux fois aux États-Unis pour reportages et livres sur les gangs de rues, je ne le 1686167376.jpgsais que trop. Un exemple ? Le couple d'évangélistes qui m'accueille avec mon mari, nous mettent au parfum : jamais seuls dans les rues ! Le soir, après avoir prié la femme du Pasteur attend son mari une matraque à la main. Pourtant, il stationne sa voiture juste devant le logement : à peine deux mètres à parcourir, mais c'est encore trop ! Le danger est partout, la peur est partout. Modèle américain ! Après tout, les Américains n'ont pas de culture, pas de passé, pas d'Histoire, pas d'éducation. La lie des Européens (repris de justice, etc.) est partie coloniser les terres indiennes, en massacrant les autochtones. Comme en Palestine, sans doute, "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".  Des voyous, des assassins, réglant leurs problèmes avec la gâchette. Le Droit ? Non, la loi du plus fort, comme en israël. Un obstacle, même humain ? On sort le révolver. Dans l'autre poche, il y a la Bible. Aux États-Unis, colt et bible font "bon" ménage.  Les Amérindiens sont exterminés ou parqués dans des camps de concentration : holocauste sans commémoration ! Nettoyage ethnique, évidemment. La race supérieure, blanche, extermine la race "inférieure", rouge. Voilà le vrai visage de nos bons amis américains, autoproclamés démocrates, agissant pour la liberté, le Bien, voire Dieu. Ou le diable ? D'ailleurs, après les Indiens, voici le tour des esclaves noirs. Et les plus grands dirigeants du pays sont éliminés : Lincoln, Kennedy, Martin Luther King, Malcom X...

[8] Les villes américaines se succèdent, toutes identiques, sauf la New Orleans, au charme bien français, à la douceur de vivre, aux rues pleines de fantaisie. Est-ce pour cela qu'on a refusé de construire les digues pour protéger la ville insolente par sa différence ?

[9] Mes hôtes sont toujours les mêmes. Barricadés, vivant dans la peur de l'agression, ne sortant que pour le travail ou l'école, l'église ou le centre commercial. Ou Mac Do ! Les Américains sont dégoulinants de graisse. Et le chef de famille fait sa double journée de travail pour financer les études des enfants ou les soins médicaux. C'est ça le modèle qu'on veut nous imposer ? Sauve qui peut ! […]

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     Alors ? Accès d’américanophobie primaire (phobie externe [0/1, APR note 73][302,def.2]) de la part de notre témoin… ou constat d’américophobie (phobie interne [235][302,def.1]) sur le terrain même ? A priori, "être vite dégoûtée"[4] ne signe pas exactement une "philophobie"©[73, note<4>] démesurée !… (Devrait-on parler plutôt de "phobophilie"© ? De quoi se taper la tête contre les murs…)
     Pour le fun –mais surtout pour le relief saisissant que prennent alors leurs propos-, n’hésitons pas à rappeler ici la conclusion des deux articles de nos deux auteurs américains : ces derniers étant sur place tout au long de l’année, si leur parti pris est d’un ordre différent, il n’en est pas moins prégnant : ainsi la conjonction de ces deux témoignages (interne/externe) devrait-elle peut-être nous fournir un point de vue à peu près objectif de la situation américaine.

"Débarrassez-vous de la peur. Soyez bienveillants les uns envers les autres. Entraidez-vous. Aimez-vous. Ces actes laissent de moins en moins de place à la peur. Si ceci est un nouveau concept pour vous, démarrez tranquillement. Commencez avec votre famille, étendez-le à vos collègues, et ensuite à ceux que vous ne connaissez même pas. Une fois que vous sentez comme c'est bon de ne pas vivre dans la peur, cela peut devenir une habitude. Et cela ne va-t-il pas déjouer leurs plans ?"[0/1,(1>[§15])]

"Gandhi a battu l'empire britannique en disant NON. Dites NON à la peur. La souffrance s'arrêtera quand vous arrêterez de vous taper la tête contre le mur".[0/1,(2>[§19])]

        Alors, inutile de vous dire que [112, AV note 13] que c’est plutôt le "débarras de la peur" qui semble relever là-bas d’un "nouveau concept" [sic] : entre ce qui "peut devenir une habitude" et ce qui EST visiblement –et massivement [107, APR note 57]- une habitude acquise depuis des décennies, les "planificateurs"[53] ont encore de l’espace pour "jouer", et peuvent continuer "tranquillement" : à ce compte-là, "la souffrance" (et les bobos à "la tête tapée contre le mur") ont encore de beaux jours devant eux.

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           Naturellement, avant de conclure, une psyché sans tain ne saurait éviter de sauter à pied joints sur le paragraphe [4] de notre ultime témoignage : "beaucoup de "psychiatres"©, et il y en a aussi pour les animaux. C'est un monde de fous !" icon_eek.gif Plus exactement, c’est un monde de MORT [303, note 214][155][221]. Donc, de vautours [304, note 102][305, note 120][200/2, notes 119,120]. En effet, si nous nous débarrassons du revolver (première étape pour "se débarrasser de la peur" ?), nous avons les mains plus libres pour3915788206.jpg tenir la Bible dans le "bon sens". Ainsi pouvons-nous y lire, texto : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »[304,Lc, APR note 102]. Ce qui est aisément très actualisable de la manière suivante… en Amérique comme partout ailleurs : « Là où il y a la peur, là aussi se rassemblent les "psychiatres"©[0/1, notes 8 à 11]À cet égard, la seule question qui pourrait -à la rigueur- se poser ressemble à celle de l’œuf et de la poule : la peur d’abord, et la "psychiatrie"© ensuite… ou l’inverse [228, APR note 151] ? Ce ne sont pas les "experts"©[306][306/2] qui manquent pour en "débattre"… ou les situations suffisamment mélangées [307] pour qu’une chatte n’y retrouve pas ses petits. Encore que si : à ce qu’il paraît, chez nous les "experts"© viendraient à "manquer"[308] ! (Le vent tournerait-il de ce côté-ci de l’Atlantique ?) Nous y reviendrons ultérieurement : pour l’heure, c’est l’Amérique qui nous intéresse. Notre témoin s’émeut de ce qu’il y ait aussi beaucoup de "psychiatres"© pour les animaux. Ce qui n’a pourtant rien de si étonnant. Explications :
1°) à défaut de génétique (!), faisons de la généalogie : faut-il rappeler l’étroite parenté entre le "psychiatre"© et le… vétérinaire [309][309/2] icon_eek.gif ? Une parenté ontologique [23,note 7][310, notes 93 à 97][183, note<93>], non de sang… mais une parenté tout de même : 3902744712.jpgles deux disciplines n’ont-elles pas en commun d’être parfaitement indépendantes de la parole [53,3°)][54, APR note 391][188] éventuellement déclamée par leurs patients respectifs ? On ne soulignera jamais assez que -ah mon Dieu qu’c’est embêtant ! [311, APR note 22]-  cela nuit quelque peu à l’accomplissement plénier de ceux d’entre eux qui, d’aventure, se piqueraient d’"exercer leur responsabilité sacrée de dire NON"[0/1,(2>[§16])].
2°) Le produit fini de la "psychiatrie"© étant appelé à la chosification [312, notes 77 à 80][67][113][185, notes 260,268][313] –puis à la "non-existentialisation"©[314]-, le plus sauvage des animaux (voire le moins ragoûtant [315]) lui est encore "supérieur"© puisque appartenant à l’honorable [38] classe des êtres vivants : il est donc relativement normal [64] que la "psychiatrie"© s’y intéresse aussi [316] icon_razz.gif !

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      Enfin, rappelons que la médecine générale est une branche de la psychiatrie_[317, note 22bis]. Dans ces conditions, on ne voit pas bien pourquoi la science vétérinaire elle-même n’en profiterait pas pour venir s’asseoir à son tour sur cette branche_[318] : il devrait y avoir de la place pour tout le monde [12, note<12>], non icon_rolleyes.gif ?

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(fichier Word 23 pages, sans les images)

16:06 Publié dans Psyché sans tain, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |